Entre-deux-Mers

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Entre-deux-Mers
Image illustrative de l'article Entre-deux-Mers
Paysage de l'Entre-deux-Mers :
les environs de La Réole

Pays France
Région française Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département français Gironde
Ville(s) principale(s) Ambarès-et-Lagrave, Bordeaux-Bastide, Branne, Cadillac, Carbon-Blanc, Cenon, Créon, Floirac, La Réole, Lormont, Monségur, Pellegrue, Pujols, Saint-Macaire, Sainte-Foy-la-Grande, Sauveterre-de-Guyenne, Targon
Coordonnées 44° 44′ 08″ N 0° 15′ 56″ O / 44.735517, -0.26566844° 44′ 08″ Nord 0° 15′ 56″ Ouest / 44.735517, -0.265668
Production(s) Vignoble de l'Entre-deux-Mers
Alose de Garonne
Lamproie de Dordogne
Cerises de Benauge
Commune(s) 208
Région(s) naturelle(s)
voisine(s)
Marmandais
Bazadais
Bordelais
Libournais
Landais
Bergeracois
Haut-Agenais
Pays (div. territoriale) Pays du Cœur de l'Entre-deux-Mers
Pays du Haut Entre-deux-Mers

Image illustrative de l'article Entre-deux-Mers
Localisation de l'Entre-deux-Mers
sur la carte des régions naturelles du département de la Gironde

Géolocalisation sur la carte : Aquitaine

(Voir situation sur carte : Aquitaine)
Entre-deux-Mers

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Entre-deux-Mers

L'Entre-deux-Mers est une région naturelle du grand Sud-Ouest français située au sud-est de Bordeaux, dans le département de la Gironde, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Enserrée entre la rive droite de la Garonne au sud et la rive gauche de la Dordogne au nord, elle s'étend du bec d'Ambès, au nord-ouest, jusqu'aux limites des départements de la Dordogne et du Lot-et-Garonne, au sud-est. Cette région de tradition gasconne fait partie de la Guyenne girondine. Elle inclut historiquement le territoire du quartier de La Bastide, rattaché à Bordeaux au XIXe siècle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Enserrée entre la rive droite de la Garonne au sud et la rive gauche de la Dordogne au nord, l'Entre-deux-Mers est une région naturelle du grand Sud-Ouest français située au sud-est de Bordeaux, dans le département de la Gironde, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes. Elle s'étend du bec d'Ambès, au nord-ouest, jusqu'aux limites des départements de la Dordogne et du Lot-et-Garonne, au sud-est.

Elle est partiellement ou en totalité située sur le territoire de neuf des trente-trois cantons de la Gironde, les cantons de Bordeaux-5, Cenon, Créon, l'Entre-deux-Mers, la Presqu'île, Lormont, des Coteaux de Dordogne, du Libournais-Fronsadais et du Réolais et des Bastides distribués entre les trois arrondissements de Bordeaux, Langon et Libourne[1].

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Ses quelque 208 communes[2] sont regroupées au sein de seize structures de coopération intercommunale : Bordeaux Métropole, la communauté d'agglomération du Libournais et les quatorze communautés de communes de Castillon-Pujols, des Coteaux Bordelais, des Coteaux de Garonne, des Coteaux Macariens, des Portes de l'Entre-deux-Mers, du Brannais, du canton de Targon, du Créonnais, du pays Foyen, du Réolais en Sud Gironde, du Sauveterrois, du secteur de Saint-Loubès, du Sud-Libournais et du Vallon de l'Artolie, adhérentes des deux syndicats mixtes du Pays des Rives de Garonne et du Pays du Haut Entre-deux-Mers et de deux pays au sens de l'aménagement du territoire, le Pays du Cœur de l'Entre-deux-Mers et le Pays du Libournais[3].

Les communes d'Ambarès-et-Lagrave, Bordeaux-Bastide, Branne, Cadillac, Carbon-Blanc, Cenon, Créon, Floirac, La Réole, Lormont, Monségur, Pellegrue, Pujols, Saint-Macaire, Sainte-Foy-la-Grande, Sauveterre-de-Guyenne, Targon, correspondent aux chefs-lieux des dix-sept anciens cantons de l'Entre-deux-Mers[1].

