Maison de Trazegnies d'Ittre

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Beaucoup de maisons féodales d'ancienne chevalerie telles les Lalaing, les Ligne, les Chimay, les La Hamaide, ou encore les du Chastel de La Howarderie, tirent leur nom d'une ancienne localité de cet antique comté de Hainaut, dont on omet trop souvent de rappeler que le territoire se trouve actuellement divisé à part égales entre la France et le royaume de Belgique.

Quant à elle, la localité de Trazegnies, où se voit encore de nos jours le château de ce nom, se trouve à proximité de l'antique chaussée romaine reliant Bavay à Maastricht, à mi-chemin entre Charleroi et La Louvière. "Il y a plus de 600 ans", écrivait Guichardin en 1567, "que les très illustres Trazegnies règnent dans ce domaine, qui est un fief de Brabant". Et Jean-Baptiste Gramaye ajoutait en 1606: "Quoique le Hainaut mette Trazegnies dans son comté, il est cependant certain que c'est un fief de Brabant, et que les seigneurs de Trazegnies ont fait des alliances avec ces ducs. En effet , on est tellement convaincu de cette vérité, qu'on nomme encore une rente de trente-six muids d'avoine que l'illustre famille de Trazegnies reçoit annuellement sur les domaines de Nivelle, les "avoines des ducs".[1]

Ce n'est donc pas au titre de la terre brabançonne de Trazegnies, mais bien du chef de l'importante pairie de Silly, que les Trazegnies, qu'un auteur belge du XIXème siècle comptait parmi les "plus célèbres [maisons] de l’Europe"[2], prenaient rang parmi les pairs de Hainaut, c'est à dire parmi les maisons qui furent titulaires d'une des douzes pairies qu'a compté cette ancienne principauté territoriale et qui étaient tenues, en 1473[3], par les familles suivantes: 1) Avesnes (d'Albret), 2) Barbançon (Ligne), 3) Baudour (Bourgogne-Valois), 4) Chièvres (Croÿ-Porcien), 5) Chimay (Croÿ-Quiévrain), 6) La Longueville (Ghistelles), 7) Lens-sur-Dendre (Rolin d'Aymeries), 8) Le Roeulx (Croÿ-Porcien), 9) Petit-Quiévy (de Ville; réuni à la seigneurie de Lalaing en 1508), 10) Rebaix-Arc-Ainières (La Hamaide), 11) Silly (Trazegnies-Hamal d'Odeur), 12) Walincourt (Werchin-Barbançon)[4]


Armes[modifier | modifier le code]

On rencontre le sceau de Gilles de Trazegnies, seigneur de Cassel, dès 1199. Le fait pour les Trazegnies de posséder un sceau héraldique appartenant encore au XIIe siècle doit être signalé comme rarissime[5].

Les armes portées actuellement par la troisième Maison de Trazegnies (les Trazegnies-Hamal d'Odeur) peuvent se décrire comme suit : écartelé, au premier et quatrième bandé d'or et d'azur de six pièces, à l'ombre de lion de sable, brochant sur le tout, à la bordure engrêlée de gueules, qui est Trazegnies Blason famille be Trazegnies.svg, au deuxième et troisième de gueules, à la fasce d'argent, accompagnée de trois losanges d'or, deux en chef et un en pointe, qui est de Wissocq Blason Maison de Wissocq.svg. L'écu surmonté d'une couronne à cinq fleurons d'or, soutenu de deux lions de même[6], et couvert d'un manteau, le revers aux armes ci-dessus, fourré d'hermines[7].

À noter : L'ombre de lion, qui charge cet écu actuellement encore, ne s'est ajoutée qu'en 1374, dans le blason d'Oste (Otton) de Trazegnies. C'était la première fois que l'on usait d'un tel meuble héraldique; l'ombre de lion[8] est d'origine hennuyère[5].



