Georges Vanier

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Georges Vanier
Image illustrative de l'article Georges Vanier
Fonctions
19e gouverneur général du Canada
15 septembre 19595 mars 1967
Monarque Élisabeth II
Premier ministre John Diefenbaker
Lester B. Pearson
Prédécesseur Vincent Massey
Successeur Roland Michener
Biographie
Nom de naissance Georges-Philéas Vanier
Date de naissance 23 avril 1888
Lieu de naissance Montréal (Canada)
Date de décès 5 mars 1967 (à 78 ans)
Lieu de décès Ottawa (Canada)
Nationalité canadienne
Conjoint Pauline Vanier
Religion Catholicisme

Signature
Gouverneurs généraux du Canada

Major-général le très honorable Georges-Philéas Vanier, CP, DSO, MC, CD, né le 23 avril 1888 à Montréal et décédé le 5 mars 1967 à Ottawa, fut un diplomate canadien et le dix-neuvième gouverneur général du Canada, de 1959 à 1967.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Montréal, Georges Vanier étudie au collège Loyola de Montréal et obtient un diplôme en droit de la section de Montréal de l'Université Laval. Durant la Première Guerre mondiale, il est l'un des membres fondateurs du 22e batallion du Corps expéditionnaire canadien, le bataillon canadien-français qui deviendra en 1920 le célèbre Royal 22e Régiment. Il est décoré de la Croix militaire (Military Cross) en 1916 et reçoit l'Ordre du Service distingué (Distinguished Service Order - DSO) et la barrette à la Croix militaire en 1919. En 1918, lorsqu'il mène une offensive à Chérisy en France, il perd sa jambe droite. Après une longue convalescence, il revient à Montréal pour y exercer le droit. Il épouse Pauline Archer le 29 septembre 1921, et le couple aura cinq enfants.

Nommé aide de camp du Gouverneur général lord Byng en 1921, lieutenant-colonel en 1924, il prend le commandement du Royal 22e Régiment en 1925. Sa carrière diplomatique commence en 1928 lors de sa nomination à la délégation militaire du Canada pour le désarmement auprès de la Société des Nations. En 1939 il est nommé ministre canadien en France. Mais l'invasion nazie l'oblige à partir.

En 1941 il est nommé commandant du district militaire de Québec. L'année suivante, il est promu général de division. Suivant la libération de la France, il est nommé premier ambassadeur du Canada en France, poste qu'il occupe jusqu’à sa retraite en 1953.

Georges Vanier est nommé gouverneur général le 1er août 1959, le premier Québécois et premier francophone à occuper le poste. Il meurt en 1967, avant la fin de son mandat.

Pauline Vanier est alors nommée membre du Conseil privé de la Reine pour le Canada ; elle meurt en 1991, à l'âge de 92 ans, au sein de l'Arche, communauté pour adultes handicapés fondée par son fils Jean Vanier, à Trosly-Breuil en France. Elle est inhumée aux côtés du général Vanier à la Citadelle de Québec.

Hommages[modifier | modifier le code]

  • La profonde spiritualité du couple vice-royal a amené l'archidiocèse catholique d'Ottawa à amorcer un processus qui pourrait aboutir un jour à leur béatification.
  • L'île Vanier et l'île Pauline ont été nommées ainsi en l'honneur du gouverneur général et de sa femme[1].
  • Une station du métro de Montréal s'appelle Georges-Vanier.
  • La ville Vanier (Ontario) a été nommée en son honneur en 1969. Elle s'appelait auparavant Eastview, et est désormais intégrée à Ottawa. Ce nom est maintenant celui de ce quartier d'Ottawa, où se trouvent la promenade Vanier et le parc Richelieu Vanier.
  • Vanier (Québec) est une ville nommée en son honneur, et qui est maintenant un quartier de Québec.
  • Vanier est une circonscription électorale qui comprend une partie de la ville de Québec.
  • Vanier-Les Rivières est une autre circonscription électorale au Québec, formée sur une partie de la circonscription de Vanier.
  • Une bibliothèque publique de Montréal porte le nom de Georges-Vanier[2].
  • L'école secondaire Georges-Vanier à Laval a été nommée en son honneur. Elle fait partie de la Commission scolaire de Laval.
  • Une autre école secondaire Georges-Vanier à Montréal a été nommée en son honneur, elle se trouve dans l'arrondissement de Villeray/Saint-Michel/Parc-Extension. Elle fait partie de la Commission scolaire de Montréal.
  • L'école secondaire Vanier à Québec a été nommée en son honneur.
  • Le Cégep Anglophone Vanier College est nommée en son honneur.
  • L'École primaire Georges-P.-Vanier de la Commission Scolaire Marie-Victorin à Brossard au Québec fut nommée en son honneur lors de sa construction en 1967 [1]
  • Plusieurs écoles francophones de l'Ontario portent le nom de Georges Vanier :
    • l'École catholique Georges Vanier (primaire) à Smooth Rock Falls (Conseil scolaire de district catholique des Grandes-Rivières dans la région du Nord-Est) [2]
    • l'École secondaire Georges-P.-Vanier à Hamilton (Conseil scolaire de district du Centre-Sud-Ouest)[3].
    • l'École catholique Georges P. Vanier à Windsor (Conseil scolaire de district des écoles catholiques du Sud-Ouest)[3].
  • L'école secondaire anglophone de Toronto, Ontario Georges Vanier Secondary School (Toronto Distric School Board) [4]
  • Un mural le représente au 150, chemin Montréal, à Ottawa.
  • Plusieurs rues de ville comme à Saguenay, Montréal, Québec, Laval, Roxboro portent le nom de Georges-Vanier.
  • Le boulevard Georges-Vanier à Montréal a été nommé en son honneur.
  • Le boulevard Vanier à Laval a été nommé en son honneur.

Sources[modifier | modifier le code]

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Luc Bertrand, Georges Vanier, Montréal, Lidec, 1993.
  • Jean Vanier, Ma faiblesse, c'est ma force : un aperçu de la vie intérieure du général Georges P. Vanier, gouverneur général du Canada de 1960 à 1967, Montréal, Éditions Bellarmin, 1992.
  • Robert Speaight, Georges P. Vanier : soldat, diplomate et gouverneur général, Montréal, Fides, 1972.
  • Jacques Monet, « Un couple exceptionnel : Georges et Pauline Vanier », dans Gilles Routhier, Jean-Philippe Warren, Les visages de la foi: figures marquantes du catholicisme québécois, Fides,‎ 2003 (ISBN 2762124786 et 9782762124781, lire en ligne), p. 95-105.
  • « Georges and Pauline Vanier », dans (en) Ann Ball, Faces of Holiness II: Modern Saints in Photos and Words, vol. 2, Our Sunday Visitor Publishing,‎ 2001 (ISBN 0879734094 et 9780879734091, lire en ligne), p. 140-146.

Autres sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Claude Boulanger, Le nom propre au carrefour des études humaines et des sciences sociales..., actes du XVIe congrès international des sciences onomastiques, Québec, Université Laval, 1987 (page 341).
  2. Réseau des bibliothèques publiques de Montréal
  3. Georges-P.-Vanier

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]