Ferdinand III de Médicis

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Le grand-prince Ferdinand de Médicis (1687)
(Niccolò Cassani, 1687, Galerie des Offices, Florence)
Armoiries du grand-prince

Ferdinand de Médicis (9 août 1663 - 31 octobre 1713) est le fils aîné du grand-duc de Toscane Cosme III et de Marguerite-Louise d'Orléans. Pour le distinguer des autres membres de la Maison de Médicis portant le même nom, il est souvent qualifié de « grand-prince ».

Il a une sœur Anne-Marie-Louise (1667-1743) qui, à défaut de pouvoir épouser le dauphin de France, sera mariée en 1691 à l'Electeur Jean-Guillaume de Palatinat, beau-frère de l'empereur Léopold Ier et un frère Jean-Gaston (1671-1737) marié en 1697 à Anne-Françoise de Saxe-Lauenbourg. Ces deux mariages n'auront aucune postérité.

La mésentente existant entre ses parents, qui conduit finalement à leur séparation en 1675, l'amène à se rapprocher davantage de sa mère : comme elle, Ferdinand aime les plaisirs mondains, les arts et la musique (il est lui-même musicien), alors que ses rapports avec son père, homme profondément religieux et bigot, sont toujours tendus.

En 1689, il épouse Violante-Béatrice de Bavière,sœur de la dauphine de France et fille du Duc-électeur Ferdinand-Marie de Bavière et d'Henriette-Adélaïde de Savoie, union malheureuse qui reste sans progéniture.

Libertin notoire, durant une visite au carnaval de Venise en 1696, Ferdinand contracte la syphilis qui aurait entraîné sa folie puis sa mort, en 1713, avant d'être monté sur le trône. À la mort de Cosme III en 1723, le frère cadet de Ferdinand, Jean-Gaston, est donc le dernier des Médicis à monter sur le trône de Toscane : après lui, demeuré également sans postérité, la dynastie s'éteint et le grand-duché passe aux mains des ducs de Lorraine et de Bar.

Ferdinand de Médicis est surtout connu comme patron des arts : dans sa Villa Pratolino (aujourd'hui Villa Demidoff) il a fait construire un théâtre conçu par Antonio Maria Ferri. Dans la villa de Poggio a Caiano il a rassemblé dans une seule chambre appelée « Gabinetto delle opere in piccolo di tutti i più celebri pittori » (« Cabinet des petites œuvres de tous les peintres les plus célèbres »), une extraordinaire collection de peintures de petites dimensions avec au moins 174 tableaux d'autant de peintres différents, parmi lesquels Albrecht Dürer, Léonard de Vinci, Raphaël, Rubens, etc.

Parmi les compositeurs qu'il a introduits à la cour grand-ducale on trouve Alessandro Scarlatti et le jeune Georg Friedrich Haendel.

En 1688, de passage à Padoue, il engage à son service, en qualité de gardien de ses instruments de musique, Bartolomeo Cristofori, l'inventeur du piano-forte, instrument précurseur du piano.

L'Estro Armonico, recueil de douze concertos pour instruments à cordes d'Antonio Vivaldi (opus 3), sorti des presses d'Estienne Roger en 1711 et qui marque une date capitale dans l'histoire de la musique européenne, lui est dédié.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Harold Acton, Gli ultimi Medici, Torino 1963, (ISBN 88-06-59870-8)
  • M. De Saint-Prest, Mémoire touchant les différens droits que divers princes et autres pourroient prétendre sur les estats possédez par Cosme III, grand-duc de Toscane, au cas que luy, le prince son fils et l'électrice palatine sa fille mourussent sans enfant, publié dans « Recueil des instructions données aux ambassadeurs de France. Volume XIX : Florence, Modène, Gênes. Par Édouard Driault. Paris : Félix Alcan, 1912.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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