Particule (onomastique)

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La particule est une préposition qui précède un nom de famille.

En français elle peut prendre la forme simple « de », la forme élidée « d' », être accompagnée d'un article « de la », voire contractée « des » ou « du ».

Elle existe également en d'autres langues : néerlandais « van », allemand « von », anglais « of », italien « de », « da » « del », « dal », « della »...

La particule nobiliaire : une piste trompeuse[modifier | modifier le code]

Contrairement à une idée reçue, la particule ne peut en aucun cas être prise comme une marque de noblesse (pas plus d'ailleurs que son absence empêche d'être noble)[1]. Les particules dites « nobiliaires » n'ont jamais été mises que devant les noms de famille qui viennent des seigneuries. En effet, la particule atteste initialement l'origine (rappel d'une filiation, l'origine d'une famille (clan) dans le sens « fils de, fille de », ou une origine géographique) ou la propriété (génitif). Conséquence : certains propriétaires ou roturiers peuvent donc posséder une particule sans pour autant être nobles.

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (où Caron est le patronyme et Beaumarchais le nom d’une terre de sa première épouse)[2]

Jusqu’au XVIIIe siècle, une fille était désignée dans les actes soit par son prénom suivi du nom de famille féminisé (Marie Martine)[3], soit par son prénom suivi du nom de sa famille précédé de la particule de (Marie de Martin : Marie, fille de Martin)[4],[5]. Si le statut social de la famille s'élevait il arrivait selon les usages locaux que le nom devienne « de Martin » pour tous les membres de la famille, garçons et filles, dans la signification « les fils de Martin, appartenant à la famille de Martin, au clan des Martin. » C'était le cas quand « Martin » était une personnalité connue, que sa descendance puisse se prévaloir de lui. Ces familles restaient roturières, bourgeoises (par exemple Nicolas de Martin, bourgeois répertorié dans l'armorial de la ville de Marseille ordonné par Louis XIV)[6],[7] ou et d'autres voyant leur statut et leur richesse prospérer davantage achetèrent des charges, titres, propriétés dont ils adjoignirent le nom à leur patronyme précédé d’une particule : de Martin de Castelpers, de Martin de Campredon (Languedoc), de Martin de Chateauroy[8], de Martin seigneur de Champoléon, de Martin sieur de La Garde[9]… A contrario, des Martin étaient nobles sans porter de Particule (Noble Martin, procureur fiscal[9])[10],[11],[12].

La particule qui est un rappel d'une filiation, dans le sens « fils de »:

Famille de Grenier (Grenier est la déformation de Werner, un prénom germanique. de Grenier signifie « fils de Werner ». La famille acquit par la suite un haut statut social. Les membres de cette famille prirent un ou des noms supplémentaires qui désignaient leur fief. Les différentes branches se distinguent ainsi par les noms de fiefs ajoutés au patronyme « de Grenier » : de Grenier de Latour, de Fonblanque, de Monner, de Lalée, de Rieutailhol, de Lassagne, de Cassagnac, d'Alès, de La Sauzay, de Vidalens, etc.)[13]
de Roux ou des Roux (L'origine proviendrait de Ugolino Ruffo, réfugié en Dauphiné au XIIIe siècle. de Roux signifie « des Roux » ou « Ruffi », les descendants de Ruffo, fils de Roux).
de Pierre (Nom patronymique dont l'origine connu remonte à 1098. En 1185 un Pétri était évêque d'Alby[14]. « de Pierre » signifie fils de Pierre, descendant de la famille de Pierre ; plus tard les Pierre (Petri) ajoutèrent à leur nom patronymique les noms de fiefs précédés d'une particule : de Pierre, coseigneur de Saint-Marcel, de Saint-Etienne de Dions, de Saint-Julien du Colombier ; de Pierre, seigneur de Bernis...).
de Notredame, alias de Nostredame (une des origines : d'une famille juive de commerçants à Avignon, Guy Gassonet se convertit au catholicisme et pris le nom chrétien de Pierre Nostredame[15], ses fils Jacques de Nostredame, et sa desendance, Jean de Nostredame, Notaire, Antoine de Nostredame, Caesar de Nostredame, etc. Michel de Nostredame, ou Nostradamus, faisait partie de cette famille)

