Gonfalonnier de justice

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Le Gonfalonnier de Justice (Gonfaloniere di Giustizia) est le chef du gouvernement à l'époque de la République florentine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme le Priore de Florence, il a été introduit en 1293 lors de l'entrée en vigueur des Ordonnances de justice de Giano Della Bella.

Le Gonfalonnier de justice est l'un des neuf citoyens choisis par tirage au sort tous les deux mois, formant le gouvernement, ou la Signoria. Il est le porte-drapeau temporaire de la République de Florence et le gardien de la bannière de la ville (étendard marqué d'une croix rouge sur fond blanc). Ayant les mêmes droits de vote que les autres Priori, il était également chargé des forces de sécurité intérieure et du maintien de l'ordre public[1].

Pour le distinguer de ses huit autres collègues, son manteau de pourpre, bordé d'hermine, était brodé d'étoiles d'or.

Chacun des quartiers de Florence ou rione avait son propre priore qui pouvait être choisi pour siéger au Conseil et son propre Gonfalonnier de compagnie choisi parmi les familles les plus importantes de chaque quartier.

En 1306, sous la tutelle des Médicis, ses attributions militaires lui sont enlevées, mais il reste le chef du gouvernement civil.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it)Franco Cardini, Firenze, la città delle torri, Milan, Fenice, 1995-2000.
  • (it)I. Caliari, I protagonisti della civiltà, Edizioni Futuro, 1981.
  • (it)Marcello Vannucci, Storia di Firenze, Rome, Newton & Compton, 1992.
  • (it)Umberto Carpi, La nobiltà di Dante, Florence, Polistampa, 2004, 2 vol., p.  846 ;
  • (it)P. Santini, Studi sull'antica costituzione del comune di Firenze. Ricerche di storiografia fiorentina, Rome, Multigrafica, 1972 ;
  • (it)S. Raveggi, M. Tarassi, D. Medici, P. Parenti, Ghibellini, guelfi e popolo grasso. I detentori del potere politico a Firenze nella seconda metà del Dugento, Florence, la Nuova Italia, 1978, p.  21, 365 ;
  • (it)N. Ottokar, Il Comune di Firenze alla fine del Dugento, introd. de E. sestan, Turin, Einaudi, 1974 ;
  • (en)J. M. Najemy, Corporatism and consensus in Florentine electoral politics, 1280-1400, Chapel Hill, University of North Carolina Press, 1982, p.  14, 344.
  • (it)M. Luzzati, Firenze e la Toscana nel Medioevo. Seicento anni per la costruzione di uno Stato, Turin, Utet, 1986, p.  8, 276.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)John M. Najemy, A History of Florence, 1200-1575 (Malden, MA: Blackwell, 2008),p.  84-85.