Tour de Babel

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32° 32′ 11″ N 44° 25′ 15″ E / 32.536304, 44.420825 ()

La tour de Babel (en hébreu : מגדל בבל Migdal Babel, en arabe : برج بابل Burj Babil) est une tour mythique évoquée dans la Genèse[1]. Après le Déluge, les premiers hommes entreprennent sa construction pour atteindre le ciel, mais Dieu interrompt leur projet qu'il juge trop ambitieux, en brouillant leur langage et en les dispersant sur la Terre.

Récit biblique[modifier | modifier le code]

Peu après le Déluge, alors qu'ils parlent tous la même langue, les hommes atteignent une plaine dans le pays de Shinéar et s'y installent tous. Là, ils entreprennent par eux-mêmes de bâtir une ville et une tour dont le sommet touche le ciel, pour se faire un nom. Dieu les voit, et estime que s'ils y arrivent, rien ne leur sera inaccessible. Alors il brouille leur langue afin qu'ils ne se comprennent plus, et les disperse sur toute la surface de la terre. La construction cesse. La ville est alors nommée Babel (terme proche du mot hébreu traduit par «brouillés») qui donnera notamment le mot babiller.

Tradition et interprétations[modifier | modifier le code]

Selon les traditions judéo-chrétiennes, Nemrod, le « roi-chasseur » régnant sur les descendants de Noé, est à l'origine du projet. Babel est souvent identifiée à Babylone. L'unique langue parlée par les hommes est appelée la langue adamique.

Pour certains, cette histoire qui explique l'existence de plusieurs langues, illustre la nécessité de se comprendre pour réaliser de grands projets, et le risque d'échouer si chacun utilise son propre jargon. Ce récit peut être vu comme une métaphore du caractère équivoque du langage humain. On peut aussi y voir une illustration des dangers que représente la recherche de la connaissance, vue comme un défi lancé à Dieu.

Stefan Zweig s'est inspiré de cet épisode pour assimiler « le ciel » à un but infiniment éloigné[2].

Babel est aussi une ville, bâtie collectivement pour « se faire un nom » ; on pourrait comprendre « pour exister ». On peut en effet voir la Ville comme le lieu de la désobéissance des hommes envers un Dieu dont le projet est qu'ils règnent sur la nature[3].

Mais le mot hébreu shem, souvent traduit par « nom », peut également vouloir dire « monument »[4]. Ce sens est naturel dans ce passage, et résout le problème de l'interprétation de l'expression « se faire un nom » qui paraît à première vue hors de propos[5],[6].

À contre-courant, François Marty interprète Babel comme une chance pour l'homme : il lit son mythe comme une instauration, par la diversité qu'entraîne la multiplicité des langues, des conditions de l'altérité et de la « biodiversité » des hommes[7], qui obligent les citadins à se civiliser[8]. La ville devient alors un creuset d'humanité[9]. Dieu lui-même donne son nom à cette ville ; Babel, qui ouvre le ciel, est d'après Emmanuel Levinas une invitation à « l'ouverture à l'autre que l'autre, celui qui m'est radicalement différent, comme voie qui mène au Tout autre[10] ».

Dans une optique analytique, notamment avec Marie Balmary[11], ce mythe prend sens de l'endroit où il est dans la Bible : après le Déluge, tentative d’extermination des hommes par Dieu. La construction de la Tour s’interprète alors comme une rétorsion contre Dieu. Ce que manifeste le nom composé de Babel, bab : porte, et El : dieu. La Tour de Babel fait figure de tour de guerre pour monter à l’assaut non tant du Ciel que de Dieu. Pour la réaliser, les hommes opposent à la puissance de Dieu, une puissance équivalente, la « force collective » : « Ils se dirent l’un à l’autre : « Allons, faisons des briques et cuisons-les au feu. […] Ainsi nous nous ferons un nom, de peur d’être dispersés sur toute la face de la terre… » On retrouve là les constituants de la religion selon René Girard[12] : crise d’indifférenciation, désir mimétique, dimension collective, meurtre, victime divinisée. Selon ce type d'interprétation, le danger et le sens de la Tour de Bab’El résident dans cette uniformisation, illusion de toute-puissance des hommes, plus que dans l’atteinte à la majesté divine. Ce que confirme la réflexion de Dieu « Voici, dit-il qu’ils ne forment qu’un seul peuple et ne parlent qu’une seule langue. S’ils commencent ainsi, rien ne les empêchera désormais d’exécuter toutes leurs entreprises » [13]. La fin prend ainsi un autre sens. Plutôt qu’un châtiment la multiplication des langues est une chance pour l’humanité : la diversité est plus riche que l’uniformité.

