Abbaye de Bonne-Espérance

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Ancienne abbaye de Bonne-Espérance
Vue générale de l'édifice
Vue générale de l'édifice

Ordre Prémontrés
Fondation 1130
Fermeture 1797
Diocèse Tournai
Personnes liées Philippe de Harveng
Style(s) dominant(s) Néo-classique
Gothique
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (1973, Les parties du XIIIe au XVIIIe siècles, no 56085-CLT-0005-01)
Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine exceptionnel (2013, Les parties de XIIIe au XVIIIe siècles de l'ancienne abbaye y compris l'église abbatiale et la ferme abbatiale, no 56085-PEX-0001-02)
Localisation
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Commune Drapeau d'Estinnes Estinnes
Coordonnées 50° 23′ 10″ N 4° 08′ 23″ E / 50.386111111111, 4.139722222222250° 23′ 10″ Nord 4° 08′ 23″ Est / 50.386111111111, 4.1397222222222

Géolocalisation sur la carte : Hainaut

(Voir situation sur carte : Hainaut)
Ancienne abbaye de Bonne-Espérance

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(Voir situation sur carte : Belgique)
Ancienne abbaye de Bonne-Espérance

L'abbaye de Bonne-Espérance se situe dans la commune d'Estinnes, à Vellereille-les-Brayeux, en Belgique. Fondée en 1130 et destinée initialement à l'établissement d'une communauté de chanoines prémontrés, Bonne-Espérance est la seule abbaye du Hainaut dont les bâtiments ont survécu aux révoltes et aux destructions de la Révolution française[1]. Cet ensemble architectural classé, inscrit sur la liste du « Patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne »[2], abrite depuis le [3] un établissement d'enseignement primaire et secondaire, le collège Notre-Dame de Bonne-Espérance.

L'abbaye de Bonne-Espérance[modifier | modifier le code]

Blason de l'abbaye

Histoire[modifier | modifier le code]

La principale source permettant de retracer partiellement l’histoire de l’abbaye est l’ouvrage d’Englebert Maghe (42e abbé de Bonne-Espérance) intitulé Chronicum Ecclesiae Beatae Mariae Virginis Bonae Spei ou, plus simplement, Chroniques de Bonne-Espérance (1704)[4]. Avant la publication de cet ouvrage imprimé, Maghe a dû classer, rassembler et compiler tous les documents de l'abbaye en un recueil, un cartulaire en dix-huit volumes toujours conservé à l'heure actuelle[N 1].

Origines[modifier | modifier le code]

Tout commence avec un certain Raynard, seigneur de Croix-lez-Rouveroy — ou Renaud de Croix[5] —. Guillaume, son fils, est séduit par les idées de Tanchelin (ou Tanchelme), un hérétique qui sévit dans la région d'Anvers. Cependant, le fondateur de l'ordre des Prémontrés, Norbert de Xanten, parvient à convertir Guillaume de Croix à la foi catholique[6]. En signe de reconnaissance, Raynard offre alors à la communauté de l'abbaye de Prémontré une partie de ses terres situées à Ramegnies[N 2], un lieu-dit proche de Merbes-Sainte-Marie et Peissant[7].

Détail de la façade principale.

Tandis que Guillaume suit Norbert à l'abbaye de Prémontré, d'autres religieux du même ordre s'établissent à Ramegnies en 1126, afin d'y fonder un nouveau monastère. Ils sont sous la conduite d'un certain Odon, d'abord chanoine à Laon, puis à Cuissy, devenant ensuite abbé de Bonne-Espérance. La communauté ne reste pas longtemps à Ramegnies et décide de s'implanter plus tard à Sart-Richevin[N 2], sur le territoire de Vellereille-les-Brayeux, sous l'impulsion de Renaud et Béatrix de Croix[5]. En 1128, la fondation est érigée en abbaye et, l'année suivante, Odon est nommé premier abbé de la communauté religieuse. Enfin, un second déménagement, en 1130, mène Odon et ses chanoines au site actuel, qui surplombe la vallée de la Haine. Ces deux déménagements peuvent probablement s'expliquer par un manque d'eau potable et une instabilité du terrain[8].

L'origine du nom Bonne-Espérance demeure obscure. Ce nom apparaît pour la première fois en 1131 dans une charte de Liéthard ou Liétard, alors évêque de Cambrai. Selon une première hypothèse, les chanoines, heureux d'avoir enfin trouvé un endroit définitif pour y établir leur communauté, ayant donc bon espoir pour le devenir de la communauté, auraient baptisé leur maison Bona Spes, traduction latine de bonne espérance. La légende dit même qu'en découvrant le site, Odon se serait exclamé « Bonæ spei fecisti filios tuos », qui signifie en latin « Tu as inspiré à tes fils la bonne espérance » (Sg 12,19)[9]. La seconde hypothèse prône qu'un culte à Notre-Dame de Bonne-Espérance existait déjà à cet endroit au moment de la fondation de l'abbaye[8].

Développement économique[modifier | modifier le code]

Les XIIe et XIIIe siècles représentent une période d’important développement économique pour l’abbaye : en deux siècles environ, la communauté acquiert plusieurs milliers d'hectares de terres dispersées çà et là dans le Comté de Hainaut et le Duché de Brabant. À la fin de l'Ancien Régime, on dénombre pas moins de 4 700 hectares de terres[N 3], ce qui fait de Bonne-Espérance une puissance foncière relativement importante.

Déjà en 1130, les chanoines de Bonne-Espérance ne partent pas de rien : en effet, Raynard offre quelques-uns de ses domaines à l’abbaye, suivi par d’autres généreux chrétiens. Les domaines en question sont rapidement entretenus par les frères convers, qui exercent avant tout une activité manuelle et ne sont normalement pas destinés à la prêtrise. Ces derniers vivent dans de petits prieurés plus proches des domaines administrés. La situation économique de la communauté reste stable jusqu’au XVIe siècle. Cependant, dès le XIVe siècle, le nombre de frères convers baissant, les chanoines doivent faire appel à des domestiques[10]. Le déclin progressif de cette prospérité de l'abbaye les amène même à licencier presque tous les gens de métier[11].

Philippe de Harveng[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Philippe de Harveng.