Topographie[modifier | modifier le code]

Situé sur un plissement compris entre la Dordogne et la Garonne (les deux « mers »), le paysage est très vallonné. L'Entre-deux-Mers est composé de l'Entre-deux-Mers bordelais essentiellement planté de vignes, et l'Entre-deux-Mers bazadais portant beaucoup de prés et moins de vignes. Cette séparation correspond aux deux anciens diocèses de Bordeaux et de Bazas, la limite étant une ligne qui va du Pian-sur-Garonne à Sauveterre-de-Guyenne.

L'Entre-deux-Mers est bordé par les régions naturelles du Marmandais (Lot-et-Garonne) et du Bazadais au sud, des Graves et du Bordelais à l'ouest, du Libournais (Fronsadais, Castillonnais) et du Landais (Dordogne) au nord, du Bergeracois (Dordogne) et du Haut-Agenais (Lot-et-Garonne) à l'est[4].

Géologie[modifier | modifier le code]

Bien délimitée par le cours de la Dordogne et de la Garonne, la région naturelle de l'Entre-deux-Mers, correspond à l'aquifère du calcaire à Astéries du Stampien dont la pierre extraite des nombreuses carrières souterraines a servi à la construction des principaux édifices de villes comme Bordeaux, Libourne ou Saint-Émilion.

Le sous-sol est constitué par la sédimentation fluvio-lacustre de l'Éocène supérieur (molasses du Fronsadais), suivie par les sables et les argiles carbonatées de l'Oligocène déposés sur 30 à 50 m (argiles et calcaires de Castillon au nord et molasses de l'Agenais à l'est). Suivent les marnes vertes puis, sur les coteaux et dans les vallées transversales, les calcaires coquilliers déposés sous forme de réseaux karstiques par la transgression marine du Stampien et remplacés au-delà du Dropt par une sédimentation argilo-sableuse continentale (molasses de l'Agenais). Viennent enfin des limons, des sables argileux et des argiles à graviers constitués par l'altération des formations précédentes[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte du réseau hydrographique de l'Entre-deux-Mers)

Enserré entre la Garonne au sud et la Dordogne au nord (les deux « mers », ainsi nommées parce que sous l'influence du mascaret), le pays est sillonné par leurs nombreux petits affluents (et sous-affluents). Leur cours, orientés selon la position de la source par rapport à la ligne de partage des eaux qui délimite ici les deux bassins versants du fleuve et de la rivière, forment autant de vallées transversales creusées dans les coteaux[6].

Confluent avec la Garonne, d'amont en aval : le Médier, qui coule entre Saint-Michel-de-Lapujade et Bourdelles (et son affluent le ruisseau du Loup) ; le Dropt, qui coule entre Monségur et Caudrot et ses affluents la Vignague, qui coule entre Soussac et Morizès (affluents : les ruisseaux de la Chèvre, de la Massaube, de la Fontasse, de Misère, de Gironde, du Babin et des Fleurs), le Ségur, qui coule entre Saint-Ferme et Saint-Martin-de-Lerm (ruisseaux des Poteries, de la Gouraude et de l'Esclop), la Gouraude, qui coule entre Saint-Ferme et Landerrouet-sur-Ségur, et l'Andouille, qui coule entre Saint-Vivien-de-Monségur et Coutures (la Cigogne et le ruisseau Blanc) ; le Galouchey, qui coule entre Saint-Germain-de-Grave et Verdelais (ruisseaux de Saint-Germain-de-Grave, de la Tuilerie, de Bernille, de Barie, de la Gravette, de Peynon, du Bois de l'Encre et de Padouen) ; l'Artolie, qui coule entre Capian et Paillet (ruisseaux de Campareau et de Mansin) ; l'Euille, qui coule entre Targon et Cadillac, (ruisseaux de la Forêt, de Toutigeac, de Machique, de Saint-Pierre-de-Bat, de la Boye, de Vignon, de la Mouleyre, de la Bégonne et de Ricaud) ; le Grand Estey, qui coule entre Targon et Langoiran (ruisseaux de Bouchon, de Lavergne, de Jeanganne, de Barban et de Lubert) ; la Pimpine, qui coule entre Créon et Latresne (ruisseaux de Rauzé, de Carles, de Canterane et de la Bouteronde) ; et enfin le Gua, qui coule entre Tresses et Saint-Louis-de-Montferrand (ruisseaux de Fontaudin, du Mulet, de Moulinat et du Moul).

