Ambassade de France en Israël

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Ambassade de France en Israël
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Drapeau de la France
France
Vue de la mission diplomatique

Lieu 112 promenade Herbert Samuel
Tel Aviv-Jaffa 63572
Coordonnées 32° 04′ 55″ N 34° 46′ 05″ E / 32.082061, 34.76812932° 04′ 55″ Nord 34° 46′ 05″ Est / 32.082061, 34.768129
Ambassadeur Patrick Maisonnave
Nomination
Site web Consulter

Géolocalisation sur la carte : Israël

(Voir situation sur carte : Israël)
Ambassade de France en Israël

Voir aussi : Ambassade d'Israël en France
Ambassadeurs françaisConsuls français

L'ambassade de France en Israël est la représentation diplomatique de la République française auprès de l'État d'Israël. Elle est située à Tel Aviv et son ambassadeur est, depuis 2013, Patrick Maisonnave. Ce n'est pas l'ambassadeur en Israël qui représente la France dans les Territoires palestiniens, mais le consul général à Jérusalem, qui ne relève pas de l'autorité de l'ambassadeur, la France n'ayant pas formellement reconnu la fixation de la capitale de l'État d'Israël à Jérusalem (ce qui explique la présence de l'ambassade à Tel Aviv) et considérant qu'il est nécessaire de la soutenir l'Autorité palestinienne qui, selon elle, est la préfiguration de l'État palestinien.

Ambassade[modifier | modifier le code]

L'ambassade est située à Tel Aviv. Le consulat de France est situé rue Ben Yehuda, quelques rues plus loin.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la représentation française en Israël a surtout pour contexte le consulat de Jérusalem.

Ambassadeurs de France en Israël[modifier | modifier le code]

L'ambassadeur de France en Israël, Pierre-Eugène Gilbert, signe des autographes, 1958
De A Ambassadeur
1949 1952 Édouard-Félix Guyon (de)[1]
1952 1959 Pierre-Eugène Gilbert (de)
1959 1965 Jean Bourdeillette (de)
1965 1968 Bertrand Rochereau de La Sablière (de)
1968 1973 Francis Huré
1973 1977 Jean Herly
1977 1982 Marc Bonnefous (de)
1982 1986 Jacques Dupont
1986 1991 Alain Pierret (de)
1991 1993 Jean-Louis Lucet
1993 1995 Pierre Brochand
1995 1999 Jean-Noël de Bouillane de Lacoste (de)
1999 2003 Jacques Huntzinger
2003 2006 Gérard Araud
2006 2009 Jean-Michel Casa (de)
2009 2013 Christophe Bigot (en)
2013 auj. Patrick Maisonnave

Relations diplomatiques[modifier | modifier le code]

La France a reconnu l'État d'Israël en 1949. Alors que les États arabes continuent leur combat contre Israël en 1948, le Quai d'Orsay prône l'abstention, partagé entre les positions traditionnellement pro-arabes et la volonté de protéger les intérêts français en Israël. La France jouera finalement un rôle diplomatique important dans la signature des accords de Rhodes[2]. Les relations entre les deux pays restent néanmoins tendues jusqu'en 1954. Puis une importante assistance militaire française renforcent les relations, surtout au sortir de la crise de Suez. La politique du Général de Gaulle, après l'indépendance de l'Algérie, visait à maintenir Israël comme un allié privilégié au Proche-Orient tout en accentuant la coopération économique et culturelle. La Guerre des Six Jours perturba ce fragile équilibre, la France se devant de se désolidariser des attaques d'Israël. La rupture entre Paris et Jérusalem fut consommée en décembre 1968 après une attaque israélienne au Liban. Dès son arrivée, le président Pompidou s'était inscrit dans la même lignée diplomatique que le Général de Gaulle, appuyant un règlement du conflit israélo-arabe par les grandes puissances. Il pourra en outre profiter de l'appui de l'Europe naissante, tout comme son successeur Valéry Giscard d'Estaing qui, en revanche, ne put que subir une nouvelle dégradation des relations entre les deux États en raison d'une importante stratégie expansionniste du gouvernement de Menahem Begin. Se présentant comme ami d'Israël, le président François Mitterrand se rendit dans ce pays lors d'une visite officielle qui se voulut un tournant dans les relations diplomatiques. Ceci ne l'empêcha cependant pas de relayer l'appui d'un grand nombre de politiques français en faveur de l'OLP. La Seconde Intifada, durant la présidence de Jacques Chirac, dégrada à nouveau fortement les relations entre la France et Israël. La politique s'est alors orientée vers une coopération culturelle, scientifique et économique, qui s'est poursuivie depuis l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Ce dernier est lui aussi favorable à un retrait des troupes israéliennes des territoires occupés (Jérusalem-Est, Cisjordanie) et opposé à tout usage de la force militaire.

Consulats[modifier | modifier le code]

Outre celui de Tel Aviv, il existe deux autres consulats généraux à Jérusalem et Haïfa, ainsi que deux consuls honoraires à Beer-Sheva et Eilat.

Communauté française[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2014, 51 945 Français sont inscrits sur les registres consulaires en Israël[3], répartis entre les deux circonscriptions consulaires : Tel Aviv : 43 342 • Haïfa : 8 702[4]. Ces chiffres ne comprennent pas les Français inscrits sur le registre consulaire de Jérusalem (24 146 au 31 décembre 2014).

Population française inscrite au registre mondial
2001 2002 2003 2004 2005
33 489 38 157 42 533 43 111 42 573
2006 2007 2008 2009 2010
44 279 49 137 56 585 57 941 59 018
2011 2012 2013 2014 -
58 840 54 886 51 714 51 945 -
Personnes inscrites au registre des Français établis hors de France au 31 décembre de chaque année.
(Sources : données publiques sur data.gouv.fr et ministère français des Affaires étrangères, dont 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014)


Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Depuis la loi du [5] réformant la représentation des Français établis hors de France avec la mise en place de Conseils consulaires au sein des missions diplomatiques, les ressortissants français d'Israël et des Territoires palestiniens élisent pour six ans des conseillers consulaires dans chacune des circonscriptions suivantes :

  1. Jérusalem : 5 conseillers ;
  2. Tel Aviv et Haïfa : 6 conseillers.

Ces derniers ont trois rôles :

  1. ils sont des élus de proximité pour les Français de l'étranger ;
  2. ils appartiennent à l'une des quinze circonscriptions qui élisent en leur sein les membres de l'Assemblée des Français de l'étranger ;
  3. ils intègrent le collège électoral qui élit les sénateurs représentant les Français établis hors de France. Afin de respecter la représentativité démographique, cinq délégués consulaires sont élus dans les deux circonscriptions (un dans la 1re et quatre dans la 2e) pour compléter ce collège électoral.

Pour l'élection à l'Assemblée des Français de l'étranger, l'Israël représentait jusqu'en 2014 une circonscription électorale dont le chef-lieu était Tel Aviv[6] et désignait quatre sièges. L'Israël appartient désormais à la circonscription électorale « Israël et Territoires Palestiniens » dont le chef-lieu est Tel Aviv et qui désigne quatre de ses 11 conseillers consulaires pour siéger parmi les 90 membres de l'Assemblée des Français de l'étranger[7].

Pour l'élection des députés des Français de l’étranger, l'Israël dépend de la 8e circonscription.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]