Un personnage-clé des débuts, qui participe substantiellement à la prospérité économique de la communauté, est le frère Philippe de Harveng (né au début du XIIe siècle - mort en 1183), prieur de Bonne-Espérance dès 1130-1131. Vers 1147, Philippe se querelle avec le célèbre moine Bernard de Clairvaux au sujet du transfert d’un religieux de Bonne-Espérance vers l’abbaye de Clairvaux. Cet incident conduit les supérieurs de Philippe à le condamner à l’exil en 1148. Mais, trois ans plus tard, ils reviennent sur leur décision et finissent par l'innocenter. En 1152, Philippe de Harveng peut donc regagner le monastère, dont il devient le deuxième prélat de 1157 à 1182[4].

À côté de la gestion quotidienne de Bonne-Espérance, Philippe de Harveng est un grand intellectuel. On lui attribue plusieurs lettres à caractère théologique ou plus personnelles ; des œuvres d'exégèse comme un opuscule sur la Damnation de Salomon, des commentaires sur le Cantique des cantiques. Philippe a également rédigé des vies de saints écrites en prose rimée, comme celles de Feuillien de Fosses, de Ghislain de Mons, de Landelin ou encore d'Oda de Rivreulle, contemporaine de Philippe, abbesse d'un éphémère couvent norbertin situé près de Faurœulx. Enfin, on lui a attribué bien souvent à tort certains poèmes[12].

Certaines de ces œuvres offrent des informations utiles à la compréhension de la vie chez les Prémontrés de l'époque et plus généralement de la Renaissance du XIIe siècle.

Guerres et pillages[modifier | modifier le code]

En bas à gauche, les vestiges du refuge de Bonne-Espérance à Binche (XIIIe s.).

La première partie du XVIe siècle est marquée dans la région par les affrontements entre les troupes de François Ier et celles de Charles Quint. À ce moment-là naissent également les tensions entre catholiques et protestants. En 1542, les formations du futur roi Henri II de France, le fils de François Ier, assiègent la ville de Binche, située à quatre kilomètres de Bonne-Espérance. Les environs sont inévitablement pillés par les soldats et l'abbaye n'échappe pas au pillage, qui se reproduira à nouveau en 1554[13].

Bien pire encore, le , en plein contexte de guerres de religion, le prince d'Orange Guillaume Ier d'Orange-Nassau envahit l'abbaye et ses soldats mettent le feu aux bâtiments. La communauté se tourne vers ses refuges établis à Mons et à Binche, mais le premier est lui-même mis à sac en 1572 par les troupes de Louis de Nassau et le second subit le même sort en 1576[14]. S'ensuit alors une période d'endettement et de précarité pour la communauté norbertine.

Renouveau[modifier | modifier le code]

Bonne-Espérance vers 1600 (Albums de Croÿ). On distingue le clocher gothique à côté d'autres bâtiments aujourd'hui disparus.

Au début du XVIIe siècle, Bonne-Espérance tente de se relever et commence à emprunter des fonds pour pouvoir restaurer les bâtiments abbatiaux. Les chanoines peuvent également compter sur de pieux mécènes. En effet, les gouverneurs des Pays-Bas espagnols, les archiducs Albert de Habsbourg et Isabelle d'Espagne se montrent généreux envers les communautés religieuses dont les bâtiments ont été dévastés par les guerres de religion. Bonne-Espérance peut donc bénéficier de grandes restaurations[15].

Cependant, les emprunts se multiplient sous l'abbatiat d'Augustin de Felleries (1642-1671) : la situation financière de l'abbaye est telle que son successeur, Englebert Maghe (1671-1708), doit faire face à de nombreux procès. Pour la défense de la communauté, il s'attèle à réunir tous les documents concernant l'abbaye en un précieux cartulaire, dont les dix-huit volumes sont encore conservés à la bibliothèque à l'heure actuelle[4].

Au XVIIIe siècle, le comté de Hainaut, sous domination autrichienne, connaît une longue période de prospérité et de paix. Un vaste chantier de modernisation des bâtiments de Bonne-Espérance commence alors dès 1714 avec les réalisations néo-classiques de l'architecte montois Nicolas De Brissy[N 4] et se termine peu avant la Révolution française avec notamment l'édification, de 1770 à 1776, de la nouvelle abbatiale dessinée par Laurent-Benoît Dewez[16].

Les conséquences de la Révolution française[modifier | modifier le code]

Bonne-Espérance et alentours sur la carte de Ferraris (1771-1778).

Après la bataille de Jemappes qui voit s'affronter les troupes révolutionnaires et autrichiennes, la communauté norbertine est contrainte de quitter le monastère, déclaré « bien national » par les révolutionnaires français en 1793. Les Autrichiens reprennent ensuite temporairement le contrôle de la région et les chanoines regagnent l'abbaye. L'abbaye est cependant pillée par les troupes françaises le [11]. Au même moment, les abbayes voisines de Lobbes et d'Aulne sont incendiées et détruites par les soldats du général Charbonnier : plusieurs milliers de manuscrits partent ainsi en fumée.

Le , les troupes révolutionnaires françaises chassent définitivement les derniers religieux de Bonne-Espérance. Les bâtiments sont vendus et rachetés en secret par la communauté via le fermier de la Basse-Cour[17]. Mais les difficultés à reprendre la vie monastique sont telles que les derniers chanoines survivants se résolvent, le , à faire don de leur abbaye au séminaire épiscopal du diocèse de Tournai[18]. L'évêché de Tournai décide alors d'ouvrir, le [3], dans les bâtiments de l'abbaye un « petit séminaire », c'est-à-dire un établissement d'enseignement secondaire destiné en premier lieu à la formation des prêtres[N 5].

Liste des abbés de Bonne-Espérance[modifier | modifier le code]

Vie quotidienne des chanoines[modifier | modifier le code]

Les communautés norbertines suivaient la Règle de saint Augustin. La vie monastique s'y partageait entre vie contemplative et vie active, selon le vœu de saint Norbert.