Origines[modifier | modifier le code]

Les Trazegnies appartiennent à une très vieille famille d'origine féodale. La dernière représentante de la première race, Agnès de Trazegnies, fut mariée à un cadet de la maison régnante de Hainaut-Flandres Eustache du Roeux dont les descendants adoptèrent le nom et les armes des Trazegnies. Plus tard, la dernière de leurs descendants fut mariée à Hamal, sire d'Odeur (Elderen) Blason Guillaume de Hamal (selon Gelre).svg[9], dont le fils releva une nouvelle fois le nom et les armes de Trazegnies. Pairs du Hainaut, marquis dès 1614[10], tous les représentants actuels portent le titre de marquis et marquises (ce qui est rare)[11].

Diplômes anciens[modifier | modifier le code]

Détail de la plaque du monument funéraire de Charles de Trazegnies et de son épouse Adrienne de Gavre

« Par diplômes anciens, il faut entendre ceux qui sont antérieurs à l'inscription de la famille dans la noblesse du royaume de Belgique[12]. »

Représentants[modifier | modifier le code]

Gilles Ier, premier seigneur de Trazegnies à part entière[modifier | modifier le code]


Othon Ier
Seigneur de Silly, de Blicquy et de Trazegnies

Selon le Marquis de Trazegnies, (Corroy-le-Château), l'histoire des Trazegnies commence au XIe siècle, il prend comme base de départ : 1092, date à laquelle Fastrede, Siger et Wauthier de Silly scellent la donation d'Hellebecq à l'abbaye d'Ename, qui partage ainsi la Pairie de Silly.

Othon Ier (probablement le fils de Siger) devient, par cet acte, Seigneur de Silly[13], de Blicquy et de Trazegnies.

Pour consolider son « mini-royaume » (environ 30 000 hectares) il y vient bâtir un premier château sur des anciennes fondations romanes qui existaient probablement déjà au Xe siècle.

Il avait épousé Helvide de Rève (décédée en 1138). De son mariage, il eut deux fils : Gilles Ier et Anselme.

 
 
Othon Ier
(° ? † 1136)
x Helvide de Rève
° ? † 1138
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Gilles Ier
(° 1134 † 1161)
x Gerberge de Landen
° ? ap. 1195
 
 
 
Anselme
(? † ?)
 
 
 
 
 
 
 
Othon II
(° v 1150 † 1192)
x Mathilde de l'Alleu
° ? ap. 1214-1218
 
 
 



Les seigneurs de Trazegnies qui s'illustrèrent aux croisades Croix.gif[modifier | modifier le code]

  • Gilles II de Trazegnies de Silly[15] (v.1174 - † 1204) En qualité de connétable de Flandre, il accompagna le comte de Hainaut à la quatrième croisade. Cependant il emprunta un itinéraire distinct, traversant la France et l'Italie. Arrivé à Plaisance, il trouva des messagers de Baudouin qui l'enjoignaient de le rejoindre à Venise, mais Gilles préféra s'embarquer à Brindisi et gagner directement la Terre sainte, ce que Villehardouin considère comme une défection. Il fut tué par les Turcomans au combat de Ribla sur l'Oronte alors qu'il partait secourir le prince d'Antioche, Bohémond IV. Dès 1199, on rencontre déjà son sceau. Le fait pour les Trazegnies de posséder un sceau du type héraldique appartenant encore au XIIe siècle doit être signalé comme rarissime[5]. Son frère Siger " Pesteaus " l'accompagna à la quatrième croisade, mais rallia le camp flamand à Venise. Fait prisonnier à Andrinople (en même temps que Baudouin, devenu empereur de Constantinople), il put obtenir sa libération et revint en Occident avec le roi de Portugal qu'il aida ensuite dans sa croisade contre les Maures au Maroc.



