Thierry Omeyer

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Thierry Omeyer
Thierry Omeyer au défilé des médaillés français des JO 2012.
Thierry Omeyer au défilé des médaillés français des JO 2012.
Fiche d’identité
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance (40 ans)
Lieu Mulhouse
Taille 1,92 m (6 4)[1]
Poids 93 kg (205 lb)[1]
Poste Gardien de but
Surnom(s) Titi
Situation en club
Club actuel Drapeau : France Paris Saint-Germain
Numéro 16
Parcours junior
Saisons Club
1985-1994 Drapeau : France Cernay-Wattwiller
Parcours professionnel *
Saisons Club M. (B.)
1994-2000 Drapeau : France SC Sélestat HB 133 (0)
2000-2006 Drapeau : France Montpellier Handball 154 (0)
2006-2013 Drapeau : Allemagne THW Kiel 371 (0)
2013-2014 Drapeau : France Montpellier Handball 18 (0)
2014-2018 Drapeau : France Paris Saint-Germain 92 (4)
Sélections en équipe nationale **
Année(s) Équipe M. (B.)
1996-1998 Drapeau : France France junior 36 (0)
1999-2017 Drapeau : France France 358 (4) [2]
* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

Thierry Omeyer, né le à Mulhouse, est un joueur français de handball. Il évolue au poste de gardien de but au Paris Saint-Germain depuis 2014 et jusqu'en 2018 et a évolué en équipe de France entre 1999 et 2017.

Élu meilleur gardien de tous les temps dans un vote organisé par l'IHF en 2010[3],[4], « Titi » Omeyer a également été désigné meilleur handballeur mondial de l'année en 2008[5] ainsi que meilleur gardien de la compétition lors du championnat d'Europe 2006, des Jeux olympiques de Pékin en 2008 et de Londres en 2012, des championnats du monde 2009, 2011 et 2015, avant d'être désigné meilleur joueur des Championnats du monde 2015. Avec quarante-cinq titres à son palmarès, il est le handballeur et sportif français, tous sports collectifs confondus, le plus titré (club et Équipe de France), détrônant ainsi son ami et ancien coéquipier, Didier Dinart (quarante-deux titres).

Avec l'équipe de France, Thierry Omeyer est double champion olympique[6] (2008 et 2012), quintuple champion du monde (2001, 2009, 2011, 2015 et 2017, record dans la compétition), triple champion d'Europe (2006, 2010 et 2014). Il est le joueur international français le plus titré avec dix médailles d'or. En club, il a remporté quatre Ligues des champions, treize championnats nationaux, vingt coupes nationales et un Super Globe.

Quelques semaines après avoir gagné son 5e titre de champion du monde, il annonce sa retraite internationale en même temps que son coéquipier Daniel Narcisse[7].

Biographie[modifier | modifier le code]

Thierry Omeyer est né le à Mulhouse. Il commence le handball à neuf ans au club de Cernay en Alsace, où il passe par tous les échelons d'une carrière de handball : comité départemental, Ligue, Pôle, Centre de formation. Parallèlement, il atteint la finale nationale UNSS avec le lycée de Thann (68) en 1991/1992. Il part ensuite en 1994 au centre de formation du club de l'élite de Sélestat. Il se fait connaître petit à petit pour ses pourcentages d'arrêts par match, atteignant plus de 50 % et est d'ailleurs élu meilleur gardien de but de la saison 1999-2000[2].

En 2000, le Montpellier Handball décide de l'engager en même temps que Bruno Martini afin de conforter la place de meilleur club français. Si Omeyer et le Montpellierains doivent laisser le titre de champion de France à Chambéry, ils remportent la Coupe de France. Mais cette première saison est surtout marquée par la première compétition internationale que dispute Omeyer avec l'équipe de France : le championnat du monde 2001 organisé en France et que les Bleus remportent. En finale, il réalise 6 arrêts sur 19 tirs[8], contribuant ainsi à la victoire finale.

L'année suivante, Omeyer est le premier gardien du club héraultais. Il remporte son premier doublé Coupe-championnat de France. En 2003, il remporte ces mêmes trophées, auxquels il ajoute la victoire en Ligue des champions aux côtés de Karabatic, Dinart ou encore Guigou, joueurs avec lesquels il remportera par la suite de très nombreux titres, aussi bien en club qu'en équipe nationale. De 2004 à 2006, il réussira à chaque fois le doublé Coupe-championnat et quelques beaux matchs en Ligue des Champions.

En 2006, il est un des grands artisans de la première victoire des bleus dans un Championnat d'Europe, Omeyer étant élu meilleur gardien de la compétition.

Au début de la saison 2006-2007, Omeyer, désireux d’évoluer dans un championnat plus relevé, décide de quitter Montpellier pour rejoindre le THW Kiel, club où il prend la place de Henning Fritz, pourtant élu meilleur joueur mondial de l'année en 2004. Durant cette même saison 2006-2007, sa quête de consécration mondiale échoue en demi-finale face aux Allemands et à un Henning Fritz remonté qui obtient le titre de meilleur gardien du tournoi. Toutefois, Thierry Omeyer reste le gardien incontesté de Kiel en raison des différentes blessures de Fritz et de son départ annoncé pour le Rhein-Neckar Löwen.