La vie contemplative et intellectuelle[modifier | modifier le code]

Des offices appelées Matines (lectures de psaumes) et Laudes avaient lieu avant l'aube. Les Laudes comprenaient généralement trois psaumes, une lecture et un cantique biblique. La journée du chanoine commençait d'ordinaire vers 4 heures du matin. Avaient lieu alors des messes, une méditation, l'office de Prime (au lever du jour) et la coulpe, c'est-à-dire la confession publique de ses péchés. Vers 7 heures 30 du matin, les jeunes prenaient part à la leçon de théologie, tandis que les plus anciens s'adonnaient à des études quelconques. À 9 heures était célébré l'office de Tierce, suivi d'une grand-messe conventuelle et de l'office de Sexte. Vers 10 heures 30 reprenait une période d'étude jusqu'au dîner. À 11 heures 30, un chanoine sonnait la cloche pour annoncer le dîner. Le dîner se prenait dans le silence et un chanoine récitait, depuis la chaire, des versets de la Bible. La discussion entre chanoines était néanmoins autorisée, un dîner par semaine.

Après dîner, la communauté se rendait à l'église pour le Miserere et l'office de None. Ces offices suivis, les chanoines avaient droit à un temps de récréation et, une fois par semaine, à une promenade. Après la récréation, ils se remettaient à étudier jusqu'aux Vêpres. L'office terminé, chacun rejoignait sa chambre pour une dernière période d'étude. Vers 5 heures du soir venait le souper ou collation, toujours pris en silence. Une ultime récréation précédait l'office de Complies, à 7 heures du soir ; vers 8 heures, tout le monde allait dormir[20].

La bibliothèque[modifier | modifier le code]
La bibliothèque (1713-1718).

La pièce qui sert encore de bibliothèque aujourd'hui date de la prélature de l'abbé de Patoul, c'est-à-dire vers 1713-1718, mais il est attesté qu'une autre pièce de 1510-1537 servait auparavant de bibliothèque[21]. Ce local a été entièrement rénové et sert actuellement de salle de conférence. La copie des manuscrits a eu lieu dès le début à Bonne-Espérance et même après l'apparition de l'imprimerie[22].

À la fin du XVIIIe siècle, bon nombre d'ouvrages ont disparu ou ont été déplacés à des endroits divers[N 1]. Cependant, quelques manuscrits appartiennent encore à Bonne-Espérance :

D'autres manuscrits sont conservés à des endroits divers, comme à la bibliothèque de l'Université de Mons, à la Bibliothèque royale de Belgique à Bruxelles, à l'Abbaye de Maredsous, à La Haye, à Paris ou encore à Tournai. Parmi ceux-ci, on peut mentionner :

La vie « séculière »[modifier | modifier le code]

Anderlues, l'église St-Médard

Dès la fondation de l'abbaye, il arriva que des chanoines fussent appelés à exercer le ministère paroissial, c'est-à-dire la fonction d'un prêtre de campagne. En effet, de nombreuses paroisses des régions avoisinantes appartenaient à l'abbaye. Il s'agissait, dans l'ordre alphabétique, des cures d'Anderlues, Bois-d'Haine, Carnières, Chaumont-Gistoux, Courcelles, Croix-lez-Rouveroy, Erquelinnes, Familleureux, Fayt-lez-Manage, Feluy, Gentinnes, Gouy-lez-Piéton, Haine-Saint-Paul, Huizingen, Leugnies, Mont-Sainte-Aldegonde, Mont-Sainte-Geneviève, Morialmé, Morlanwelz, Orbais, Ressaix, Seneffe, Senzeille, Sombreffe, Soumoy, Thorembais-Saint-Trond et, non loin de la communauté, Vellereille-les-Brayeux[25].

Cette similitude avec le clergé séculier n'est qu'apparente. En effet, les chanoines en paroisse devaient toujours obéir à l'abbé et revenir dans la communauté s'il leur en avait donné l'ordre. De plus, ils devaient, comme à l'abbaye, vivre pauvrement, jeûner, s'abstenir régulièrement, manger avec frugalité… Ils n'étaient pas libre de circulation et ne pouvaient, par exemple, rendre visite à leurs parents sans autorisation de l'abbé. Toute action temporelle ou personnelle des Norbertins était régie par l'abbé, le ministère paroissial restant de l'autorité de l'évêque de Cambrai.

Trois sources de revenus incombaient au chanoine en paroisse. La première était, bien entendu, la dîme. La deuxième consistait en douaires, c'est-à-dire des ressources nécessaires à l'entretien de l'église et du presbytère, en ce compris le salaire du prêtre en fonction. La dernière provenait du casuel, en d'autres termes les offrandes versées par les fidèles lors de la messe[26].

La vie charitable[modifier | modifier le code]

La chapelle de l'infirmerie (1791).

On sait qu'une infirmerie existait à Bonne-Espérance depuis 1260. On y soignait et logeait des jeunes malades, des vieillards ou même des invalides de la région. Toujours, l'abbaye de Bonne-Espérance a eu le souci d'accueillir les plus démunis et les gens du peuple devaient avoir beaucoup de considération pour cette communauté qui les soignait et les nourrissait. En 1787, on mentionne d'ailleurs que l'argent consacré aux aumônes et aux frais d'hospices représentait le quart des revenus engrangés par l'abbaye. Ces revenus provenaient des nombreuses dépendances (fermes, terres, extractions de charbon) que possédait l'abbaye[22].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le jardin botanique et les bâtiments de l'aile gauche en vue aérienne

Des premières constructions en style roman, il ne reste rien. En revanche, plusieurs pièces de style gothique subsistent, comme le cloître, la salle capitulaire, la cuisine, la tour de la basilique et quelques éléments de l'ancienne abbatiale (fenêtres, colonnes) intégrés dans les murs de l'actuelle basilique. La majeure partie de l'abbaye, de style néoclassique, date en fait du XVIIIe siècle. Par après, d'autres annexes ont été construites, aux XIXe et XXe siècles, la dernière réalisation en date étant le bassin de natation du Collège, en 1969. Comme signalé plus haut, le site abbatial fait partie du patrimoine majeur reconnu comme tel par la Région wallonne depuis plusieurs décennies. Durant les années 1990, la basilique de Bonne-Espérance a bénéficié de subsides destinés à la restauration extérieure de cette abbatiale et de sa tour : 95 % de ces subsides provenaient de la contribution de la Région wallonne en matière de sauvegarde du patrimoine majeur, les 5 % restants représentant l'argent récolté par l'association sans but lucratif (ASBL) Les Compagnons de l'Abbaye mais aussi les subsides versés par la Commune d'Estinnes. Enfin, d'importantes restaurations des bâtiments entourant le jardin ont débuté en 2005, toujours grâce à des subsides de la Région wallonne, de la commune d'Estinnes et à la générosité des anciens et amis de Bonne-Espérance impliqués dans l'une ou l'autre ASBL.

