Médoc (AOC)
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| Médoc | |
|---|---|
| Désignation(s) | Médoc |
| Appellation(s) principale(s) | médoc[1] |
| Type d'appellation(s) | AOC-AOP |
| Reconnue depuis | 1938 |
| Pays | |
| Région parente | vignoble de Bordeaux |
| Sous-région(s) | vignoble du Médoc |
| Localisation | Gironde |
| Climat | océanique |
| Sol | graves et sables |
| Superficie plantée | 5 700 hectares[2] |
| Cépages dominants | cabernet franc N, cabernet sauvignon N, merlot N, carménère N, côt N et petit verdot N[3] |
| Vins produits | rouges |
| Production | 300 000 hectolitres[2] |
| Pieds à l'hectare | minimum 5 000 pieds par hectare[4] |
| Rendement moyen à l'hectare | maximum 55 à 65 hectolitres par hectare[4] |
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Le médoc[1] est un vin rouge français d'appellation d'origine contrôlée produit dans le vignoble du Médoc (tandis que l'appellation haut-médoc couvre uniquement la moitié sud), une des subdivisions du vignoble de Bordeaux.
Sommaire |
Histoire [modifier]
La vigne est cultivée dans la région depuis les Romains mais le défrichement et la mise en valeur du Médoc ne date que du XVIe et XVIIe siècles. Les vins de cette région sont rapidement connus et leur renommée franchi les frontières. L'AOC est reconnue par le décret du 14 mai 1938, mis à jour en décembre 2011[4].
Étymologie [modifier]
Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer l'origine du nom « Médoc » :
- un dérivé de l'expression « Meduli litus »[5] dont le sens pourrait être « entre les deux bords » (de mer)[6] ;
- un dérivé de l'expression In medio aquæ, signifiant « au milieu des eaux »[7] ;
- une altération de pagus Medullicus (« pays médullique »), se référant à une possible occupation de la péninsule par une branche du peuple montagnard des Médulles lors de l'âge du fer.
Situation [modifier]
Aire géographique [modifier]
Le vin de cette appellation correspond essentiellement au vignoble au nord de Saint-Estèphe, mais l'aire couvre toute la région : Arcins, Arsac, Avensan, Bégadan, Blaignan, Blanquefort, Cantenac, Castelnau-de-Médoc, Cissac-Médoc, Civrac-en-Médoc, Couquèques, Cussac-Fort-Médoc, Gaillan-en-Médoc, Grayan-et-l'Hôpital, Jau-Dignac-et-Loirac, Labarde, Lamarque, Lesparre-Médoc, Listrac-Médoc, Ludon-Médoc, Macau, Margaux, Moulis-en-Médoc, Naujac-sur-Mer, Ordonnac, Parempuyre, Pauillac, Le Pian-Médoc, Prignac-en-Médoc, Queyrac, Saint-Aubin-de-Médoc, Saint-Christoly-Médoc, Saint-Estèphe, Saint-Germain-d'Esteuil, Saint-Julien-Beychevelle, Saint-Laurent-Médoc, Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Sauveur, Saint-Seurin-de-Cadourne, Saint-Vivien-de-Médoc, Saint-Yzans-de-Médoc, Sainte-Hélène, Salaunes, Soulac-sur-Mer, Soussans, Le Taillan-Médoc, Talais, Valeyrac, Vendays-Montalivet, Vensac, Le Verdon-sur-Mer et Vertheuil[4].
Orographie et géologie [modifier]
Le Médoc est une région plane au relief très peu accentué. Les vignes sont plantées sur des alluvions détritiques du quaternaire appelées « croupes de graves ». Ces croupes sont séparées par des petits ruisseaux de drainage, dans le Médoc ils portent le nom de « jalles » (par exemple : la Jalle de Blanquefort)[8].
Les sols sont principalement composés de graves, c'est-à-dire un mélange de graviers, de galets et de sables, avec des nuances étant donné l'étendue de l'aire d'appellation et la présence d'un sous-sol argilo-calcaire affleurant très marginalement. Les différentes graves se sont déposées en bandes parallèles à la rive de l'estuaire mais sont découpées perpendiculairement depuis la dernière glaciation : les vignes sont principalement installées sur ces croupes bien drainées.
Climatologie [modifier]
Le climat du médoc est très proche du climat océanique constaté à la station Météo-France de Mérignac (voir la climatologie du vignoble du Médoc).
Cependant, la surface couverte crée des climats locaux divers. La forêt des landes du Médoc isole un peu le vignoble des effets directs de l'océan. Au nord, cette protection est réduite, mais elle s'accroit vers le sud, une des raisons de la qualité de ses vins.
Vignoble [modifier]
Encépagement [modifier]
Les cépages autorisés par le cahier des charges de l'appellation sont le cabernet franc N, le cabernet sauvignon N, le merlot N, le carménère N, le côt N et le petit verdot N[4].
Les cépages les plus plantés sont d'abord le cabernet sauvignon N, très majoritaire dans le vignoble du Médoc (de 30 à 85 % selon les propriétés), suivi par le merlot N ; ils sont accompagnés plus marginalement par le cabernet franc N, le petit verdot N et le côt N.
Le cabernet sauvignon N est de maturité tardive, il résiste bien à la pourriture grise grâce à sa peau épaisse. Le merlot N et le cabernet franc N mûrissent plus tôt.
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Grappe de cabernet sauvignon N.
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Grappes de merlot N.
Pratique culturale [modifier]
Récolte [modifier]
Vins [modifier]
Vinification et élevage [modifier]
Critères analytiques [modifier]
Dégustation [modifier]
Le vin médoc offre une robe grenat avec de la brillance. Le nez est incisif, droit, sur des arômes de fruits rouges comme la groseille, doublés par les fruits cuits, le deuxième nez révèle toute la profondeur de la structure avec des fragrances de fève de cacao, d’épices, de cèdre. En bouche, la matière est puissante, soutenue par des tanins fins profonds avec du grain, la finale est somptueuse, sans lourdeur, sur des notes de sous bois et de réglisse[9].
Accords mets-vin [modifier]
La production [modifier]
Notes et Références [modifier]
- Références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
- Source : le guide hachette des vins 2010, page 344.
- Le code international d'écriture des cépages mentionne la couleur du raisin de la manière suivante : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.
- [PDF] Cahier des charges de l'appellation, sur http://agriculture.gouv.fr/, homologué par le « décret no 2011-1742 du 1er décembre 2011 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Médoc » », JORF, no 0281, 4 décembre 2011, p. 20541.
- Page dédiée au Meduli litus, sur le site de l'Université de Caroline du Sud.
- Si meduli signifie « entre », comme medio, et que litus signifie « littoral », ce qui n'est pas certain.
- Bernard Hennequin (direction), Richesses des terroirs de France, éditions France-Loisirs, p. 196.
- Franz Roger, « Terroir des vins du Médoc », sur Vin Vigne, 2011. Consulté le 30 septembre 2011.
- Placido Llorca, « Appellation viticole Médoc », sur Vin-Vigne, 2012. Consulté le 04 mai 2012.