Courcelles (Belgique)

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Courcelles
Courcelles (Belgique)
Église Saint-Lambert.
Blason de Courcelles
Héraldique
Drapeau de Courcelles
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Charleroi
Bourgmestre Caroline Taquin (MR)
Majorité MR, cdH, Ecolo
Sièges
Ecolo
PS
cdH
DéFI
Bourgmestre
31
3
8
1
1
18
Section Code postal
Courcelles
Gouy-lez-Piéton
Souvret
Trazegnies
6180
6181
6182
6183
Code INS 52015
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Courcellois(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
31 148 ()
48,42 %
51,58 %
699,44 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
22,40 %
62,02 %
15,58 %
Étrangers 10,75 % ()
Taux de chômage 19,75 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 17 197 €/hab. (2021)
Géographie
Coordonnées 50° 27′ nord, 4° 23′ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
44,52 km2 (2021)
67,92 %
14,81 %
17,27 %
Localisation
Localisation de Courcelles
Situation de la commune dans l'arrondissement de Charleroi et la province de Hainaut
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Courcelles
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Courcelles
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Courcelles
Liens
Site officiel www.courcelles.eu

Courcelles (en wallon Courcele) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut, ainsi qu’une localité où siège son administration.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Courcelles est traversé par neuf cours d'eau[1],[2]:

Sections de la commune[modifier | modifier le code]

# Nom Superf.
(km²)[3]
Habitants
(2020)[3]
Habitants
par km²
Code INS
1 Courcelles 15,29 16.988 1.111 52015A
2 Souvret 3,80 4.140 1.090 52015B
3 Trazegnies 8,92 6.711 753 52015C
4 Gouy-lez-Piéton 16,53 3.348 203 52015D

Présentation[modifier | modifier le code]

Avec une superficie de 44,24 km2 et 31 309 habitants (au 1/1/2018)[4], Courcelles est une des cités importantes du bassin carolorégien et elle a, à ce titre, largement contribué au développement industriel de la région[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Un charbonnage à Souvret.

Courcelles aurait vu le jour au lieu-dit "Marais Colau", où l'on a découvert un atelier de pierres et d'outils datant de la préhistoire.

À l'époque gallo-romaine, Courcelles faisait partie d'un vaste domaine foncier traversé par le Piéton et englobant le territoire de Roux, Jumet, Ransart, Gosselies, Souvret et Thiméon[6]. Un village gallo-romain s'est ensuite développé à la rue de Viesville. Trazegnies a également une histoire romaine puisqu'on y a découvert les traces d'une villa construite entre 268 et 275.

Les premiers écrits indiquant l'existence de Courcelles datent de 960.

L'origine de Gouy-lez-Piéton se situe environ une vingtaine d'années avant cette date. Au centre de cette région industrielle, Gouy a su entretenir son orientation rurale.

Trazegnies doit surtout sa renommée à une longue lignée de seigneurs issus d'une ancienne famille nobiliaire des Pays-Bas méridionaux.

Enfin, Souvret, jadis hameau de la paroisse Saint-Lambert de Courcelles, fut déclarée libre sous le Premier Empire avant de connaître un formidable essor grâce aux charbonnages[7].

En août 1944, des collaborateurs des Allemands, les rexistes, se livrent à Courcelles à un massacre de civils.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason de Courcelles, accordé en 1914, confirmé après la fusion de communes. Ce sont les armoiries des derniers seigneurs de Courcelles, les marquis de Chasteler, seigneurs du lieu de la fin du XVIIe siècle à 1795[8].
Blasonnement : D'argent à la bande de gueules accompagnée en chef d'un lion de sable armé, lampassé et couronné d'or[9].



Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie: Avant la fusion des communes[modifier | modifier le code]

  • Source: DGS recensements population

Démographie : Commune fusionnée[modifier | modifier le code]

Elle comptait, au , 31 329 habitants (15 201 hommes et 16 128 femmes) [10], soit une densité de 703,71 habitants/km² pour une superficie de 44,52 km²[11].