Le , il permet à l'équipe de France d'accéder pour la première fois de son histoire à la finale des Jeux olympiques de Pékin : après avoir pris le meilleur sur les ailiers croates, il stoppe deux jets de sept mètres de Mirza Dzomba en première mi-temps[9], et réalise encore deux arrêts dans les trois dernières minutes qui permettent d'assurer l'écart de deux buts en faveur des Français face à la Croatie[10]. L'adversaire des Bleus en finale est l'Islande qui a battu l'Espagne sur le score de 36 à 30. Le , grâce notamment à sa prestation exceptionnelle dans les buts (19 arrêts sur 39 tirs islandais), la France bat l'Islande 28 à 23 en finale des Jeux olympiques de Pékin. Il est élu « meilleur gardien du tournoi », qu'il termine avec le meilleur pourcentage d'arrêts de la compétition (41 %), à égalité avec l'Allemand Johannes Bitter.

Le , l'équipe de France remporte le championnat du monde en Croatie. Décisif en finale face à la Croatie qui évolue pourtant à domicile (24-19), Thierry Omeyer réalise 10 arrêts (34 %). Il termine la saison 2009 avec un titre de champion d'Allemagne, une Coupe d'Allemagne et une finale de Ligue des champions.

Puis le , les Bleus remportent le championnat d'Europe et entrent dans l'histoire en détenant un triplé historique : titre olympique, titre mondial et titre européen.

Il est sacré champion du monde pour la troisième fois en Suède le , et se fait remarquer en arrêtant notamment en demi-finale contre le pays hôte pas moins de 38 % des tirs adverses. Avec ce titre, il devient, avec ses coéquipiers Didier Dinart et Jérôme Fernandez, le joueur le plus titré en championnat du monde, rejoignant le Roumain Cornel Oțelea, champion du monde en 1961, 1964 et 1970[11].

Lors des Jeux olympiques de Londres, il est au meilleur de sa forme, réalisant des prestations de grande classe, particulièrement en demi-finale face à la Croatie (25-22), où il réussit un total de 19 arrêts. Finalement, le , il conserve son titre olympique avec la France en battant la Suède 22 à 21.

Dès septembre 2011, le retour d'Omeyer au Montpellier AHB est annoncé à compter de 2012 ou 2013 pour un contrat de 3 ans[12]. Finalement il effectue bien son retour à Montpellier à l'intersaison 2013 pour un contrat de 3 ans avec la possibilité ensuite de poursuivre au-delà avec un poste dans l’encadrement. Par contre, entre sa signature et son arrivée, le club qu'il retrouve se révèle financièrement et sportivement diminué à la suite de l'affaire des paris suspects. Ses deux premiers matchs, lors du tournoi wild-card de la Ligue des champions, conduira à l'élimination du club : pour la première fois de sa carrière, Omeyer disputera la Coupe EHF. En octobre, il se blesse au coude gauche (désinsertion du biceps brachial) et doit se faire opérer[13]. Devant être arrêté pendant trois mois, sa participation au championnat d'Europe 2014 est alors compromise. S'il ne participe pas aux premiers matchs sous le maillot bleu, il fait un retour tonitruant à près de 50% face à la Croatie et contribue à la victoire en finale face au pays hôte, le Danemark. Thierry Omeyer devient alors triple champion d'Europe. Une semaine plus tard, il est de retour sous le maillot montpelliérain à l'occasion de la Coupe de la Ligue et remporte son quatrième titre dans la compétition.

Le , après plusieurs semaines de rumeurs[14], le Paris Saint-Germain annonce que Thierry Omeyer et William Accambray quittent le Montpellier AHB pour rejoindre la capitale dès la saison prochaine[15]. Estimant que les ambitions du club ne correspondent plus aux siennes, il préfère ainsi, à 37 ans, signer un contrat de 2 ans à Paris afin d'assouvir sa soif de remporter de nouveaux titres plutôt que de continuer dans le projet qu'avait mis sur pied le MAHB (contrat de 3 ans et reconversion au sein du club)[16].

Le , il devient champion du monde pour la quatrième fois, après une victoire contre le Qatar et est élu meilleur joueur et meilleur gardien de la compétition[17].

Lors de l'Euro 2016, la France termine 5e du tournoi après avoir été battue par la Pologne et la Norvège.

Lors des Jeux olympiques de Rio, il réalise notamment une bonne prestation face à l'Allemagne en demi-finale où il effectue 12 arrêts, qualifiant ainsi son équipe pour la finale. Mais son équipe s'incline en finale face au Danemark : Omeyer et les Experts doivent se contenter de la médaille d'argent et ratent de peu un triplé historique.

Il obtient son cinquième titre mondial lors Championnat du monde 2017 en France, compétition à l'issue de laquelle il décide de mettre un terme à sa carrière internationale[18].

Omeyer, tout comme Daniel Narcisse, dispute ainsi son dernier match le face à la Norvège à l'occasion d'un match de qualifications pour l'Euro 2018[19]. Auteurs tous les deux d'un excellent match avec notamment 18 arrêts dont 2 jets de 7 mètres pour Omeyer, ils quittent ainsi les Experts par la grande porte[20].

