Marc Wiltberger

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Marc Wiltberger
Marc Wiltberger en 2015
Marc Wiltberger en 2015
Fiche d’identité
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance (50 ans)[1]
Lieu Strasbourg[2]
Taille 1,93 m (6 4)
Poste Demi-centre
Entraîneur
Situation en club
Club actuel sans club
Parcours junior
Saisons Club
1978-? Drapeau : France RC Strasbourg
Parcours professionnel *
SaisonsClub M. (B.)
 ?-1989 Drapeau : France RC Strasbourg
1989-1993 Drapeau : France Girondins Bordeaux
1993-1996 Drapeau : France Montpellier Handball
1996-1999 Drapeau : Allemagne Wallau-Massenheim
1999-2001 Drapeau : France SC Sélestat
2001-2004 Drapeau : France Chambéry SH
Sélections en équipe nationale **
Année(s)Équipe M. (B.)
1991-2000 Drapeau : France France 148 (241)[3]
Équipes entraînées
Année(s)Équipe Stat
2006-2008 Drapeau : France Sun A.L. Bouillargues (D2F)
2009-2010 Drapeau : France Sun A.L. Bouillargues (D2F)
2014-2015 Drapeau : France Pays d'Aix UCH (adj.) (D1M)
7-11/2015 Drapeau : France Pays d'Aix UCH (D1M)
* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

Marc Wiltberger, né le à Strasbourg, est un ancien joueur français de handball évoluant au poste de demi-centre. Il a été sélectionné à 148 reprises en équipe de France, remportant notamment la médaille de bronze champion du monde en 1997[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

C'est dans le club de sa ville natale, le RC Strasbourg, qu'il est forme et gravit tous les échelons jusqu'à atteindre l'élite nationale. En 1989, il prend la direction des Girondins de Bordeaux où il se révèle aux yeux du handball national : il remporte la Coupe de France en 1990, connait sa première sélection en équipe de France[3] et termine meilleur buteur du championnat de France 1991-1992 avec 183 buts[5].

En 1993, il prend la direction du Montpellier Handball qui vient d'atteindre la 5e place pour sa première saison en division 1. Wiltberger participe à la progression du club qui termine 3e en 1994 puis, avec l'arrivée de Patrice Canayer, devient champion de France 1995.

En 1996, il annonce qu'il a décidé de quitter - «d'un commun accord» avec ses dirigeants - le club de Montpellier où il était encore sous contrat jusqu'en juillet 1997, pour rejoindre l’OM Vitrolles[6]. Le club Marseillais étant contraint de déposer le bilan à l’été 1996, Wiltberger est contraint de trouver un nouveau club et, à l'instar de nombreux joueurs français, il décide de rejoindre l'Allemagne, en particulier dans le club ambitieux du SG Wallau-MassenheimFrédéric Volle et Dimitri Torgovanov ont également signé[7], sans parvenir toutefois à remporter de titre. Néanmoins, ses bonnes performances conjuguées à la fin des Barjots à la suite de l'échec aux JO d'Atlanta lui permettent de participer au championnat du monde 1997 au Japon. Joueur complet en défense et en attaque, il s'impose comme titulaire en tant que meneur d'équipe et est ainsi un grand artisan de la médaille de bronze remportée par les Français[4].

En 1999, il retrouve la France et son Alsace natale et rejoint le SC Sélestat. Après avoir permis à Sélestat d'atteindre la 5e place en championnat de France -- ce qui constitue encore en 2015 le meilleur classement de l'histoire du club --, il participe aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney, terminés à la 6e place après quelques remous internes. C'était notamment lui qui, dans une lettre lue devant tout le groupe, avait remis en cause le fonctionnement du sélectionneur national Daniel Costantini pendant les Jeux[8]. Il ne sera d'ailleurs plus jamais sélectionné par la suite.

En 2001, il est recruté par Chambéry qui vient de remporter son premier titre de champion de France. S'il ne parviendra pas à faire mieux que deux deuxièmes place en 2002 et 2003, il remporte la première édition de la Coupe de la Ligue en 2002.

En 2004, alors qu'il ne s'était jusqu'alors jamais sérieusement blessé, il contracte une rupture des ligaments croisés lors de l'ultime match de la saison[5]. S'il hésitait alors entre aller au terme de son contrat avec le club savoyard ou s'engager avec l'USAM Nîmes, cette grave blessure signe la fin de sa carrière : le président de Chambéry, Alain Poncet, lui signifie qu'il ne le garde pas et six mois plus tard, il se rend compte qu'il ne voulait plus jouer au handball[5].