Plan du site[modifier | modifier le code]

Plan général des bâtiments abbatiaux et des annexes plus récentes, tels qu'on peut les admirer en 2015. Chaque couleur correspond au siècle de construction du bâtiment :
  •      XIIIe siècle
  •      XVe siècle
  •      XVIe siècle
  •      XVIIIe siècle
  •      XIXe siècle
  •      XXe siècle

La façade et les ailes du jardin botanique[modifier | modifier le code]

Aile gauche (1767)
Aile droite (1760)

Il faut savoir qu'à l'époque, le jardin botanique n'existait pas. En lieu et place de ce jardin se déployait une cour, dite « Cour d'honneur », et qui datait du XVIIe siècle. Tous les bâtiments entourant le jardin datent, eux, du XVIIIe siècle.

En entrant dans ce jardin, on peut remarquer d'abord de chaque côté un bâtiment présentant en son centre une ancienne porte charretière surmontée d'une tourelle. Le bâtiment de gauche est occupé aujourd'hui par la section primaire du collège, tandis que celui de droite fait partie de l'ancienne « basse-cour » (1765-1769), toujours habitée actuellement. Le regard se tourne ensuite vers la façade principale au centre et les deux ailes principales du jardin, de style néoclassique : elles sont l'œuvre de Nicolas De Brissy[N 4], architecte originaire de Mons.

La façade (1738-1741), d'une longueur de 76 mètres, est flanquée de deux pavillons, dont celui du père abbé à gauche. Le reste du bâtiment de façade était quant à lui destiné au logement des hôtes. On remarque que le centre de la façade est constitué uniquement de pierre : c'est par là que les hôtes de marque accédaient à leurs appartements. On accède alors à l'étage de cet ancien quartier des hôtes par un large escalier en pierre bleue et en chêne sculpté. Les deux rampes de l'escalier présentent des motifs en forme de lyre et se rejoignent à l'étage pour former une balustrade.

L'aile principale de gauche (1767) présente en son centre un portail surmonté d'un cadran solaire. Celle de droite (1760) présente quant à elle plusieurs baies vitrées en arcade. À côté de cette aile principale de droite, entre l'aile et la façade, subsiste un large portail appelé portail de Felleries, construit sous la prélature de l'abbé éponyme.

Le quartier abbatial[modifier | modifier le code]

Escalier menant au quartier de l'abbé (XVIIIe s.).

L'existence d'un quartier réservé au père abbé à Bonne-Espérance est attestée dès le XVe siècle. Ce lieu a été plusieurs fois restauré ou agrandi, en 1570, 1588 et 1640[27]. Cependant, le quartier abbatial qui subsiste aujourd'hui date de la prélature d'Adrien Houze (1752-1772) : il se situe dans le pavillon de gauche de la façade principale, au-dessus de la porte cochère. On y accède via un escalier en chêne à courbe ellipsoïde, dont la rampe se termine par la sculpture d'un agneau couché. Cet escalier daterait de la prélature de Jérôme Petit (1724-1752), puisque ses armoiries comportent elles aussi un agneau[28].

Concrètement, les appartements du père abbé consistent en quatre petites pièces de dimensions similaires, dont trois présentent un intérêt patrimonial. La pièce qui fait office d'antichambre est recouverte de lambris de chêne : elle communique, d'une part, avec une chambre à coucher, d'autre part, avec une autre pièce lambrissée. Il s'agit d'un beau salon équipé d'une cheminée en marbre de style Louis XIV et orné de petits tableaux racontant la vie de saint Frédéric de Hallum (nl)[N 6], dont les reliques sont conservées à Bonne-Espérance[29].

De ce salon, on accède à un petit oratoire circulaire, lui aussi lambrissé de chêne et orné d'un autel coiffé d'un baldaquin. Le parquet de cette chapelle privée représente une étoile, tandis que la coupole représente Dieu dans les nuages en trompe-l'œil[29].

Le cloître[modifier | modifier le code]

Le cloître, aile est jouxtant la salle capitulaire.

Élément central de l'abbaye, le cloître de style gothique date de la seconde moitié du XIIIe siècle : les galeries sud, est et ouest étaient terminées à la mort de l'abbé Adam de Cousolre en 1286. L'aile nord a elle été bâtie sous l'abbatiat de Gautier de Flavenne (1286-c. 1291)[30]. Au début du XVIe siècle, le cloître a subi d'importants remaniements, en particulier dans la galerie nord et trois travées nord de l'aile ouest. Enfin, les arcades donnant sur le préau intérieur ont été remplacées en 1715 par des murs de briques et de pierres percés de fenêtres en plein cintre[30],[31].

Sur le plan architectural, chaque aile du cloître compte neuf travées, toutes couvertes de croisées d'ogives quadripartites. Les nervures de ces ogives s'appuient sur des culs-de-lampe de deux types : les plus anciens, en pierre blanche d'Avesnes (XIIIe siècle), et ceux datant des remaniements du XVIe siècle, en pierre bleue d'Écaussinnes[30],[31]. Comme dans la cuisine et la salle capitulaire, le niveau du sol du cloître a été rehaussé. Cela se remarque à l'élévation de la voûte, mais également à la hauteur de deux vestiges de portes gothiques encore visibles dans les galeries nord et ouest[32].

Le réfectoire[modifier | modifier le code]

Le réfectoire (1738), photo du début du XXe s.

Le réfectoire de Bonne-Espérance a subi de nombreuses transformations au fil des siècles. Le premier réfectoire du XIIe siècle a été rebâti sous l'abbatiat de Jean Cornu (1510-1537)[33],[34]. L'édifice datant du XVIe siècle a lui-même été démoli au début du XVIIIe siècle[33]. L'actuel réfectoire a en fait été construit en 1738, sous l'abbatiat de Jérôme Petit (1702-1752)[33].

D'un point de vue architectural, le réfectoire actuel est une grande salle rectangulaire de style Louis XV[35], couverte de voûtes en anse de panier[36] sur des arcs-doubleaux de pierre bleue[37]. Chaque arc-doubleau s'appuie sur des consoles du même matériau, surmontant des pilastres de chêne[36]. Au plafond, on peut lire la devise « Bona Spes innocenter » de l'abbé Jérôme Petit[33].

