Châteaumeillant

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Châteaumeillant
Châteaumeillant
Église Saint-Genès.
Blason de Châteaumeillant
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Intercommunalité Communauté de communes Berry Grand Sud
Maire
Mandat
Frédéric Durant
2020-2026
Code postal 18370
Code commune 18057
Démographie
Gentilé Castelmeillantais
Population
municipale
1 751 hab. (2019 en diminution de 12,67 % par rapport à 2013)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 33′ 46″ nord, 2° 12′ 05″ est
Altitude Min. 212 m
Max. 388 m
Superficie 42,48 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Châteaumeillant
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web chateaumeillant.fr

Châteaumeillant est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Châteaumeillant se situe à une altitude de 245 m environ dans le Boischaut Sud à la pointe nord de la Châtaigneraie, dans le département du Cher, sur l'axe reliant Châteauroux à Montluçon, aux limites du Bassin parisien (dont elle fait encore partie) et du Massif central qui débute au sud de la ville ; on s'en aperçoit en traversant la petite forêt dénommée le bois de Maritet sur la route vers Boussac.

La commune est chef-lieu du canton, même après 2015[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

La Bidoire, Beaumerle, Dargout, La Filaine, La Betoule.

Climat[modifier | modifier le code]

Dans le Boischaut Sud et donc à Châteaumeillant, les températures sont très légèrement plus fraîches qu'à Châteauroux/Bourges (références météo du Berry) avec environ un petit degré de moins en moyenne. Le temps reste agréable dans l'ensemble avec peu de neige en hiver et environ 750/800 mm de précipitations par an.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Étang communal, appelé l’étang Merlin, alimenté par le ruisseau de la grange
  • Le centre-ville est entouré par deux petites rivières qui sont la Sinaise, à l'ouest, et la Goutte Noire, à l'est. Si elles n'ont pas un débit très élevé, elle délimitent un plateau sur lequel la ville s'est édifiée.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Aucune

Bus[modifier | modifier le code]

Châteaumeillant est desservie par la ligne F du Réseau de mobilité interurbaine[2].

Sentier de randonnées[modifier | modifier le code]

La commune est située sur le sentier de grande randonnée de pays : Sur les pas des maîtres sonneurs.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Châteaumeillant est une commune rurale[Note 1],[3]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (84,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (48,3 %), zones agricoles hétérogènes (20,9 %), terres arables (11,2 %), forêts (8,2 %), zones urbanisées (6,6 %), cultures permanentes (3 %), mines, décharges et chantiers (1,1 %), eaux continentales[Note 2] (0,7 %)[8].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Châteaumeillant est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon[9]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[10].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Châteaumeillant.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[11]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 286 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1285 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[12],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2011, 2018, 2019 et 2020, par des mouvements de terrain en 1999 et par des glissements de terrain en 1994[9].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[13].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Châteaumeillant est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mediolanon, Mediolanum Biturigum, oppidum des Bituriges Cubes, ce peuple gaulois dont la capitale était Avaricum (Bourges) et qui combattit les légions de César. Toponyme composé du gaulois medio « du milieu » et de lanno, qui a dû signifier « endroit consacré »[15].

Mediolanum en 583, pour les Romains, qui établirent la ville sur une importante voie de communication.

Mediolanum est un toponyme celtique que l'on trouve surtout dans les vallées de la Seine et du Rhône, dans une vingtaine d'étymologies certaines.

Mediolanum rappellerait un milieu de plaine, une zone de partage de vallées, ou de confluence, ou de partage des eaux ; ceci en fonction de la topographie locale.

Melliantis en 1196[15].

Châteaumeillant : Du bas latin castrum, puis castellum « village fortifié » et meillant qui est le composé gaulois medio « du milieu » et lanno, qui signifie « endroit consacré », donc : « village fortifié du sanctuaire central »[15].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Tell-le-Grand[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette cité, dont les coteaux voisins produisent des vins gris réputés, a joué à l'époque gallo-romaine un rôle important comme marché et centre de voies de communication. Elle aurait été évangélisée par saint Genès, martyrisé, croit-on, à l'emplacement de l'église actuelle.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Nommée Mediolanum (la « plaine du milieu ») dans l’Antiquité, la ville de Châteaumeillant est habitée depuis au moins la fin du IIIe siècle av. J.-C. Un siècle plus tard, cet oppidum gaulois (place forte) avait été protégé par un important rempart, entourant une précédente enceinte faite de poutres entremêlées avec de la terre, avec un parement de pierres, que César nommera murus gallicus.