Il prend alors les rênes de l'équipe des -16 ans de l'USAM Nîmes avant de rejoindre en 2006, un autre club gardois, le Sun A.L. Bouillargues, pour former un duo d'entraineur avec Chantal Maïo. Évoluant en division 2 féminine, le club joue la montée sur le plan sportif mais se trouve freiné sur le plan financier. Après un intermède un tant que commercial pour la marque Select, il effectue son retour à Bouillargues pour deux saisons, mais glisse peu à peu dans la dépression[5] : « Elle avait pris racine pendant ma carrière. Même si tu es bien entouré, tu es en fait seul. En plus tu es nocif pour ton entourage. Je n'ai jamais eu des envies de suicide, plutôt de disparaître, ce que j'ai fait pendant une semaine. » Et de se retourner sur sa carrière : « J'ai vécu des moments exceptionnels. Et je sais pourquoi j'ai fait du handball : pour être aimé. ». Il enchaîne alors les années de chômage et les contrats précaires -- notamment en tant que responsable des - 18 ans de l'USAM Nimes avec lesquels il décroche un titre de vice-champion de France en 2013 --, au point de ne toucher que le RSA. Pendant plusieurs mois, il fait la plonge dans une boulangerie industrielle, de 4h à 11h du matin, avant d'effectuer son retour médiatique sur Canal +, dans l'émission « Les Spécialistes ». « Patrick Teyssier, François-Xavier Houlet et Andrej Golic et Grégory Anquetil m'ont aidé à aller sur Canal +. Je travaillais le matin à la plonge puis je prenais le TGV en 1re classe pour rejoindre Paris. L'équipe de Canal était aux petits soins pour moi et la quinzaine de piges que j'ai effectuées m'ont fait du bien, y compris financièrement. »

Parallèlement, grâce à l'aide de la FFHB, il prépare l'examen final du DES (Diplôme Enseignement Supérieur) pour pouvoir entraîner au niveau professionnel. Il alors engagé en 2014 comme adjoint de l'entraineur Noka Serdarušić au Pays d'Aix UCH[8],[9] grâce à sa connaissance du championnat de France et de sa maîtrise de la langue allemande. À la suite du départ de Zvonimir Serdarušić au Paris Saint-Germain Handball à l'intersaison 2015, Marc Wiltberger devient l'entraîneur principal du club[10]. Le , Wiltberger cède sa place à la tête de l'équipe première et retrouve la gestion du centre de formation du club, ce pourquoi il était arrivé à Aix en Provence au départ[11]. Sans réelles perspectives sur ce poste, il se trouve contraint à partir et se retrouve au chômage pendant un certain temps, ce qui relance les épisodes de dépression.

C'est Denis Lathoud qui lui tend la main en juin 2017 et lui offre une solution en devenant directeur technique des catégories de jeunes de l'Espérance sportive de Tunis, qui est considéré comme un des plus grands clubs africains. L'expérience débute parfaitement, mais la politique, très présente au sein du club, finira par avoir la peau du Président de la section handball qui avait embauché les deux hommes. La conséquence directe est le licenciement de tous les hommes engagés par ce président et, de fait, Marc retourne en France à partir de janvier 2018. À nouveau au chômage, il décide de se ré-orienter professionnellement sans pour autant rejeter l'idée de continuer à entrainer, intervenant régulièrement en Côte d'Ivoire aux côtés de Daouda Karaboue avec l'association DK cœur Afrique[réf. souhaitée].

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Équipe nationale[modifier | modifier le code]

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Fiche de Marc Wiltberger en Coupes d'Europe », sur Site officiel de l'EHF (consulté le 1er mai 2015)
  2. a et b (en) « Fiche de Marc Wiltberger aux Jeux olympiques », sur Sports-reference.com (consulté le 1er mai 2015)
  3. a et b « Liste des internationaux français jusqu'en 2002 » (consulté le 1er mai 2015)
  4. a b et c « Les nouveaux Bleus ont déjà des couleurs », sur L'Humanité.fr, L'Humanité, (consulté le 1er mai 2015)
  5. a b c d et e « Reconversion - Le Mag : Marc Wiltberger au rebond », sur Site de l'équipe de France de handball (consulté le 1er mai 2015)
  6. « Actualités sportives du vendredi 19 avril 1996 », L'Humanité, (consulté le 26 octobre 2017)
  7. (de) « Effectif 1998/99 du SG Wallau-Massenheim », sur Archives du THW Kiel (consulté le 1er mai 2015)
  8. a et b « Marc Wiltberger rempile en D1 masculine », sur Handzone.net, (consulté le 1er mai 2015)
  9. « Marc Wiltberger rejoint Noka sur le banc », sur Site officiel du Pays d'Aix UCH, (consulté le 1er mai 2015)
  10. « Interview de Christian Salomez, président du PAUC », (consulté le 26 septembre 2015)
  11. « Marc Wiltberger cède sa place », sur handnews.fr, (consulté le 22 novembre 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]