Comique de répétition

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Le comique de répétition, appelé running gag en anglais, est une technique de narration faisant appel à une blague ou à une référence comique qui revient plusieurs fois de suite, sous la même forme ou sous une forme légèrement modifiée, pendant une même œuvre (sketch, film, spectacle, livre, etc.)[1],[2] ou au cours de différents numéros (avec, par exemple, l'utilisation d'un personnage récurrent).

Description[modifier | modifier le code]

Le comique de répétition peut débuter avec un exemple d'humour involontaire, qui se répète avec des variations alors que la plaisanterie devient de plus en plus familière et que le public anticipe la réapparitions du gag. L'humour dans un running gag peut provenir entièrement de la façon dont combien de fois le gag est répété, de la (non)pertinence de la situation dans laquelle le gag se produit, ou dans le fait de préparer le public à attendre une nouvelle occurrence de la plaisanterie, avec son remplacement par autre chose (la fait d'appâter et de changer).

Les gags récurrents sont souvent utilisés dans des émissions de télévision humoristiques[3], mais peuvent également apparaître dans des films, des livres, des bandes dessinées ou des jeux vidéo.

Un comique de répétition peut être verbal ou visuel et, à l'occasion, provenir des personnages eux-mêmes, qui peuvent être conscients du running gag et faire une mention humoristique de celui-ci.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot running gag provient de l'adjectif anglais running (« continu », « ininterrompu ») et du nom anglais gag (« blague », « histoire drôle »).

Exemples de running-gags[modifier | modifier le code]

  • Dans la série des Indiana Jones, le gag du sabreur qui affronte le Dr Jones revient dans deux films différents, avec une variante (la deuxième fois, le Dr. Jones n'a pas son pistolet) ;
  • Dans la série télévisée des South Park, le personnage de Kenny McCormick meurt presque à chaque épisode dans les 5 premières saisons. Ses rares survies peuvent être perçues comme un degré supplémentaire du running gag ;
  • Dans le film Lilo et Stitch, il y a plusieurs apparitions d'un touriste au coup de Soleil prononcé avec une glace à la pistache. Celui-ci n'arrivera jamais à la manger et la laissera tomber à terre ;
  • Dans la bande-dessinée Gaston Lagaffe, Gaston empêchera à chaque fois Fantasio, puis Prunelle, de signer d'importants contrats de M. Demesmaker.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The running gag, a staple of broad comedy, depends on the watcher's reference to the passage of time ». Mark S. Byron, Samuel Beckett's Endgame, Editions Rodopi B.V. p. 82. (ISBN 978-90-420-2288-1) (2007).
  2. (en) « The running gag has long been recognised as a standard ingredient of slapstick comedy ... ». Frank Eugene Beaver, Dictionary of film terms: the aesthetic companion to film art, Peter Lang Publishing Inc. p. 207. (ISBN 978-0-8204-7298-0) (2007).
  3. (en) « …the running gag and the catchphrase, both important staples in most situation comedies … », Neale et Krutnik, Popular film and television comedy ; cité dans Jimmy Perry and David Croft de Simon Morgan-Russell, Manchester University Press. p. 2. (ISBN 0-7190-6556-9) (2004).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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