La Charge héroïque
La Charge héroïque
| Titre original | She Wore a Yellow Ribbon |
|---|---|
| Réalisation | John Ford |
| Scénario | Frank S. Nugent Laurence Stallings |
| Acteurs principaux | |
| Sociétés de production | Argosy Pictures |
| Pays d’origine | |
| Genre | Western |
| Sortie | 1949 |
| Durée | 103 minutes (1 h 43) |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
La Charge héroïque (She Wore a Yellow Ribbon) est un western américain de 1949, réalisé par John Ford, avec John Wayne en vedette.
Sommaire |
Synopsis [modifier]
« 1876 : après la défaite de Custer à Little Big Horn, la tension s’intensifie sur les frontières de l’Ouest où les tribus indiennes commencent à se regrouper pour partir en guerre. Dans un poste isolé, le capitaine Nathan Brittles (John Wayne), à la veille de prendre sa retraite, doit faire face à ce soulèvement. Ami d’un vieux chef, il fera tout pour éviter que le sang soit versé en effectuant un raid audacieux mais totalement inoffensif. Entre temps, nous assistons au déroulement de la vie quotidienne au Fort, deux jeunes lieutenants se disputant les faveurs de la nièce du commandant (Joanne Dru) ; celle-ci arbore un ruban jaune (le yellow ribbon du titre), symbole dans la tradition de la cavalerie américaine que son cœur est déjà pris. »[1].
Fiche technique [modifier]
- Titre : La Charge héroïque
- Titre original : She Wore a Yellow Ribbon
- Réalisation : John Ford
- Scénario : Frank S. Nugent et Laurence Stallings d'après une histoire de James Warner Bellah
- Production : Merian C. Cooper (producteur exécutif, non crédité), John Ford (producteur exécutif, non crédité) et Lowell J. Farrell (producteur associé)
- Société de production : Argosy Pictures
- Distribution : RKO Pictures
- Musique : Richard Hageman
- Photographie : Winton C. Hoch et Archie Stout (seconde équipe, non-crédité)
- Montage : Jack Murray
- Direction artistique : James Basevi
- Décorateur de plateau : Joseph Kish
- Costumes : D.R.O. Hatswell, Michael Meyers et Ann Peck
- Pays d'origine : États-Unis
- Langue : anglais
- Format : Couleurs Technicolor - 1,33:1 - Son : Mono (RCA Sound System) - 35 mm
- Genre : Western
- Durée : 103 minutes
- Sortie :
Distribution [modifier]
- John Wayne (VF : Raymond Loyer) : Capitaine Nathan Cutting Brittles
- Victor McLaglen (VF : Marcel Raine) : Sergent Quincannon
- Ben Johnson (VF : Roland Ménard) : Sergent Tyree
- Joanne Dru (VF : Claire Guibert) : Olivia Dandridge, la nièce du major
- John Agar (VF : Jacques Courtin) : Lieutenant Flint Cohill
- Harry Carey Jr. (VF : Jacques Sarthou) : Sous-Lieutenant Ross Pennell
- Mildred Natwick (VF : Lita Recio) : Abby Allshard, la femme du major
- George O'Brien (VF : Gérard Ferat) : Major Mac Allshard
- Arthur Shields : Docteur O'Laughlin
- Michael Dugan : Sergent Hochbaue
- Noble Johnson : Chef Red Shirt (Chemise Rouge)
- Chef John Big Tree (VF : Jacques Derives) : Chef Pony That Walks (Poney qui marche)
- Irving Pichel (VF : Jacques Thébault) : le narrateur
Analyse [modifier]
Sorti après Fort Apache et avant Rio Grande, ce film est le deuxième volet du triptyque consacré à la cavalerie américaine. Trois films, trois hommages différents : celui-ci s'intéresse en particulier à la chaîne de commandement dans laquelle le Capitaine Brittles est au centre. Si la paperasserie est en premier lieu traitée humoristiquement, cette dernière devient un outil pour Brittles qui, 4 heures avant sa retraite officielle, donne alors ses derniers ordres en plusieurs exemplaires ! De même, le rôle du sonneur qui, par un simple coup de trompette, transmet ordres et commandements, est remarquable. La discipline, le courage des troupes, etc : toutes ces qualités sont vantées sur l'ensemble de la Frontière commandée par des figures patriotiques tels que Philip Sheridan, William Shermann ou Robert Lee.
Alors que les Indiens sont déjà mentionnés dans Fort Apache par la présence de Cochise qui se bat pour de justes causes, la coalition d'indiens sur le sentier de la guerre est ici montrée de manière plus brutale : attaques de la diligence et des fermiers aux environs, tortures du responsable corrompu des Affaires Indiennes... Mais c'est la ruse de la Cavalerie qui réussira là où les palabres du sage Pony The Walks et de Brittles ont échoué.
Le décor de la Monument Valley, favori de Ford, est omniprésent. Chacune des scènes tournées dans les grands espaces cadrent cet espace vide et infini dans lequel les pitons rocheux sont l'unique point de repères. Entre un climat frais dans ces étendues désertes et les pics de chaleurs induisant pluies torrentielles et orages, les conditions climatiques rudes et extrêmes font partie des topos d'un Ouest mythique conquis par des pionniers fiers et courageux. Toujours sanglés dans leurs uniformes, le foulard jaune que portent les soldats ne fait pourtant pas partie de la tenue obligatoire.
Le fameux « yellow ribbon » du titre original, rappelé par la couleur jaune des foulards, fait référence à cette habitude commune à de nombreux pays d'arborer ce genre de ruban pour rappeler qu'on attend le retour d'un amour, d'un proche. Popularisé aux États-Unis, cette coutume entraîne la création de nombreuses chansons et poèmes à son encontre.
Parmi les sources d'inspiration de John Ford, on trouve les tableaux du peintre américain Frederic Remington[2].
Distinctions [modifier]
- Oscars du cinéma
- Meilleure photographie d'un film en couleur.
Notes et références [modifier]
- Erick Maurel, La charge héroïque, Site Dvdclassik, avril 2005
- Erick Maurel, La charge héroïque, Site Dvdclassik, Bonus du DVD, avril 2005