Alexandre de Médicis (1510-1537)

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Alexandre de Médicis
Alexandre de Médicis, Duc de Toscane, par Jacopo Pontormo.
Alexandre de Médicis, Duc de Toscane, par Jacopo Pontormo.
Titre
Duc de Toscane et Duc de Penne
1531
Biographie
Dynastie Famille de Médicis
Date de naissance
Lieu de naissance Florence
Date de décès (à 26 ans)
Lieu de décès Florence
Père Laurent II de Médicis,
duc d'Urbino
Mère Simonetta da Collevecchio
Conjoint Marguerite d'Autriche
Enfant(s) Giulio de Medicis (en)
Giulia de Medicis (en)
Porzia de Medici (en)
Héritier Cosme Ier de Toscane

Alexandre de Médicis (1510-1537)
Duc de Toscane

Alessandro de' Medici (Alexandre de Médicis en français), dit Alexandre le Maure (il Moro en italien), (né à Florence le - mort à Florence le ) est duc de Penne puis duc de Florence à partir de 1532, seigneur de Florence de 1530 à 1537. Bien qu'enfant illégitime, il est le dernier descendant de la branche principale des Médicis à gouverner Florence et le premier duc héréditaire de la ville.

Biographie[modifier | modifier le code]

Alexandre est le fils illégitime de Laurent II de Médicis, père de Catherine de Médicis et petit-fils de Laurent le Magnifique. Mais pour beaucoup, il pourrait être le fils naturel du cardinal Jules de Médicis qui deviendra, plus tard, le pape Clément VII. On ne sait pas s'il était mulâtre, peut-être né de la relation entre Jules et une servante mulâtresse de la famille des Médicis identifiée dans les documents comme Simonetta de Collevecchio (Collevecchio en Sabine) ; d'autres sources indiquent que sa mère est une paysanne de la campagne romaine. Quoi qu'il en soit, en raison de la couleur de sa peau, il reçoit le surnom de « Le Maure ».

Avec la capitulation de la République florentine et par suite de l'accord conclu entre l'empereur Charles Quint et le pape Clément VII, soutenu par les armes espagnoles, il devient le nouveau maître de Florence.

Après avoir pris le pouvoir, Alexandre commence à rénover les institutions républicaines alors que le traité de reddition de la ville lui imposait de les respecter. Son lointain cousin et successeur, Cosme Ier, les transformera définitivement. Ayant toujours vécu à la cour impériale de Charles Quint, Alexandre en apporte les usages à Florence, notamment celui de s'entourer de lansquenets armés de hallebardes, qui effrayent et déconcertent les Florentins.

Il commence à donner un caractère « princier » à sa gouvernance et élimine les symboles, chers aux Florentins, des institutions communales. Entre autres initiatives, il charge Benvenuto Cellini (qui en parle dans son autobiographie) de préparer, à son effigie, une monnaie de taille différente du florin. Alexandre exige aussi, encore une fois contre tous les traités, la réquisition des armes détenues par les citoyens. Il périra cependant peu de temps après, assassiné par son cousin Lorenzino de Médicis avec qui il entretenait une relation peu claire, que certains conseillers – Cellini le relate – jugeaient morbide.

Avec le duché, les institutions florentines connaissent pourtant un semblant de démocratie notamment au travers d'un symbolique « conseil des deux cents » et d'un Sénat (1532) composé de quarante-huit membres nommés à vie.

Alexandre épouse la fille naturelle légitimée de Charles Quint, Marguerite de Parme (1522-1586) le , mais aucun enfant ne naîtra de ce mariage.

À l'issue de son assassinat par son cousin Lorenzino de Médicis (le « Lorenzaccio » de Musset et dont la rumeur en fait l'amant d'Alexandre[1]), son corps est placé sur celui de son père dans le sarcophage des tombeaux des Médicis de la Basilique San Lorenzo de Florence. Cosme Ier, issu de la branche cadette des Médicis, lui succède[2].

Descendance[modifier | modifier le code]

Les deux premiers enfants sont issus d'une liaison avec Taddea Malaspina (en).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joyce G. Bromfield, De Lorenzino de Médicis à Lorenzaccio : étude d'un thème historique, M. Didier,‎ 1972, p. 29
  2. Pierre Milza, Histoire de l'Italie. Des origines à nos jours, Fayard,‎ 2005, p. 451

Articles connexes[modifier | modifier le code]