Plus de 600 amphores retrouvées sur le site témoignent d’un intense commerce avec le bassin méditerranéen d’où ses habitants font surtout venir du vin d’Italie. Une fois vides, elles étaient entreposées dans des caves à amphores qui font la célébrité du site. Ces caves ont été retrouvées dès la fin du XIXe et dans la seconde moitié du XXe siècle dans les jardins des Castelmeillantais, dans le quartier Saint-Martin, au sud de l’agglomération.

Au milieu du Ier siècle av. J.-C., alors que la guerre des Gaules fait rage, Jules César arrive en Berry. Malgré la défense accrue de l’oppidum avec la construction d’un rempart massif en terre dans sa partie sud (encore très bien visible), Mediolanum, comme une vingtaine d’autres villes bituriges, a probablement été incendiée à cette période sur les ordres de Vercingétorix qui pratiquait la politique de la terre brûlée.

L’époque gallo-romaine, quant à elle, est surtout connue par de nombreux puits à eau creusés dans toute la ville. Dans ces puits, les archéologues retrouvent de très nombreux vestiges. Mediolanum est alors une station routière sur la voie conduisant d’Argentomagus à Clermont-Ferrand, mentionnée sur la table de Peutinger.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville a été le siège d'un atelier monétaire aux temps mérovingiens[17] et au XIIIe siècle[18].

On trouve la trace de la culture de la vigne dès le VIe siècle.

En 583, la ville voit s'affronter le roi Chilpéric Ier, de Neustrie, et son frère Gontran, roi de Bourgogne.

La famille de Guillebaud est originaire du château de la Roche-Guillebaud, situé aux confins du Cher et de la Creuse, à l'extrémité ouest du département de l'Allier, à huit kilomètres au sud du château de Culan, sur la commune de Saint-Éloy-d'Allier. Elle s'est emparée de la châtellenie de Châteaumeillant au début du XIe siècle[19].

Début 1115, à la mort d'Adalard Guillebaud[20],[21], seigneur de Saint-Chartier, de Châteaumeillant, de Cluis-Dessous et de Neuvy, ses possessions sont passées à Raoul le Vieil, seigneur prince de Déols qui est marié à sa fille Beatrix (alias Fénion). Son frère Guillaume Guillebaud n'hérite que de Château-Guillebaud et du château de Rochefort sur le plateau de Millevaches (en plein Limousin ; il en devait l’hommage aux vicomtes de Ventadour).

En 1141, Raoul de Déols meurt. Ses possessions passent à son fils, Ebbes II, mort en 1160. Nouvelle bataille en 1152 entre le roi Louis VII et Ebbes II de Déols qui est un vassal d'Henri Plantagenêt[22].

En 1188, Philippe II Auguste a enlevé à Henri II Plantagenêt une série de places et a démembré la principauté de Déols. La ville a eu comme seigneurs les plus grandes familles féodales : les princes de Déols seigneurs de Châteauroux, les vicomtes de Brosse (car Marguerite de Déols, dame de Ste-Sévère, Boussac, Huriel, Lapeyrouse, fille d'Ebbes III († v. 1256), marie Roger de Brosse) et les Bomès/Bommiers en 1226 (car Robert IV de Bometz, sire de Blazon, Mirebeau et Chemelliers, marie Mahaud, fille d'Ebbes III de Déols et sœur cadette de Marguerite), les Sully (1282 ; car Henri III de Sully épouse Marguerite, fille de Robert IV de Bommiers et Mahaut de Déols : leur fils est Henri IV de Sully), les La Trémoille (1385 ; issus des Sully : cf. Georges Ier), les d'Albret (1401 ; issus des Sully : cf. Charles II et son petit-fils Jean, ce dernier étant le cousin germain d'Alain, père de Charlotte, dame - entre autres terres - de la Mothe-Feuilly et de Néret, qu'on retrouvera plus loin[23]), les Foix-Lautrec (1527 ; car Odet de Foix marie Charlotte d'Albret d'Orval), les Clèves (1553) et les Gonzague (1577) de Nevers (issus des d'Albret : cf. François de Clèves et Jean d'Albret).

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le 22 février 1588, Louis de Gonzague, duc de Nevers, dernier seigneur héréditaire de Châteaumeillant, vendit sa châtellenie-baronnie à Georges de Gamaches (né v. 1560-† v. 1624/1628[24] ; vicomte de Raymond, sire de Jussy et Quincampoix, chambellan d'Henri III et d'Henri IV, défenseur en 1589 des droits du roi en Berry contre le ligueur Claude de La Châtre, notamment à Issoudun et au Dorat). Son fils Charles († 1630) fut suivi de son propre fils Jean-Frédéric de Gamaches, qui l'a aliénée le 19 mai 1644 à Jean Fradet de St-Août († 1659 ; époux de Marie-Jeanne, fille de Josué de St-Gelais-Lusignan de Puy-Jourdain : Parents d'Antoine-Armand Fradet), maréchal de camp et lieutenant-général de l'Artillerie de France, en faveur de qui la châtellenie a été érigée en comté en juin 1644 par le jeune Louis XIV.

