Château Giscours

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Château Giscours
Image illustrative de l'article Château Giscours
Le château Giscours, à Labarde.

Pays Drapeau de la France France
Siège social Labarde
Fondation 1552
Appellations margaux
Cépage cabernet sauvignon 60%
merlot 32 %
5 % cabernet franc
3 % petit verdot
Personnes clés Jean-Pierre Pescatore
Site internet www.chateau-giscours.fr

Le château Giscours est un domaine viticole du Médoc en Gironde de 300 hectares situé à Labarde, près de Margaux dont il a l'appellation d'origine contrôlée. Son vin de Margaux est classé troisième grand cru dans la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855.

Histoire du domaine[modifier | modifier le code]

Deux millésimes parmi les meilleurs du Margaux Château Giscours 1970 et 2003.

Les origines du domaine remonteraient au XIVe siècle, mais la reconnaissance du vignoble par acte de vente date de 1552. À la Révolution française, la propriété, un bien de la maison de Rouvroy de Saint-Simon. Claude-Anne de Rouvroy, marquis, puis duc de Saint-Simon, maréchal de camp et député de la noblesse de l'Angoumois aux États généraux de 1789 émigre et le château est vendu comme bien national.

C'est en 1847 que Jean-Pierre Pescatore, grand banquier parisien, modifie profondément le domaine en reconstruisant le château actuel et les bâtiments agricoles[1]. L'attribution du classement de 1855 assied la notoriété de Giscours. De nombreux propriétaires se succèdent au XXe siècle, jusqu'au rachat de Giscours par Nicolas Tari en 1952, qui modernise l'exploitation et lui donne de l'ampleur. Son fils Pierre lui succède en 1970 et poursuit l'effort de modernisation.

Le droit d'exploitation du domaine est revendu en 1993-1994 (les terres sous forme de Groupement foncier agricole restant la propriété de la famille Tari)[réf. nécessaire] à l'investisseur Éric Albada-Jelgersma, un homme d'affaires néerlandais, et commencent alors une série de problèmes judiciaires (contestation des conditions de la vente par la famille Tari[2]) et financiers. Le « scandale Giscours » éclate en 1998[3] avec la révélation de pratiques illégales de mélanges de cuves et de millésimes par les responsables de la propriété, notamment sur les millésimes 1995 et 1996. Pour faire face à ce scandale, Giscours prend alors des mesures drastiques avec un changement d'équipe avec l'accord d'Éric Albada-Jelgersma. Il obtient la certification ISO 9002 en 2001 en gage de garantie, et retrouve le rang qualitatif qui était le sien auparavant.

Vignoble[modifier | modifier le code]

Le vignoble est exploité sur 92 ha en production sur quatre types de graves grosses et moyennes réparties sur quatre croupes (collines) distinctes. L'encépagement actuel du domaine est en cabernet-sauvignon à 60%, en merlot à 32%, complété par 5 % de cabernet franc et 3% de petit verdot[réf. nécessaire]. La densité des vignes est très forte (de 8 300 à 10 000 pieds à l'hectare), avec un âge moyen de 40 ans pour plus d'un quart d'entre elles.

Vins[modifier | modifier le code]

L'élevage se fait pendant 16 à 18 mois en barriques avant l'assemblage. Alors qu'historiquement l'assemblage du premier vin était dominé à 60% par du merlot, depuis 1995 diverses évolutions (climatiques et choix œnologique) ont inversé les proportions pour faire monter le cabernet-sauvignon à 75% et réduire le merlot à seulement 20 %[4].

Giscours produit également un second vin rouge, nommé « La Sirène de Giscours ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]