Le Docteur Jivago (roman)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Docteur Jivago.
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Dr. Z-Vago.

Le Docteur Jivago (en russe Доктор Живаго) est un roman de l'écrivain soviétique Boris Pasternak.

Publiée pour la première fois en russe en Italie en 1957 aux éditions Feltrinelli, cette œuvre a paru en pleine guerre froide. La première traduction française date de 1958[1]. En 1958, son auteur a obtenu le prix Nobel de littérature, qu'il dut refuser sous la contrainte du pouvoir politique. Le roman est autorisé à paraître en URSS vers novembre 1985 : premier signe d'ouverture de Mikhaïl Gorbatchev. Le livre brosse un tableau du passage de l'Empire russe à l'Union des républiques socialistes soviétiques et décrit la terrible guerre civile russe qui martyrisa sa population, ceux qui y croyaient comme ceux qui n'y croyaient pas. La Sibérie, où se déroule une partie de l'action dans les années 1920 et 1930, est décrite d'une manière particulièrement attachante.

Intrigue[modifier | modifier le code]

Première partie : Le rapide de 5 heures

Deuxième partie : La petite fille d'un autre milieu

Troisième partie : L'arbre de Noël chez les Sventisky

Quatrième partie : Les échéances approchent

Cinquième partie : L'adieu au passé

Sixième partie : La halte de Moscou

Septième partie : Le voyage

Huitième partie : L'arrivée

Neuvième partie : Varykino

Dixième partie: Sur la grand-route

Onzième partie : La milice des bois

Douzième partie : Le sorbier givré

Treizième partie : En face de la maison aux statues

Quatorzième partie : Retour à Varykino

Quinzième partie : La fin

Seizième partie : Épilogue

Dix-septième partie : Vers de Iouri Jivago

Personnages[modifier | modifier le code]

Personnages principaux

  • Iouri Andréievitch Jivago : Le docteur Jivago. Fils d'un riche industriel sibérien et de Maria Nikolaïvna, née Védéniapine; mari d'Antonina Alexandrovna (née Groméko), dont il a deux enfants, Sacha et Macha.
  • Larissa Fiodorovna Antipova (née Guichard) : Lara. Mariée à Pavel Pavlovitch Antipov. Ils ont une fille, Katia.
  • Pavel Pavlovitch Antipov : Pacha, Pachka. Fils du cheminot Pavel Féraponvitch Antipov et de Daria Filimonovna. Professeur, puis général de l'armée révolutionnaire sous le pseudonyme de Strelnikov.
  • Viktor Ippolitovitch Komarovski : Avocat, puis homme politique pendant la Révolution. Protecteur d'Amélie Karlovna Guichard. Amant de Larissa Fiodorovna.


Familles de Larissa et du docteur Jivago

  • Evgraf Andréievitch Jivago : Demi-frère du docteur Jivago.
  • Nikolaï Nikolaïévitch Védéniapine : Écrivain et philosophe. Oncle du docteur Jivago.
  • Antonia Alexandrovna Jivago: Tonia. Fille et d'Anna Ivanovna et d'Alexandre Aexandrovitch Groméko, mariée au docteur Jivago, ils ont deux enfants, Sacha et Macha.
  • Alexandre Alexandrovitch Groméko: Professeur d'agronomie. Mari d'Anna Ivanovna, née Krüger, fille d'un maître de forge de l'Oural, Ivan Enestovitch Krüger. Ils ont une fille, Antonia.


Amis et liaisons du docteur Jivago

  • Mikhaïl Gordon : Micha. Fils de l'avocat Grigori Ossipovitch Gordon. Ami du docteur Jivago.
  • Innokenti Doudorov : Nika. Fils de l'anarchiste Démenti Doudorov et de la princesse géorgienne Nina Galaktionovna. Ami du docteur Jivago.
  • Vasia Brykine: Evadé de l'armée du travail. Compagnon de voyage du docteur Jivago, il devient son protégé.
  • Marina Chtchapov: Fille du portier Markel Chtapov et d'Agafia Tikhonovna. Dernière liaison du docteur Jivago dont elle a deux filles: Kapitolina et Klavdia.

Les enfants

  • Sacha (Sachenka, Sanetchka, Choura, Chourotchk; diminutifs d'Alexandre) : Fils d'Antonia Alexandrovna et du docteur Jivago.
  • Macha (diminutif de Maria): Fille d'Antonia Alexandrovna et du docteur Jivago.
  • Katia (diminutif d'Ekatérina): Fille de Larissa Fiodorovna et de Pavel Pavlovitch Antipov.
  • Tania Bezotcheredeva: Fille de Larissa Fiodorovna et du docteur Jivago.

Citations[modifier | modifier le code]

« Un jour, Larissa Fiodorovna sortit et ne revint plus. Sans doute fut-elle arrêtée dans la rue. Elle dut mourir ou disparaître on ne sait où, oubliée sous le numéro anonyme d'une liste perdue, dans un des innombrables camps de concentration du Nord. »

— Boris Pasternak, Le Docteur Jivago, « La Fin », XVII[2].

« Ma charmante, mon inoubliable ! Tant que le creux de mes bras se souviendront de toi, tant que tu seras encore sur mon épaule et sur mes lèvres, je serai avec toi. Je mettrai toutes mes larmes dans quelque chose qui soit digne de toi, et qui reste. J'inscrirai ton souvenir dans des images tendres, tristes à vous fendre le cœur. Je resterai ici jusqu’à ce que ce soit fait. Et ensuite je partirai moi aussi. »

— Boris Pasternak, Le Docteur Jivago.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Docteur Jivago, p. 700, Bibliothèque de la Pléiade.
  2. Boris Pasternak, Le Docteur Jivago, « La Fin », Chapitre XVII, p. 1263.

Édition française[modifier | modifier le code]