Confluent avec la Dordogne, toujours d'amont en aval : le Seignal, qui coule entre Ligueux et Saint-Avit-Saint-Nazaire (ruisseaux de la Malaise, des Auvergnats, de la Fonchotte, de Fonlade, du Moiron, des Gouttes et des Prés de la Catine) ; la Gravouse, qui coule entre Riocaud et Eynesse (ruisseaux des Lucettes et de Billouquet) ; la Soulège, qui coule entre Pellegrue et Saint-Avit-de-Soulège ; la Durèze, qui coule entre Pellegrue et Juillac (ruisseaux du Ciron, du Despondé et Font de Rolland) ; l'Escouach, qui coule entre Saint-Antoine-du-Queyret et Civrac-sur-Dordogne (ruisseaux du Romédol, de Pédayne, du Treytis et de la Nazaride) ; la Gamage, qui coule entre Blasimon et Saint-Vincent-de-Pertignas (ruisseaux du Pontet, du Treynem, de Sainte-Catherine, du Turon et du Courbut) ; l'Engranne, qui coule entre Gornac et Saint-Jean-de-Blaignac (ruisseaux des Prés, de la Moulinasse, rouille de Briot, ruisseau de Gourmeron, de Vincène, du Prieur, de Villesèque) ; le Canaudonne, qui coule entre Saint-Léon et Moulon (ruisseaux de Faugères, d'Audigey, courant Rouillé, bras de la Canedonne, le Gimbre, le Peyrat, Font Bilane et ruisseau de la Brède) ; le Gestas, qui coule entre La Sauve et Vayres (ruisseaux de Vayres, de Bonneau, de Raoul, de Landrin, de la Rivière, de Brochard et d'Artigues) ; et enfin la Laurence, qui coule entre Fargues-Saint-Hilaire et Saint-Loubès (ruisseaux de Carsoule, du Cournau et de Font Coulon).

Évasée à l'est sur l'espace ouvert entre le fleuve en provenance des Pyrénées et la rivière née dans le Massif central, la région se referme au nord-ouest sur le bec d'Ambès où se rejoignent la Garonne et la Dordogne pour former l'estuaire de la Gironde[7].

Voies de communication et moyens de transports[modifier | modifier le code]

Les ponts et ouvrages d'art[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de ponts de France.

Jusqu'au XIXe siècle, le franchissement du fleuve et de la rivière se fait par les bacs et le trafic de marchandises est fluvial. Parce qu'il fallait transporter rapidement les troupes napoléoniennes en Espagne, l'Entre-deux-Mers se voit dotée, en 1810, d'un projet de pont sur la Garonne la reliant à Bordeaux. Le pont de pierre entre Bordeaux et La Bastide qui n'est pas encore bordelaise est finalement inauguré le 1er mai 1822[8]. Son pendant, le pont de pierre reliant Libourne à Arveyres est construit sur la Dordogne entre 1820 et 1824. Dès lors les constructions se succèdent.

Les ponts sur les esteys[modifier | modifier le code]

Quelques-uns des ponts du XIXe siècle franchissant les esteys de l'Entre-deux-Mers sont recensés et versés à l'inventaire général du patrimoine culturel : le pont de l'Estey sur le Grand Estey au Tourne[9] ; le pont de Colineau ou de Gassereuille sur le ruisseau de Colineau à La Sauve[10] ; le pont de la Soye sur le ruisseau de la Soye à Haux[11] ; le pont de Mouliot[12] et le pont de Cazillon[13] sur le Chay à Loupiac ; le pont de Laubès[14] et le pont de Gravey[15] sur l'Euille à Laroque ; le pont de Lassijan sur l'Engranne à Frontenac[16] ; le pont de Gaillardon sur le Gaillardon [17] et le pont de Lavergne sur le ruisseau de Lavergne à Capian[18] à Capian. Le pont du Castéra à Latresne et le pont sur l'Artolie à Paillet sont construits respectivement en 1830 et 1831[19].

