Koush

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Koush (homonymie).

Koush ou Kouch (en hébreu כּוּשׁ « noir ») ou encore Cush (ou Cusch) est un personnage de la Genèse dans la Bible. Fils de Cham et petit-fils de Noé, il est le père de Nemrod[1].

Le Pays de Kouch[modifier | modifier le code]

Le pays de Koush est mentionné dans la Genèse avant le personnage éponyme. Sa localisation, voisine de l'Éden, est discutées par des spécialistes. Le cœur du pays de Kouch se situe selon l'Ancien Testament au Sud de la Haute-Égypte et s'étendrait jusqu'au nord de la Nubie. Certains des peuples de la Corne de l'Afrique, les Afars, les Somalis, les Oromos, seraient selon la tradition populaire les descendants de Koush. Le prophète Jérémie (Jr. 13:23) tient pour une évidence que les Kouchites ont une couleur de peau différente des Juifs d'Israël. La Septante traduisit uniformément Koush et Éthiopie.

Koushite célèbre[modifier | modifier le code]

Origine du mot[modifier | modifier le code]

Selon Cheikh Anta Diop, le mot Kemet (nom que donnaient les anciens Égyptiens à leur pays) serait à l'origine étymologique de « la racine biblique kam », de « Cham » ou « Ham » et il considère que les traditions juive et arabe classent l'Égypte comme un des pays de « Noirs », bien que les auteurs anciens ou médiévaux Juifs ou Arabes aient situés les pays "noirs" au sud de la Nubie, et non en Egypte.

Autres identités mythiques de Koush[modifier | modifier le code]

Koush est un personnage mythique répandu dans tous les panthéons antiques. Il semble avoir été le personnage d'Hermès[2] (Mercure pour les Romains), l'interprète des Dieux, l'inventeur des nombres, de tous les langages secrets (chiffrés), des mots à double-sens et de toutes les superstitions et par là-même la cause de la confusion des langues qui suivit l'érection de la tour de Babel.

Koush est donc symboliquement le seigneur des dissimulations et de la confusion. On l'appelait parfois 'Bēl ou Baal le Confondeur' ou encore Janus le dieu à deux faces.

De la même racine que Koush, on tire des mots tels que chaos ou aussi caché.

Le nom de Koush est aussi Khûs, sh en Chaldéen devenant souvent s; et Khus dans la prononciation, devient naturellement Khawos ou Khaos sans digamma (selon Alexander Hislop).

Selon Ovide, Janus disait de lui-même : « les anciens m'ont appelé Chaos » (selon Alexander Hislop).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gn10.1 « Voici la postérité des fils de Noé, Sem, Cham et Japhet. Il leur naquit des fils après le déluge. » Gn10.6 « Les fils de Cham furent : Koush, Mitsraïm, Puth et Canaan. » Gn10.8 « Koush engendra aussi Nemrod; c'est lui qui commença à être puissant sur la terre. »
  2. Hermès se décompose ainsi: 1/Her, qui en Chaldéen est synonyme de Hem ou Khem, le brûlé. Comme Her, ou le brûlant, ce nom a servi de point de départ pour identifier d'une manière voilée Ham avec le soleil et pour déifier ainsi le grand patriarche dont le nom a servi à désigner l'Égypte par rapport au soleil. Khem ou Hem sous son propre nom était ouvertement adoré jadis dans le pays de Hem (BUNSEN, tome I, p. 373), mais cela aurait été d'abord trop téméraire. Cependant, grâce à Her, son synonyme, la voie était tracée. Her est le nom de Horus, identique au soleil (BUNSEN, vol. I, p. 607) ce qui montre que l'étymologie réelle du nom vient du verbe auquel je la rattache. 2/ Mes de Mesbeh (ou sans le radical qu'on peut omettre, voir PARKHURST, sub voce, p. 416) produire. En égyptien, nous avons Ms dans le sens de mettre au jour, (BUNSEN vol. I, Signes hiéroglyphiques, Append. b: 43, p. 510) ce qui est évidemment une forme différente du même mot. Au passif, nous trouvons Ms. (BUNSEN, Vocab, Append. I, p. 470, en bas, etc. Ms... né). Le radical de Mesheh, dans le Lexique de Stockius, est en latin extraxit et notre mot extraction, appliqué à la naissance ou à l'origine montra qu'il y a rapport entre le sens générique de ce mot et la naissance. Ce dérivé explique le sens des noms des rois Égyptiens, Ramesses et Thothmes; le premier est évidemment le fils de Ra, ou le Soleil, car Ramesses est Hliou paiz (AMMIEN MARCELLIN, liv. 17, ch. 4, p. 162) le dernier de même veut dire le fils de Thoth. Pour la même raison, Her-mes veut dire le Fils de Her ou Ham le brûlé, c'est-à-dire Koush. Alexander_Hislop