Château de Monceau-sur-Sambre

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Château de Monceau-sur-Sambre
Image illustrative de l'article Château de Monceau-sur-Sambre
façade sud
Début construction XIVe siècle
Fin construction XVIIIe siècle
Destination initiale Forteresse
Propriétaire actuel Ville de Charleroi
Protection Icône du bouclier bleu apposé sur un immeuble classé de la Région wallonne Patrimoine classé (1989, Château, pavillon d'entrée et anciennes écuries (façades et toitures), no 52011-CLT-0017-01)
Site web www.chateaudemonceau.be
Coordonnées 50° 24′ 32″ N 4° 22′ 49″ E / 50.408889, 4.38027850° 24′ 32″ Nord 4° 22′ 49″ Est / 50.408889, 4.380278  
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Localité Monceau-sur-Sambre
Commune Drapeau de la Ville de Charleroi Charleroi

Géolocalisation sur la carte : Charleroi

(Voir situation sur carte : Charleroi)
Château de Monceau-sur-Sambre

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Château de Monceau-sur-Sambre

Le château de Monceau-sur-Sambre est un monument classé situé à Monceau-sur-Sambre, section de la ville belge de Charleroi, dans la province de Hainaut.

Histoire[modifier | modifier le code]

Château par Remacle Le Loup dans Les Délices du Pays de Liège (vol. 5 - 1738-1744)

Plantée dans un vaste parc à l'anglaise et jadis ceinturée de douves, haute bâtisse en U flanquée de tours circulaires aux angles, remontant pour l'essentiel au XVIIe siècle et XVIIIe siècle et construite en briques, moellons calcaires et pierre de taille. Elle est précédée d'un corps d'entrée de mêmes matériaux, seul vestige de l'ancienne ferme castrale, datant encore partiellement du XVIIe siècle mais aménagé aux XIXe siècle et XXe siècle.

Contrairement à ce qui est souvent dit, André Le Nôtre n'a pas créé de jardins en Belgique et Louis XIV n'est probablement jamais venu au château de Monceau-sur-Sambre : étude publiée auprès de la Société royale d'archéologie, d'histoire et de paléontologie de Charleroi et opérée par Madame Odile De Bruyn, docteure en histoire, spécialisée dans les jardins[1].

Château sur carte de Ferraris(1770-1778)

Mentionné comme forteresse dès le XIVe siècle, le château appartient à Othon VI de Trazegnies (±1300-±1384) qui le tient de sa mère Jeanne de Heppignies. Il se trouve alors en terre liégeoise et son aspect nous est inconnu. En 1443, Anne de Trazegnies, seule héritière de la maison de Trazegnies après la mort de son frère Jean, hérite du domaine qui devient ainsi propriété de la famille de son époux, Arnould de Hamal, seigneur d’Elderen. Vers 1510, le logis est modernisé par Jean de Hamal, une chapelle est construite sous l'impulsion de son épouse et c'est de cette époque que subsistent les plus anciens vestiges actuels, dans les caves et les soubassements talutés de l'aile Est. Dans la 2e moitié du XVIe siècle, le château est ruiné après le passage des troupes françaises; c'est ainsi que Guillaume de Hamal l'aurait fait rebâtir en 1607. En 1651, Anne-Florence de Hamal, l'héritière de Monceau, épouse en secondes noces un marquis d'Aiseau, Pierre-Eugène de Gavre. Elle avait épousé en premières noces Philippe de Hamal, baron de Vierves[2].

Blason de la famille de Gavre au-dessus du portail d'entrée

Les Gavre, devenus princes en 1736, le possèdent jusqu'en 1832. François-Joseph de Gavre (1731-1797) fait bâtir l'aile Ouest dans la 2e moitié du XVIIIe siècle, conférant ainsi au château son aspect actuel : forme en U autour d'une cour d'honneur ouverte au nord.

En 1832, il passe par héritage à Marie-Aloyse, comtesse d'Egger ; sans descendance, elle lègue ses biens en 1864 à un neveu autrichien qui, en 1866, vend le château et son parc au baron Jules-Jean Houtart qui fait restaurer l'édifice par l'architecte Bruyenne qui y ajoute les pignons à gradins des ailes ceinturant la cour d’honneur, typiques de l'architecture historiciste.

Les enfants Houtart, Édouard († 1931) et Marie-Pauline († 1936), en sont les derniers occupants et propriétaires privés. En 1938, le parc et le château, indivis, sont vendus à la commune de Monceau pour la somme de 1 250 000 francs belges. Propriété, à la fusion des communes de 1977, de la ville de Charleroi, le château est classé depuis 1989[3],[4].

Architecture[modifier | modifier le code]

Affectation[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, l’ASBL « Les Amis du Château de Monceau »[5] :

  • gère la mise à disposition des salons du château pour les activités du milieu associatif, d’entreprises ou d’institutions publiques.
  • met en œuvre un projet culturel en organisant de nombreuses activités dont le but est la promotion et la sauvegarde de ce patrimoine

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Étude historique sur le parc de Monceau-sur-Sambre
  2. Masset 1901, p. 179-182
  3. Patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20, p. 155
  4. « Si Monceau-sur-Sambre m'était conté », La Nouvelle Gazette-Charleroi,‎ 29 septembre 1983
  5. Les amis du château de Monceau : À propos (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20 : Wallonie, Hainaut, Arrondissement de Charleroi, Liège, Pierre Mardaga, éditeur,‎ 1994, 602 p. (ISBN 2-87009-588-0, lire en ligne)
  • Nathalie de Harlez de Deulin, Serge Delsemme, Catherine Guisset-Lemoine et Didier Hoyos, Parcs et jardins historique de Wallonie, vol. 3 : Province de Hainaut, arrondissements de Charleroi, Thuin, Namur, Ministère de la Région wallonne, division du patrimoine, coll. « Inventaires thématiques », 191 p. (ISBN 2-87401-073-1)
  • Pierre Masset, Histoire de Monceau-sur-Sambre, Frameries, Dufrane-Friart,‎ 1901, 192 p.