Michaël Guigou

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Michaël Guigou
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Image illustrative de l'article Michaël Guigou
Fiche d’identité
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance (33 ans)
Lieu Apt
Taille 1,79 m (5 10)[1]
Poids 78 kg (172 lb)[1]
Poste ailier gauche - Demi-centre
Surnom(s) Mika; Le héros
Situation en club
Club actuel Montpellier AHB
Numéro 14
Parcours junior
Saisons Club
1988-1998 Drapeau : France Handball Pays d'Apt
1998-1999 Drapeau : France SCO Avignon Handball
Parcours professionnel *
Saisons Club M. (B.)
1999- Drapeau : France Montpellier AHB 215 (804)[2]
Sélections en équipe nationale **
Année(s) Équipe M. (B.)
2002- Drapeau : France France 212 (748)[1]
* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

Michaël Guigou, né le à Apt, est un joueur de handball français, évoluant au poste d'ailier gauche et parfois de demi-centre. Avec l'équipe de France, il a remporté les trois titres majeurs : il est double champion olympique, triple champion du monde et triple champion d'Europe. En club, il est resté fidèle à son club de Montpellier, remportant notamment la Ligue des champions en 2003 et dix championnats de France dont il a été élu à dix reprises meilleur ailier gauche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Michaël Guigou débute le handball à l'âge de cinq ans dans le club de sa ville natale, Apt, où sa mère est entraîneuse. Au sein du club, il évolue dans une équipe de jeunes dont les éléments ont deux ou trois ans de plus que lui. Malgré cela, il se démarque des autres joueurs[3]. Il reste à Apt jusqu'en 1998, passe un an dans le club d'Avignon, puis rejoint à 17 ans le Montpellier Handball.

Montpellier[modifier | modifier le code]

En 1999, à 17 ans, il rejoint le Montpellier Handball pour y terminer sa formation. Au début de la saison 2000-2001, le club recrute Martin Frändesjö, l’ailier gauche suédois qui devient en février 2001 vice-champion du monde en France avec la sélection nationale suédoise, mais il ne parvient pas à s'imposer à Montpellier où on lui préfère « un tout petit gamin du pôle et du centre de Marseille. Il s’appelait Michaël Guigou. », dixit Philippe Bana, DTN du handball[4]. Frändesjö quitte le club par la petite porte en court de saison[5] et Michaël Guigou remporte son premier trophée, la Coupe de France 2001, mais doit laisser le titre de Champion de France à Chambéry[5].

Fidèle, Michaël Guigou est viscéralement attaché à Montpellier, un club qu’il n’a jamais quitté alors qu’il aurait pu aller exercer son talent à l’étranger. En effet, la saison suivante débute une domination quasiment sans partage de Montpellier sur le handball français. Il remporte ainsi un total 10 titres de champion de France, 9 Coupes de France, 9 Coupes de la Ligue et 2 Trophée des Champions, réalisant notamment un quadruplé historique lors de la saison 2011-2012. À titre personnel, il est élu à dix reprises meilleur ailier gauche du championnat de France entre 2003 et 2015.

Sur la scène européenne, la plus grande réussite est certainement la finale de Ligue des champions 2003 : après le match aller face à Pampelune de Jackson Richardson perdu sur le score de 27 à 19, peu de monde croit aux chances des montpelliérains de refaire leur retard lors du retour dans la salle du Palais des sports René Bougnol. Pourtant, à la 39e minute, Montpellier est revenu à égalité avec 20 à 12. À trois minutes de la fin, le score est de 28 à 18 lorsque sur une montée de balle, Grégory Anquetil transmet à Guigou, qui, dans l'action, se retrouve dos au but. Il déclenche toutefois son tir dans cette position et bat le gardien. Durant cette rencontre, il marque 10 buts[6], et Montpellier s'imposera 31 à 19, remportant la plus importante compétition européenne. Malgré les nombreuses participations à la Ligue des champions et les fortes ambitions du club à compter de 2009 avec le retour de Nikola Karabatic, Guigou et les montpellierains ne parviennent pas dépasser les quarts de finale. Lors de la saison 2013-2014, après quinze saisons consécutives en Ligue des champions, le club dispute la Coupe EHF mais rate de peu l’opportunité de remporter un second titre européen en s’inclinant d’un but en finale.

Équipe de France[modifier | modifier le code]

Avec la sélection nationale, avec laquelle il débute en contre le Japon, il joue sa première compétition majeure lors des Jeux olympiques de 2004 à Athènes. Malheureusement, la défaite en quart de finale face à la Russie est un mauvais souvenir pour les Français.

Lors du mondial 2005 en Tunisie, il fait partie de la sélection française qui participe à la dernière compétition internationale de Jackson Richardson. La France termine finalement à la troisième place, offrant une dernière médaille à son capitaine.