Les ponts sur la Garonne hors de l'agglomération bordelaise[modifier | modifier le code]

Le pont suspendu construit en 1843 entre Cadillac et Cérons est remplacé en 1881 par un pont métallique de la Société de Louis-Gabriel Le Brun. Il réalise la jonction entre la route départementale 10 de Latresne à Saint-Maixant et la route nationale 113 de Toulouse à Bordeaux[19]. La même année est mis en service le pont métallique entre Langoiran et Portets construit par la Compagnie Fives-Lille[20] opérant la même jonction au plus près de Bordeaux. La navigation fluviale de l'Entre-deux-Mers est coulée[19].

Au début du XXe siècle, un nouveau pont métallique relie Caudrot à Castets-en-Dorthe. L'entre-deux-Mers est également reliée à la rive gauche de la Garonne par les ponts routiers en béton précontraint entre Béguey et Podensac[21] et entre Saint-Macaire et Langon construit en 1998[22]. La même année le pont ferroviaire de la ligne Bordeaux-Sète construit en 1855 par la Société Ernest Goüin et Cie est démoli[23] et remplacé par un nouveau viaduc construit par la Société Demathieu & Bard[24]. À La Réole la Garonne est franchie par un pont routier suspendu construit en 1935 et baptisé Pont du Rouergue[25] et par un viaduc routier reliant la commune à Fontet également réalisé par Demathieu & Bard en 1994[26].

Les ponts sur la Garonne à Bordeaux et dans son agglomération[modifier | modifier le code]

À la suite de la construction en 1822 du pont de pierre franchissant la Garonne à Bordeaux, la passerelle Eiffel est inaugurée le 25 août 1860. Elle relie les réseaux de la Compagnie du Chemin de fer de Paris à Orléans et de la Compagnie des Chemins de fer du Midi, permettant aux voyageurs, qui devaient initialement descendre à la gare d'Orléans, de rejoindre la gare Saint-Jean. Elle est associée à une passerelle piétonne démontée en 1981. Désaffectée, la passerelle Eiffel est classée au titre des monuments historiques et sera dédiée aux piétons à l'horizon 2020. La « première pierre » du pont transbordeur de Bordeaux, pont métallique devant relier les deux rives de la Garonne entre les quartiers de la Bastide et des Chartrons est posée le 19 septembre 1910. L'ouvrage n'est jamais terminé.

Un deuxième pont routier, le pont Saint-Jean, est construit en 1965. Il relie le quai Deschamps, dans le quartier de La Bastide, au quai de Paludate à proximité de la gare Saint-Jean. Le pont d'Aquitaine, projeté dès 1954, est inauguré le 6 mai 1967. C'est un pont autoroutier suspendu permettant à la rocade de Bordeaux de franchir la Garonne entre la commune de Lormont et le quartier du Lac à Bordeaux. En 1993 la Garonne est à nouveau franchie, entre Bouliac et Bègles, par le pont autoroutier François-Mitterrand, parachevant la rocade bordelaise extérieure, et le sera encore à l'horizon 2018 par le pont Jean-Jacques-Bosc, espace public de manifestations et achèvement, entre Floirac et Bègles, de la ceinture intérieure de Bordeaux. Le pont ferroviaire de Bordeaux construit quelques mètres en aval de la passerelle Eiffel et destiné à supporter la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique est mis en service le 11 mai 2008. Enfin, le 16 mars 2013, le pont Jacques-Chaban-Delmas est inauguré, reliant les quartiers de La Bastide et de Bacalan.

Les ponts sur la Dordogne[modifier | modifier le code]

D'aval en amont, le pont Montaigne est le premier pont routier à relier l'Entre-deux-Mers à la rive droite de la Dordogne entre Sainte-Foy-la-Grande et Port-Sainte-Foy-et-Ponchapt dans le département voisin[27]. Lui font suite, entre les communes de Pineuilh et Port-Sainte-Foy, un pont suspendu[28], un viaduc ferroviaire [29] construit en 1870[30] et un pont acier et béton construit en 2002 par l'entreprise Baudin-Châteauneuf[31]. Le pont suivant franchit la Dordogne entre Pessac-sur-Dordogne et Saint-Seurin-de-Prats dans le département voisin[32].