Famille[modifier | modifier le code]

Thierry Omeyer est marié à Laurence avec qui il a une fille (Manon, née en 2002) et un fils (Loris, né en 2008).

Son frère jumeau Christian Omeyer a également été handballeur professionnel à Sélestat, club dont il est aujourd'hui le directeur sportif. Leur frère cadet Jean-François est handballeur amateur à Cernay/Wattwiller en Alsace. Leur père fut un ancien professeur de sport également joueur de handball à un niveau régional[21].

Équipe de France[modifier | modifier le code]

Omeyer sous le maillot de l'équipe de France en 2010.
Thierry Omeyer, au moment des hymnes nationaux.

Clubs successifs[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

En clubs[modifier | modifier le code]

Compétitions internationales
Compétitions nationales
Autres
  • Médaillé d'argent des Championnats de France UNSS (1992) à Fréjus, avec le Lycée de Thann.

Sélection nationale[modifier | modifier le code]

Olympic rings with white rims.svg Jeux olympiques[6]
Championnats du monde
Championnats d'Europe
Autres
  • Médaille de bronze, monde Médaillé de bronze au Championnat du monde de handball masculin junior 1997 en Drapeau de la Turquie Turquie
  • Médaille de bronze, Jeux méditerranéens Médaillé de bronze aux Jeux méditerranéens (2001) en Drapeau de la Tunisie Tunisie

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Galerie : Thierry Omeyer en action[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Profil de Thierry Omeyer », sur Site officiel de la Ligue Nationale de Handball (LNH) (consulté le 30 juin 2016)
  2. a, b, c et d « Profil de Thierry Omeyer », sur Site officiel de l’Équipe de France (consulté le 18 juin 2017)
  3. a et b (en) « Voting of the IHF users: Omeyer world’s best goalkeeper », sur Site officiel de l'IHF, (consulté le 15 mars 2014)
  4. a et b «Titi» Omeyer élu meilleur gardien de tous les temps, sur LaDépêche.fr, (consulté le 15 mars 2014)
  5. a et b (en) « Player of the Year - Men 2008 », sur Site officiel de l'IHF, (consulté le 15 mars 2014)
  6. a et b (en) « Profil olympique de Thierry Omeyer », sur Sports-Reference (consulté le 18 juin 2017)
  7. « Daniel Narcisse et Thierry Omeyer arrêtent leur carrière internationale », L'Equipe.fr,‎ (lire en ligne)
  8. « Mondial 2001 - Finale France - Suède : Statistiques », sur Handzone.net, (consulté le 2 novembre 2014)
  9. « Les Bleus dans l'histoire », sur europsport.fr, (consulté le 5 novembre 2011)
  10. « Pékin 2008 - Demi-Finale - France 25 - 23 Croatie », sur europsport.fr, (consulté le 5 novembre 2011)
  11. « Handball / World Championships », sur allcompetitions.com (consulté le 15 décembre 2011)
  12. « Retour de Omeyer au MHB », sur toutmontpellier.fr, (consulté le 4 avril 2014)
  13. « Thierry Omeyer absent trois mois », sur Midilibre.fr, (consulté le 4 avril 2014)
  14. « Omeyer et Accambray dans le viseur », sur journal Le Parisien, (consulté le 15 avril 2014)
  15. « Omeyer et Accambray au PSG », sur L'Equipe.fr, (consulté le 15 avril 2014)
  16. « Direction Paris pour Omeyer et Accambray », sur MidiLibre.fr, (consulté le 15 avril 2014)
  17. a et b (en) « Qatar 2015 All Star Team announced », sur Site officiel de l'IHF, (consulté le 2 février 2015)
  18. « Fin de carrière internationale pour Omeyer et Narcisse », sur handnews.fr, (consulté le 19 mars 2017)
  19. « Thierry Omeyer et Daniel Narcisse finissent sur une victoire avec l'équipe de France en qualifications pour l'Euro 2018 », sur L'Equipe.fr, (consulté le 18 juin 2017)
  20. « Sortis par la porte des Géants ! », sur handzone.net, (consulté le 18 juin 2017)
  21. Aujourd'hui en France no 3325 du 31 janvier 2011, p. 19.
  22. « Hand - Superglobe Kiel réduit la casse », sur lequipe.fr, (consulté le 20 mai 2011)
  23. « Sept d'or du handball 2004 », sur handzone.net, (consulté le 18 juin 2013)
  24. « Trophées du Hand 2006 », sur handzone.net, (consulté le 18 juin 2013)
  25. « Décret du 14 mars 2001 portant nomination », Journal officiel n°63 du 15 mars 2001 (consulté le 1er mars 2013)
  26. « Décret du 14 novembre 2008 portant promotion et nomination », Journal officiel du 15 novembre 2008 (consulté le 1er mars 2013)
  27. « Décret du 31 décembre 2012 portant promotion et nomination - Promotion spéciale des Jeux olympiques de Londres 2012 », Journal officiel du 1er janvier 2013 (consulté le 1er mars 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]