De Othon IV à Arnould de Hamal[modifier | modifier le code]

Othon IV † v. 1300 ép. Jeanne d'Awans
   |
Gilles IV[25] † 11 mars 1317 ép. Philippine de Limal
   |
Jean Ier1336 ép. Jeanne de Marbais
   |
Othon VI[26] † v. 1384 ép. 1) Catherine de Hellebecque
   |                    2) Isabelle de Châtillon
Anselme Ier1418 ép. Mahaut de Lalaing
   |
Anne ép. Arnould de Hamal

La lignée des Trazegnies-Hamal[modifier | modifier le code]

Le collier de la Toison d’or

Les Marquis de Trazegnies[modifier | modifier le code]

Le château de Trazegnies[modifier | modifier le code]

La tour circulaire esseulée et la cour intérieure du château de Trazegnies. À droite du corps de logis de style Louis XIII, le platane vieux[35] de près de 300 ans !

Château-forteresse du XIe siècle incendié en 1554 et reconstruit en château de plaisance aux XVIe et XVIIe siècles. Façade de style Louis XIII. Châtelet d'entrée très élégant dont la partie inférieure est du XIIIe siècle. Caves romanes et gothiques[36].

À la mort d'Alexandre[37], dernier marquis de Trazegnies de la branche aînée, en 1862, le domaine passa à sa nièce puis à la société charbonnière de Bascoup qui le morcela avant de le vendre à des particuliers qui, à leur tour en 1913, le cédèrent à l'État.

L'église Saint-Martin à Trazegnies[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin est un monument classé par arrêté royal du 13 juin 1944 avec son environnement : la cure et son portique, le porche d'entrée, le calvaire et l'ancien cimetière.

Située sur un promontoire, dans un élégant écrin de pierres et de verdure que complète un presbytère datant de 1757 bordé d'un haut mur de briques, l'église Saint-Martin flatte le regard par sa prestance.

L’édifice, de type hennuyer, date du XVIe siècle. Il a connu plusieurs remaniements, notamment au niveau de la nef avec ses ogives de grandeurs inégales, la construction d’une tour en 1849 et la réfection du plafond du chœur au XIXe siècle.

Parmi les particularités remarquables du lieu, on note le monument funéraire de Jean III de Trazegnies, décédé en 1550, chevalier de la Toison d'or, et de son épouse Isabeau de Werchin. Unique en Europe, ce monument à deux ponts avec gisants et transi a été sculpté par un carrier de la région du Centre dans des pierres extraites du banc du Centre (Ecaussines, Feluy et Arquenne).

On y trouve également le monument funéraire mural de Charles, marquis de Trazegnies, décédé en 1635 et de son épouse Adrienne de Gavre, avec son manteau héraldique complet (armes et cimier).

On peut enfin y admirer le monument funéraire de Gillion-Othon (mort en 1669), marquis de Trazegnies, et de Jacqueline de Lalaing, œuvre du sculpteur malinois Lucas Fayd'herbe, élève de P.P. Rubens.

La collégiale Sainte-Gertrude de Nivelles[modifier | modifier le code]

La collégiale Sainte Gertrude est une église romane située dans la ville de Nivelles en Belgique. Elle fut consacrée en 1046 en présence de l'empereur Henri III et de l’évêque de Liège Wazon. Après l’incendie de l’an 1000, la communauté religieuse fondée par Sainte Gertrude rebâtit l’église actuelle ou peu s’en faut. Son caractère s’affirme dans le plan basilical à deux chœurs, mis au point par les Carolingiens s’inspirant à la fois de Rome et de Byzance. L’église a des dimensions importantes : plus de 100 m d’un chœur à l’autre, 25 m de large au vaisseau plus de 44 au transept oriental. La pointe du clocher culmine à 50 m.

Aujourd’hui l’église est devenue paroissiale: les bâtiments conventuels ont disparu dans les bombardements allemands lors de la Campagne des 18 jours en mai 1940.

Le clocher de l’église de Nivelles était avant les destructions de la guerre surmontée d’une flèche gothique. On remplaça le clocher par une tour octogonale de style roman tardif, telle qu’elle aurait pu couronner un avant-corps avant le XIIe siècle. La querelle entre experts à ce sujet fut tranchée par la population consultée par référendum.

Parmi les particularités remarquables du lieu, on note, entre autres, le monument funéraire de la famille de Trazegnies.