Leur fils Louis Ier du Plessis-Châtillon (né le 31 janvier 1678 et † le 13 février 1754 ; sa sœur Jeanne-Marie du Plessis-Châtillon (1686-1763) épousa en 1709 Philippe-Charles d'Estampes de La Ferté-Imbault (v. 1684-1737) ; leur frère Anne-Hilarion du Plessis fut reçu chevalier de Malte en février 1726), colonel du Régiment de Provence (Monsieur) en 1700, brigadier en 1704, maréchal de camp en 1718 et lieutenant-général en 1734, gouverneur d'Argentan, 4e comte de Châteaumeillant en 1738, marquis de St-Août et de Nonant, sire de St-Gelais et de La Mothe-Feuilly, épousa 1° en 1712 Anne, fille de Jean Neyret de La Ravoge, Grand-audiencier de France et trésorier général de la Marine, puis 2° en 1718 Catherine-Pauline (1699-1773), fille de Jean-Baptiste Colbert de Torcy. Louis et sa 2e femme Catherine-Pauline Colbert laissèrent entre autres enfants :

Son fils, Armand Pâris (1748-1781), marquis de Brunoy, 8e comte de Châteaumeillant, dilapida sa fortune. Ses héritiers démembrèrent et vendirent par parties le comté de Châteaumeillant : St-Jeanvrin à Luc Chénon ; La Mothe-Feuilly au sieur de Maussabré ; Néret et Boulaize à Robin de La Cotardière ; et Châteaumeillant à Pierre-Michel de Brosse, vicomte de Brosse et seigneur de Sainte-Sévère[25], 9e et dernier comte de Châteaumeillant, émigré lors de la Révolution (mais sa femme la vicomtesse de Brosse, devenue la citoyenne Bizemont-Debrosse, resta en Berry où elle aliéna peu à peu ses biens), puis rentré en France et domicilié à Paris, le couple liquidant alors complètement le domaine et le château mutilés (vente ultime au sieur Goutasson en 1808).

Plaque commémorant le sauvetage de nombreux juifs par la population de Châteaumeillant durant la Seconde Guerre mondiale
Membre du réseau Villes et Villages des Justes de France

Le château a été gouverné notamment par les capitaines Berenger de Chamborant (1517), René de Buchepot, Claude de Buchepot (1558, frère du précédent), Bariot (1559), de la Chassaigne (1573), Jean de Cullon (1688), Christophe de Leysterie, Nicolas Ernault (1750)[26].

La ville fut chef-lieu de district de 1790 à 1800.

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

Pendant l'Occupation, les habitants ont protégé une quarantaine de familles juives qui s'y étaient réfugiées, en les cachant et les soustrayant aux poursuites des autorités de l'État français ainsi que des troupes d'occupation allemandes[27],[28]. Depuis 2004, sur l'un des piliers de la Halle, à l'extérieur, on peut voir une plaque qui rappelle ces événements[29],[30],[31],[32].

La ville a été admise au réseau « Villes et Villages des Justes de France »[33] et une plaque commémorative a été apposée, à côté de la première, en juin 2022.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Châteaumeillant

Les armes de Châteaumeillant se blasonnent ainsi :
Écartelé : au premier d'or aux trois fers de lance de sable, au deuxième burelé d'argent et d'azur, au troisième d'azur à la croix alésée d'argent, au quatrième d'azur aux deux fasces d'argent accompagnées de six besants du même[34].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[35]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1941 1944 Maurice Delaire Rad.  
? ? Armand Desternes[36] PCF Ouvrier du bâtiment puis vigneron
Nommé maire
1947 1953 Maurice Delaire Rad. Conseiller général du canton de Châteaumeillant (1945 → 1958)
1953 1982 Georges Mallet de Vandègre SFIO
puis PS
Conseiller général du canton de Châteaumeillant (1958 → 1976)
1982 1987
(décès)
Georges Dumas UDF-CDS Conseiller général du canton de Châteaumeillant (1976 → 1987)
1987 mars 1989 Georges Magnin-Feysot DVD Vétérinaire
mars 1989 juin 1995 François Perrot[37]   Médecin
juin 1995 mars 2008 Georges Magnin-Feysot DVD
(app. UMP)
Vétérinaire retraité
Conseiller général du canton de Châteaumeillant (1994 → 2008)
mars 2008 octobre 2019 Guy Bergerault DVD Retraité de la fonction publique
janvier 2020 mai 2020 Délégation spéciale    
mai 2020 en cours Frédéric Durant   Gendarme retraité

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[38].