En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante[12],[13] :


Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

  • Source: DGS , de 1831 à 1981=recensements population; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque 1er janvier

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin de Trazegnies.
  • Église Saint-Lambert (Courcelles-Petit). Dominant la place, édifice néo-classique construit principalement en briques sur soubassement calcaire appareillé, d'après les plans de l'architecte J. Kuypers de Charleroi, de 1834 à 1838[15].
  • Église Saint-François d’Assise (Courcelles-Sarty). Édifice néo-gothique de 1904, construit sur les plans de l'architecte Leborgne. Tour formant avant-corps suivie d'une nef flanquée de bas-côtés et suivie d'un chœur à trois pans. Baies en tiers-point. Toitures d'ardoises[16].
  • Église Saint-Luc (Courcelles-Forrière). Le 11 mars 1878 fut posée la première pierre de l'église Saint-Luc à Forrières ouverte au culte vraisemblablement au cours du dernier trimestre de 1879. Sous son étui d'ardoises, le clocher élancé rappelle aux hommes que Dieu est là, toujours présent, pour les aimer et les servir sous la plus douce loi. Son architecture, visiblement inspirée par des croquis d'anciens briquetiers, constitue un amalgame d'éléments de style roman bourguignon et de multiples pastiches de style gothique du début du treizième siècle[17].
  • Église Notre-Dame du Rosaire (Courcelles-Motte). Elle semble avoir une bien étrange silhouette, l'église de la Motte dédiée à Notre Dame du Rosaire. Il faut savoir que son clocher définitif ne fut placé qu'en 1906 alors que la construction remonte à 1888. Le détail permet de mettre une date approximative sur ce document. Troisième église de Courcelles après Saint-Lambert et Saint-Luc, son chœur est de style néogothique. À l'intérieur, les fresques de la Nativité et de l'Annonciation de l'artiste courcellois Jean Ransy, son chemin de croix et sa croix de procession sont repris comme valeurs sûres au fichier de l'Institut Royal de Patrimoine Artistique[18].
  • Église Saint-Barthélémy (Souvret). Édifice néo-gothique en briques et pierre calcaire, établi en 1882 sur les plans de l'architecte Simon[19].
  • Église Saint-Martin (Trazegnies).
  • Église Saint-Martin (Gouy-lez-Piéton).

Édifice civils[modifier | modifier le code]

  • Hôtel de Ville. Peu de temps après sa construction, l'hôtel de ville se dressa majestueux. Il remplaça l'ancienne maison communale installée, inconforta blement, dans le vieux presbytère du Petit-Courcelles. L'hôtel de ville devint le cinquième clocher de Courcelles et chacun s'accorde à reconnaitre qu'il est le plus décoratif quoique d'inspiration profane. Construit en 1907, les architectes Baudoux et Simon unirent leurs ef forts pour doter Courcelles d'un hôtel de ville digne de son importance. L'entrepreneur Ed. Lemaire mena à bonne fin la matérialisation d'un rêve qui sommeillait, depuis longtemps, au cœur des Courcellois[20].
  • La posterie. Ancien relais de la poste du XVIIe siècle.
  • L'école communale du Trieu. Construite en 1899, place Roosevelt. Démoli pour cause d'écroulement.

Marchés[modifier | modifier le code]

  • Courcelles :
    • Chaque mercredi et samedi matin sur la place Roosevelt (place du Trieu).
  • Trazegnies :
    • Chaque jeudi matin sur la place Larsimont.
  • Souvret :
    • Chaque lundi matin sur la place de la Baille.

Sport[modifier | modifier le code]

  • Judo club Souvretois est un club de judo affilié à la fédération belge de judo qui lui a alloué le matricule 5071. Cette ASBL d’art martial est reconnue officiellement par le COIB (comité olympique et interfédéral belge).
  • Le Six Périer Funday, Journée de la jeunesse et des sports, organisée le premier week-end de septembre sur le site de l'ancien Terril du "Six Périer" Six Périer funday.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Club Philatélique "Phila 2000 Courcelles", fondé le 10 janvier 1998, un club qui était affilié à la fédération Royale des Cercles Philatélique de Belgique.

