Genou

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Genou
Knee.agr.jpg
Genou droit.
Détails
Type
Classe d'entité anatomique (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Système
Innervation
Identifiants
Nom latin
articulatio genus
MeSH
A01.378.610.450
Nom MeSH
Knee
TA98
A01.1.00.036, A01.2.08.010Voir et modifier les données sur Wikidata
TA2
161, 321Voir et modifier les données sur Wikidata
FMA
24974Voir et modifier les données sur Wikidata
Référence anatomique Gray
Sujet
93
Page
839

Le genou est une articulation qui joint la jambe à la cuisse. Elle met en jeu trois os, le fémur, le tibia et la patella, par le biais de trois articulations, l'articulation fémoro-patellaire et la double articulation fémoro-tibiale. Le cartilage assure la fluidité des mouvements du genou. Tissu élastique fin, celui-ci protège l'os et fait en sorte que les surfaces de l'articulation glissent facilement les unes contre les autres. Le genou renferme deux types de cartilages articulaires : le cartilage fibreux (ménisque) et le cartilage hyalin. Le cartilage s'use non seulement au fil des ans, mais aussi en fonction de son utilisation. Il possède en outre une capacité de régénération limitée, qui s'explique par l'absence de vaisseaux sanguins qui permettent un métabolisme important. Le tissu cicatriciel se compose essentiellement de cartilage fibreux, de moins bonne qualité que le cartilage hyalin d'origine. Par conséquent, de nouvelles déchirures et fissures apparaissent dans le cartilage après un certain temps.

Le genou présente un angle naturel de 170 à 175° en externe environ, appelé valgus physiologique, dû au décalage entre l'axe de la jambe (tibia-fibula), quasi vertical, et celui du fémur, légèrement oblique à cause de la longueur du col portant sa tête. Un valgus trop important est qualifié de Genu varum pour un angle trop important (genou arqués) ou de Genu valgum pour un angle trop faible (genou « qui se touchent »).

Anatomie humaine[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Le genou se situe sur les membres inférieurs du corps, il y a un genou par membre inférieur. La région antérieure du genou est formée par les parties molles et la atella, situées en avant de l'articulation du genou. La région postérieure du genou ou creux poplité est placée en arrière de l'articulation du genou.

Arthrologie du genou[modifier | modifier le code]

L'articulation du genou relie la région de la jambe en articulant le fémur au tibia et à la patella. C'est une articulation de type « synoviale », c'est-à-dire lubrifiée par du liquide synovial. L'articulation fémoro-patellaire est une articulation synoviale de type plane qui autorise les mouvements de glissements tandis que l'articulation fémoro-tibiale autorise les mouvements de flexion-extension et une légère rotation, ce qui fait d'elle une articulation synoviale de type bicondylienne.

Surfaces articulaires[modifier | modifier le code]

La dissymétrie des surfaces articulaires du fémur et du tibia a une conséquence bio-mécanique directe. Les appuis condyliens se font sous la forme d'un point pour la surface articulaire latérale et sur la forme d'un segment pour le condyle médial.

Lors d'une flexion ces points d'appuis se font en région postérieure du condyle tandis que lors d'une extension, les appuis se font en région antérieure et sont donc à l'origine d'une rotation externe de l'articulation.

Éléments[modifier | modifier le code]

Ligaments du genou droit.
  • Fémur
    • Surface patellaire
    • Condyle latéral du fémur, plus large et moins long (8 cm) que le condyle médial
    • Condyle médial du fémur, moins large et plus long (10 cm) que le condyle latéral

Les grands axes de ces deux condyles sont divergents.

