Ambassade de France en Afghanistan

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Ambassade de France en Afghanistan
Drapeau de la France
France
Lieu Avenue de Cherpour - Chahr-e Nao
Kaboul
Coordonnées 34° 31′ 46″ nord, 69° 10′ 46″ est
Ambassadeur François Richier
Nomination
Site web Consulter

Géolocalisation sur la carte : Afghanistan

(Voir situation sur carte : Afghanistan)
Ambassade de France en Afghanistan

Voir aussi : Ambassade d'Afghanistan en France
Ambassadeurs françaisConsuls français

L'ambassade de France en Afghanistan est la représentation diplomatique de la République française auprès de la République islamique d'Afghanistan. Elle est située à Kaboul, la capitale du pays, et son ambassadeur est, depuis 2016, François Richier.

Ambassade[modifier | modifier le code]

L'ambassade est située avenue de Cherpour, dans le quartier Char-e Nao, au centre de la capitale Kaboul. Elle accueille aussi une section consulaire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ambassadeurs de France en Afghanistan[modifier | modifier le code]

De À Ambassadeur
1923 1926 Maurice Fouchet
1926 1931 Marcel Feit
1931 1934 Albert Bodard
1934 1936 René Dollot
1936 1937 Georges Dufaure de la Prade
1937 1940 Jean-Baptiste Barbier
1940 1945 pas de représentation
1945 1945 Jean Serres[1]
1945 1947 Armand Henriot[1]
1947 1950 Henri-Paul Roux[2]
1950 1952 Marcel Berthelot
1952 1954 Michel Bréal
1954 1957 François Brière
1957 1959 Christian Belle
1959 1963 Arnaud d'Andurain de Maytie
1963 1967 Georges Cattand
1967 1971 André Nègre
1971 1975 Eugène Wernert
1975 1980 Georges Perruche
1980 2002 Rupture des relations diplomatiques
1980 1981 Jacques Berthod [3]
1981 1985 Roland Barraux [3]
1985 1988 Christian Lambert [3],[4]
1990 1993 Thierry Bernadac [3]
1993 1998 Didier Leroy [3]
1998 2001 Jean-Yves Berthault [3]
2001 2002 Jean-Marin Schuh [3]
2002 2005 Jean-Pierre Guinhut
2005 2008 Régis Kœtschet
2008 2011 Jean de Ponton d'Amécourt
2011 2013 Bernard Bajolet
2013 2016 Jean-Michel Marlaud
2016 auj. François Richier[5]

Relations diplomatiques[modifier | modifier le code]

En 1921, la France reconnait l'indépendance et la souveraineté de l'Afghanistan. Une légation est installée à Kaboul, dans une résidence royale, à la fin de l'année 1923[6], et Maurice Fouchet devient le premier « Ministre de France » dans le pays. Quelques mois auparavant, en 1922, l'orientaliste Alfred Foucher avait signé avec le roi Amanoullah une convention qui confiait à la DAFA (Délégation archéologique française en Afghanistan) le monopole des fouilles archéologiques dans le royaume.

En 1929, lors des combats qui aboutissent à la chute de l'usurpateur Batcha-e Saqao, des pillards saccagent la résidence de la légation. Elle sera fermée durant la Seconde Guerre mondiale et les intérêts de la France sont confiés à la Turquie. Les relations diplomatiques sont rétablies en décembre 1945 et la légation devient une ambassade le .

En 1966, un accord de coopération culturelle et technique est signé entre l'Afghanistan et la France, au lendemain de la visite d'État du roi Zaher Shah à Paris et ses entretiens avec le général de Gaulle. En 1968, c'est Georges Pompidou, alors premier ministre de France, qui pose la première pierre du nouveau bâtiment du lycée Esteqlal de Kaboul.

En raison de l'invasion soviétique en 1979, l'Afghanistan n'a eu pratiquement aucune relation diplomatique avec les pays occidentaux durant près de 25 ans et la coopération a été suspendue.