Après la construction en 1825 sur la Dordogne du pont de pierre reliant Libourne à Arveyres, un second pont franchissant la Dordogne est mis en service dans la première moitié du XIXe siècle entre Mouliets-et-Villemartin et Castillon-la-Bataille. Détruit pendant la deuxième Guerre mondiale, il est reconstruit en 1949[33],[34],[35]. Lui font suite, d'amont en aval, les ponts routiers entre Saint-Jean-de-Blaignac et Sainte-Terre[36], entre Branne et Saint-Sulpice-de-Faleyrens[37] et entre Moulon et Libourne et le viaduc ferroviaire entre Arveyres et Libourne[38]. Après Libourne le viaduc du Mascaret construit en 1999 et supportant l'autoroute A89 franchit la Dordogne entre les communes d'Arveyres et de Fronsac.

Quatre ponts sont nécessaires pour franchir la Dordogne entre Saint-Vincent-de-Paul et Cubzac-les-Ponts : le pont suspendu construit en 1836, affaibli par une violente tempête, est démoli en 1869 et remplacé en 1883 par le pont routier de Gustave Eiffel ; en 1886, le pont ferroviaire est mis en service pour supporter la ligne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean ; détruit par l'armée allemande en 1944 il est reconstruit en 1946 ; l'année 1974 voit la mise en service du pont autoroutier supportant l'A10 et dont la capacité est doublée en 2000 ; le quatrième, le viaduc de la Dordogne, devant supporter la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique, est construit légèrement en amont des trois autres ponts, entre Saint-Loubès et Saint-Romain-la-Virvée[39],[40] ; les deux rives sont raccordées le 1er septembre 2014[41].

Les ouvrages d'art ne franchissant aucun cours d'eau[modifier | modifier le code]

La dépression formée par l'ancien marais d'Arveyres est franchie par le viaduc ferroviaire supportant la ligne de Paris-Austerlitz à Bordeaux-Saint-Jean avant sa traversée de la Dordogne. Il est lui-même franchi par le viaduc des Barrails supportant l'autoroute A89 qui traverse la Dordogne sur le viaduc du Mascaret et surplombe les vestiges du moulin de la commanderie templière d'Arveyres.

Le réseau routier[modifier | modifier le code]

Carte du réseau routier de la Gironde.
Article détaillé : Réseau routier de la Gironde.
La rocade est de Bordeaux : la route nationale 230[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Rocade de Bordeaux.

La rocade bordelaise traverse la partie métropolitaine de la région de l'Entre-deux-Mers entre les ponts François Mitterrand et d'Aquitaine en desservant Latresne (sortie 22a), Floirac-La Souys (22b), Bouliac, Floirac-Centre (23), le Haut-Floirac, Tresses (24), la zone industrielle d'Artigues-près-Bordeaux, Cenon, Artigues-Centre (25) Yvrac par la route nationale N89 et l'autoroute A89 (26), Carbon-Blanc, Lormont (27), l'échangeur avec l'autoroute A10 vers Paris (sortie 01), Bassens, Carbon-Blanc, la zone industrielle du bec d'Ambès, le port et la zone industrielle d'Ambès, Lormont Bordeaux-Bastide (02) et le Vieux-Lormont (03)[42].

Les bords de Garonne : la route départementale 10[modifier | modifier le code]

Avant de longer la rive droite de la Garonne, la route départementale 10, cette « si jolie petite route »[43], nous arrive de Dordogne par Saint-Antoine-sur-l'Isle d'où elle se dirige vers l'estuaire de la Gironde à l'ouest, traverse la rivière entre Cubzac-les-Ponts et Saint-Vincent-de-Paul par le pont Eiffel , où elle se confond avec la route nationale 10, dont elle se sépare pour remonter le long de la rive gauche de la Dordogne vers le bec d'Ambès. De là, elle commence sa longue promenade vers le sud le long de la rive droite de la Garonne jusqu'à Saint-Macaire, avant de franchir le fleuve à Langon pour continuer sa course jusqu'à Captieux, dans le sud du Bazadais[44].

