Préveranges

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article ayant un titre homophone, voir Préverenges.

Préveranges
Préveranges
Le centre du village vers 2006.
Blason de Préveranges
Blason
Préveranges
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Canton Châteaumeillant
Intercommunalité Communauté de communes Boischaut-Marche
Maire
Mandat
Fabrice Pigois
2014-2020
Code postal 18370
Code commune 18187
Démographie
Population
municipale
544 hab. (2015 en diminution de 6,69 % par rapport à 2010)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 26′ 00″ nord, 2° 15′ 20″ est
Altitude Min. 285 m
Max. 504 m
Superficie 38,16 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Préveranges

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Préveranges

Préveranges est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Préveranges est situé à l'extrémité sud du Cher, au carrefour de 3 départements (Indre, Allier et Creuse), à la limite de l'Auvergne-Rhône-Alpes et de la Nouvelle-Aquitaine.

C'est sur la commune de Préveranges que se trouve le point culminant de la région Centre-Val de Loire et du département du Cher, au lieu-dit le Magnoux, à 504 mètres d'altitude. Il y est possible, par temps clair, d'apercevoir le Puy de Dôme, distant à vol d'oiseau de 94 kilomètres seulement. Le village se rattache au plateau du bas Berry avec une géologie et des caractéristiques climatiques différentes de celles rencontrées plus au nord en direction des plaines du Berry vers Châteaumeillant par exemple. Le territoire communal est traversé par la rivière Joyeuse, affluent de l’Arnon. La commune est située sur le sentier de grande randonnée de pays : Sur les pas des maîtres sonneurs.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Saturnin Sidiailles Rose des vents
Saint-Priest-la-Marche N Saint-Palais
O    Préveranges    E
S
Saint-Marien Saint-Pierre-le-Bost

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Préverangcs en 1207.

Toponyme issu de l'appellatif promu ou provoirt (presby- terum). C'est une création purement romane, de même que Fère- briange (Marne), que son épithète sert à distinguer de Fère-Cham- penoise[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Prévéranges, mentionné dans les archives de l’abbaye de Buxières-d'Aillac en 1207, est une ancienne paroisse qualifiée de ville dans un acte de 1429. Elle possédait un château relevant de Châteauroux. Il appartenait aux seigneurs de Déols, puis passa dans la famille des Bomiers. Ensuite on trouve les familles le Bouteiller et de Bigny ; enfin la place est vendue à Henri II de Bourbon-Condé, prince de Condé, en 1627. Il est décrit en 1723 à l’occasion de travaux de rénovation[2] puis revendue à Michel Leteillier en 1663 avec la terre de Culan, ces deux seigneuries demeurent ensuite unies[3]. Le château, qui comprenait encore en 1741 trois tours et des fossés, est « absolument détruit » quand Buhot de Kersers fait la description de la commune. En 1773, le duc Emmanuel de Croÿ donne une maison pour servir d’école de charité et de logement au maître d’école, école qualifiée de collège de Préveranges et vendue à la Révolution[3]. Le nom de Croï est encore associé à la maison qui abrite la mairie et des logements locatifs[4],[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Préveranges, inaugurée en 2013.
Résidence Prince de Croï et agence postale.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1791   Delarebardière    
1791 1792 Claude Bonnefoy    
1792 1793 Jean Alaguillemette    
1793 1795 Alexandre Dechaut    
1795 1795 Charles Despres    
1795 1798 Gabriel Ferrasson    
1798 1799 Martin Bonnefoy    
1799 1801 Jean Baptiste Duchier    
1802 1804 Alexandre Dechaut    
1805 1813 Jean Alaguillemette    
1813 1816 Jean Simon Decerf    
1816 1824 Pierre Paul Aubergier    
1825 1830 Jean Baptiste Bellaigue    
1830 1843 François Auguste Chambraud    
1843 1849 Martin Demont    
1849 1860 Gilbert Ferrasson    
1860 1870 François Hippolyte Vaillant    
1870 1890 Jean Baptiste Ruchon    
1890 1906 Jean Maurice Morand    
1906 1912 Alphonse Noel    
1912 1916 Lambert Labat    
1916 1919 François Gansoinat    
1919 1925 Abel Fournier    
1925 1929 Louis Dussaut    
1929 1935 Marius Guéraud    
1929-05-19 1929-05-30 Jean Baptiste Noblet    
1935 1944 Albert Cotineau    
1944 1945 Constant Piolet    
1945 1947 Marius Guéraud    
1947 1965 Lucien Auclair    
1965 1971 Annie Bouvat-Martin    
1971 1981 Henri Auvity    
1981 1983 Fernand Laplanche    
1983 2001 André Grymonprez    
mars 2001 2014 Jacques Nicolas UMP  
2014 en cours Fabrice Pigois[7] SE Artisan

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[8].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2015, la commune comptait 544 habitants[Note 1], en diminution de 6,69 % par rapport à 2010 (Cher : -0,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4171 2931 3031 4861 9631 8071 7301 7901 808
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7201 6521 7851 7591 8271 9102 1202 1812 193
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1412 1082 0821 7561 6861 5831 4551 3881 345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
1 2331 081930861772665596584544
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
Porte de l'église Saint-Martin
Plaque tombale de Jaques Pasquet.


