Fédération française de handball

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Fédération française de handball
Image illustrative de l’article Fédération française de handball

Sigle FFHandball / FFHB
Sport(s) représenté(s) Handball
Création (79 ans)
Président Philippe Bana
Siège Créteil
Affiliation Fédération européenne (EHF)
Fédération internationale (IHF)
Clubs 2 372 (en 2019)[1]
Licenciés 490 998 (en 2019)[1]
Site internet ffhandball.fr

La Fédération française de handball (FFHandball) est une association française loi de 1901 fondée le 1er septembre 1941. Elle est l'instance gérant le handball en France avec délégation de la Fédération internationale de handball (IHF) et du Ministère des Sports. Le siège social de Fédération est situé à la Maison du Handball au 1 rue Daniel Costantini à Créteil, dans la banlieue sud-est de Paris.

Historique[modifier | modifier le code]

La difficile création d'une Fédération française de handball[modifier | modifier le code]

Le handball aurait fait son apparition en France vers 1932 dans quelques clubs travaillistes et civils d'Alsace. Une première fédération est créée le à Metz dont la présidence est assurée par M. Reinert. Elle édite les premières « Règles du jeu de hand-Ball ». Le 2 juillet 1938 naît la Ligue d'Alsace sous l'égide de cette fédération dite "messine" qui en reste à cet embryon régional et donc dans l'anonymat. Entre-temps, une autre fédération est déclarée à Paris en 1937 pour permettre à une équipe française de participer aux Jeux mondiaux universitaires organisés à Paris. Cette fédération de circonstance n'aura d'autre expression que cette compétition. En 1940, quatre « profs de gym », MM. Doradoux, Cormontagne, Ricard et Heyraud, souhaitent créer une fédération et s'adressent à Jean Borotra, commissaire général à l’Éducation et aux Sports. Ils n'obtiennent qu'à demi satisfaction : seule leur est concédée la création d'une "Commission Technique du Handball" au sein de la Fédération française de basket-ball...

En 1941, leur enthousiasme de pionniers et la charte gouvernementale qui modifie l'organisation du sport, porte ses fruits. Le , René Bouet, Secrétaire général de la Fédération française de tennis de table, les informe que M. Foulon, sous l'autorité de Jean Borotra, vient de le nommer président d'une Fédération française de handball pas encore créée ! En effet, c'est seulement le [2], que la Préfecture de Police, Direction de l'Hygiène, de la Protection de l'Enfance et du Travail signe le récépissé de déclaration d'association, no 177 705, du nom de Fédération Française de Handball. Le , l'information paraît au Journal officiel : la Fédération Française de Handball est juridiquement et officiellement reconnue. Toutefois, après la Guerre, la décision du 21 septembre est tenue pour illégale puisque créée sous l'autorité du gouvernement de Vichy... Au terme d'une longue enquête administrative (sur les fédérations messine et universitaire entre autres...) et d'une nouvelle déclaration à la Préfecture de Police (no 52 833), le Journal officiel du 11 juillet 1952 officialise enfin la "bonne" Fédération française de handball.

Entre-temps, elle fait partie en 1946 des membres fondateurs de la Fédération internationale de handball (IHF)[3].

Le handball, un sport de cours d'école[modifier | modifier le code]

Du côté des terrains, les quatre pionniers poursuivent leur travail de développement pendant et après la guerre. C'est alors le handball à onze, qui se jouait à l'extérieur, qui fait les beaux jours de la nouvelle structure et le premier championnat de France masculin est organisé dès la saison 1941-1942, dans les deux zones, Nord et Sud, sous l'impulsion de Christian Picard. La saison suivante, des compétitions sont mises en place pour les féminines. Puis la Fédération est chargée d'organiser le deuxième Championnat du monde masculin de handball à onze en 1948.