Après Ambès, elle longe donc la Garonne en traversant Saint-Louis-de-Montferrand, Bassens, Lormont, abandonne la place à la route départementale 113, se perd, entre quai de Brazza et rocade dans les rues des communes de la métropole bordelaise, Cenon, Floirac et Bouliac, pour plonger résolument dans le cœur de l'Entre-deux-Mers à partir de Latresne, où elle franchit la Pimpine et devient la « Route François Mauriac »[43]. Après Quinsac, et Camblanes-et-Meynac, elle retrouve les bords de Garonne à Cambes, s'en éloigne encore à Baurech, les retrouve à nouveau au Tourne et à Langoiran, traverse Lestiac-sur-Garonne, Paillet, Rions, Béguey, Cadillac, Loupiac, Sainte-Croix-du-Mont, Verdelais, Saint-Maixant, d'où la D19 conduit à Malagar, et enfin Saint-Macaire où elle rejoint la route nationale 113 pour franchir la Garonne par le pont qui la mène à Langon[44].

Les quais de Bordeaux et la route départementale 113[modifier | modifier le code]

Autre parcours sur les bords de Garonne, la route départementale 113, court tout d'abord au centre du bec d'Ambès, où elle est prend le nom de voie rapide-Ambès-Bassens, pour venir se confondre, après avoir longé Ambarès-et-Lagrave, avec la route départementale 10 au niveau de la zone pétrochimique du port de Bordeaux à Bassens. Elle retrouve brièvement sa numérotation à Lormont, sous le pont d'Aquitaine et le long du parc de l'Ermitage-Sainte-Catherine[45].

Lui font suite, face au port de la Lune de la rive gauche, longeant le quartier de la Bastide et ponctués par les ponts Chaban-Delmas, de pierre, Saint-Jean et François-Mitterrand, les quais de Brazza, des Queyries, Deschamps et, se prolongeant sur Floirac, le quai de la Souys. La route départementale 113 apparaît à nouveau entre Bouliac et Latresne[45].

Les bords de Garonne : l'ancienne route nationale 113[modifier | modifier le code]

À Saint-Macaire, la route départementale 1113, ancienne route nationale 113 de Bordeaux à Marseille, prend le relai de la route départementale 10 pour relier, en suivant plus ou moins les bords de la Garonne, Saint-Pierre-d'Aurillac, Saint-Martin-de-Sescas, Caudrot, Casseuil, Gironde-sur-Dropt où elle franchit le Dropt, La Réole, Bourdelles, Montagoudin, Mongauzy et Lamothe-Landerron avant de poursuivre son parcours en Lot-et-Garonne vers Marmande sous la dénomination de route départementale 813[46].

Les liaisons ferroviaires[modifier | modifier le code]

Le tramway[modifier | modifier le code]

Les lignes de bus[modifier | modifier le code]

Les pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il se peut que le nom Entre-deux-Mers provienne des effets du phénomène de mascaret, pendant lequel la mer remonte les cours de la Garonne et de la Dordogne sur plusieurs kilomètres. Mais l'hypothèse la plus vraisemblable est que ce nom remonte au gascon « mar » (maa, mâ) qui était donné jadis non seulement à la mer mais aussi aux fleuves. L'Entre-deux-Mers serait donc en réalité le pays « entre deux fleuves ». La dénomination « Entre-deux-Mers » est popularisée par l'appellation viticole de vin blanc sec correspondant à cette région.

Le sud-est de la région est appelé Haut Entre-deux-Mers. Ce petit pays, centré sur la basse vallée du Dropt, prolonge au nord le Bazadais. Au IIIe siècle, il faisait partie de la Novempopulanie alors que l'ouest de la région était, comme le Bordelais, attribué à l'Aquitaine seconde.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette région de tradition gasconne fait partie de la Guyenne girondine. Elle inclut historiquement le territoire du quartier de La Bastide, rattaché à Bordeaux au XIXe siècle.

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture[modifier | modifier le code]

La région porte sur son terroir les douze appellations d'origine contrôlée et dénominations géographiques du vignoble de l'Entre-deux-Mers[47] où règnent le sauvignon, le sémillon et la muscadelle, cépages entrant principalement dans la composition des vins blancs secs ou liquoreux typiques de la région. Le merlot et le cabernet-sauvignon sont ici majoritairement associés pour composer les rouges dont la production tend à se développer[48].