L’Église Saint-Martin est du XIIIe siècle, comme le montre le style de son porche occidental qui possède une porte en plein cintre, dont la voussure torique repose sur des colonnettes aux chapiteaux frustes. Les pierres de taille sont de granit. L’église a été remaniée plusieurs fois[13],[3].

La nef est recouverte d’un berceau plâtré. De chaque côté a été ajouté au XVIIe siècle une chapelle ; celle du Nord est porte la date de 1669. Elle fut construite par Gabrielle de Barbançois, veuve de Gilbert des Aages, seigneur du Mas-Sarrazin, sous l’invocation de saint Abdon et saint Janvrin. Elle était encore désignée en 1772 comme chapelle de Saint-Abdon[3]. Toutes deux sont voûtées d’ogives et communiquent avec la nef par des arcades brisées ou cintrées. Le chœur, qui ne se distingue pas de la nef, est éclairé par une longue fenêtre brisée. Dans un pilier est incrusté l’inscription suivante[3] :

« Cy gist honorable homme Jaques Pasquet notaire de ce lieu natif du bourg de Champagna le(quel) la fondé à perpétuité en l’églize de céans une messe avec libera à la fin d’icelle le dixiesme des moys et pur ce ai doné la somme de six livres conct solz par anée assignés sur les héritages à p(rése)nt par Gilbert Bonefoy au village de Viller. Priez Dieu pour son âme que a la (elle aille à) Dieu. Le dixième de septembre 1625 estant agé de 58 ans. Dieu lui fasse pardon. Ainsi soit il. »

À l’extérieur, la tour de la façade se termine par un toit à quatre pans.

Croix de chemin[modifier | modifier le code]

Préveranges - Croix de chemin (détail)

On trouve, autour du village, un certain nombre de croix de chemin, la plupart en bois. Ces croix ont la particularité de porter, clouées sur le tronc ou sur les bras, de petites croix, en bois également. La tradition veut[5] que lors d’un passage funèbre du domicile du défunt au cimetière, le cortège s’arrête à une de ces croix de chemin et qu’une petite croix y soit apposée.

Héraldique[modifier | modifier le code]

La mairie déclare ne pas (ou ne plus) avoir de blason, et utilise un logotype (qui bien qu'ayant forme d'écu, ne peut être considéré comme blason).


Blason ville fr Préveranges (Cher).svg

Les anciennes armoiries de Préveranges se blasonnaient ainsi :

D’azur à la barre d’argent chargée de l’inscription « BOISCHAUT – MARCHE » en lettres capitales de sable, accompagnée en chef d’une tête de vache et en pointe d’une truite contournée et ployée en barre, le tout d'argent.
Ce qui est représenté sur le site de la commune ne peut être considéré comme un blason.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • La mère de Roger Walkowiak est née à Préveranges.
  • Vincent Rochon, né le 24 juin 1841 à Dun sur Auron décédé en 1919, est instituteur à Préveranges, auteur d'une monographie sur la commune ainsi que donateur d'un legs important à la commune.
  • André Moulinier, compagnon de la Libération, commandeur de la Légion d'Honneur, décédé le 7 mai 2006 à Romorantin dans le Loir-et-Cher, est inhumé au cimetière de Préveranges dans le Cher[14].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Préveranges est jumelée avec Préverenges en Suisse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Revue de linguistique romane - Volumes 3 à 4 - Page 221 - (id).
  2. Émile Chénon, « LXIII.- État en mai 1723 des châteaux de Préveranges, la Roche-Guillebaud, la Forêt-Grailly et Culant », dans Mémoires de la Société des Antiquaires du Centre, vol. 41, (lire en ligne), p. 23-35
  3. a, b, c, d et e Alphonse Buhot de Kersers, « Canton de Chateaumeillant : Commune de Préveranges », dans Histoire et statistique monumentale du Cher, t. III, , p. 227-228 — Édition de 1996 dans la collection « Monographies des villes et villages de France », Office d'édition du livre d'histoire.
  4. Inauguration de la nouvelle mairie et de la résidence de Croi de Préveranges sur le site cfbp.fr.
  5. a, b et c Préveranges d’hier à aujourd’hui
  6. Pour les maires avant 2001, source : http://preveranges-d-hier-a-aujourdhui.e-monsite.com/
  7. Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 27 septembre 2014).
  8. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. François Deshoulières, « Église Saint-Martin de Prévéranges », dans Les Églises de France : Cher, Paris, Librairie Letouzey et Ané, , p. 199.
  14. Les compagnons de la Libération.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]