À compter de 1946, le président de la Fédération Charles Petit-Montgobert s'attache à la structuration administrative et technique : alors que la Fédération ne compte que 5 000 licenciés (uniquement hommes) en 1946, la barre des 25 000 licenciés est franchie en 1964 au terme de son mandat[1]. C'est alors avec le jeu à sept en salle, plus attractif de fait de sa vitesse et du spectacle proposé, que le handball prend une autre dimension : le premier championnat de France à sept est organisé en 1952 et le premier match de l'équipe de France à sept a lieu le à Bâle[4] où les Français sont battus par les Suisses 14 à 6[5]. Malgré des modifications des règles, la disparition du handball à onze en 1959 était inéluctable.

La troisième présidence est assurée par Nelson Paillou (1964-1982). Un choix s'impose à lui : rendre le handball populaire ou en faire un sport d'élite ? En fait, il n'a d'autre solution que de privilégier la première, au détriment notamment de l'Équipe de France qui peine à atteindre un niveau compétitif à l'échelle internationale. Il lance ainsi le "Plan d'Expansion" qui va permettre le développement du handball en France pour atteindre 160 000 licenciés et 2 400 clubs en 1982[1]. Lors de cette période, la Fédération réalise deux grandes opérations : d'une part l'organisation du Championnat du monde en 1970 qui connait un grand succès populaire avec plus de 100 000 spectateurs dans 25 villes malgré les mauvais résultats de l'équipe de France (1 victoire pour 5 défaites) et, d'autre part, l'achat de la Maison du handball qui fut de 1971 à 1986 le siège de la Fédération. En 1971, la Fédération est reconnue d'utilité publique[6].

En 1982, Nelson Paillou quitte la Fédération Française de handball pour accéder à la présidence du Comité national olympique et sportif français, dont il a été vice-président de 1971 à 1977. Jean-Pierre Lacoux, ancien entraîneur national et Directeur technique national, lui succède.

Le développement du handball français vers les sommets[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1980, c'est la descente aux enfers : le équipe de France est pour la seconde fois relégué en Championnat du monde C, la troisième division mondiale... Il est temps de penser à "l'élite" et l'Assemblée Générale décide d'une politique (et de moyens) pour élever le niveau technique des joueurs et des entraîneurs. Plusieurs décisions sont prises et appliquées : nouvelle formule de championnat, Conseil des Clubs de Nationale 1, statut du joueur de Haut Niveau, publicité sur les maillots... La discipline affiche sa volonté de se développer sous la houlette de Daniel Costantini. En 1986, la barre se redresse avec le titre de Champion du monde C en 1986 et la FFHB rêve d'une qualification automatique aux Jeux olympiques d'été de 1992 si le CIO les accorde à Paris. Déception, Barcelone s'impose et dans l'instant, "Paris 92" se transforme en "Pari 92" : le handball français se lance le défi d'être quand même de la fête ! Le courage est vite récompensé ; la Fédération obtient de la Fédération internationale de handball l'organisation du Mondial B de 89. La cinquième place acquise par les Bleus y suffira pour réintégrer le groupe A mondial. Au Championnat du monde 1990, la France est emmenée par un jeune joueur d'avenir, Jackson Richardson, et une génération promise à enfin briller dans ce sport. Grâce à un parcours honorable, la France termine à une neuvième place synonyme de qualification aux Jeux olympiques de Barcelone. Mais cette qualification n'est pas une finalité et les Bleus remportent une médaille de bronze inimaginable sept ans plus tôt. Les Barjots continuent cette progression fulgurante en devenant vice-champions du monde en 1993 puis Champions du monde en 1995.