La tour donne un sens à la construction de la ville, mais il y a malentendu sur ce sens. Selon les archéologues, il y avait au sommet de la ziggurat de Babylone, l'édifice qui inspira la tour de Babel, un temple avec un lit et une femme qui attend. La tour est donc en réalité une invitation adressée à Dieu pour visiter les hommes ; seulement, l'homme arrivé au sommet de la tour peut se prendre pour Dieu.

La ville et la tour sont construites sur une faille, Shinar, qui pour les Anciens, met en relation le monde des hommes avec celui des dieux : les Enfers. On peut comparer Babel à Hénoch (le commencement, en hébreu), première ville biblique construite par Caïn sur la terre de Nod (de l'errance, en hébreu), où sont nées les premières réalisations des hommes, par l'artisanat et les arts de Tubalcaïn et de Youbal ; mais cette ville est aussi le théâtre du crime de Lamech[14] et Dieu la détruit par le Déluge. Les premières versions du mythe du Déluge se retrouvent d'ailleurs en Mésopotamie, cette zone géographique où furent édifiées les villes de Babylone et Ur entre autres, avec leurs ziggurats, et que les Hébreux ont découvert lors de leur exil à Babylone.

Les récits de constructions qui atteindraient le ciel ont depuis longtemps inspiré de nombreux écrivains et artistes.

À Babylone, les Hébreux déportés ont dû être frappés par Etemenanki[15] (le nom de la ziggurat) et la multiplicité des langues qu'on y parlait (Babylone était une importante ville commerciale), et ont pu former un lien de causalité entre ces deux aspects.

Isaac Asimov, pour sa part, estime que le récit biblique peut être considéré comme une tentative d'explication de trois éléments, dont le premier serait la diversité linguistique, le deuxième serait l'existence pendant une longue période d'une ziggourat inachevée (ou en ruines) à Babylone, et le troisième serait l'origine étymologique attribuée par erreur au nom hébreu de cette ville (Babel) : «Les auteurs du livre de la Genèse croyaient que "Babel" venait du mot hébreu balal, signifiant mélangé, confus ou brouillé»[16]. L'explication proposée par Asimov pour l'existence de cette ziggourat inachevée était que la construction de celle-ci aurait pu avoir été interrompue à cause de la panique engendrée par les campagnes militaires de Sargon d'Akkad. D'autres auteurs évoquent l'état éventuellement détérioré des versions antérieures de l'Etemenanki, qui a notamment été rénové postérieurement au récit biblique par Nabuchodonosor (comme le mentionne Asimov).

Origine possible[modifier | modifier le code]

L’origine de ce mythe est la Mésopotamie voisine mais ses modalités d’élaboration sont encore mal définies. Son origine pourrait être la déportation à Babylone d’une partie de la population juive en 597 après la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor II (604-562). La déportation de populations civiles était une pratique courante à cette époque pour amener le calme dans les régions rebelles. Les Juifs auraient été subjugués par la grande ziggurat du dieu Marduk, située au cœur du sanctuaire de l’Esagil : « temple dont la tête est élevée ». La ziggurat en elle-même était appelée l’Etemenanki : « temple-fondation du ciel et de la terre ». Selon Francis Joannès, elle était conçue comme « le pivot qui réunissait le ciel et la terre et assurait l’unité de l’Univers ».

Les ziggurats ont été construites dans toute la Mésopotamie de la fin du troisième millénaire à l’occupation achéménide. Les plus anciennes sont l’œuvre d’Ur-Nammu (2112-2095), roi sumérien de la dynastie d’Ur III. Etemenanki était exceptionnelle par ses dimensions. Elle a bénéficié à la fois des travaux de reconstruction entrepris par Assarhaddon (680-669) et des embellissements réalisés par les souverains néo-babyloniens qui ont pu profiter d’un gigantesque butin. La ziggurat avait une base de 90 mètres de côté et peut-être une hauteur équivalente. Cela devait en faire un des monuments les plus spectaculaires de toute l’Antiquité. Elle comptait probablement 7 étages, colorés par des parements de briques émaillées (le chiffre 7 avait une valeur symbolique en Mésopotamie). Cependant sa forme n'était pas circulaire : toutes les ziggurats avaient une base carrée ou rectangulaire.