Démographie[modifier | modifier le code]

La communauté de Châteaumeillant est en crise démographique au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 305 feux en 1709 à 286 en 1726[39]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[40].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[42].

En 2019, la commune comptait 1 751 habitants[Note 3], en diminution de 12,67 % par rapport à 2013 (Cher : −3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 3941 9802 0182 4022 4533 0622 7112 7773 030
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0713 1303 4043 4263 4683 7453 8663 8923 790
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 9743 8153 7563 2483 1472 9252 9302 8052 620
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 5942 5282 4292 1862 0812 0582 0842 0882 002
2017 2019 - - - - - - -
1 7801 751-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La vigne à Chateaumeillant
  • Châteaumeillant vit de l’agriculture, avec des éleveurs (mouton, bovins), mais surtout de la viticulture.
  • Un marché au cadran, où se vendent aux enchères électroniques les ovins et les bovins, est installé sur l'emplacement de l'ancienne gare, tout près de la voie de contournement qui emprunte le tracé de l'ancienne voie ferrée. La zone d'activité comporte aussi un fournisseur de matériel agricole, un centre tri de la poste, et d'autres entreprises.

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Collège Antoine-Meillet.
  • École élémentaire et maternelle de Châteaumeillant.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Cinémobile.
  • Vendredis culturels, chaque 2e vendredi du mois : animation culturelle (concert, théâtre, conférence...).

Sports[modifier | modifier le code]

  • La commune de Châteaumeillant est équipée de plusieurs infrastructures sportives, notamment le gymnase Georges-Mallet-de-Vandègre et divers terrains de pétanque. Situé aux abords du camping, le stade municipal Georges-Dumas propose deux terrains de football ainsi que deux courts de tennis et, non loin de là, la salle du mille club. De nombreuses randonnées pédestres ou cyclistes sont possibles dans les campagnes castelmeillantaises, dont certaines sont balisées.
  • La ville a été ville-étape du Tour de France cycliste en 1995 et de la route de France internationale féminine en 2006. Elle a également été départ d'étape du Trophée d'Or, une course cycliste internationale féminine, organisée par Robert Peyrot en 2007 et 2009.
  • Une piscine municipale a ouvert ses portes en juin 2015[44]. Elle jouxte le camping municipal. La piscine est ouverte, de 25 mètres de long et 12 de large, et l'eau est chauffée en permanence à 25°.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Office de tourisme classé 2 étoiles ;
  • Camping municipal, 3 étoiles, 32 emplacements ;
  • Gîte d’accueil de groupe pouvant accueillir 35 personnes.

Activités festives[modifier | modifier le code]

