Saint-Jeanvrin

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Saint-Jeanvrin
Saint-Jeanvrin
Église Saint-Georges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Canton Châteaumeillant
Intercommunalité Communauté de communes Boischaut-Marche
Maire
Mandat
Jean-Luc Brahiti
2014-2020
Code postal 18370
Code commune 18217
Démographie
Gentilé Saint-Jeanvrinois
Population
municipale
161 hab. (2015 en diminution de 2,42 % par rapport à 2010)
Densité 9,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 35′ 47″ nord, 2° 14′ 05″ est
Altitude Min. 204 m
Max. 267 m
Superficie 17,53 km2
Localisation

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Saint-Jeanvrin

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Saint-Jeanvrin

Saint-Jeanvrin est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants sont les Saint-Jeanvrinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé au cœur du Berry, Saint-Jeanvrin fait partie du canton de Châteaumeillant. Le village se situe également sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Beddes Le Châtelet Rose des vents
N
O    Saint-Jeanvrin    E
S
Châteaumeillant Saint-Maur

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Januarius en 1213, puis Janverinus, Janvarin et Javerin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Jeanvrin a été dénommé autrefois Saint-Janvier (Sanctus Januarius).

Le premier seigneur de Saint-Jeanvrin dont on ait une connaissance certaine est Guillaume Espinaz, qualifié tel dans une quittance accordée aux religieux de l'abbaye des Pierres, mais cet acte ne date que de 1185. Raoul Espinaz est mentionné en 1223. L'église, qui est nommée dans diverses bulles pontificales confirmatives des possessions de l'abbaye de Déols, a été rencontrée pour la première fois dans celle donnée par Pascal II, en 1115. Le fief passa vers le XIVe siècle à Gaucher de Passac, seigneur de La Creuzette, puis fut vendu, aux environs de 1420, à la maison de Chauvigny, et entre 1475 et 1490, à celle des Blanchefort. Jean de Blanchefort en est seigneur en 1494, François en 1540, Gilbert en 1570. En 1606, Charles de Blanchefort-Créquy, prince de Poix, comte de Canaples et de Sault, futur duc de Lesdiguières, cède la terre à son beau-père, le connétable François de Bonne, duc de Lesdiguières. Au XVIIe siècle, elle était aliénée à Jean Fradet de Saint-Août, seigneur de Châteaumeillant, et fut vendue, comme dépendance de la succession du marquis de Brunoy, à Luc Chénon, quelque temps avant la Révolution[1], [2].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Bord[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 en cours
(au 27 septembre 2014)
Jean-Luc Brahiti[4] DVD Ancien conseiller général
Président de la communauté de communes Berry Grand Sud

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2015, la commune comptait 161 habitants[Note 1], en diminution de 2,42 % par rapport à 2010 (Cher : -0,73 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
464464550385421461435440488
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
451490488562597716666652580
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
600600579513483436431365322
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
270256210178171150158168161
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Musée d'outils anciens Michel-Langlois
  • L'église Saint-Georges, église romane du XIIe siècle. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1911[10].
  • Ruine d'un château. C'est sans doute au milieu du XVe siècle que le château fut construit Guy de Chauvigny, ou par son fils Hugues. La ruine devait commencer probablement entre 1589 et 1591, lors du passage du maréchal de La Châtre, guerroyant dans le pays pour le compte de la Ligue.

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Émile Chénon, Notes archéologiques et historiques sur le Bas-Berry, tome III, p. 275. Bourges, Tardy-Pigelet, 1925.
  2. Alphonse Buhot de Kersers, « Commune de Saint-Janvrin », dans Histoire et statistique monumentale du Cher, tome III, p. 238-241. Bourges, Tardy-Pigelet, 1889.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Jeanvrin », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 8 décembre 2012)
  4. Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 27 septembre 2014).
  5. Site des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  10. « Église Saint-Georges », notice no PA00096890, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]