Laurence Vichnievsky

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Laurence Vichnievsky
Illustration.
Laurence Vichnievsky en 2009.
Fonctions
Députée de la 3e circonscription
du Puy-de-Dôme
En fonction depuis le
(1 an, 5 mois et 20 jours)
Élection 18 juin 2017
Législature XVe
Prédécesseur Danielle Auroi
Vice-présidente de la Commission des Lois de l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(1 an, 5 mois et 12 jours)
Président Yaël Braun-Pivet
Législature XVe
Conseillère régionale d'Auvergne
Rhône-Alpes
En fonction depuis le
(2 ans, 11 mois et 28 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Laurent Wauquiez
Conseillère régionale de Provence-
Alpes-Côte-d'Azur

(5 ans, 8 mois et 17 jours)
Élection 21 mars 2010
Président Michel Vauzelle
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt (Seine)
Nationalité Française
Parti politique EELV (2010-2015)
MoDem (depuis 2015)
Diplômée de École nationale de la magistrature
Profession Magistrate

Laurence Vichnievsky, née le à Boulogne-Billancourt, est une magistrate et personnalité politique française. Elle est députée de la troisième circonscription du Puy-de-Dôme depuis juin 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Laurence Vichnievsky est la fille d'un physicien, professeur d'université né à Vladivostok, en Russie, et la petite fille d'un aristocrate russe ayant dirigé les chantiers du chemin de fer de l’Est chinois. La haute fonction publique est une tradition dans la famille puisqu'elle a pour oncles un conseiller à la cour de cassation et un préfet[1].

Mère de trois enfants, épouse d'un architecte, elle partage sa vie entre son domicile en région parisienne, son appartement au Rayol-Canadel-sur-Mer dans le Var où elle a siégé comme administratrice du domaine du Rayol et sa maison à Saint-Julien en Auvergne. Auvergnate par sa mère, elle a passé une partie de son enfance à Champeix, village situé à 30 km de Clermont-Ferrand. Pendant son mandat au conseil régional en Provence Alpes Côte d'Azur entre 2010 et 2015, elle a vécu aussi à Marseille près de la Canebière[2].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Elle commence sa carrière en 1979 comme juge d'instance à Colombes. Nommée juge d'instruction à Paris, elle se voit confier le dossier sur la mort de Robert Boulin. Le dossier ayant été instruit par son prédécesseur, elle prononce un non-lieu le 20 septembre 1991, dans l'affaire Boulin neuf jours après avoir pris ses fonctions.

Affectée au pôle financier du tribunal de Paris, elle est, avec Eva Joly, magistrat instructeur de l'Affaire Elf, l'Affaire Dumas et l'Affaire des frégates de Taïwan. Par ailleurs en tant que juge d'instruction chargée du dossier de financement occulte du PCF, elle met en examen Robert Hue.

Elle est ensuite nommée en 2001 Présidente du tribunal de grande instance de Chartres, puis en 2007[3] avocat général près la Cour d'appel de Paris.

Elle est chevalier de la Légion d'honneur (promotion du 14 juillet 2009) pour son parcours professionnel[4].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

À l'instar d'Eva Joly, elle s'engage en politique avec le rassemblement écologiste Europe Écologie. Elle accepte d'en être la tête de liste pour les élections régionales de 2010 en Provence-Alpes-Côte d'Azur[N 1]. Pour cela, elle a dû renoncer à siéger comme avocat général lors du procès en appel de l'affaire de pollution maritime Erika[5] et ne traite plus les grandes affaires pénales puisqu'elle est désormais affectée au service civil[6].

La liste qu'elle mène obtient 10,92 % des suffrages au premier tour et fusionne avec celle du Parti socialiste et celle du Front de Gauche. Deuxième sur la section départementale du Var de cette liste fusionnée, elle est élue conseillère régionale à l'issue du second tour. Cependant compte tenu de ses obligations professionnelles parisiennes, elle n'occupe aucune des fonctions exécutives auxquelles elle aurait pu prétendre en tant que leader de la deuxième formation de la majorité régionale.

Lors du congrès du , Laurence Vichnievsky est nommée porte-parole du bureau exécutif national d'Europe Écologie Les Verts[7]. Adoptant une posture social démocrate dans la lignée de Daniel Cohn-Bendit sur la question de la dette dans une tribune parue dans Libération[8], elle donne sa démission le [9] car cette fonction lui est « apparue incompatible avec [s]a liberté de parole, à laquelle elle est très attachée ». Sa prise de position avait agacé la candidate Eva Joly et la secrétaire nationale Cécile Duflot[10]. Elle annonce finalement le lendemain qu'elle ne démissionne pas mais se met en congé du porte-parolat[11]. Dans le débat sur la sortie du nucléaire, elle se distingue en défendant la position adoptée par le candidat désigné par le Parti Socialiste lors des primaires citoyennes, François Hollande, en proclamant « Soyons réalistes, exigeons le possible ! » dans une tribune parue dans Libération le 26 octobre 2011. Lors des législatives de 2012, elle est candidate à Marseille, dans la première circonscription des Bouches-du-Rhône tant contre la députée UMP sortante que contre l'ancien député socialiste « héritier » de la circonscription[12], elle n'obtient que 2,57 % des voix. Après plusieurs prises de position en décalage avec son parti, Laurence Vichnievski semble avoir pris de la distance avec celui-ci[13].

En mars 2013 elle fonde avec Chantal Jouanno un think-tank Ecolo Ethik, groupe de réflexion sur une politique environnementale et écologiste moderne, tournée vers l'avenir qui mise sur la croissance économique.

En mars 2014, elle devient candidate sur les listes du prétendant socialiste à la mairie de Marseille Patrick Mennucci pour les élections municipales de 2014 à Marseille, lequel a annoncé qu'en cas de victoire elle serait sa première adjointe[14]. Il perd néanmoins l'élection. Compte tenu de sa place sur la liste Mennucci du 1er secteur, elle n'est pas élue.

Elle est candidate EELV aux élections départementales 2015 des Bouches-du-Rhône, à Marseille, contre Jean-Noël Guerini président sortant controversé du conseil général[2] et obtient 7,38 % des voix.

Avant les élections régionales de 2015, elle se rapproche du MoDem et participe à ses universités d'été[15]. Elle rejoint la liste du candidat Les Républicains, Laurent Wauquiez, en Auvergne-Rhône-Alpes au titre du MoDem[16] et est élue dans la section Puy-de-Dôme de cette liste.

Le 11 mai 2017, elle est la candidate sous étiquette MoDem investie par La République en marche dans la 3e circonscription du Puy-de-Dôme[17], une circonscription où la députée EELV Danielle Auroi ne se représente pas.

A l'issue du premier tour du 11 juin 2017, où le taux d'abstention est de 45,48 %, elle est en ballotage favorable avec 38,57 % (18 384 voix) devant le candidat UDI Louis Giscard d'Estaing qui obtient 10 043 voix (21,07 %). Elle remporte le second tour avec plus de 56 % des suffrages exprimés[18].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un magistrat ne peut se présenter à une élection située dans son ressort judiciaire

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]