Jean des Bandes Noires

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Statue de la Galerie des Offices de Florence, face à l'Arno.

Jean des Bandes Noires, en italien Giovanni dalle Bande Nere, né à Forlì le 6 avril 1498 et mort à Mantoue le 30 novembre 1526, est un célèbre condottiere italien de la famille Médicis durant la Renaissance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean de Médicis dit le Popolano et de Catherine Sforza, il passa son enfance dans un couvent, sa mère étant prisonnière de César Borgia. Prénommé à l’origine Ludovico en l’honneur de l'oncle de Catherine, Ludovic le More, duc de Milan, sa mère le renomma Giovanni en mémoire de son père, à sa mort en 1498. À la mort de sa mère, en 1509, sa tutelle fut confiée au chanoine Francesco Fortunati et à Jacopo Salviati, mari de Lucrèce de Médicis, fille de Laurent de Médicis.

Quand Salviati fut nommé ambassadeur à Rome en 1513, Jean le suivit et fut engagé dans la garde pontificale.

Son baptême du feu eut lieu le 5 mars 1516 dans la guerre contre Urbino et son duc François Marie Ier della Rovere, guerre qui dura seulement 22 jours. Il créa sa propre compagnie et réussit à imposer discipline et obéissance à ses hommes.

Il épousa, en 1516, Maria, fille de Jacopo Salviati, qui lui donna un fils, Cosme, qui deviendra grand-duc de Toscane sous le titre de Cosme Ier.

En 1520, il soumet des seigneurs rebelles au pape.

En 1521, le pape s’allie avec l’empereur Charles Quint contre François Ier. Jean est sous les ordres de Prospero Colonna. Il participe à la bataille de Vaprio di Adda, franchit le fleuve contrôlé par les Français et les met en fuite ouvrant la route pour Pavie. À la mort de son cousin le pape Léon X en 1521, il fait noircir ses bannières qui étaient blanches et violettes : il en tirera son surnom de Jean des Bandes Noires.

En 1523, il est engagé par les Impériaux et, en juin 1524, il attaque de nuit le camp de Bayard faisant trois cents prisonniers.

Blessé le 18 février 1525 d’un coup d’arquebuse au cours d’une escarmouche, il est transporté à Plaisance, puis le 7 mars dans le château de sa sœur (Blanche Riario épousée Rossi) à San Secondo près de Parme; enfin (mois de mai) il va aux bains d'Abano près de Venise. Sa compagnie ne participa pas à la bataille de Pavie.

En 1526, le commandement des troupes pontificales lui est confié. Le 6 juin, François Marie Ier della Rovere, commandant en chef, décide l’abandon de Milan mais Jean refuse d’exécuter l’ordre et attaque les arrières-gardes de l’ennemi au confluent du Mincio avec le mettant en déroute les troupes de Georg von Frundsberg.

Le 25 novembre au soir, près de Governolo, hameau de Roncoferraro, il est gravement blessé au tibia d’un coup de fauconneau. Il est transporté à Mantoue au palais de Louis de Gonzague, marquis de Castel Goffredo, où il est amputé. Il meurt de gangrène le 30 novembre 1526. Il est inhumé dans l’église Saint-François de Mantoue. Ayant perdu leur chef, ses troupes se dispersent. Elles seront reconstituées l'année suivante sous le commandement d'Orazio Baglioni et participeront à la campagne du maréchal de Lautrec dans le royaume de Naples.

Il changea à plusieurs reprises de camp : 1516 au service du pape contre Urbino, juillet 1521 au service de Florence contre la France et Venise, mars 1522 au service de la France contre les Impériaux, 1523 au service de Milan contre la France, novembre 1524 au service de la France, juillet 1526 au service de l’Église et de Florence, novembre 1526 au service de la France contre les Impériaux.

Machiavel le considérait capable d’unifier l’Italie.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Gauthiez, Jean des Bandes Noires (1498-1526), Paris, Ollendorf, 1901 (2è édition).