Albert-François1633 - † 1699), vicomte de Clermont et de Bilsteyn, prévôt de Nivelles, chanoine de Tournai fera élever ce monument mural le représentant avec son frère Ferdinand-François (° 1636 - † 1684). Ils sont les frères de Eugène-François (° 1631 - † 1688) et les fils de Gillion-Othon Ier1598 - † 1669).

Le château de Corroy[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIXe siècle, suite à un héritage, les marquis de Trazegnies ont quitté leur demeure ancestrale[40] et se sont installés au château de Corroy-le-Château, situé à proximité de Gembloux et de Namur. Ce château fait partie des demeures remarquables[41] de Belgique et est le cadre de réjouissances médiévales tous les printemps.

Le marquis de Trazegnies et William Ubregts écrivent:

« Les épaisses courtines portent un chemin de ronde continu, passant par les tours et traversant le châtelet, les logis, voire la tribune de la chapelle. Le parapet est formé de merlons entre les fenêtres archères, garnies de volets en temps de paix. En période de conflit, ces mantelets étaient remplacés par un hourd de bois dont les boulins sont facilement discernables. Corroy a quatre tours d'angle voûtées, désignées vers 1500 par les points cardinaux; la plupart flanquent la muraille. Ces tours ont de remarquables archères de deux mètres de haut (agrandies et retaillées en canonnières en 1477), un parapet hourdé comme les courtines. Les portes des hourds peuvent servir d'entrée aux latrines en bois. Le châtelet d'entrée (ou « chambre de Vianden »), est un véritable poste d'observation et de commandement. Il est constitué de deux demi-tours (ou tourettes), semi-circulaires et très militaires (archères, voûtes, fentes d'observation) en serrant un passage bien protégé (pont-levis, herse, assommoir, deux portes à doubles vantaux)'' [42]. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Paul Janssens & Luc Duerloo. Armorial de la noblesse belge du XVe au XXe siècle. Crédit communal. N-Z, p. 653-654. Planche n° 530, armoiries n° 2643. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Cl-R Paternostre de la Mairieu, TABLETTES DU HAINAUT, tome I, VII. - Les TRAZEGNIES p.111-112, 1955 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Oscar Coomans de Brachêne, État présent de la noblesse belge. Annuaire de 1999, seconde partie. T - U. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Olivier, marquis de Trazegnies, Les Trazegnies, 1970 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Roger Brunet, Généalogie et histoire de la famille de Trazegnies, préfacée par le marquis de Trazegnies, 1996 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Roger Brunet, Les Fresques de la salle des chevaliers du château de Trazegnies, préfacée par le marquis de Trazegnies, 2000
  • Michèle Lemaigre, Le Château de Trazegnies, 1995
  • Roger Brunet, La Misère des Riches, 1997
  • Roger Brunet, Les Fresques de la Salle des Chevaliers - 2000 - 2006 (2e édition)
  • Roger Brunet, Gillion-Othon 1er, deuxième Marquis de Trazegnies - 2003
  • Jean-Claude Derzelle, Trazegnies : Petite histoire d'un château en terre franche, 2005

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Maison de Trazegnies.

Principales alliances[modifier | modifier le code]



Articles connexes[modifier | modifier le code]

Le château de Trazegnies[43] au milieu du XVIIe siècle avec, au centre, la chapelle. Gravure de Jacques Harrewyn.
Château de Bomy - Construit par les Trazegnies, vicomtes d'Arnemuiden au XVIIIe siècle[44]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Châteaux de Belgique[modifier | modifier le code]

  • Trazegnies, souvenirs d’une puissante féodalité

«  La reconstruction ne fut entreprise qu’à partir de 1630 par le deuxième marquis de Trazegnies, Gillion-Othon, époux de la comtesse Jacqueline de Lalaing -Hoogstraeten depuis 1631. »

Château d'Ittre
  • La majesté éclectique d’Ittre
Château de Monceau-sur-Sambre, (XVIIe - XVIIIe siècles).