La particule que portent certains noms de famille peut provenir de l'origine du nom :

de Moivre (Famille protestante qu'on trouve dans la Marne au XVIIe siècle (Daniel de Moivre, médecin). La particule « de » est nullement de nature noble mais peut-être indicatrice d’origine : commune de Moivre et rivière la Moivre dans la Marne. )
de Gaulle (La particule proviendrait soit d'une forme dialectale flamande de l'article défini « Le », « de Gaulle » proviendrait du mot flamand « De Walle » mais cette origine est contestée, soit serait une particule ancienne française (origine de, fils de). Dans les deux cas, la particule n'est pas nobiliaire ni attachée à un fief, les de Gaulle n'ayant pas d'ascendance agnatique noble).

A contrario, certaines familles d’authentique noblesse n’ont jamais arboré la particule :

Le baron Gros (noblesse d’Empire)
Le duc Pasquier (ancienne famille de robe anoblie en 1671, duc sous l'empire)
Famille Alies (capitouls)
Famille Molé (agrégée à la noblesse par charges parlementaires depuis 1537)
Le baron Le Vaillant (famille de gentilhommes verriers, originaire de Normandie, XIIIe siècle[16] )
Le baron Cochin (famille parisienne anoblie en 1820, plusieurs personnalités Henry Cochin, Jean Denys Cochin, Augustin Cochin, Denys Cochinetc.)
Le baron Daru (Daru, capitoul de Toulouse, anoblissement par charge : 1769)
Le comte Roy (Antoine Roy obtint le titre de Comte en 1823).
Le baron Martin (Alexandre Martin, Baron 1810)
Le baron Bich (Baron 13 juillet 1841, Savoie)

Puis, beaucoup de familles nobles portent leur nom patronymique suivi du ou des noms de fief précédés d'une particule :

Famille de Grenier (Voir ci-dessus)
Famille Libault (patronyme Libault, famille d'origine bretonne qui eut plusieurs branches qui prirent chacune nom et titre de fiefs différents : Libault de La Barossière, de La Chevasnerie, etc.)
Famille Salteur (patronyme Salteur, famille originaire de Savoie, Marquis de Samöens (1699), de La Serraz (1755) ; Comte de St Pierre de Soucy ; Seigneur de Châtel de Culoz, Curtilles, Landaise, Molettes, Montprovens, La Salle, Villette.)

Puis, certaines familles authentiquement nobles ont discrètement gommé la particule de leur nom au moment de la Révolution, pour se protéger. Certaines ne l’ont pas faite rétablir.

Chevallier (Chevallier de Saint-Jacques, la particule fût supprimée à la révolution et le nom devint Chevallier Saint Jacques puis Chevallier. Fief « Les Berrières » constitué en 1239 par le comte de Charolles à Charles Marie Chevallier Saint-Jacques)


Enfin, des noms de famille se sont formés en attachant la particule au nom:

Maison Déage, anciennement Agii, di Agio, Deago (fils de Agio), famille de Savoie d'extraction chevaleresque, anoblie par le Duc Philibert II de Savoie le 16 mars 1498.


Autre curiosité, il arrive que des noms aient deux particules adjointes :

Étienne de D'Arsemalle, (fils de D'Arsemalle, de la famille d'Arsemalle, originaire de Vendée)[17]
Cardinal Bertrand de d'Eux, Archevêque d'Embrun & Prévôt de Liège.
Jacques de D'Airaines.
Philippe de D'Esquerdes.
chevalier Philippe de d'Ollehain.
Marie de d'Ouyneau.