Le territoire de ses communes se trouve dans l'aire géographique de production de l'entre-deux-mers[49], appellation d'origine contrôlée des vins blancs secs issus du vignoble du même nom, du premières-côtes-de-bordeaux (vins blancs secs)[50] et du côtes-de-bordeaux-cadillac (vins rouges)[51], du cadillac (vins blancs liquoreux)[52], du bordeaux-haut-benauge[53] et de l'entre-deux-mers-haut-benauge (vins blancs secs)[49], dénominations géographiques, du sainte-foy-bordeaux (vins blancs secs, moelleux, liquoreux et rouges)[54], du graves-de-vayres (vins blanc secs ou rouges)[55], du côtes-de-bordeaux-saint-macaire (vins blancs secs, moelleux et liquoreux)[56], dénomination géographique, du loupiac (vins blancs liquoreux)[57] et du sainte-croix-du-mont (vins blancs moelleux et liquoreux)[58]. Toute la région produit en outre des rouges, des clairets, des rosés, des blancs secs, doux ou effervescents sous les dénominations bordeaux et bordeaux-supérieur[48].

Culture et traditions[modifier | modifier le code]

Spécialités gastronomiques[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

  • L'occitan, dans sa variante gasconne septentrionale, est la langue traditionnelle de l'Entre-deux-Mers. Ce nord-gascon garonnais s'étendait jusque dans le Marmandais où il était qualifié de « planiu » (planiw) par les gens des coteaux de parler nord-languedocien « guyennais » lequel était parfois qualifié de « périgord » par les gens de la plaine.
  • Le gascon de l'Entre-deux-Mers possédait des points communs avec le gascon bordelais ([b] intervocalique, passé et subjonctif en -u-, absence de a- prosthétique…) mais aussi avec le gascon bazadais (-s- intervocalique au lieu de -d-…). En gascon, les villes de la région s'écrivent en graphie dite classique Sent Macari, Sauvatèrra, La Rèula, Montsegur, Pelagrua, Santa Fe, Brana, Pujòus, Creon, Targon, Cadilhac, Lengoiran
  • Le gavache, un dialecte d'oïl issu du saintongeais parlé entre le XVe et le XIXe siècle par les communautés isolées en terre gasconne de la petite Gavacherie, une quinzaine de communes autour du bourg de Monségur. Cet idiome est aujourd'hui éteint en Entre-deux-Mers.

Écrivains gascons locaux[modifier | modifier le code]

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Écrivains de l'Entre-deux-Mers de langue gasconne :

  • Elie Boirac (Saint-Macaire)
  • Fernand Masson dit « Florimond » (Caudrot)
  • son fils Jean Masson dit « Jehan d'Oc »
  • Chéri Gaussem (maire de Gabarnac pendant la Première Guerre mondiale)
  • Jean Maurice, boulanger et félibre (Lignan)
  • l'abbé Girardeau (Le Pian, XVIIIe)
  • l'abbé Manceau (La Réole)
  • l'abbé Giraudet (Ste Croix)
  • Urbain Savignac (Saint-Quentin-de-Baron)
  • Charles Garrau, poète languedocien de Sainte-Foy-la-Grande
  • François Mauriac originaire de Langon , revenait régulièrement dans la propiété de malagar ou il écrivit entre autres

Une chanson gasconne de l'Entre-deux-Mers, « Jean de la Rèula » (« Yan de la Réoule ») :

« Jan de la Rèula mon amic, a quala òra son las marèias? Aquesta nuit, a mijanuit, a tota òra de la nuit. Jan de la Rèula mon amic, ah que ta « fama » es mau coihada! Mèna-me-la, te la coih'rèi, a l'ombreta dau perseguèir! »