Les quatre parois de cette pièce sont lambrissées de chêne[35]. De toute évidence, les convives de l'époque mangeaient dos au mur, puisque des bancs du même bois, supportés par des consoles cannelées longent les parois. Pendant le repas, celui qui était chargé de la lecture à voix haute montait quelques marches pour prendre place dans la chaire située à gauche de la paroi ouest. Le galbe de cette chaire en chêne présente en bas-relief un évêque barbu, probablement Augustin d'Hippone[36].

Apparition de la Vierge à Norbert, une des cinq scènes de la vie de Norbert de Xanten dans le réfectoire.

Plusieurs murs sont également recouverts de toiles peintes. À droite de la chaire, une toile cintrée, représentant le Christ en croix entre la Vierge et saint Jean, orne le mur ouest[36]. En face, sur la paroi est, une « Assomption » du peintre tournaisien Gaudry van Lul (1832) remplace probablement une peinture antérieure à la Révolution française[37].

Enfin, la paroi sud est décorée de cinq toiles du peintre valenciennois Bernard Fromont (hauteur maximale : 2,80 m ; largeur : 1,30 m). Ces cinq scènes, inspirées d'estampes de Corneille Galle (1622), racontent la vie de Norbert de Xanten, fondateur de l'ordre[38] :

Le chauffoir[modifier | modifier le code]

Cette pièce datant du XVIIIe siècle était l'un des rares endroits chauffés dans l'abbaye[43], comme en témoigne l'imposante cheminée en chêne de style Louis XIV[44]. Comme le réfectoire, le chauffoir est couvert de voûtes en anse de panier sur des arcs-doubleaux de pierre bleue.

Sur les murs, des lambris de chêne encadrent des panneaux vides : ces emplacements étaient probablement recouverts de toiles puisqu'un inventaire effectué en 1796 mentionne la présence de neuf tableaux[44]. Au-dessus de la porte en face de la cheminée ont été ajoutées des armoiries peintes datant du XIXe siècle. Ce sont celles de Mgr Gaspar-Joseph Labis, évêque de Tournai (1835-1872), qui a contribué au développement du séminaire et à la création de l'école normale[43].

La cuisine[modifier | modifier le code]

La cuisine (XVIe s.), photo du début du XXe s.

À l'angle nord-est du cloître se situe la cuisine, une pièce de style gothique qui date vraisemblablement du XVIe siècle[45]. Deux piliers octogonaux en pierre divisent la pièce en deux vaisseaux de trois travées voûtées d'ogives[35],[45].

Le niveau actuel du sol de la cuisine n'est pas celui d'origine. En effet, des fouilles entreprises en 1957 ont permis de mettre au jour, 1 m sous l'actuel niveau, un pavement datant de la première moitié du XVIIe siècle. Un pavement plus ancien sur lequel repose la base des colonnes a quant à lui été découvert 1,40 m sous l'actuel niveau[45],[46]. Enfin, des vestiges d'une porte ogivale subsistent à l'angle sud-est de la cuisine : elle donnait accès à la chapelle dite du Salve dédiée à la Vierge, bâtie en 1260 et aujourd'hui disparue[46].

La salle capitulaire[modifier | modifier le code]

La salle capitulaire (XIIIe s.), photo du début du XXe s.
Détail d'une voûte d'ogive dans la salle capitulaire.

La salle capitulaire jouxte la galerie est du cloître. Elle servait de lieu de réunion de la communauté prémontrée, sous la présidence de l'abbé. À Bonne-Espérance, cette salle du chapitre a également servi d'église lors des travaux de reconstruction de l'abbatiale, notamment au début du XVIIe siècle.

Comme le cloître, la salle capitulaire de Bonne-Espérance est un des rares éléments du XIIIe siècle encore visibles aujourd'hui[47]. Édifiée sous l'abbatiat de Gautier de Flavenne (1286-1291)[48], cette pièce était à l'origine probablement carrée, comportant trois vaisseaux de trois travées. Seuls subsistent deux vaisseaux de voûtes d'ogive quadripartites, reposant sur des piliers fasciculés et des consoles à crochets. Trois baies s'ouvraient sur le cloître mais ont été fermées ultérieurement par une paroi percée d'une porte et de deux fenêtres. Dans cette paroi, des faisceaux de colonnettes ont pu être dégagés lors de fouilles[35],[49].

L'ancienne infirmerie et sa chapelle[modifier | modifier le code]

L'existence d'une infirmerie est attestée dès le XIIIe siècle. En effet, la prélature de Jean de Moustier (1253-c. 1270) a commencé par la construction de plusieurs édifices, parmi lesquels la chapelle de l'infirmerie et l'infirmerie elle-même, reliée à la cuisine par un « petit cloître »[50]. Ravagée par l'incendie de 1568, cette infirmerie a été restaurée l'année suivante[51] et existait encore au début du XVIIIe siècle[48].

Ce bâtiment a été remplacé en 1789 par celui qui se trouve encore aujourd'hui derrière la cuisine[52]. Il s'agit d'un bâtiment rectangulaire sur deux niveaux, recouvert d'un toit à la Mansart. Chaque niveau comporte quatre pièces reliées entre elles par un long couloir : deux d'entre elles comportent encore une cheminée en marbre de style Louis XVI[53].

La chapelle (1791) greffée à l'est de la façade de l'infirmerie est la toute dernière construction entreprise avant le départ des chanoines. De forme pentagonale vue de l'extérieur[52], elle présente à l'intérieur une voûte en cul-de-four gaufrée de caissons en stuc. Une tribune permet de suivre l'office depuis l'étage. Enfin, l'autel de marbre blanc date lui de la fin du XIXe siècle[53].

L'ancienne basse-cour[modifier | modifier le code]

Entrée de l'ancienne basse-cour (1765-1769) ; portail du XVIIe s.
Façade intérieure nord.

Le statut de « patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne » attribué aux bâtiments historiques de l'abbaye de Bonne-Espérance inclut également la ferme abbatiale ou basse-cour située à droite en entrant dans le jardin botanique. Cette ferme en quadrilatère construite en briques et en pierre de taille calcaire date de 1765-1769[54].