En 1996, alors que la fédération compte 210 000 licenciés dont 1/3 de féminines et 2400 clubs, André Amiel, élu par l'Assemblée Générale, définit deux objectifs essentiels : la permanence des résultats internationaux masculins et l'essor des féminines et un développement de la discipline via une augmentation du nombre de clubs, du nombre de licenciés et une diversification des pratiques (sandball, mini-hand...). Très vite, le travail porte ses fruits : médaille de bronze pour les garçons au mondial 1997 tandis que les Féminines d'Olivier Krumbholz deviennent vice-championnes du monde en 1999. Pour la première fois, les deux équipes de France prennent part aux Jeux de Sydney. Si aucune médaille olympique n'est remportée, les bons résultats continuent avec le deuxième titre de Champions du monde remporté par « les Costauds » en 2001 à Bercy face à la Grande Suède et la première médaille (le bronze) décrochée à un Championnat d'Europe à l'occasion de l'Euro 2002 féminin.

Dans le sillage de ces nouvelles médailles, l'année 2000 marque un nouveau tournant puisque la Fédération passe le cap des 300 000 licenciés (dont 36% de féminines). André Amiel est réélu en 2000 puis 2004. Ne voulant pas se représenter en 2008, le président peut partir l’esprit tranquille. Durant ses deux derniers mandats, les résultats des équipes de France masculine et féminine confirment l'excellente santé de la discipline avec notamment le sacre des Bleues en 2003 après une finale renversante et une nouvelle participation couplée des deux formations aux JO d'Athènes. Chez les hommes, Claude Onesta, qui a succédé à Daniel Costantini en 2001, a des débuts difficile malgré deux nouvelles médailles mondiales avec le bronze de 2003 et 2005. Puis 2006 est une nouvelle année de gloire avec le titre continental des Bleus et la médaille de bronze des féminines. Le dernier mandat d'André Amiel est également marqué par l’organisation du Mondial 2007 féminin en France qui s'avère une vraie réussite puis, en 2008, la présence des deux collectifs aux Jeux olympiques de Pékin où « les Experts » tricolores grimpent sur le sommet du monde avec le premier titre olympique du handball français.

Dès le début du mandat de Joël Delplanque à compter d'octobre 2008, les masculins réalisent le tour de force d'être à nouveau couronnés Champions du monde au terme d'une finale maîtrisée face à la Croatie à Zagreb. Sur cette bonne lancée, les femmes ont également obtenu deux nouveaux titre de vice-championnes du monde en 2009 et 2011 tandis que les hommes enchainent les titres : champions d'Europe en 2010 champions du monde en 2011 et une nouvelle fois champions olympiques en 2012. Ces résultats ont un effet significatif puisque le cap des 400 000 licenciés est atteint en 2010.

En octobre 2012, Joël Delplanque est réélu pour une seconde mandature avec à l'horizon, un défi à relever : le championnat du monde masculin en 2017 organisé en France. Le lancement officiel organisé à Paris, le 5 février 2013, rassemble les partenaires économiques, politiques, institutionnels, sportifs et médiatiques et symbolise la volonté commune des différents acteurs d'offrir un événement international incontournable en 2017. La compétition sera organisée avec succès tout comme le championnat d'Europe féminin un an plus tard.

Le , Philippe Bana succède à Joël Delplanque, qui se retire après douze années en poste. Bana, qui était directeur technique national de la FFHB depuis 1999, est élu avec 57,54 % des suffrages exprimés, soit 12 763 voix[7] et devient le 7e président de la FFHB. La liste de l'ancien emblématique directeur technique national (1999-2020) "Handball 2024, jouons collectif" a obtenu la majorité lors d'un vote électronique, devançant celles de Jean-Pierre Feuillan (32,51 %) et d'Olivier Girault (9,95 %).

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Organisation et compétitions[modifier | modifier le code]

La fédération distingue plusieurs catégories de compétitions[8] :

Évolution du nombre de licenciés et de clubs[modifier | modifier le code]

Alors qu'elle ne compte en 1949 que 8 567 licenciés (uniquement hommes), la Fédération française de handball passe la barre des 100 000 licenciés en 1976, des 200 000 licenciés en 1994 (peu après le début du professionnalisme et des premiers résultats internationaux du handball français), des 300 000 licenciés en 2001, des 400 000 licenciés en 2010 et des 500 000 licenciés seulement 3 ans plus tard[1], profitant notamment des excellents résultats de l'équipe de France masculine :

En revanche, si le nombre de clubs affiliés augmente progressivement pour atteindre 2 582 clubs en 1986, ce nombre diminue ensuite jusqu'à 2 274 clubs en 1993 avant de se stabiliser autour 2 400 clubs[1] :

Présidents[modifier | modifier le code]

Joël Delplanque (à droite) à côté de Philippe Bernat-Salles, président de la LNH, le 2 juin 2016.