«  Lorsqu’en 1769, Marie-Victoire de Rifflart, petite-fille de Dorothée, épousa le marquis Eugène de Trazegnies, chambellan de Joseph II, Ittre entra dans cette Maison.  »

  • Un château princier issu du Moyen Âge

« Les Trazegnies sont propriétaires de ces murs antiques depuis 1809. Leur dynastie avait été remise en selle par la germanique baronne Eléonore von Bode, jeune et riche veuve dans la trentaine, qui épousa in illo tempore à Vienne le grand-père de Gillion de Trazegnies, Philippe-Ignace, officier dans un régiment hongrois, à l’époque le seul rejeton Trazegnies restant. »

«  Le plus ancien propriétaire des lieux serait Jean Ier de Trazegnies, époux de Jeanne de Heppignies, qui léguèrent le domaine à leur fils, Othon VI de Trazegnies, au XIVe siècle. En 1443, Anne de Trazegnies, seule héritière de la maison de Trazegnies après la mort de son frère Jean, hérite du domaine, qui devient ainsi propriété de la famille de son époux, Arnould de Hamal, seigneur d’Elderen. »

Divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Léopold Devillers, Trazegnies: son château, ses seigneurs et son église, in: Annales de l'Académie d'archéologie de Belgique, tome XXXIX, Anvers, 1885, voir p. 7-8.[1]
  2. Kervyn de Lettenhove, Froissart, tome 23, page 208.
  3. voir à propos de l'absence criante de bonnes listes chronologiques des feudataires de ces pairies: Comte Joseph de Saint-Genois de Grandbroeucq, Réflexions sur l'utilité de la chronologie des feudataires [des douze pairies de la province et comté de Hainaut], in: ibid., Monumens anciens, tome I, Paris, 1782, pages lxxj sq.[2]
  4. P. Feuchère, Pairs de principauté et pairs de château: Essai sur l'institution des pairs en Flandre, in: Revue belge de philologie et d'histoire, XXXI (1953), voir p. 979, note 1 [3]
  5. a, b, c et d Cl-R Paternostre de la Mairieu, TABLETTES DU HAINAUT, tome I, Les TRAZEGNIES p.111-112, 1955
  6. Pour les troisième et quatrième branches, les lions des supports ne sont pas regardants.
  7. Paul Janssens et Luc Duerloo, Armorial de la noblesse belge du XVe au XXe siècle, Crédit Communal de Belgique, Bruxelles, 1992.
  8. Certains disent que la présence d’un lion aurait pour origine les prétentions de cette famille sur des terres en Brabant, ce qui justifierait la présence d’un lion brabançon, projet contré par le duc de Brabant de l’époque. Cette assertion n'est toutefois citée que sur un site internet qui ne donne pas ses sources.
  9. Les armes des Hamal sont de gueules, à la fasce de cinq fusées d'argent.
  10. Le 8 février 1614, la terre de Trazegnies est érigée en marquisat.
  11. « Noblesse belge d'aujourd'hui », Les cahiers nobles, 1967.
  12. Oscar Coomans de Brachêne, État présent de la noblesse belge.
  13. Le dernier baron et pair de Silly est le marquis Ferdinand-Octave de Trazegnies en 1740. Silly passe ensuite dans la famille de Ligne (Maison de Ligne).
  14. douze moines de Clairvaux arrivent à Cambron en 1148. Ils sont envoyés par Saint Bernard, abbé de Clairvaux, sur invitation de Anselme, seigneur de Péronnes-lez-Binche, chanoine et trésorier du chapitre collégial de Soignies, qui, pour la fondation d’une abbaye, leur offre une terre au bord de la Dendre.
  15. La pairie de Silly est entrée très tôt dans la Maison des Trazegnies, probablement par alliance. Les premières chartes datent de 1095 avec Fastré ou Fastrede, Siger et Wautier ou Walter de Silli ou Siligio qui scellent la donation d'Hellebecq à l'abbaye d'Ename et qui partagent ainsi la pairie de Silly. Le dernier baron et pair de Silly est le marquis Ferdinand-Octave de Trazegnies en 1740. Silly passe ensuite dans la famille de Ligne (Maison de Ligne).