Les côtés nord et sud abritent d'anciennes étables et comportent chacun une tour-porche couverte d'un toit à la Mansart. Le porche nord donnait autrefois accès aux autres bâtiments abbatiaux et répond au bâtiment situé de l'autre côté du jardin botanique. Parallèle au porche nord, le porche sud à l'entrée de la ferme est orné d'un portail de réemploi d'ordre toscan datant du XVIIe siècle, frappé du blason de l'abbé Augustin de Felleries (1642-1671). Enfin, une vaste grange à deux portes charretières en anse de panier ferme le côté ouest de l'ancienne basse-cour[55].

La basilique et la sacristie[modifier | modifier le code]

L'actuelle abbatiale, de style néoclassique, est l'œuvre d'un célèbre architecte des Pays-Bas autrichiens, Laurent-Benoît Dewez. Il s'agit en fait de la troisième église érigée à cet endroit. Une première abbatiale, dont on n'a gardé aucune trace, est construite en 1132. Ensuite, une tour y est ajoutée en 1212 : celle-ci est conservée pour la construction de la seconde église entre 1266 et 1274 avant de s'écrouler en 1277. Le second édifice, de style gothique, s'étend sur 64 mètres de longueur. Lors de travaux de rénovation entre 1473 et 1495, on y ajoute une tour gothique qu'on peut encore admirer aujourd'hui. Cette abbatiale est la proie des flammes en 1568, puis restaurée au début du XVIIe siècle. Après sa démolition, il est décidé de la remplacer par l'actuelle abbatiale, construite entre 1770 et 1776.

En 1957, une lettre apostolique du pape Pie XII élève l'abbatiale Notre-Dame de Bonne-Espérance au rang de basilique mineure.

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Le Petit Séminaire et le Collège[modifier | modifier le code]

Une salle d'étude (début du XXe s.)

Bonne-Espérance était alors un internat ouvert uniquement aux garçons. Il s'agissait, pour le diocèse de Tournai, d'y former de futurs prêtres catholiques. La société évoluant, Bonne-Espérance devient en 1985 un collège mixte et ouvert aux élèves externes. L'internat, ouvert pour la première fois aux filles en 2013, est encore occupé à ce jour par environ 80 élèves.

Architecture propre aux besoins du Collège[modifier | modifier le code]

Aux XIXe et XXe siècles, le Petit Séminaire s'est doté d'une série de nouveaux bâtiments nécessaires à la vie scolaire de l'institution. Une première salle des fêtes, devenue salle de jeux et maintenant est le réfectoire des externes, est construite en 1858 dans un style éclectique. D'autres annexes sont construites principalement dans les années 1930 : chapelle destinée aux séminaristes, salles d'études et locaux. La dernière réalisation en date étant le bassin de natation, construit en 1969.

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Milieu associatif autour de Bonne-Espérance[modifier | modifier le code]

  • L'Association royale des Anciens du Collège Notre-Dame de Bonne-Espérance, fondée en 1880, apporte un soutien moral et financier à l'école. Une assemblée générale des anciens se tient annuellement le premier samedi d'octobre. Cette association est constituée en association sans but lucratif (ASBL) depuis 2005 et bénéficie du soutien de ses sections :
    • Association régionale des Anciens de Bonne-Espérance, région de Charleroi (ARABE), fondée en 1923 ;
    • Association bruxelloise des Anciens de Bonne-Espérance (ABABE), fondée en 1926 ;
    • Association montoise des Anciens de Bonne-Espérance (AMABE), fondée en 1946 ;
    • Association de la région du Centre des Anciens de Bonne-Espérance (ACABE), fondée en 1973 ;
    • Association des Jeunes Anciens de Bonne-Espérance (AJABE), fondée en 2012 ;
  • Les Amis de Bonne-Espérance, ASBL fondée en 1947, chargée de l'organisation des évènements culturels ayant lieu à Bonne-Espérance.
  • Les Compagnons de l'Abbaye de Bonne-Espérance, ASBL fondée en 1973, chargée des dossiers de restauration des bâtiments classés de Bonne-Espérance.
  • La Maison de la Mémoire de Bonne-Espérance, ASBL fondée en 1993.
  • La Fête de la Moisson, ASBL fondée en 1994.
  • Le Projet épiscopal de Bonne-Espérance, ASBL.
  • L'Association des Parents du Collège.

Autres abbayes[modifier | modifier le code]

Abbayes prémontrées en Belgique[modifier | modifier le code]

Abbayes voisines de Bonne-Espérance[modifier | modifier le code]