Un poste diplomatique français à Kaboul est maintenu durant cette période, dirigé par un chargé d'affaires, la France ne reconnaissant toujours pas le régime en place. Il est cependant fermé en 1988 et rouvert en août 1990 par le chargé d'affaires, Thierry Bernadac, avec une petite équipe diplomatique, deux gardiens de la paix, deux secrétaires, un attaché de presse, un consul et un vice-consul, ainsi que le personnel civil qui avait continué d'entretenir le bâtiment durant la fermeture et évité les pillages.

La fin du régime taliban a permis la réouverture de l'ambassade de France en février 2002, les relations franco-afghanes ayant alors repris un rythme soutenu.

Outre la présence de forces françaises au sein de l'ISAF (Force internationale d'assistance et de sécurité), la coopération a repris dans les domaines de l'éducation, de l'agriculture, de la santé et de la gouvernance. La DAFA a également repris ses activités en 2003. Le Centre Culturel Français (devenu Institut Français d'Afghanistan) a lui aussi rouvert dans les locaux du Lycée Esteqlal la même année.

Consulat[modifier | modifier le code]

Communauté française[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2016, 207 Français sont inscrits sur les registres consulaires en Afghanistan[7].

Population française inscrite au registre mondial
2001 2002 2003 2004
- - - -
2005 2006 2007 2008
206 226 189 177
2009 2010 2011 2012
303 319 334 286
2013 2014 2015 2016
241 212 201 207
Personnes inscrites au registre des Français établis hors de France au 31 décembre de chaque année.
(Sources : données publiques sur data.gouv.fr et ministère français des Affaires étrangères, dont 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016)

Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Depuis la loi du [8] réformant la représentation des Français établis hors de France avec la mise en place de Conseils consulaires au sein des missions diplomatiques, les ressortissants français d'une circonscription recouvrant l'Iran, le Pakistan, l'Afghanistan, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan, le Kazakhstan, le Tadjikistan, l'Ouzbékistan et le Kirghizistan élisent pour six ans trois conseillers consulaires. Ces derniers ont trois rôles :

  1. ils sont des élus de proximité pour les Français de l'étranger ;
  2. ils appartiennent à l'une des quinze circonscriptions qui élisent en leur sein les membres de l'Assemblée des Français de l'étranger ;
  3. ils intègrent le collège électoral qui élit les sénateurs représentant les Français établis hors de France.

Pour l'élection à l'Assemblée des Français de l'étranger, l'Afghanistan appartenait jusqu'en 2014 à la circonscription électorale de New Delhi[9] comprenant aussi le Bangladesh, l'Inde (sauf Pondichéry), l'Iran, les Maldives, le Népal, le Pakistan et le Sri Lanka, et désignant deux sièges. L'Afghanistan appartient désormais à la circonscription électorale « Asie centrale et Moyen-Orient » dont le chef-lieu est Dubaï et qui désigne quatre de ses 23 conseillers consulaires pour siéger parmi les 90 membres de l'Assemblée des Français de l'étranger[10].

Pour l'élection des députés des Français de l’étranger, l'Afghanistan dépend de la 11e circonscription.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 90 ans de relations France-Afghanistan, 1922-2012, Actes du colloque tenu à l'Assemblée nationale les 16 et 17 mars 2012, CEREDAF, 2013, 335p., bibliogr., index.
  • Françoise Olivier-Utard, Politique et archéologie : Histoire de la Délégation archéologique française en Afghanistan, 1922-1982, 2e édition, préface de Jean-Claude Gardin, Paris, Éditions Recherche sur les civilisations, 2003, [présentation en ligne].
  • Annick Fenet, Documents d’archéologie militante. La mission Foucher en Afghanistan (1922-1925), Paris, 2010, 695 p. (Mémoires de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, t. XLII) : sur la création et les premières années de l'Ambassade, avec édition de correspondances (Maurice Fouchet, Edouard Chauvet, etc.)

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]