XXXVIIIe congrès du Parti communiste français

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XXXVIIIe congrès du Parti communiste français
Date 23 au
Lieu Ivry-sur-Seine
Image illustrative de l’article XXXVIIIe congrès du Parti communiste français
Fabien Roussel au congrès.

Secrétaire national élu Fabien Roussel
Vote sur les bases communes « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle »
Texte alternatif 2 : 42,14 %

Le XXXVIIIe congrès du Parti communiste français (PCF) se tient du 23 au à Ivry-sur-Seine.

Contexte[modifier | modifier le code]

Ce congrès extraordinaire est convoqué à la suite d’une séquence électorale catastrophique pour le parti[1].

Textes soumis aux votes des communistes[modifier | modifier le code]

Les 2 et , le conseil national adopte une proposition de base commune de la direction du parti, intitulé « Le communisme est la question du XXIe siècle ». Ce texte est néanmoins déjà contesté, il n'obtient que 50 voix sur 90[2].

Trois textes alternatifs sont proposés[3] :

  • Le texte alternatif 1, « Se réinventer ou disparaître ! Pour un printemps du communisme », autour d'Elsa Faucillon et de Stéphane Peu, appelle à la fois à une sortie de l'Union européenne et au rapprochement avec La France insoumise ;
  • Le texte alternatif 2, « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle », résultant d'une coalition entre diverses personnalités de la section économie du PCF, du député André Chassaigne et du réseau Faire Vivre et Renforcer le PCF, vise à réaffirmer l'identité du PCF, tout en se distançant de La France insoumise ;
  • Le texte alternatif 3, « PCF : Reconstruire le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes », est proposé par les « marxistes orthodoxes », autour d'Emmanuel Dang Tran, qui avait soutenu un texte alternatif du même nom au précédent congrès.

Vote sur la base commune[modifier | modifier le code]

Ce vote se tient le .

Résultats définitifs[4]
Texte Résultat
Voix %
« Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle »
Texte alternatif 2
12 719 42,14 %
« Le communisme est la question du XXIe siècle »
Proposition de base commune adoptée par le Conseil national
11 467 38,00 %
« Se réinventer ou disparaître ! Pour un printemps du communisme »
Texte alternatif 1
3 607 11,95 %
« PCF : Reconstruire le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes »
Texte alternatif 3
2 387 7,91 %
Inscrits 49 231 -
Votants 30 841 62,65 %
Blancs ou nuls 661 2,14 %
Suffrages exprimés 30 180

La plate-forme gagnante est celle soutenue par les députés communistes André Chassaigne et Fabien Roussel. La base commune proposée par la direction sortante du Parti communiste français, emmenée par Pierre Laurent, est mise en minorité : c'est la première fois de son histoire que le PCF voit sa direction mise en minorité[5]. Cette situation fragilise la position de Pierre Laurent en vue de l'élection du secrétaire national[6].

Élection du secrétaire national[modifier | modifier le code]

L'élection du secrétaire national se tient le , au cours du congrès. La liste dirigée par Fabien Roussel est adoptée par les délégués par 442 voix sur 569, pour 127 bulletins blancs ou nuls[7].

Le congrès acte la fin du Front de gauche, le PCF reprenant son autonomie pour pouvoir s'allier tantôt à La France insoumise tantôt au Parti socialiste au niveau local[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Agathe Mercante, « PCF : Pour la « Rêvolution » on attendra », sur Politis, (consulté le 29 novembre 2018)
  2. « Au PCF, la longue marche vers le congrès », sur Politis, (consulté le 29 novembre 2018)
  3. « Congrès du PCF: un désaveu historique pour la direction, une aubaine pour Mélenchon », sur Mediapart, (consulté le 29 novembre 2018)
  4. Résultats du vote des communistes sur le choix de la base commune du 38e Congrès, pcf.fr
  5. Sophie de Ravinel, « Choc historique au PCF : la direction du parti mise en minorité », sur FIGARO, (ISSN 0182-5852, consulté le 29 novembre 2018).
  6. Rachid Laïreche, « Pierre Laurent, la fin du serein », sur Libération, (consulté le 5 décembre 2018).
  7. « Fabien Roussel succède à Pierre Laurent à la tête du Parti communiste », sur France Info, (consulté le 29 novembre 2018).
  8. Pauline Graulle, « La nouvelle direction communiste acte la rupture avec les Insoumis », sur mediapart.fr, (consulté le 6 décembre 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]