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Carte des cantons et communes de la Gironde avant et après le redécoupage de 2014 (Cf. Liste des cantons de la Gironde et Élections départementales de 2015 dans la Gironde)
  2. Représentant près de la moitié des 542 communes de la Gironde
  3. Carte des EPCI de la Gironde
  4. Frédéric Zégierman, Le Guide des pays de France, Sud, Paris, Fayard, 1999, 638 p. (ISBN 2-213-59960-2)
  5. « Géologie et hydrologie de l'Entre-deux-Mers », Système d'information sur l'eau du bassin Adour-Garonne (lire en ligne)
  6. « Les milieux naturels de l'Entre-deux-Mers », Atlas des paysages de Gironde, conseil départemental de la Gironde (lire en ligne)
  7. « L'eau, charpente essentielle des paysages de la Gironde », Atlas des paysages de Gironde, conseil départemental de la Gironde (voir en ligne)
  8. Évocation du vieux Bordeaux, Louis Desgraves, Paris, Éditions de Minuit, 1976, 448 p. (ISBN 2-7073-0126-4)
  9. « Pont de l'Estey », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Pont de Colineau », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Pont de la Soye », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Pont de Mouliot », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Pont de Cazillon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Pont de Laubès », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Pont de Gravey », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Pont de Lassijan », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Pont de Gaillardon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Pont de Lavergne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. a, b et c La Route François Mauriac, Colette Lièvre, Certificat international d’écologie humaine, université Bordeaux I, UFR de sciences biologiques, 2001, p. 81 à 89.
  20. « Pont Fives-Lille », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Pont Béguey-Podensac sur le site de la mairie de Béguey (voir en ligne)
  22. Pont Saint-Macaire-Langon sur le site Structurae (voir en ligne)
  23. Ancien pont ferroviaire de Langon, Structurae (lire en ligne)
  24. Viaduc de Langon, Structurae (voir en ligne)
  25. Pont du Rouergue à La Réole, Structurae (voir en ligne)
  26. Vaduc de La Réole, Structurae (lire en ligne)
  27. Pont Montaigne, Structurae (lire en ligne)
  28. Pont suspendu de Sainte-Foy-la-Grande, Structurae (lire en ligne)
  29. Viaduc ferroviaire de Sainte-Foy-la-Grande (lire en ligne)
  30. Pont de Pineuilh, sur le site Visites en Aquitaine de la région Aquitaine (lire en ligne)
  31. Pont de Sainte-Foy-la-Grande, Structurae (lire en ligne)
  32. Pont de Pessac, Structurae (lire en ligne)
  33. Pont de Castillon, Visites en Aquitaine (lire en ligne)
  34. Pont de Castillon-la-Bataille, Structurae (lire en ligne)
  35. Un pont métallique dont la date de construction n'est pas connue existe en aval entre les deux mêmes communes.
  36. Pont sur la Dordogne, Structurae (lire en ligne)
  37. Pont du CD936 sur la Dordogne (lire en ligne)
  38. Viaduc ferroviaire de la Dordogne, Structurae (lire en ligne)
  39. « Cubzac les… quatre ponts », Jean-Paul Vigneaud, Sud Ouest, 8 août 2011 (lire en ligne)
  40. « La LGV en images de synthèse d'Ambares-et-Lagrave à Saint-Andre-de-Cubzac » sur le site de LISEA (voir en ligne)
  41. Viaduc de la Dordogne, Structurae (lire en ligne)
  42. Rocade Est de Bordeaux (route nationale 230) sur les sites WikiSara (lire en ligne) et Saratlas (voir en ligne)
  43. a et b La Route François Mauriac, Colette Lièvre, Certificat international d’écologie humaine, université Bordeaux I, UFR de sciences biologiques, 2001.
  44. a et b La route départementale 10 sur le site WikiSara (lire en ligne)
  45. a et b La route départementale 113 sur le site WikiSara (lire en ligne)
  46. La route nationale 113 sur le site WikiSara (lire en ligne)
  47. Carte IGN des vins de Bordeaux
  48. a et b Guide des régions et des appellations : Bordeaux — Entre-deux-Mers
  49. a et b Cahier des charges de l'appellation entre-deux-mers et de la dénomination géographique entre-deux-mers-haut-benauge
  50. Cahier des charges de l'appellation premières-côtes-de-bordeaux
  51. Cahier des charges de l'appellation côtes-de-bordeaux-cadillac
  52. Cahier des charges de l'appellation cadillac
  53. Cahier des charges de l'appellation bordeaux et de la dénomination géographique bordeaux-haut-benauge
  54. Cahier des charges de l'appellation sainte-foy-bordeaux
  55. Cahier des charges de l'appellation graves-de-vayres
  56. Cahier des charges de l'appellation côtes-de-bordeaux-saint-macaire
  57. Cahier des charges de l'appellation loupiac
  58. Cahier des charges de l'appellation sainte-croix-du-mont

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]