Particule nobiliaire du Midi de la France[modifier | modifier le code]

En revanche, il existe une exception dans le Midi de la France. Une particule nobiliaire existait bien pour les familles d’ancienne noblesse[réf. nécessaire]. Cette particule était très présente dans de nombreux actes aux xiie, xiiie et xive siècles[réf. nécessaire]. Cet usage s'est perdu, bien qu'il permettait, à l’exemple du système espagnol ou britannique de clarifier les situations nobiliaires des familles.

Quelles sont-elles ?

Les familles nobles dans le Midi de la France au Moyen Âge avaient l’usage de mettre En’ ou N’ et Na’ ou N’ au féminin devant les prénoms des personnes[réf. nécessaire]. Ces particules nobiliaires, employées dans tout le midi de la France, correspondaient à peu près à sire de… ou don… en espagnol. La noblesse d’extraction en Béarn était connue sous le nom de gentiu.

Nous retrouverons au xive siècle ces particules nobiliaires associées également à celle de Donzet . Cette qualification nobiliaire pouvait être utilisée pour signifier un noble sans titre. Être reconnu comme donzet signifiait au moins être Esquire écuyer.

Exemple : La Réole en 1200 : En Ramon Broqua (Raymond Dubroca) témoin dans une transaction. Orthez en 1261 témoins nobles : N’Arnaud de Claverie, En senhor Fortaner de Campanher, En Guilhem de Claverie et En Bernat de Brocas, N’Arnaut de Belii et En P. de La Forgue et En Guilheumes de Campanher et N’Arnaut de Claverie. En 1261 à Orthez En Bernat de Brocas. Encore en 1301 N’Arnaut de Brocas Jurat. Saint Sever 1361, En Bernard deu Broca, N’Arnaut-Amanieu de Cauna.

Règles d’usage[modifier | modifier le code]

Elle n’apparaît que lorsque le nom est précédé d’un prénom, d’un titre ou d'une dénomination (monsieur, madame, marquis, abbé, général, etc.) :

Jean de La Fontaine
le marquis de Sade
Madame de Sévigné
Subtilité « historique » : de façon systématique jusqu'au Grand Siècle, et parfois encore de nos jours, on trouve la particule employée après un lien de parenté (comme cousin(e), oncle/tante, grand-père/grand-mère).

On peut ainsi trouver :

ma cousine de Maintenon, ma grand-mère de Bourbon-Parme

Lorsque le nom est employé sans prénom ou sans titre, le « de » n’est pas maintenu :

La Fontaine
Richelieu
Montherlant

De même, au pluriel, le « de » disparaît :

Les Montherlant et non les de Montherlant

Mais « d’ », « Du » ou « Des » sont maintenus :

Du Guesclin
Des Cars
Des Esseintes
d’Alembert
d'Hozier

Toutefois, on conserve ordinairement la particule « de » pour les noms d'une syllabe sonore (le e final étant muet) :

de Thou
de Sèze
de Lattre
de Gaulle
de Moivre bien que selon les usages on dise « la formule de Moivre » ou « la formule de De Moivre ».


  • Exception[18] : l'usage veut qu'on omette le « de » pour Sade, Maistre[19], Retz, Broglie (prononcé Breuil sauf à Strasbourg où l'on prononce communément Broglie pour la place Broglie).

La particule « de »/« d' » n’est généralement pas prise en compte dans le classement alphabétique : de Sèze sera classé sous S plutôt que sous D, de même que d'Alembert sera classé sous A plutôt que sous D.

Majuscule ou minuscule ?[modifier | modifier le code]

« de » et « d’ » : la particule étant une préposition marquant l'origine, elle s'écrit toujours en minuscule :

Raymond de Sèze
Gérard d'Aboville
Alfred de Musset

Si elle est précédée de la préposition « de », la majuscule permet de distinguer les deux « de »[20],[21] :

les mémoires de Raymond de Sèze
les mémoires de De Sèze

« du » et « des », prennent une capitale quand ils ne sont pas précédés d'un prénom ou d'un titre :

(Dans un index, ces noms à particule du ou des sont classés à du ou à des : on place Du Bellay à la lettre d, non à b[23].)