L'origine des représentations picturales d'une tour ronde peut être liée à une association tardive entre la tour de Babel et le minaret de la mosquée de Samarra situé à 205 km au nord du site et 125 km au nord de Bagdad. La tour Malwiya, qui n'est ni plus ni moins celle que l'on peut admirer dans la majorité des représentations de la tour de Babylone, sa forme unique, en spirale, a influencé de nombreux peintres et explorateurs. Cependant cette mosquée date du IXe siècle, et n'a par conséquent aucun lien avec la cité antique de Babylone.

Une inspiration sumérienne ?[modifier | modifier le code]

La tour de Babel peinte en 1587 par Lodewyk Toeput. Le dogme judéo-chrétien lui impute la confusion des langues.

Il existe d'autres mythes antérieurs expliquant l'origine des langues par une intervention divine. Le plus vieux d'entre eux est le mythe sumérien appelé Enmerkar et le seigneur d'Aratta. Le texte est assez fragmentaire et difficile d'approche. Enmerkar, fondateur légendaire de la cité d'Uruk, tente de soumettre la cité d'Aratta, située sur le plateau iranien et demande l'aide de la déesse Ishtar. Celle-ci lui conseille d'envoyer un héraut pour négocier avec le seigneur rival. Au cours des négociations, le héraut récite une incantation dédiée à Enki qui entraîne la division des langues[17].

Ce texte offre finalement assez peu de ressemblances avec le récit biblique, aussi établir un lien quelconque entre les deux textes est pour l'heure peu évident.

Enfin, on peut trouver sur Internet un récit assez étrange attribué aux Sumériens dans lequel Marduk ou Enki prive l’humanité du langage… Sans référence sérieuse, ce mythe doit être pris avec beaucoup de circonspection. Les mythes sumériens ne se sont jamais intéressés à Marduk, du simple fait que l’ascension de Babylone, et par conséquent de son dieu tutélaire, est postérieure à la chute de la dernière dynastie d’Ur III. Les mythes qui mettent en scène Marduk sont élaborés par le clergé babylonien et ne pratiquent pas cette confusion des genres[18].

Autres sources[modifier | modifier le code]

Une interprétation protestante[modifier | modifier le code]

La confusion des langues, Gustave Doré

Le passage de la tour de Babel – récit étiologique justifiant la diversité des langues et des peuples – marque la clôture du récit des origines qui s'étend à partir de Gen. I. Ce récit est jalonné par le péché, par « ses éruptions » : la chute, le récit de Caïn et Abel, le chant de Lamech, le déluge. Cependant une distinction, nous semble-t-il, doit être faite. Contrairement à la chute, au récit de Caïn et Abel et au chant de Lémec, qui stigmatisent des péchés ou des comportements individuels, les unions des anges qui susciteront le déluge et l'aventure de la construction de la tour de Babel sont des péchés ou des comportements collectifs. Dans ces deux cas, il s'agit d'événements où l'humanité est comprise comme la communauté des fils d'Adam.

Au terme de l'histoire des origines, il s'agit donc de marquer le péché collectif d'une communauté humaine et d'en montrer la condamnation par Dieu. Une condamnation sans appel, sans intervention de la grâce. À partir de cette parole : « le Seigneur les dispersa sur la face de toute la terre », le récit de la tour de Babel et celui des origines s'ouvre à l'avenir au sens où la question de la relation entre les hommes et Dieu est posée.

(Von Rad, Théologie de l'Ancien Testament, vol. I, Genève, Labor et Fides, p. 146)

La confusion des langages, source du pouvoir[modifier | modifier le code]

Selon Alexander Hislop, le fondateur de Babylone, Koush, père de Nemrod, s'identifierait à Hermès. Ainsi ce qui caractériserait le régime Babylonien serait la découverte des langages secrets, de l'Hermétisme (ce qui est caché), et ceci dans un but de Pouvoir. Pouvoir fondé sur la confusion des esprits et l'apparition de jargons, c'est-à-dire de langages à double sens compris seulement par les initiés, et au sens profond desquels la masse des humains n'aurait pas accès. Les classes supérieures apparaissent alors qui connaissent les langages secrets (prêtres et nobles guerriers). Babylone est la première des sociétés hiérarchiques et spécialisées, préfigurant toutes les civilisations suivantes avec leurs classes sociales, elle est fondée sur la rétention d'information et donc de la valeur. L'information et la valeur sont thésaurisées (capitalisées) par les classes nobles et sacerdotales. Le gros de la population reçoit une information simplifiée, dénuée d'intérêt, inopérante, destinée à produire une image insensée du monde: la superstition, entretenue par le clergé.