  • Tibia
    • Condyle latéral du tibia, il est large et convexe vers le haut
    • Condyle médial du tibia, il est étroit et concave vers le haut
  • Patella (rotule)
    • face

Moyens de fixation / Stabilité passive[modifier | modifier le code]

Amplitudes et mouvement du genou[modifier | modifier le code]

  • Extension de la jambe sur la cuisse : 0° (tout de même 5° de recurvatum physiologique)
  • Flexion de la jambe sur la cuisse : 160°
  • Rotation externe de la jambe sur la cuisse (genou fléchi) : 30-40°
  • Rotation interne de la jambe sur la cuisse (genou fléchi) : 20-30°

Maladies[modifier | modifier le code]

Le genou peut être en cause dans différentes affections :

Symptômes fréquents[modifier | modifier le code]

Un genou peut être douloureux, se bloquer ou présenter un gonflement. Peuvent aussi se faire sentir une sensation de dérobement ou un claquement à certains mouvements.

Examen clinique[modifier | modifier le code]

L'inspection débute, le patient debout, au « garde à vous », à la recherche d'une asymétrie, d'une désaxation. La marche est analysée. La palpation est comparative entre les deux genoux, fléchis à 90°. Une chaleur locale, témoignant d'une inflammation est recherchée. Une douleur est recherchée au niveau de la patelle ou de ses tendons, du plateau tibial ou du péroné. Le genou est alors mobilisé de manière passive par l'examinateur en flexion, en extension et latéralement, à la recherche d'une anomalie de la mobilité ou d'une douleur provoquée.

La recherche d'un épanchement se fait, le genou en extension, en cerclant avec les deux mains la rotule (afin de refouler le liquide éventuellement présent) et en appuyant avec l'index sur la face antérieure de cette dernière, à la recherche d'un « choc rotulien », percussion de la face postérieure de la rotule avec le massif fémoro-tibial.

La recherche d'une lésion d'un ligament croisé se fait par la « manœuvre du tiroir » : le patient est allongé, le genou fléchi à 90°, l'examinateur immobilise le pied et, saisissant la partie haute du tibia à deux mains, essaye d'imprimer des mouvements antérieurs et postérieurs. Ces derniers ne doivent pas être retrouvés dans un genou normal.

Imagerie[modifier | modifier le code]

Radiographie d'un genou
IRM d'un genou

Il existe différentes modalités d'imagerie pour explorer la pathologie du genou. La radiographie, souvent réalisée en première intention permet d'examiner l'état des cartilages, les détachements osseux et d'éventuels bâillements en position de schuss (flexion légère). La goniométrie consiste en la réalisation d'une radiographie de l'ensemble de la jambe pour observer les déviations du genou.

L'arthrographie est réalisée à l'aide d'un produit de contraste injecté à l'intérieur de la capsule articulaire pour observer les ménisques et les ligaments. On l'associe souvent au scanner.

La tomodensitométrie ou scanner est une technique d'imagerie en coupe aux rayons X, qui permet de reconstituer le genou en 3D et ainsi visualiser les ligaments et les ménisques. Il est également possible de réaliser un arthroscanner qui consiste à injecter un produit de contraste comme dans l'arthrographie pour améliorer l'interprétation des images.

L'utilisation de l'échographie, à base d'ultrasons, est le meilleur moyen pour observer les tendons mais ne permet pas de constater les usures osseuses.

L'imagerie par résonance magnétique (IRM) permet d'observer tous les éléments de l'articulation. Elle est souvent réalisée en cas de rupture des ligaments

Enfin, la scintigraphie osseuse est une technique d'imagerie nucléaire réalisée à l'aide d'un produit radioactif pour observer le plus souvent l'état d'avancement de l'arthrose ou de la dégradation osseuse.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Découverte d'un nouveau ligament du genou par deux chirurgiens belges lire en ligne
  2. Anatomy of the anterolateral ligament of the knee lire en ligne
  3. P. Segal, E. Dehoux, C. Mensa, « La fracture de Segond », dans Les Lésions isolées récentes du ligament croisé antérieur, Masson, Paris, 1998, p. 52-55.
  4. « Fracture de Segond (Paul Segond 1879) », dans T. Batch, La Radiographie standard dans les traumatismes du genou, Service d’imagerie Guilloz, DIU d’imagerie en pathologie du sport, 28, 28-29 mai 2009, CHU Nancy.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]