  16. C'est la dame de Florenville-le-Château du Tournoi de Chauvency
  17. "Le Brun" n’était pas un patronyme, mais un surnom personnel (lié à la couleur de ses cheveux). Une de ses filles fut d’ailleurs surnommé "Marie la Brune". Elle épousa Thomas de Mortagne, seigneur de Pottelles, second fils d’Arnould, prince de Tournai, et de Yolande de Coucy-Vervins.
  18. Au Moyen Âge, c’est le grand officier de la couronne qui est le chef des armées. Gilles le Brun est le seul connétable dans l'histoire de France qui n'a pas été français!
  19. Olivier, marquis de Trazegnies, Les Trazegnies
  20. même d’auteurs français, puisque Henri Bordeaux, dans son histoire de Saint-Louis, raconte cette légende sans se douter que le connétable Gilles le Brun de Trazegnies, qu’il cite abondamment par ailleurs, est probablement celui qui inspira la légende
  21. n’oublions pas qu’à l’époque les Trazegnies étaient considérés comme des cadets de Bourgogne
  22. Calligraphe attitré des ducs de Bourgogne (1456-1479) fixé à Bruges, puis attaché à la Cour de Philippe le Bon en tant que copiste, remanieur-manuscrit, auteur de mise en prose, éditeur de textes. Originaire de Hesdin en Artois. Le manuscrit, merveilleux ouvrage enluminé du XVe siècle, devint plus tard la propriété des Trazegnies (probablement par le biais de la fille d’Antoine de Bourgogne qui épousa le sire de Culembourg ; Son arrière-petite-fille, Marie de Pallant-Culembourg épousa Charles, baron de Trazegnies). Il resta dans notre famille jusqu’à la mort d’Alexandre de Trazegnies, en 1862, qui le légua à sa nièce Nathalie de Ligne, duchesse de Croÿ-Dülmen. Un autre manuscrit, commandé par Louis de Bruges-Gruuthuse (fils de Marguerite de Trazegnies, princesse de Steenhuyse) appartient actuellement au duc de Devonshire.
  23. Ville de l'Égypte près du Nil ; le grand Caire s'est formé de ses ruines.
  24. Gillion était le 16e connétable de France.
  25. Il guerroya quelque peu. C’est à cette époque que l’influence du Brabant commença à peser très fortement sur la terre indépendante de Trazegnies.
  26. Il joua un très grand rôle à la Cour de Mons sous la régence d’Albert de bavière. Wenceslas de Luxembourg, duc de Brabant, tint cependant à se concilier l’amitié de ce petit prince indépendant à ses frontières. Il convia plusieurs fois le sire de Trazegnies à des fêtes fastueuses.
  27. Roger Brunet, Généalogie et histoire de la famille de Trazegnies, préfacée par le marquis de Trazegnies, 2006
  28. Anseau de Trazegnies est le principal héritier des biens de sa mère et prend le nom et les armes de Trazegnies.
  29. Ce mariage lui apporta la dignité de Sénéchal héréditaire de Liège que les Trazegnies conserveront jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.
  30. Source : Roger Brunet, Généalogie et histoire de la famille de Trazegnies, préfacée par le marquis de Trazegnies, 1996
  31. en 1515 (brevet n°149)
  32. Charles Quint se marie le 11 mars 1526 avec sa cousine l'infante Isabelle de Portugal (1503-1539), sœur du roi Jean III de Portugal
  33. En 1200, alors que Rebecq est possession des seigneurs d’Enghien, Rognon est une terre franche appartenant aux Trazegnies. Les Trazegnies étaient les Seigneurs du franc fief de Rognon et devinrent les Princes « DES FRANCS STAULX » de Rognon.
  34. Marie Anne Françoise de Wissocq, apporta Bomy en 1669 à son mari Octave Joseph de Trazegnies, comte de Fléchin, vicomte d'Armuyden (1637-1696), quatrième fils de Gillion Othon, marquis de Trazegnies, et de Jacqueline de Lalaing