C'est dans cette volonté de promouvoir des langages secrets que réside le pouvoir des classes supérieures, et aussi la cause de la confusion des langages et leur multiplication parmi les peuples. Les humains de Babel (Babylone) trouvent ainsi leur punition dans le système de pouvoir qu'ils ont eux-mêmes inventé.

La tradition musulmane[modifier | modifier le code]

La sunna n'évoque pas explicitement le mythe de la tour de Babel, ni la confusion des langues, ni l'existence d'une tour quelconque. Ce qui pourrait être considéré comme étant la tour de Babel, est appelé en arabe Palatinum et plus communément as-Sarh, dont la définition correspond à « une seule maison construite de façon solitaire et robuste, s'élevant hautement dans le ciel ; toute bâtisse haute étant un sarh ». Dans la tradition, Babel est citée une fois, en occurrence au « Chapitre sur la prière dans les ruines et les lieux de douleur » de l'important recueil de traditions musulmanes : L'Authentique d'al-Bukhârî (194/810 - 256/870), pour les musulmans c'est Nemrod qui veut construire cette tour (sarh), afin d'atteindre Dieu. L'histoire de la tour a une relation avec le prophète Ibrahim. Le Coran dit :

« N’as-tu pas su (l’histoire de) celui qui, parce qu’Allah l’avait fait roi, argumenta contre Abraham au sujet de son Seigneur? Abraham ayant dit: «J’ai pour Seigneur Celui qui donne la vie et la mort», «Moi aussi, dit l’autre, je donne la vie et la mort.» Alors dit Abraham: «Puisqu’Allah fait venir le soleil du Levant, fais-le donc venir du Couchant.» Le mécréant resta alors confondu. Allah ne guide pas les gens injustes. (II ; 258) »

Remarquons à cet effet, que malgré la caractérisation de Babel comme lieu d'Ascension au Ciel, c'est de la ville sainte de Jérusalem que le prophète Mahomet s'envole vers le Trône de Dieu lors de son voyage nocturne al-Isrâ wa-l-Mi'râdj.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Babel vient du mot akkadien Bāb-illum (la porte du Dieu), Bāb voulant dire « porte » et ilu voulant dire « Dieu ». Autre signification bab-'el (la cité de Dieu). On peut aussi y voir une onomatopée : cf babil.

Cette origine est clairement une référence à Babylone, située dans le chapitre 11 de la Genèse, dans le pays de Shinear (Sumer).

On peut également trouver une origine à "Babel" le terme proche du mot hébreu traduit par « brouiller ».

Apparitions et références[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Peinture[modifier | modifier le code]

La tour de Babel peinte en 1594 par Lucas van Valckenborch.
  • Pieter Brueghel l'Ancien (1525-1569) : La Tour de Babel, 1563, huile sur bois, 114 x 155 cm, (Vienne, Kunsthistorisches Museum Wien).
  • Pieter Brueghel l'Ancien (1525-1569) : La « Petite » Tour de Babel, vers 1563, huile sur bois, 60 x 74 5 cm, (Rotterdam, Museum Boymans-van Beuningen).
  • Lucas van Valckenborch (1535-1597) : La Tour de Babel (Paris, musée du Louvre), 1594, huile sur bois, 41 x 56 cm.
  • Lucas van Valckenborch (1535-1597) : Construction de la tour de Babel, 1595 (?), huile sur bois, 42 x 68 cm, (Coblence, Mittelrhein-Museum, Inv. Nr. M 31).
  • Martin van Valckenborch (1535-1612) : La Tour de Babel, huile sur bois, 49,5 x 66,6 cm, (Pinacoteca ; Sienne).

Sur les autres projets Wikimedia :

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Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Dans le film Metropolis de Fritz Lang (1927), une scène raconte l’histoire de la tour de Babel : son but, sa construction, les incompréhensions entre la main et la tête et sa fin.
  • Dans le film Alexandre d'Oliver Stone (2004), une scène nous montre la tour de Babel située à Babylone.
  • Le film Babel d'Alejandro González Iñárritu (2006) fait référence au mythe en prenant appui sur les difficultés rencontrées par les hommes pour communiquer, alors qu'ils sont tous unis par la même humanité.

