Le Sergent noir

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Le Sergent noir

Description de l'image Sergeant Rutledge image.jpg.
Titre original Sergeant Rutledge
Réalisation John Ford
Scénario James Warner Bellah
Willis Goldbeck
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
Pays d’origine États-Unis
Genre Western
Durée 111 min.
Sortie 1960

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Sergent noir (Sergeant Rutledge, 1960), film américain de John Ford. Ce film, controversé à sa sortie traite d'un procès fait à un sergent noir de la cavalerie accusé d'avoir violé et tué une petite fille blanche. La grande critique qui fut adressée au film fut de dénoncer le racisme anti-noir, sans se préoccuper des droits des Indiens qui restaient les méchants du western classique. John Ford a répondu qu'il avait voulu décrire une situation historique : celle ou effectivement, sans état d'âme, les soldats noirs et soldats blancs combattaient ensemble les apaches.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Arizona, 1881. Le Sergent Rutledge, soldat noir, est accusé du viol d'une jeune fille blanche et du meurtre de son père. Il est alors jugé en cours martiale. Qui de l'accusation, qui dresse un portrait accablant et raciste du sergent, ou de Mary Beecher, seul témoin à décharge, que le sergent Rutledge a sauvée d'une attaque apache, saura convaincre le juge et faire éclater la vérité ?

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Le film est tourné à une époque où des leaders noirs commencent apparaître aux États-Unis et où les personnages de noirs vont peu à peu prendre plus d'importance dans le cinéma américain[1]. John Ford, qui aimait beaucoup le film, considérait avoir réalisé le premier film au héros noir (mais à cette époque Sidney Poitier ou Harry Belafonte ont déjà tenue le premier rôle dans quelques films)[1]. Il choisit comme acteur principal Woody Strode contre l'avis de la Warner qui souhaite un acteur plus connu comme Sidney Poitier[1]. Ford et son acteur vont développer une forte amitié et l'acteur jouera dans trois autres films du réalisateur[1]. Strode déclarera que John Ford l'a « révélé à lui-même[1]. »

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Selon Patrick Brion, s'il ne s'agit pas d'un des meilleurs westerns de Ford et si Constance Towers « n'a pas plus de charme que dans Les Cavaliers », le réalisateur cherche, avec ce film, à rappeler l'importance des buffalo soldiers, unités formées par des noirs sous commandement blanc qui devaient combattre les indiens[1]. Il veut aussi montrer que les coupables ne sont pas toujours ceux qu'on imagine au premier abord[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Patrick Brion, John Ford : Biographie, filmographie illustre, analyse critique, Paris, La Martinière,‎ , 624 p., p. 595-597.

Lien externe[modifier | modifier le code]