Les Ligues régionales de la FFHandball[modifier | modifier le code]

En Métropole[modifier | modifier le code]

En France, les ligues sont au nombre 13, calquées sur les régions françaises :

Collectivités d'outre-mer[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f « Chiffres clés », sur Site officiel de la Fédération française de handball (consulté le 8 juillet 2020)
  2. C'est cette date qui est retenue comme date de fondation de la Fédération.
  3. (en) « Member Federations - France », Fédération internationale de handball (IHF) (consulté le 3 septembre 2020)
  4. « L'Equipe de France joue une partie d'importance devant la Suisse pour sa première rencontre à sept », Hand-ball, Fédération française de handball, no 61,‎ (lire en ligne, consulté le 3 septembre 2020)
  5. « La France a bien résisté à la Suisse, mais manque de shooteurs s'incline nettement », Hand-ball, Fédération française de handball, no 62,‎ (lire en ligne, consulté le 3 septembre 2020)
  6. « Décret du 4 août 1971 portant reconnaissance d'utilité publique d'une association déclarée », sur Légifrance, Journal officiel de la République française, (consulté le 3 septembre 2020), p. 7972
  7. « Philippe Bana élu président de la Fédération française de handball », L'Équipe, (consulté le 18 mai 2021)
  8. « Textes réglementaires », sur ffhandball.fr.
  9. « Les effectifs du hand français : 170.639 licenciés et 1.455 clubs », L'Équipe magazine Spécial basket handball, (consulté le 24 août 2020)
  10. « Ligue Auvergne Rhone-Alpes handball, club handball AURA » (consulté le 11 janvier 2020)
  11. « ACTUALITÉS », sur Ligue de Bourgogne Franche-Comté (consulté le 11 janvier 2020)
  12. Commission informatique LBHB-Didier Jehanno, « Portail du Handball Bretagne », sur www.handball-bretagne.com (consulté le 11 janvier 2020)
  13. « Handball : La ligue du Centre », sur www.centre-handball.com (consulté le 11 janvier 2020)
  14. « Ligue Grand Est de Handball » (consulté le 11 janvier 2020)
  15. Grégory Roches, « Présentation », sur Ligue de Handball des Hauts-de-France (consulté le 11 janvier 2020)
  16. « Handball Ile-de-France », sur www.handball-idf.com (consulté le 11 janvier 2020)
  17. « Bienvenue sur Ligue Normandie Handball | Ligue Normandie Handball », sur www.normandie-handball.org (consulté le 11 janvier 2020)
  18. « Ligue Nouvelle-Aquitaine Handball », sur Nouvelle-Aquitaine Handball (consulté le 11 janvier 2020)
  19. « Accueil », sur www.occitanie-handball.fr (consulté le 11 janvier 2020)
  20. « Bienvenue sur le site du Territoire de Handball des Pays de la Loire », sur Ligue de Handball des Pays de la Loire (consulté le 11 janvier 2020)
  21. « Ligue Provence Alpes Côte d'Azur Handball », sur LPACA HANDBALL (consulté le 11 janvier 2020)
  22. « La Ligue de Handball de Guyane », sur Ligue de Handball de Guyane (consulté le 11 janvier 2020)
  23. « LIGUE DE HANDBALL DE LA MARTINIQUE | "Nous sommes tous des handballeurs." – Directeur de Publication : Frédéric FLAMAND » (consulté le 11 janvier 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]