Films d'animation[modifier | modifier le code]

  • Dans le long-métrage Le Château dans le ciel d'Hayao Miyazaki (1986), l'origine du château est peu connue mais le générique fait penser au thème des hommes qui ont voulu s'élever au rang des dieux (vie dans les nuages, puissance infinie qui peut faire le bien ou le mal suivant leur volonté) et qui ont été presque anéantis, les survivants ayant tout à réapprendre. Le lien est d'autant plus flagrant que l'un de ces châteaux apparaissant dans le générique ressemble fortement à la représentation de Pieter Brueghel l'Ancien.
  • La tour de Babel fait une apparition dans la série télévisée Nadia, le secret de l'eau bleue (1990). Elle a été construite par les Atlantes mais celle-ci a également servi à leur destruction.
  • Dans l'anime Patlabor, E. Hoba (en référence à Jéhovah) tente de saboter le projet Babylone en introduisant un virus qui cause l'apparition du mot « Babel » sur les écrans d'ordinateur et la folie des robots infectés par ce virus. Cette manœuvre a pour but d'empêcher le retour de Dieu, censé punir l'homme, comme dans l'Ancien Testament, à la suite du pharaonique projet Babylone.
  • Dans le long-métrage Metropolis de Rintarō (2001), un homme cherche à s'élever au-dessus des autres par le biais d'un robot à l'apparence de petite fille, pouvant contrôler le monde du haut d'une tour appelée Ziggurat, faite à l'image de la tour de Babel.
  • Dans l'anime Saint Seiya Omega, Mars invoque la tour Babel pour absorber l'énergie de la terre afin de créer son sanctuaire.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • Dans Babel Rising (sur Android, iOS, PS3 et WiiWare), des ouvriers tentent de construire la tour de Babel. Le joueur incarne Dieu et doit les en empêcher en lançant 7 pouvoirs à sa disposition.
  • Dans Soleil, le héros monte la tour de Babel, passe des épreuves pour arriver au sommet de la tour, et une autre plus ardue pour atteindre les cieux. C'est un lapin dans un village proche de « Fleur Brûlée » qui nous indique que les humains ont des difficultés à communiquer entre eux.
  • Dans Illusion of Time dans lequel un héros évolue à l'intérieur d'une tour ressemblant à la tour de Babel,
  • Dans Super Mario Bros. 3 où elle constitue un petit niveau dans le monde 5 qui justement est le monde du ciel.
  • Dans Prince of Persia : Les Deux Royaumes, produit par Ubisoft, on peut gravir cette tour dans les derniers niveaux du jeu.
  • Dans Xenogears, où elle constitue une étape importante du jeu. Le symbole du lien avec Dieu et de la montée de l'homme vers le ciel est réutilisé dans ce jeu au scénario très mystique.
  • Dans Nostalgeo no Kaze : La tour de Babel à des graphismes rappelant parfaitement le tableau de Bruegel l'Ancien.
  • Dans Sim City Creator, la Tour de Babel est le monument représentant l'époque antique, elle est semblable au tableau de Bruegel l'Ancien.
  • Dans Painkiller, le niveau 3 du chapitre 4 s'appelle « Babel ». Il se déroule dans une vaste cité orientale où culmine la fameuse tour.
  • Dans Atlantica Online où elle constitue un donjon de nation accessible à partir du niveau 100. Elle possède 4 étages.
  • Dans Golden Sun (sur Game Boy Advance), un personnage nommé Babi fait construire une tour appelée le « phare de Babi », afin de pouvoir localiser une île perdue qui détient les secrets de l'immortalité. L'édifice s'effondre avant la fin de sa construction.
  • Dans Catherine (sur Xbox 360 et PlayStation 3), il existe un mode « Babel » où le héros doit escalader une tour qui s'effondre petit à petit.
  • Dans Doom, le dernier niveau du deuxième épisode s'appelle « Tour de Babel ». Il permet au joueur de descendre en Enfer et non de monter aux cieux.
  • Dans Final Fantasy IV, la «Tour de Babel » ou « Tour de Babil » est un donjon s'élevant du monde souterrain jusqu'au ciel. Le joueur doit s'y rendre à plusieurs reprises au cours de l'histoire.
  • Dans The Lapins Crétins : La Grosse Aventure, les lapins crétins veulent construire une tour vers la Lune.
  • Dans Call of Duty: Black Ops II, les joueurs parvenant à réaliser le secret de Green Run en mode Zombie se voient obtenir le succès "La Tour de Babel".