Abbayes voisines de Bonne-Espérance sur la carte du Hainaut.
Aulne
Aulne
Bélian
Bélian
Lobbes
Lobbes
L'Olive
L'Olive
Saint-Denis
Saint-Denis
Saint-Ghislain
Saint-Ghislain
Saint-Feuillien
Saint-Feuillien
La Thure
La Thure
Val des Écoliers
Val des Écoliers
Hautmont
Hautmont
Maubeuge
Maubeuge
Bonne-Espérance
Bonne-Espérance
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Abbayes voisines de Bonne-Espérance sur la carte du Hainaut.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le Guide en ligne des manuscrits médiévaux Wallonie-Bruxelles dresse l'inventaire des manuscrits conçus et/ou conservés à Bonne-Espérance.
  2. a et b Les documents d'époque citent les noms de Ramelgeis et Sartum Richwini, comme expliqué dans Puissant 1930, p. 3
  3. 3 364 bonniers, soit environ 4 709 ha (Pêtre et Peeters 2005, p. 22)
  4. a et b De Brissy a notamment dessiné les façades de l'ancien hospice des Chartriers et du refuge de l'abbaye de Saint-Ghislain à Mons (Faider 1930, p. 11). Cf. la liste du patrimoine immobilier classé de Mons.
  5. À vrai dire, il existait une clause dans le contrat signé entre le diocèse de Tournai et la communauté : une rétrocession des biens était possible au cas où la communauté renaitrait avant la mort du dernier chanoine. Le , à la mort du tout dernier chanoine, André-Joseph Dailly, le séminaire épiscopal de Tournai devint définitivement propriétaire des bâtiments abbatiaux. Le détail de toutes les démarches juridiques entreprises au début du XIXe siècle est expliqué dans Milet 1994, p. 59-68
  6. Également appelé Frédéric de Mariëngaarde.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tondreau 1978, p. 3
  2. Arrêté du Gouvernement wallon déterminant la liste du patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne
  3. a et b Clément 2000, p. 43
  4. a, b et c Nandrin 1973, p. 69 et Pêtre et Peeters 2005, p. 35
  5. a et b Joseph Delmelle, Abbayes et béguinages de Belgique, Rossel Édition, Bruxelles, 1973, p. 60.
  6. Pêtre et Peeters 2005, p. 15 et Puissant 1930, p. 3
  7. Puissant 1930, p. 3 et Nandrin 1973, p. 57
  8. a et b Nandrin 1973, p. 57
  9. Declèves 1869, p. 20 et Geudens 1913
  10. Ibid.
  11. a et b Nandrin 1973, p. 58
  12. Berlière 1923, p. 13-14
  13. Puissant 1930, p. 5
  14. Pêtre et Peeters 2005, p. 32
  15. Pêtre et Peeters 2005, p. 33-34
  16. Pêtre et Peeters 2005, p. 36
  17. Milet 1994, p. 61
  18. Pêtre et Peeters 2005, p. 38
  19. Declèves 1869, p. 17-147 ; Berlière 1890-1897 ; Brouette 1954, p. 1-3 ; Brouette 1964.
  20. Tondreau 1978, p. 33 ainsi que G. M. Lebrun, L'abbaye prémontrée de Bonne-Espérance avant la Révolution française, dans Revue de l'Ordre de Prémontré et de ses Missions, t. X, 1908, cité par Nandrin 1973, p. 70
  21. a et b Nandrin 1973, p. 67
  22. a et b Tondreau 1978, p. 33
  23. Pêtre et Peeters 2005, p. 16
  24. Faider 1928.
  25. Tondreau 1978, p. 33 et Pêtre et Peeters 2005, p. 17
  26. Pêtre et Peeters 2005, p. 19
  27. Nandrin 1973, p. 60.
  28. Tondreau 1978, p. 8.
  29. a et b Pêtre et Peeters 2005, p. 90
  30. a, b et c De Bièvre 1983, p. 432.
  31. a et b Tondreau 1978, p. 10
  32. Pêtre et Peeters 2005, p. 46.
  33. a, b, c et d Nandrin 1973, p. 62.
  34. Dambroise 1993, p. 84.
  35. a, b, c et d De Bièvre 1983, p. 436.
  36. a, b, c et d Tondreau 1978, p. 12.
  37. a et b Pêtre et Peeters 2005, p. 59.
  38. Tondreau 1978, p. 13-14
  39. Pêtre et Peeters 2005, p. 62
  40. Pêtre et Peeters 2005, p. 63
  41. Pêtre et Peeters 2005, p. 64
  42. a et b Pêtre et Peeters 2005, p. 65.
  43. a et b Pêtre et Peeters 2005, p. 67.
  44. a et b Tondreau 1978, p. 11.
  45. a, b et c Tondreau 1978, p. 16.
  46. a et b Pêtre et Peeters 2005, p. 69.
  47. Pêtre et Peeters 2005, p. 55.
  48. a et b Faider 1930, p. 5.
  49. Tondreau 1978, p. 18.
  50. Faider 1930, p. 4.
  51. Faider 1930, p. 7.
  52. a et b De Bièvre 1983, p. 438.
  53. a et b Pêtre et Peeters 2005, p. 93.
  54. De Bièvre 1983, p. 444.
  55. De Bièvre 1983, p. 445.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Ouvrages et articles consacrés à Bonne-Espérance[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux, synthèses[modifier | modifier le code]

  • Charles-Louis Declèves, Notre-Dame de Bonne-Espérance, Bruxelles, Victor Devaux et Cie,‎ (1re éd. 1857), 271 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Martin Geudens, « The Abbey of Bonne-Espérance », Catholic Encyclopedia,‎ .
  • Théophile Lejeune, « Le monastère, l'église et la vierge miraculeuse de Bonne-Espérance », Revue de l'art chrétien, t. XVII,‎ , p. 225-239 (lire en ligne).
  • Jean-Pierre Nandrin, « Bonne-Espérance », dans Albert D'Haenens (dir.), Abbayes de Belgique : Guide, Bruxelles, Dewincklear,‎ , p. 54-71 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Philippe Pêtre (textes) et Pierre Peeters (photographies), L'Abbaye de Bonne-Espérance : 1130-2005, Tournai, Incipit,‎ , 160 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Histoire de l'abbaye accompagnée de plus de 200 illustrations.
  • Edmond Puissant, « Bonne-Espérance : Notice », dans Congrès archéologique et historique de Mons, Bonne-Espérance, Mons/Frameries, Union des imprimeries,‎ , p. 1-14 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Maurice Servais, « L'abbaye de Bonne-Espérance », dans Au fil de l'Estinnes, les clochers de Leptines : Estinnes, passé, présent, futur, Estinnes-au-Val, Comité du 1250e anniversaire du concile de Leptines,‎ , p. 125-130.

Art et architecture[modifier | modifier le code]

  • Joseph de Borchgrave d'Altena, « La vierge de la Collégiale Saint-Vincent et la vierge de Bonne-Espérance », dans Congrès archéologique et historique de Mons, Bonne-Espérance, Mons/Frameries, Union des imprimeries,‎ , p. 15-16, II pl. hors-texte.
  • Paul Faider (avec la collaboration d'Isabelle Vercauteren), « Bonne-Espérance : Notice », dans Congrès archéologique et historique de Mons, Bonne-Espérance, Mons/Frameries, Union des imprimeries,‎ , p. 1-13, XIII pl. hors-texte Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Lucy Tondreau, L'Ancienne abbaye de Bonne-Espérance, Mons, Fédération du tourisme de la Province de Hainaut,‎ (1re éd. 1973), 37 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Dépendances[modifier | modifier le code]

  • Maurice-Aurélien Arnould, « Une entreprise monastique au XVIIIe siècle : la papeterie de Bonne-Espérance », Études sur le XVIIIe siècle, Bruxelles, Éditions de l'université de Bruxelles, vol. 1,‎ , p. 131-157 (ISBN 2-8004-0415-9).
  • Michel Révelard, « Une action de sauvegarde du patrimoine historique et archéologique à Binche : L'étude et le sauvetage de l'ancien refuge de Bonne-Espérance », Les Cahiers binchois, no 3,‎ , p. 9-19 (lire en ligne [PDF]).