Folklore[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Liste de bourgmestres[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Alexandre Monnoyer (1813-1836).
  • Charles Monnoyer (1848-1852).
  • Désiré-Joseph Nicaise, bourgmestre et notaire (1854-1873).
  • Antoine Carnière, bourgmestre et médecin (1873-1876).
  • François-Philippe Monnoyer (1876-1895 et 1904-1911).
  • Floris Lagneaux (1896-1903).
  • Henri Lagneau (1912-1921).
  • Henri Dewiest (1921-1926).
  • Constant Druine (Socialiste) (1926-1940).
  • Auguste Adam (1940-1945).
  • Joseph Tordeur (Socialiste) (1946-1947 et 1952-1958).
  • R. Baudoux (Socialiste) bourgmestre et médecin (1947-1952).
  • L. Sampos (Socialiste) (1958-1964).
  • Ernest Glinne (Socialiste-ECOLO-RWF) : bourgmestre et député (1965-1977 et 1983-1984).
  • André Tigaut (1989-2006).
  • Axel Sœur (2007-2012).
  • Caroline Taquin (MR) : bourgmestre depuis 2012 et députée fédérale.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Caroline Taquin, bourgmestre.
  • Christian Barbier (1924-2009), acteur.
  • Jean Droit (1884-1961), peintre, illustrateur et écrivain français.
  • Adolphe Englebienne (1844-1906), maître de forges, avocat, juge de paix.
  • Philippe Evrard, Professeur, neuropédiatre, né à la posterie.
  • Ernest Glinne (1931-2009), homme politique, Bourgmestre, Ministre et Député européen PS, ensuite Conseiller communal Ecolo.
  • Georges Glineur (1911-1997), conseiller communal communiste de 1939 à 1988, échevin des travaux de 1965 à 1970, député Pcb, ancien Doyen d'Age de la Chambre des Représentants, ancien Président de la Fédération de Charleroi du Pcb, décédé en 1997.
  • Pierre Harmignie (1885-1944), prêtre exécuté par les rexistes le .
  • Axel Hirsoux, chanteur.
  • Loïc Nottet, chanteur.
  • Jean-Jacques Rousseau, cinéaste né à Souvret.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « MyMinfin », sur fgov.be (consulté le ).
  2. https://archive.wikiwix.com/cache/20151205171944/http://cartopro3.wallonie.be/CIGALE/viewer.htm?APPNAME=ERRUISSOL&APPMODE=VIEWER.
  3. a et b https://statbel.fgov.be/fr/open-data/population-par-secteur-statistique-10
  4. « Courcelles en fiche: coordonnées, bourgmestre, coalition, population et superficie », sur www.uvcw.be (consulté le )
  5. « Présentation », sur Commune de Courcelles (consulté le )
  6. PB et LC, « Courcelles commémore son millénaire », Le Soir,‎ , p. 2 (lire en ligne Accès limité)
  7. Histoire de Courcelles - Site officiel de la commune
  8. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, , p. 254
  9. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia, , p. 253
  10. http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/fr/pop/statistiques/stat-1-1_f.pdf
  11. Ces chiffres reprennent toutes les personnes inscrites dans la commune le premier jour du mois écoulé, quel que soit le registre dans lequel elles sont reprises (registre de la population, registre des étrangers ou registre d'attente).
  12. https://www.ibz.rrn.fgov.be/fr/population/statistiques-de-population/
  13. Ces chiffres reprennent toutes les personnes inscrites dans la commune le premier jour du mois écoulé, dans le registre de la population ou le registre des étrangers sans le registre d'attente.
  14. https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK
  15. Ministère de la Région wallonne Direction Générale de l'Aménagement du Territoire et du Logement Division des Monuments, Sites et Fouilles, Le patrimoine monumental de la Belgique : Wallonie, vol. 20 : Province de Hainaut, Arrondissement de Charleroi, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 600 p. (ISBN 2-87009-588-0), p. 203
  16. Ministère de la Région wallonne Direction Générale de l'Aménagement du Territoire et du Logement Division des Monuments, Sites et Fouilles, Le patrimoine monumental de la Belgique : Wallonie, vol. 20 : Province de Hainaut, Arrondissement de Charleroi, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 600 p. (ISBN 2-87009-588-0), p. 206
  17. Jean Lucq-Timsonnet, Courcelles en cartes postales anciennes, Zaltbommel, Bibliothèque Européenne, , 76 p., p. 22
  18. Jean Lucq-Timsonnet, Courcelles en cartes postales anciennes, Zaltbommel, Bibliothèque Européenne, , 76 p., p. 39
  19. Ministère de la Région wallonne Direction Générale de l'Aménagement du Territoire et du Logement Division des Monuments, Sites et Fouille, Le patrimoine monumental de la Belgique : Wallonie, vol. 20 : Province de Hainaut, Arrondissement de Charleroi, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 600 p. (ISBN 2-87009-588-0), p. 219
  20. Jean Lucq-Timsonnet, Courcelles en cartes postales anciennes, Zaltbommel, Bibliothèque Européenne, , 76 p., p. 40

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Louis Bastin, Églises, temple, chapelles : Histoire des paroisses de l'Entité de Courcelles, Patrimoine Historique et Culturelle Wallon du Val du Piéton, coll. « Nos racènes », , 313 p.
  • Jean Lucq-Timsonnet, Courcelles en cartes postales anciennes, Zaltbommel, Bibliothèque Européenne, , 76 p.
  • Léon Hannappe et Georges Rousseau, Courcelles en 1900, Jumet, Imprimerie Provinciale (no 1), , 100 p.
  • Léon Hannappe et Georges Rousseau, Courcelles en 1900, Jumet, Imprimerie Provinciale (no 2), , 100 p.
  • Elie Lemal, Courcelles Son Histoire, Marcinelle, Imprimerie La Concorde, , 183 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]