La Piste des géants

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La Piste des géants (The Big trail) est un film américain de Raoul Walsh, sorti en 1930.

Sommaire

Synopsis [modifier]

Sur les rives du Mississippi, les prétendants à la conquête de l'Ouest s'amassent, prêts pour le départ. Coleman, un jeune trappeur, enquête sur le meurtre de son meilleur ami. Il soupçonne le conducteur de l'une des caravanes. Dans le but de le démasquer, il se fait engager comme guide.

Fiche technique [modifier]

Distribution [modifier]

Et, parmi les acteurs non-crédités :

Autour du film [modifier]

  • John Wayne obtient avec La Piste des géants son premier grand rôle dans un long métrage.
  • Voici comment Raoul Walsh raconte sa rencontre avec celui qui deviendra le Duke : "En passant devant le magasin des accessoires, j’aperçus un grand jeune homme aux larges épaules, qui transportait un fauteuil rembourré. Il déchargeait un camion et ne me vit pas. Je le regardai prendre sous son bras un imposant sofa Louis XV comme une plume, tout en attrapant une chaise de l’autre main. Lorsqu’après les avoir déposés, il revint vers le camion, je m’approchai de lui. « Comment t’appelles-tu ? » lui demandais-je. Il m’examina attentivement. « Je vous connais ! C’est vous qui avez mis en scène Au service de la gloire. Mon nom, c’est Morrison » (…)« Voyons jusqu’à quel point tu veux devenir acteur. Laisse pousser tes cheveux et reviens me voir dans deux semaines »… L’histoire de La Piste des géants était relativement simple, mais il me fallait un éclaireur et un chef de convoi pour conduire un petit groupe de pionniers à travers les plaines. Je parcourus la liste des acteurs disponibles mais aucun d’entre eux ne me satisfit (…)Je fis passer des essais à quelques comédiens « possibles » mais Sheehan (le producteur) les refusa tous. C’est alors que je me souviens du jeune footballeur de la U.S.C. Nous n’avions toujours trouvé personne lorsqu’il se présenta. Ses cheveux avaient poussé et je me mis à reprendre espoir. Après qu’on l’eut revêtu d’un pantalon et d’une veste en daim, je le plaçai devant la caméra et Sheehan, lorsqu’il vit le résultat, me dit d’un air bougon : « Qui est-ce ce type là ? Sait-il monter à cheval ? Où as-tu été le dénicher ? » (…)Il saisit presque immédiatement ce que j’attendais de lui. Je tenais mon acteur principal ! Il suffisait de lui donner quelques indications. Sheehan le regarda, l’écouta et ronchonna de nouveau : « Il fera l’affaire. Comment s’appelle-t-il déjà ? » « Morrison ». Ce nom par contre ne lui plaisait pas… Je parcourus en esprit les livres d’histoire en m’arrêtant sur le nom des pionniers américains. J’en vins à la Révolution et je me souvins d’un nom qui m’avait toujours plu. Lorsque je le dis à Sheehan, il leva la tête et sourit d’un air entendu comme s’il l’avait pensé lui-même : « Bien sûr ! » Il prit son crayon et lut à haute voix ce qu’il venait d’écrire « Wayne ». Pas Mad Anthony. Simplement John. John Wayne. Fais-le entrer. » " (in « Un demi siècle à Hollywood » de Raoul Walsh, éditions Calmann-Levy)

Distinction [modifier]

Voir aussi [modifier]