  35. Les platanes ont une durée de vie assez longue (plusieurs centaines d'années, voire dix siècles et plus).
  36. Note : De la demeure fortifiée construite par Gilles Ier, il subsiste les caves romanes, témoignages rares du XIe siècle
  37. Avec Alexandre, mort sans alliance, finit la branche des Trazegnies-Hamal. La lignée commencée par les fruits des noces de Anne de Trazegnies et d'Arnould de Hamal en 1414 se termine à Bruxelles le 26 avril 1862. Cependant la lignée des Trazegnies-Ittre continuera grâce à l'union du fils de Philippe-Ignace, Eugène-Gillion qui épousera le 17 octobre 1769 : Marie de Rifflart.
  38. On remarquera les colonnettes du gisant, avec les quartiers de noblesse des défunts. Ce gisant, dont l'auteur est inconnu, est remarquable par la finesse réalisée par le sculpteur.
  39. Entre les colonnettes, s'allonge un cadavre mi-décharné, un squelette. Il est entouré d'inscriptions en caractères gothiques : elles servent de commentaires.
  40. Il s'agit du château de Trazegnies.
  41. Avec les châteaux de Bouillon, de Beersel, de Gand, de Horst, de Lavaux et de Vêves, il constitue un des plus beaux châteaux médiévaux de la Belgique.
  42. Le Patrimoine majeur de Wallonie, éd. de la Région wallonne, Namur 1993, p. 426
  43. Gravure armoriée Trazegnies-Lalaing, voir aussi Gillion-Othon de Trazegnies
  44. Signe de la prospérité revenue, les seigneurs de la famille de Trazegnies, purent élever, un peu après 1750, un château dans le style néoclassique. Possédant près du tiers du territoire, les seigneurs confortent leurs privilèges, et sont les principaux bénéficiaires de la rente foncière à laquelle participent encore d'autres nobles (les Hoston, les Fléchin de Wamin), quelques établissements religieux et hospitaliers et des bourgeois de Saint-Omer.
  45. Les salles des Croisades du château de Versailles créées par Louis-Philippe en 1843 comportent les armoiries et noms des principaux chefs croisés. Voir : les croisés de la cinquième salle : Gilles, dit Gillion, seigneur de Trazegnies
  46. Marie Anne Françoise de Wissocq, apporta Bomy en 1669 à son mari Octave Joseph de Trazegnies, comte de Fléchin, vicomte d'Armuyden (1637-1696), quatrième fils de Gillion Othon marquis de Trazegnies, et de Jacqueline de Lalaing.
  47. La terre de Trazegnies fut érigée en marquisat le 8 février 1614
  48. Lorsqu’en 1769, Marie-Victoire de Rifflart, petite-fille de Dorothée, épousa le marquis Eugène de Trazegnies, chambellan de Joseph II, Ittre entra dans cette Maison. Marquis de Trazegnies d'Ittre en 1777. En 1855, le domaine fut vendu par Charles-Maximilien de Trazegnies à Jean-Baptiste t’Serstevens.
  49. La seigneurie principale d’Irchonwelz appartient, jusqu’en 1721, aux Trazegnies. Au XIIIe siècle, cette famille implante, à proximité de la localité, une forteresse cernée d’un mur d’enceinte de forme irrégulière. Il s’agit d’une forteresse secondaire de la famille de Trazegnies située loin du village, avec qui elle n’a pas de lien, et loin de la seigneurie principale, dont elle dépend.
  50. Jean III de Trazegnies fut gouverneur et châtelain d'Ath de 1540 à 1550
  51. Ancienne parcelle de la seigneurie de Trazegnies
  52. les vassaux des comtes de Hainaut
  53. Le marquis Olivier de Trazegnies est né en 1943. Juriste, économiste et passionné d'histoire, il œuvre depuis vingt-cinq ans à la protection du Patrimoine au sein de plusieurs associations européennes. Il habite dans une des dernières forteresses du XIIIe siècle : le château de Corroy-le-Château. Son ouvrage, le premier du genre, a été, écrit en collaboration avec le prince d'Arenberg, descendant direct de Guillaume de La Marck.