« de La » : attention au maniement du « La », où la particule disparaît tout à fait normalement lorsque le nom est seul mais où en revanche le La reste :

La Bruyère
La Rochefoucauld
Classiquement, d'après l'Académie Française, ou encore "le guide du protocole et des usages" de Jacques Gandouin, le "la" ne prend jamais de majuscule s'il est précédé de la particule, ainsi :
Jean de la Bruyère
Étienne de la Boétie
La Bruyère et La Boétie
Cependant, de nos jours, il est souvent écrit le « la » systématiquement avec une capitale : « La ».

Enfin, concernant le classement alphabétique : c'est ce « la » ou « l' » qui déterminera le positionnement.

La famille de la Bruyère sera classée à La
La famille de l'Hermite à L' (soit avant La)

Particules étrangères[modifier | modifier le code]

Les particules étrangères gardent la majuscule lorsque c'est l'usage dans leur langue d'origine :

Elles s'écrivent en minuscule lorsque c'est l'usage dans leur langue d'origine :

Cas particulier :

  • En anglais : il n'y a pas de particule proprement dite, mais la préposition « of » avec minuscule peut introduire un nom de fief dans les titres nobiliaires. Ces titres ne font cependant pas partie du nom de famille et sont généralement traduits en français : Charles, Prince of Wales ou Charles, prince de Galles.
  • Lorsqu'un nom d'origine étrangère porté par un citoyen des États-Unis comprend ce qui était une particule ou un élément apparenté dans la langue d'origine, cet élément s'écrit presque toujours avec une majuscule et très souvent (mais pas toujours) en un seul mot avec ce qui suit : A, De, De La, La, Dos, Mac, Mc, O' . Dans ce cas, le second élément garde la majuscule bien que ne formant qu'un seul mot ; il y a donc une majuscule à l'intérieur d'un mot : Cecil B. DeMille, Shia LaBeouf, Douglas MacArthur, William McKinley, (voir l'article CamelCase).
  • En hongrois : il n'y a pas de particule nobiliaire, cependant des noms de fiefs, dont certains sont devenus des noms de famille, sont formés en transformant le nom en adjectif par l'ajout du suffixe -i (souvent remplacé par -y dans les noms les plus anciens) : nagybányai Horthy Miklós (l'adjectif dérivé du nom de fief, sans majuscule, s'écrit en premier, le nom de famille ensuite et le prénom enfin, selon l'usage hongrois). De tels adjectifs sont généralement « traduits » dans les langues occidentales. En français, on écrit ce nom Miklós Horthy de Nagybánya, de même qu'en allemand on écrit Miklós Horthy von Nagybánya. Ceci explique la forme de noms aujourd'hui français tels que Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa ou allemands tels que Christoph von Dohnányi.

Particules étrangères dans les noms de citoyens français[modifier | modifier le code]

Si une personne de nationalité française porte un nom avec une particule étrangère, la règle sera d'écrire son nom avec une majuscule. Malgré cela, l'usage hésite :

Manuel Dos Santos (nom d'origine portugaise) ;
Renaud Van Ruymbeke (nom d'origine néerlandaise), mais Didier van Cauwelaert plus souvent écrit avec une minuscule ;
Jean-Michel di Falco plutôt que Di Falco (nom d'origine italienne), bien que l'usage en italien moderne soit d'écrire les particules avec une majuscule.

Inversement, si la forme d'une particule étrangère coïncide avec celle de la particule française, c'est l'usage français de la minuscule qui s'applique si la personne est de nationalité française :

René de Obaldia (nom d'origine espagnole), bien que la forme correcte en français devrait être « d'Obaldia ».

