Sidiailles

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Sidiailles
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Canton Châteaumeillant
Intercommunalité Communauté de communes Boischaut-Marche
Maire
Mandat
Florence Lerude
2014-2020
Code postal 18270
Code commune 18252
Démographie
Population
municipale
306 hab. (2014 en stagnation par rapport à 2009)
Densité 9,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 30′ 29″ nord, 2° 19′ 11″ est
Altitude Min. 233 m
Max. 366 m
Superficie 31,96 km2
Localisation

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Sidiailles

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Sidiailles

Sidiailles est une commune française, située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune proche de Culan a la particularité d’avoir un bourg comportant seulement trois habitations, mais une population répartie sur 33 hameaux. Sidiailles est située sur le parcours du sentier de grande randonnée de pays Sur les pas des maîtres sonneurs.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Maur Culan Rose des vents
Saint-Saturnin N
O    Sidiailles    E
S
Préveranges Saint-Palais Saint-Éloy-d'Allier
Viplaix

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Le lac de Sidiailles.

Le territoire communal est arrosé par plusieurs rivières : l'Arnon, le Magnon, le Jot et la Joyeuse. En 1976 a été réalisé un barrage offrant une réserve d’eau potable d’une surface de 90 hectares et d'une contenance de plus de 5 millions de m³, avec quelques aménagements touristiques dans un des plus beaux sites de la région. Un itinéraire de promenade pédestre permet d’en faire le tour au départ du bourg (14 km).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les vallées de l’Arnon et de ses affluents, qui traversent le territoire de la commune, ont conservé des traces d’une occupation préhistorique. Un éperon naturel a été occupé au Néolithique : le camp des Chetz.

Un oppidum gaulois aurait été transformé en camp de repos par César, d'où le nom de Séclès Alias transformé en Sédialès puis en 1213 en Cepdalia, en 1311 en Cydéalia, en 1423 en Cydialles[réf. nécessaire] pour finir par Sidiailles. À l’époque gallo-romaine, une voie conduisant de Châteaumeillant à Néris-les-Bains traversait l’Arnon au gué de la Madeleine[Note 1] Des prospections ont révélé l’existence d’édifices d’habitation gallo-romaine.

Au Moyen Âge, le territoire de la paroisse Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Sidiailles est partagé entre deux importantes châtellenies : Culan et La Roche-Guillebaud ; il est surtout marqué par la présence d’une abbaye cistercienne (l'abbaye des Pierres). Érigée avant 1135, elle se situe sur un éperon rocheux surplombant la rivière Joyeuse, sur le flanc d’un vallon nommé « val Horrible »[réf. nécessaire] sur l’ancienne route du Bourbonnais permettant le prélèvement d’un péage.

La construction du nouveau centre du bourg de Sidiailles, un peu à l'écart de l'ancien village, fut décidée par Hippolyte Massé de Baudreuille, avocat à Saint-Amand-Montrond et maire de Sidiailles entre 1870 et 1874, et achevée par son gendre, Lucien de Combles de Nayves, maire de Sidiailles de 1878 à 1888. La réalisation (1877-1880) en fut confiée à l'architecte départemental de l'Indre, Alfred Dauvergne. Après l'église, on construisit la mairie (et école de garçons[Note 2]), l'école des filles et le presbytère. Le nouveau bourg ne parvint jamais à fixer la population, qui préféra les secteurs plus proches de Culan : Trenay, le Bouquet et Villers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Maurice Rivière    
mars 2008 avril 2014 Sylvie Deriaud DVD  
avril 2014[1] en cours
(au 23 avril 2014)
Florence Lerude DVD femme au foyer

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2014, la commune comptait 306 habitants[Note 3], en stagnation par rapport à 2009 (Cher : -0,24 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500 611 673 784 770 857 907 937 910
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
900 877 839 848 1 003 1 092 1 132 1 147 1 123
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 164 1 205 1 138 939 891 833 832 720 688
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
607 584 563 467 375 331 313 312 306
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église se distingue par son orientation avec un chœur tourné vers l’ouest et possède une mosaïque réalisée par des artistes italiens qui ont travaillé sur la basilique Saint-Pierre de Rome. Construite en 1877, elle possède une des plus vieilles cloches d'Europe, fondue en 1235. Cette cloche vient probablement de l'abbaye des Pierres. À cette très ancienne cloche est associée une légende, racontée par Georges Piquand, dans ses Légendes bourbonnaises[6].
  • Les vestiges de l'ancienne abbaye des Pierres appartenant à l'ordre cistercien : l'abbaye est fondée dans la première moitié du XIIe siècle. Elle était construite en moellon de schiste avec chaîne en pierre de taille en grès et avait un plan traditionnel cistercien : une église tout en longueur à chevet plat et sans collatéraux, mais avec des chapelles annexes de part et d’autre du chevet. La nef, d’une largeur de 6,5 m comme le chœur, était couverte par une voûte en berceau. Le plan de l’abbaye est ainsi décrit : contre l’église se trouvait le cloître, le bâtiment d’habitation des moines à l’est, à son opposé le bâtiment d’ouest avec écurie, vestibule et parloir. Fermant le cloître du côté sud, se trouvaient le réfectoire, la salle des moines, au premier étage l’hôtellerie. La tour d’angle du sud-est comportait quatre étages avec cuisine, boulangerie, office, infirmerie, bibliothèque et commodités. L’abbaye fut vendue comme bien national en 1791 et servit de carrière de pierre. Il ne subsiste que les ruines de l’abbaye elle-même, un mur d’enceinte, le porche d’entrée et le bâtiment d’exploitation maintes fois remanié. Ce corps de bâtiment du domaine, avec toit en croupe du XVIIIe siècle, comporte des remplois de matériaux provenant de la destruction partielle de l’abbaye. À l’époque, les abbés des Pierres entreprennent de restaurer l’économie dans leur établissement. Ils créent une tuilerie, plantent de nouveaux vergers et construisent des bâtiments pour l’exploitation de leur domaine dont cette étable-grange.
  • Les cimetières : il existe deux cimetières à Sidiailles, l’ancien est situé à l’emplacement de l’église détruite et le nouveau sur le plateau, à la limite du nouveau village. En cette fin de XIXe siècle, il est tout aussi difficile de déplacer les lieux de vie que ceux de mort, ainsi qu’en témoignent les nombreux monuments funéraires de cette période établis dans le vieux cimetière. Un rituel funéraire particulier à cette région du Boischaut-Marche consiste à déposer le bol du défunt sur la tombe de celui-ci. Comme partout, les sépultures peuvent être recouvertes d’un simple monticule de terre ou d’une pierre tombale. Elles sont le plus souvent couvertes d’auvents métalliques en zinc, particulièrement bien conservés dans ce cimetière.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ce gué est aujourd’hui sous le plan d’eau, en face de la base nautique.
  2. L’ancienne école se situait au Ponceau.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. MQDM, « La rumeur doit cesser selon Florence Lerude : Florence Lerude, nouveau maire de Sidiailles, succède à Sylvie Der », L'Echo du Berri (édition du Cher), no 3127,‎ , p. 23
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  6. Réimpr., Marseille, Laffitte, 1978, p. 233-235.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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