Comice agricole 2017 - Dos du char des reines, exposé sur la place du marché après le défilé.
  • Foire aux vins : le week-end de Pâques.
  • Fête des grattons : le premier week-end de septembre.
  • Comice agricole : tous les sept ans, le comice a lieu dans le chef-lieu du canton (l’ancien canton de Châteaumeillant comprend 11 communes). En 2017, il a lieu en même temps que la fête des grattons.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Ancienne église Notre-Dame.
  • Église Saint-Genès[45] : cet édifice roman en grès gris (pierre de Saulzais), dont la construction remonte au début du XIIe siècle, est un exemple remarquable de l'art roman en Berry. À l'intérieur, des chapiteaux historiés représentent la création, un bestiaire fantastique, des plantes. La nef romane est couverte d'une voûte en bois (restaurée récemment). Le mobilier comprend un tableau de saint Gervais[46] du XVIIIe siècle et des grilles en fer forgé (clôture de chœur) de la même époque. Vitraux du XIXe siècle ; d'autres, installés en 1994, sont l'œuvre de Jean Mauret, maître verrier à Saint-Hilaire-en-Lignières. À l'extérieur, le pignon de la façade a été remplacé par un clocher en 1857. L'église est classée monument historique[47].
Acrotère : une grue portant un écusson aux armoiries de Jean d'Albret.
  • Église Notre-Dame-la-Petite, dite « du chapitre » : sa construction remonte au Xe et XIIe siècle. C’était la chapelle du château. En 1517, fondation d'un collège de chanoines réguliers par Jean d'Albret[48], seigneur de Châteaumeillant, d'où le nom de « chapitre ». À la Révolution, son clocher est abattu et la nef de l’église est transformée en halle couverte pour les marchés. Au-dessus de la halle est aménagée une salle de spectacle. L'abside a servi tour à tour de prison, de justice de paix, de salle de mariage, enfin de mairie jusqu'en 2005, avant que celle-ci ne déménage à côté en 2005. Elle abrite ensuite le siège de la communauté de communes Boischaut-Marche, qui s'étend sur les onze communes du canton de Châteaumeillant. La nef de l'église est transformée en Musée des métiers anciens à l'été 2015. Ce bâtiment du chapitre est classé monument historique[49]. Sur la partie haute de l'abside et formant frise à la travée voûtée en berceau qui précède le cul-de-four de celle-ci, se trouvent des fresques du XIIIe siècle illustrant des scènes du Nouveau Testament. Un acrotère, de l'une des chapelles latérales, se trouve en remploi dans la façade d'une maison, rue de la Promenade, en face de la mairie[50]. Il représente une grue, portant un écusson aux armoiries de Jean d'Albret[51], seigneur de Châteaumeillant, surmonté de la couronne comtale, un collier de l'ordre de Saint-Michel entourant l'écusson.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Musée archéologique Émile-Chénon : installé dans un logis du XVe siècle appelé Maison Grégueil, le musée, fondé en 1961 par l'archéologue Jacques Gourvest, présente une collection de près de 350 amphores gréco-italiques et italiques découvertes dans des caves à amphores sur l’oppidum, ainsi que des céramiques gallo-romaines de fabrication locale ou importées. Les différents objets trouvés lors des fouilles comprennent, en plus des amphores et des céramiques, des meules à céréales, monnaies, urnes funéraires, statues, sarcophages et un trésor en bronze découvert dans un puits gallo-romain en 2012. Le musée est labellisé musée de France, et le bâtiment est inscrit aux monuments historiques en 1964[52].
  • Musée des métiers anciens : ce nouvel espace est aménagé dans la halle de l’ancienne église du chapitre à l'été 2015. Il rassemble l'ensemble des collections médiévales auparavant exposées au musée Émile Chénon, enrichies de présentations de vieux métiers (vigneron, forgeron, sabotier, etc) et au centre un gigantesque pressoir à vin.
  • Oppidum de Mediolanum Biturigum, cet imposant oppidum fut fouillé par Émile Chénon (1857-1927) et de 1957 à 1984 par Émile Hugoniot et Jacques Gourvest. Les fouilles qui furent reprises en 2001 ont permis de retrouver un exceptionnel dépôt d'époque gallo-romaine. En 2012, furent découverts dans le puits 269, plus de 5 000 objets et débris dont des pièces d’orfèvrerie, œnochoé, serrure avec son cache-entrée représentant le buste d'Hercule, cheval à bec verseur, lion en bronze massif, pièces exposées au musée Chénon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Indre (36) - Fiches horaires », sur le site du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018.
  3. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
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  42. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  43. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
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  45. « Berry Roman: en Berry: ma campagne a du style, Berry province.com », p. 19
  46. Saint Gervais est honoré traditionnellement à l'église Saint-Genès le 19 juin.
  47. Notice no PA00096766, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  48. Ce Jean d'Albret (1464-1524) est petit-fils de Charles II d'Albret. Son oncle Jean Ier d'Albret est l'arrière-arrière grand-père du roi Henri IV. La fondation du chapitre répond à un vœu formulé dans le testament de sa mère, Ysabeau de la Tour, daté de 1486.
  49. Notice no PA00096764, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  50. Notice no IM18000414, base Palissy, ministère français de la Culture.
  51. Armoiries de la famille d'Albret (branche des sires d'Orval) : écartelé, aux 1 et 4, de France qui est d'azur à trois fleurs de lys d'or, aux 2 et 3 de gueules à bordure engrêlée d'argent. Les d'Albret se sont alliés à la famille de Bourbon en 1368.
  52. Notice no PA00096765, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  53. Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français : depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, vol. 1, Paris, Bourloton, , 644 p. (lire en ligne), p. 462.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Chénon, « Notice historique sur Châteaumeillant », Mémoires de la Société des antiquaires du Centre, t. 7,‎ , p. 1-234 (lire en ligne)
  • Sophie Krausz et Gérard Coulon, « Châteaumeillant, les trésors du fond du puits », Archéologia, no 513,‎ , p. 14-23.

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Liens externes[modifier | modifier le code]