Nom de plume, nom d'artiste[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, certains artistes ont rajouté un de pseudo-nobiliaire à leur nom :

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. par exemple, Among the nearly 1600 Huguenot refugees presenting themselves to the Savoy Church, a French Huguenot church in London, approximately 120 had « de » prefixing their surnames and a further 20 or more had « de la » (Huguenot Society, 1914). If the person was of noble origin, it was noted in the register; for example, Louis de Saint-Delis, Marquis de Heucourt, and Jean de Meslin, Seigneur de Campagny. The vast majority of the 120 entries were not from the nobility.
  2. L’horloger Caron, devenu musicien des filles de Louis XV. Il obtient des charges fictives (telle celle de « contrôleur de la viande du roi »), et son protecteur Pâris-Duverney lui achète la charge de conseillé secrétaire du roi .
  3. ou Reynier (René) : Reynière, Canac : Canague, etc.
  4. Exemple : Fille de François Augustin Reynier, Marie-Anne de Reynier ( 12 janvier 1739) se marie à Upaix le 5 août 1760 avec Jean-Louis Rivet, notaire à Châteauneuf de Chabre. Il est à noter que François Augustin Reynier n'acceda à la noblesse qu'après ce mariage et ajouta à son nom celui de la terre de Jarjayes : François Augustin Reynier de Jarjayes
  5. aussi dans la noblesse : exemple : Testament du 10/03/1651. Mariage en 161O avec Madeleine de BRUNEL, fille de NOBLE VINCENT BRUNEL, devant le pasteur de VALDROME (05) en présence de JOSEPH de REYNIER, de Serres, de Pierre de FLOTTE, de ST Pierre d’Argençon et de Claude d’AGOULT de la BEAUME.
  6. Autres exemple : François de Phelines, Bourgeois de Lyon, p4, Jean de Petitchez, Marchand Chapellier à Lyon, p11, Anne de Chavanne, veuve de Blaize Bonneau, Bourgeois à Lyon, p21, Louise du Soleil, veuve de Cavella, Bourgeois à Lyon, p21, Jean Claude de Bere, Marchand Bourgeois à Lyon, p44, Hugue de Bargues, Bourgeois de la ville de Lion, p. 707, etc. (armorial d'Hozier, Généralités de Lyon, 1696)
  7. en occitan, la particule « de » était souvent utilisée en ce sens de filiation ou appartenance à la famille. Par exemple, Guy Gassonet ou Guy de Gossonet, grand-père de Nostradamus, juif et commerçant à Avignon, se convertit au christianisme et prit le nom de Peyrolus Nostredame (Pierre de Nostredame). Son Fils, Jaume (Jacques en occitan) de Nostredame, puis le fils de Jaume, Michel de Nostredame, alias dans sa version latine Michael Nostradamus, nom qui nous reste au XXIe siècle
  8. Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments
  9. a et b l'Armorial Général de France - d'Hozier 1696
  10. autre exemple : Hommage preste au Roy par noble Robert Bernard ; Acte d'achat fait par noble et égrège personne Maitre Louis Bernard, châtelain de St Vincent, du 27 octobre 1542 ; Lettres partantes du Roy Henry, portant confirmation dudit estât et office de capitaine et châtelain de la Tour St Vincent en faveur dudit Honoré de Bernard, seigneur de Feyssal, du 10 avril 1580, dument signées. Source : Les maintenues de noblesse en Provence par Belleguise, Bernard, alias de Bernard.

    « ÉGRÈGE, adj., masc, titre ou qualité qu'on donnait quelquefois dans les actes du quinzième siècle à un homme d'un grand savoir, et d'une grande probité ; il accompagnait ordinairement celui de noble, ou de magnifique. »

    — Nicolas Nicolas Viton de Saint-Allais, Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France, Paris,‎ 1816 (lire en ligne)