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Leslie Mahler, La Tour de Babel: les facettes d'un mythe et de ses représentations en Occident, du XIIIe au XXe siècle. Ed. Edilivre Aparis, 2010,(ISBN 9782812138171)
  • Hubert Bost, Babel : Du texte au symbole. Ed. Labor & Fides, 1985, (ISBN 2830900359)
  • Jean Budillon, Babel. Étude biblique à partir de Genèse 11, 1-9. Édité par l’Association LEKH-LEKHA, 1990
  • Paul Zumthor, Babel ou l’inachèvement, éd. du Seuil, 1997, (ISBN 2020262657)
  • Pierre Bouretz, Marc de Launay, Jean-Louis Schefer : La Tour de Babel, éd. Desclée de Brouwer, 2003, (ISBN 222005165X)
  • Bluma Finkelstein, L’Héritage de Babel – Éloge de la diversité. Ed. L'Harmattan, 2005, (ISBN 2747584992)
  • Sylvie Parizet, Le Défi de Babel : un mythe littéraire pour le XXIe siècle. Ed. Desjonquères, 2001, (ISBN 284321033X)
  • François Marty, La Bénédiction de Babel, éd. Le Cerf, 1990 (ISBN 2204040371)
  • Gilbert Tournier, Babel ou le vertige technique, éd. Fayard, 1960
  • A. Reuter, J.-P. Ruiz (dir.), Retour de Babel, Itinéraires, Mémoires et Citoyenneté, éd. Retour de Babel, Luxembourg, 2007 (ISBN 978-2-9599924-0-7)
  • Jacques Vicari, La Tour de Babel, éd. PUF, 2000 (ISBN 2130507018)
  • François-Xavier Tassel, « La ville symbolique et creuset d'humanité », Revue Villard de Honnecourt no 63, Paris, 2006, (ISBN 978-2-901-628-52-1)
  • François-Xavier Tassel, « Babel, une chance pour les hommes », in Cahiers de l'association des Amis de Roger Girard no 4, éd. Télètes, Paris, 2009, ISBN 978-2-906031-70-8
  • Jacques Ellul, Sans feu ni lieu, signification biblique de la Grande Ville, Paris, Gallimard, 1975.
  • Louis Panier, Babel : une dynamique de la différence - Fusion ? Dispersion ? Articulation ? in Dynamiques de la ville - Essais de sémiotique de l'espace, L'Harmattan, Paris, 2007, ISBN 978-2-296-03877-6

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Genèse 11,1–11,9
  2. Stefan Zweig La Tour de Babel, essai, tome 3 : « Leurs sages s’aperçurent qu’une science pratiquée par un peuple seul ne pouvait atteindre l’infini »
  3. Jacques Ellul, Sans feu, ni lieu, Paris, Gallimard, collection Voies ouvertes, 1975, p. 30
  4. Brown-Driver-Briggs Hebrew and English Lexicon, http://www.biblestudytools.com/lexicons/hebrew/nas/shem.html
  5. (http://www.biu.ac.il/JH/Parasha/eng/matot/betzer.html Study Sheet on the Weekly Torah Portion
  6. Ésaïe 55:13, où le mot shem est traduit, dans la New American Standard Bible, par l'anglais memorial.
  7. Bluma Finkelstein, L’Héritage de Babel – Éloge de la diversité, Paris, éd. L'Harmattan, 2005
  8. TASSEL François-Xavier, Babel, une chance pour l'homme, in Cahiers de l'association Les amis de Roger Girard no 4, éd. Télètes, Paris, 2009
  9. TASSEL François-Xavier, La ville, symbolique et creuset d'humanité, Revue Villard de Honnecourt no 63, Paris, 2006
  10. Emmanuel Levinas, Altérité et transcendance, Montpellier, Fata Morgana, coll. « Essais », 1995
  11. Marie Balmary« Le sacrifice interdit » Ed Grasset
  12. « La violence et le sacré » R. Girard Ed Grasset coll. Pluriel, Le bouc émissaire, éd. Grasset, Des choses cachées depuis la fondation du monde, éd. Grasset, Livre de Poche.
  13. G 11.6 trad. Maredsous Ed. Brepols.
  14. Genèse 4,17–4,24
  15. Elle frappera plus tard, rappelle C.W.Ceram dans Des Dieux, des tombeaux, des savants, Alexandre le Grand, qui ordonna des travaux de réparation sur sa fortune personnelle, et en voulut une reproduction miniature en guise de tombeau
  16. (en) Isaac Asimov, Asimov's Guide to the Bible, vol.1: The Old Testament, Avon Books,‎ 1971 (ISBN 9780380010325), p. 54-55
  17. (en) Enmerkar et le seigneur d'Aratta: traduction en anglais
  18. Source