Isabelle de Portugal (1503-1539)
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| Isabelle de Portugal | |
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Isabelle de Portugal, par Titien
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| Titre | Impératrice des Romains, reine de Castille, de Léon, d'Aragon, de Grenade, de Jérusalem, etc. archiduchesse d'Autriche, duchesse de Bourgogne, de Brabant, de Limbourg, etc. comtesse de Flandres, etc. |
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| Autre titre | Princesse de Portugal |
| Prédécesseur | Blanche-Marie Sforza (dans l'Empire), Philippe le Beau (en Castille), Germaine de Foix (en Aragon), Jeanne la Folle (dans les Flandres) |
| Successeur | Marie d'Autriche (dans l'Empire), Marie Tudor (le reste) |
| Biographie | |
| Dynastie | Dynastie d'Aviz |
| Nom de naissance | D. Isabel de Portugal |
| Naissance | 24 octobre 1503 Lisbone |
| Décès | 1er mai 1539 (à 35 ans) Tolède |
| Père | Manuel Ier de Portugal |
| Mère | Marie d'Aragon |
| Conjoint | Charles Quint |
| Enfants | Philippe (1527-1598) Marie (1528-1603) Jeanne (1537-1573) |
| Signature | |
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Isabelle de Portugal, née le 24 octobre 1503 et morte le 1er mai 1539, est une princesse du Portugal, de la dynastie des Aviz. Par son mariage (1526) avec Charles Quint, qui est par ailleurs son cousin germain maternel, elle devient impératrice des Romains, reine des Espagnes, de Naples et de Sicile, et duchesse de Bourgogne.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Jeunesse et mariage [modifier]
Elle est la fille de Manuel Ier de Portugal (1469-1521) et de sa seconde épouse, Marie d'Aragon et la sœur de Jean III de Portugal, qui épouse la sœur de Charles Quint, Catherine d'Autriche.
Isabelle épouse Charles Quint le 10 mars 1526 à Séville.
L'empereur tomba rapidement amoureux de cette femme qui alliait une très grande beauté physique et une grande hauteur morale. Sa vie de couple se réduisit néanmoins à une alternance de solitude et de grossesses à répétition, dont la dernière fut fatale.
L'empereur Charles Quint était le souverain de nombreux pays et les affaires de ses États l'appelaient aux quatre coins de l'Europe. Il n'avait d'autres ressources que s'appuyer sur sa parentèle pour l'aider à gouverner ses États. Ainsi avait-il confié à son frère Ferdinand ses États autrichiens et le Saint-Empire romain germanique, à sa tante Marguerite puis à sa sœur Marie ses « États bourguignons » (le Benelux actuel). À son épouse l'empereur confia l'Espagne et les Amériques.
Cette implication politique amena l'impératrice à s'opposer parfois violemment à son mari sur la gestion des affaires. Face à l'empereur et à sa politique universaliste, elle défend souvent une ligne plus ibérique et plus volontaire sur le plan de la foi. Lors de ces régences elle s'appuie surtout sur le cardinal Tavera, plutôt que sur les secrétaires comme Cobos. Malgré ces difficultés et ses voyages récurrents, Charles semble lui avoir été fidèle pendant les treize années de leur mariage et ne se remaria pas après son veuvage.
Le fait, exceptionnel pour l'époque, frappa les contemporains, de même que la légende qui veut que l'empereur ait réclamé sur son lit de mort le portrait de sa défunte épouse et le crucifix d'argent qui avait accompagné ses derniers instants.
Descendance [modifier]
Parmi ses enfants, il y a :
- Philippe (1527-1598), prince des Espagnes, puis duc de Milan, puis roi d'Angleterre et de Naples, puis aussi roi des Espagnes, puis aussi roi de Portugal.
- Marie (1528-1603), épouse en 1548 l’empereur Maximilien II (1527-1576) son cousin ;
- Jean, (1529-1530);
- Ferdinand, (1535-1538), comte de Flandre;
- Jeanne (1537-1573), épouse en 1552 Jean-Manuel, prince héritier de Portugal (1537-1554) ;
- Jean (mort-né le 20 avril 1539).
Décès [modifier]
Elle meurt à Tolède le 1er mai 1539 dans des conditions douloureuses, des suites d'un dernier accouchement. Selon la tradition, plusieurs grands seigneurs furent désignés pour accompagner sa dépouille jusqu'à sa sépulture. Arrivés à la Capilla real de Grenade, on ouvrit le cercueil pour que les seigneurs puissent témoigner qu'il s'agissait bien du corps de l'impératrice qu'on s'apprêtait à ensevelir. Le futur duc de Gandie, pris d'épouvante devant l'état de décomposition du visage, jadis si beau, de la défunte aurait déclaré ne plus vouloir servir aucun maître mortel. Il entra dix ans plus tard chez les jésuites dont il fut le supérieur général, refusa le chapeau de cardinal et devint un saint de l'Église catholique.