  11. d'anciennes familles nobles, ecuyers, chevaliers (Noble homme Pierre Martin, Ier. du nom, écuyer, tué dans les guerres de 1429 ; Noble homme Léonard Martin, Ier. du nom, écuyer, soigneur de la Goutte-Bernard, et en partie de la Terreaux-Feuilles, obtint permission du roi de faire fortifier son château de la Goutte-Bernard, par lettre en forme de cachet, données à Meaux, le ...juillet 1474« signées « Louis, et plus bas, Thillar ». Il mourut vers l'an 1494 iI fut marié deux fois : premièrement avec damoiselle Catherine Agenette, et en secondes nôces avec damoiselle Louise Augustin. Jean Martin, Ier. du nom, écuyer, seigneur de la Goutte-Bernard, de la Terre-aux-Feuil es, de Salles, Chassenon, etc.-, était homme d'armes des Ordonnances du roi, sous la charge du seigneur d'Ars, et servit dans toutes les guerres de Louis XII et de François I-". Il ne vivait plus en 154o. De son mariage avec Catherine Faulcon, dame de Salles. et de Chassenon, en Angoumois, et fille de noble homme Pierre Faulcon, Nobiliaire universel de France : ou Recueil général des ..., Volume 15 Par Saint-Allais )
  12. on trouve une multitude de Noble Martin, Françoise de Menc, mariée à Noble François Martin, de Marseille, etc. et bien d'autres noms tels les écuyers Antoine Colliquet, Jean François Gaynot, Pierre Roussel, Simon Rodouan, (ref armorial d'Hozier, 1696, Lorraine), ou par exemple la famille Jobart, Gaspard Jobart, Pierre Jobart, écuyers, Lorraine, Famille Paulhe (famille de l'Aveyron et du Tarn, probablement modeste mais mentionnée de génération en génération dans les actes « noble Alexandre Paulhe »), etc.
  13. http://www.graphicsfair.com/grenier/histoire/index.html
  14. source Mémoires de François Joachim de Pierre, Cardinal de Bernis, Introduction
  15. est suggéré que l'origine du nom Nostredame fut imposée par le cardinal Pierre de Foix, archevêque d'Arles
  16. Nobiliaire de Normandie, 1864, armes visibles sur la clef de voûte de la chapelle Saint Nicolas de l'église de Beauvoir-en-Lyons, début XIIIe siècle. Famille de Gentilhommes Verriers, originaire de Normandie.
  17. armorial général d'Hozier généralités de Poitiers, 1re partie, Sieur de la Fremaudières, p15
  18. Le Français Correct de Maurice Grevisse 3e édition 1982, DUCULOT, Orthotypographie Jean-Pierre Lacroux
  19. Joseph de Maistre demandait qu'on dise « Maistre » ; Dans une de ses lettres, il reproche explicitement à un de ses correspondants d'avoir dit « de Maistre » au lieu de « Maistre
  20. nitescence.free, Du bon usage du titre de noblesse et de la particule
  21. Banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada
  22. « Placées entre le prénom et le nom, ou le titre et le nom, les particules de, du, des s'écrivent avec une minuscule (Alfred de Vigny, le cardinal de Richelieu, Bertrand du Guesclin, Bonaventure des Périers). On écrira de même : le mathématicien d'Alembert, le poète du Bellay, le prévôt des Essarts (on trouve cependant la majuscule lorsque le nom est précédé d'une préposition : un poème de Du Bellay). » « Particule », Dictionnaire de l'Académie française, Fayard, Imprimerie nationale éditions, Actes Sud, 2011, t. III, p. 272.
  23. Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale, Imprimerie nationale, 2002, (ISBN 978-2-7433-0482-9), 3e édition, octobre 2007, p. 138.
  24. Il semble qu'en italien, l'usage moderne soit d'utiliser la minuscule pour les personnages antérieurs au XIXe siècle, et la majuscule pour ceux postérieurs au XIXe siècle, mais cette règle est souvent ignorée ou contestée. Le sujet a été longuement débattu sur la Wikipédia italienne, sans arriver pour autant à un consensus.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale. 6e éd. [oct. 2007]. Paris : Imprimerie nationale, 2002, 208 p. ISBN 978-2-7433-0482-9
  • Le Martinet d’Orthez par Jean-Pierre Barraqué. 1999.
  • Histoire de La Réole. Octave Gauban. 1873.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]