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Ursmer Berlière, « La chronique de Jean de Sivry, prieur de Bonne-Espérance », Annales du Cercle archéologique de Mons, Mons, vol. 24,‎ , p. 143-153.
  • Émile Brouette, « Note sur la chronologie des abbés de Bonne-Espérance », Bulletin de la Société royale paléontologique et archéologique de l'arrondissement judiciaire de Charleroi, no 1,‎ , p. 1-3.
  • Émile Brouette, Obituaire de l'abbaye de Bonne-Espérance de l'ordre de Prémontré, Louvain, Warny,‎ , XXXVIII-326 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Catherine Dambroise, L'abbaye de Bonne-Espérance 1420-1580 : Des hommes et des paroisses, vol. 1, Louvain-la-Neuve, Université catholique de Louvain (mémoire de licence en histoire),‎ , 165 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Albert Milet, Bonne-Espérance : Histoire d'une abbaye prémontrée aux XVIIe et XVIIIe siècles, Ottignies, Quorum,‎ , 174 p. (ISBN 2-8041-1552-6) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    Compilation d'articles écrits par Albert Milet sur l'histoire et l'archéologie de l'abbaye, avec également une importante bibliographie sur Bonne-Espérance (pp. 144 à 157).

Manuscrits produits et/ou conservés à Bonne-Espérance[modifier | modifier le code]

  • Paul Faider, « Un manuscrit de la versio antiqua de Flavius Joseph conservé à la bibliothèque de Mons », Revue belge de philologie et d'histoire, vol. 7, no 1,‎ , p. 141-144 (lire en ligne).
  • Marthe S. Gilbert, « Un manuscrit enluminé du Décret de Gratien conservé à la bibliothèque du petit séminaire de Bonne-Espérance », Revue belge d'archéologie et d'histoire de l'art, Bruxelles, Académie royale d'archéologie de Belgique, vol. 15,‎ , p. 47-60, 4 pl. hors-texte.

Philippe de Harveng[modifier | modifier le code]

  • Ursmer Berlière, Philippe de Harvengt, abbé de Bonne-Espérance, Bruges, Desclée De Brouwer,‎ , 46 p.
  • Ursmer Berlière, Philippe de Harvengt : Abbé de Bonne-Espérance c. 1157-1183. Conférence faite à la réunion des Anciens Élèves de Bonne-Espérance le 20 septembre 1923, Charleroi, Éditions de la Terre wallonne,‎ , 14 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Léopold Devillers, « Philippe de Harvengt », dans Biographie nationale publiée par l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, t. XVII : Peraxyle - Pomreux, Bruxelles, Bruylant,‎ (lire en ligne [PDF]), col. 310-313.
  • (en) Lynsey Robertson, « Philip of Harvengt's Life of the Blessed Virgin Oda », Journal of Medieval History, vol. 36,‎ , p. 55-71.
  • G. P. Sijen, « Philippe de Harveng, abbé de Bonne-Espérance : Sa biographie », Analecta Praemonstratensia, vol. 14,‎ , p. 37-52.
  • G. P. Sijen, « Les œuvres de Philippe de Harvengt, abbé de Bonne-Espérance », Analecta Praemonstratensia, vol. 15,‎ , p. 129-166.
  • N. J. Weyns, « À propos des Institutions pour les clercs (De Institutione Clericorum) de Philippe de Harvengt », Analecta Praemonstratensia, vol. 53,‎ , p. 71-79.

Séminaire et collège (depuis 1830)[modifier | modifier le code]

  • Paul Clément, « Histoire du « Petit Séminaire » de Bonne-Espérance », Bona Spes, no 141,‎ , p. 42-48.
  • Paul Clément, « Histoire du « Petit Séminaire » de Bonne-Espérance (suite) », Bona Spes, no 143,‎ , p. 15-21.

Sources plus anciennes[modifier | modifier le code]

  • (la) Englebert Maghe, Chronicum ecclesiae beatae Mariae Virginis Bonae-Spei ordinis praemonstratensis ex archivis eiusdem..., Bonne-Espérance,‎ (réimpr. 1999)
    Reproduction anastatique effectuée par les Archives générales du Royaume.
  • (la) Antonius Sanderus, Bibliotheca Belgica manuscripta, sive, Elenchus universalis codicum..., Lille,‎ (lire en ligne)
    Cet ouvrage recense entre autres les manuscrits qui ont appartenu à l'abbaye de Bonne-Espérance (pp. 305-312).

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Gérard Bavay (coord.), Patrimoine et histoire des moulins en Hainaut : Inventaire descriptif, Mons, Hannonia, coll. « Analectes d'histoire du Hainaut » (no 11),‎ , p. 507-510.
  • Ursmer Berlière, Monasticon belge, t. 1 : Province de Namur et de Hainaut, Maredsous, Abbaye de Maredsous,‎ 1890-1897 (réimpr. 1961 et 1973), p. 392-409 ; 427 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
    Reproduction anastatique par le Centre national de recherches d'histoire religieuse de Liège.
  • Ghislaine De Bièvre (dir.), Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 10, t. 1 : Province de Hainaut, Arrondissement de Thuin, Liège, Mardaga,‎ (ISBN 2-8021-0045-9), p. 427-447 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Le patrimoine majeur de la Wallonie : Liste du patrimoine exceptionnel arrêtée par le Gouvernement wallon le 08/06/1993 sur la proposition de la Commission royale des Monuments, Sites et Fouilles, Alleur, Éditions du Perron,‎ (ISBN 2-87114-102-9), p. 112-115 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Roland Servais (dir.) et Pierre Decourcelle, Orgues de Wallonie, vol. 2, t. 3-4 : Province du Hainaut. Arrondissement de Soignies. Arrondissement de Thuin, Namur, Ministère de la Région Wallonne. D.G.A.T.L.P. Division du Patrimoine,‎ (ISBN 2-87401-002-2), p. 102-105.
  • Lucy Tondreau, Enluminure romane en Hainaut, Gembloux, Duculot, coll. « Wallonie, art et histoire » (no 16),‎ , 80 p.

Revue[modifier | modifier le code]

  • Bona Spes. Bulletin de l'Association royale des anciens du collège Notre-Dame de Bonne-Espérance, Vellereille-les-Brayeux.
    Revue trimestrielle publiée depuis 1935.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]