L'année suivante, la sélection remporte la dernière médaille qui manque à son palmarès : le championnat d'Europe disputé en Suisse. Guigou remporte à cette occasion son premier titre avec les bleus.

Lors du mondial 2007, disputé en Allemagne, Guigou fait l'objet d'une décision qui laissera un goût amer aux Français : alors que les Allemands mènent de un but à quelques secondes du terme de la deuxième prolongation de la demi-finale, Michaël Guigou intercepte une balle, se débarrasse d'un adversaire et marque. Mais à la stupeur du camp français, les arbitres refusent le but pour une faute sur le Français. Le coup franc qui suit ne donnera rien et la France est éliminée[7]. Elle termine finalement à la quatrième place.

Opéré à la cheville après également avoir souffert de périostite tibiale, il ne peut participer au championnat d'Europe 2008. Malgré son manque de préparation et de compétition, il est retenu pour les Jeux olympiques de 2008 de Pékin. Toutefois, bien que la France remporte son premier titre olympique, Guigou ressent un certain sentiment d'échec sur le plan personnel : blessé à une cheville pendant la compétition, sa contribution à son équipe ne répond pas à son attente.

Avec Jérôme Fernandez, lui aussi très motivé après sa blessure de Pékin, Michaël Guigou est l'un des éléments majeurs du succès de l'équipe de France lors du mondial 2009 disputé en Croatie. La France dispute la finale face à l'autre grand favori de la compétition : la sélection croate qui évolue à domicile. La France remporte la finale sur le score de 24 à 19. Guigou pour sa part marque 10 buts sur 12 tirs tentés, dont un sept sur sept au jet de sept mètres. Il termine la compétition avec 52 buts et meilleur marqueur français. Il est également élu dans l'équipe-type du tournoi, au poste d'ailier gauche.

Lors de la finale du Championnat d'Europe de 2014 contre l'équipe du Danemark évoluant à domicile, il finit meilleur marqueur du match avec 10 buts.

Poste[modifier | modifier le code]

Droitier, il évolue sur le poste d'ailier gauche. Il figure sur ce poste parmi les meilleurs joueurs au monde.

Ses entraîneurs, tant Patrice Canayer à Montpellier que Claude Onesta avec la France, utilisent ses qualités de vitesse et de technique sur le poste de demi-centre. Il a en effet occupé de manière prioritaire cette position avec Montpellier lorsque ce dernier club ne possédait pas de réel demi-centre de métier dans son effectif. En plus de ses qualités physiques et techniques lui permettant d'évoluer comme demi-centre, il aime faire jouer et réussir ses coéquipiers, ce qui le prédispose à jouer à ce poste[3].

Avec la France, il est souvent utilisé à ce poste lorsque les Français jouent en infériorité numérique. Son agilité et à sa qualité technique, lui permettent de gagner ses duels, ce qui lui permet soit de marquer directement soit de libérer un espace pour les deux autres arrières.

Il est décrit par son entraîneur de club Patrice Canayer comme étant « pas très expansif, plutôt timide et plein de retenue »[3].

Club[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Sélection nationale[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques d'été
Championnats du monde
Championnats d'Europe

Club[modifier | modifier le code]

Compétitions internationales
Compétitions nationales

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Profil de Michaël Guigou en Équipe de France », sur Site officiel de l’Équipe de France (consulté le 18 juin 2015)
  2. « Profil de Michaël Guigou en championnat de France », sur Site officiel de la LNH (consulté le 18 juin 2015)
  3. a, b et c Laurent Moisset, « Guigou marche à l'ombre », L'Équipe, no 20650,‎
  4. « Bana : «Un système unique» », sur L'Equipe.fr,‎ (consulté le 22 juillet 2015)
  5. a et b « Le Championnat 2000-2001 est fini ! », sur Handzone.net,‎ (consulté le 22 juillet 2015)
  6. « Ce sont des géants ! », le livre de l'année 2003, l'Équipe
  7. « Fiche du match Allemagne-France (Demi-finale CM2007) », sur Eurosport.fr (consulté le 20 février 2013)
  8. « Décret du 14 novembre 2008 portant promotion et nomination », Journal officiel du 15 novembre 2008 (consulté le 7 août 2013)
  9. « Décret du 31 décembre 2012 portant promotion et nomination - Promotion spéciale des Jeux olympiques de Londres 2012 », Journal officiel du 1er janvier 2013 (consulté le 7 août 2013)
  10. (en) « Equipe-type du championnat du monde 2009 en Croatie », sur Site officiel de l'IHF,‎ 1er février 2009 (consulté le 8 juin 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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