Lège-Cap-Ferret

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Lège-Cap-Ferret
Commune entre l'océan Atlantique et le bassin d'Arcachon.
Commune entre l'océan Atlantique et le bassin d'Arcachon.
Blason de Lège-Cap-Ferret
Blason
Lège-Cap-Ferret
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Arcachon
Canton Audenge
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin d'Arcachon Nord Atlantique
Maire
Mandat
Michel Sammarcelli
2014-2020
Code postal 33950 et 33970
Code commune 33236
Démographie
Gentilé Ferretcapiens
Population
municipale
7 907 hab. (2011)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 47′ 42″ N 1° 08′ 48″ O / 44.7951, -1.146844° 47′ 42″ Nord 1° 08′ 48″ Ouest / 44.7951, -1.1468  
Altitude Min. 0 m – Max. 43 m
Superficie 93,62 km2
Localisation

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Lège-Cap-Ferret

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Lège-Cap-Ferret
Liens
Site web ville-lege-capferret.fr/

Lège-Cap-Ferret (Lèja-Cap-Herret[1] en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Ferretcapiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé en Pays de Buch, Lège-Cap-Ferret s'étend le long de la presqu'île du même nom qui sépare le bassin d'Arcachon de l'océan Atlantique et, de ce fait, protège le bassin des colères de l'Océan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution, la baronnie de Lège-en-Buch appartient au Pays-de-Buch sans pour autant dépendre du Captalat de Buch, seigneurie uniquement composée des trois paroisses de La Teste, Gujan et Cazaux. Avec la seigneurie voisine d'Ignac, cette baronnie constitue la paroisse de Lège.

Avant la formation géologique de la péninsule du Cap-Ferret, tant que l'estuaire de la Leyre - comme actuellement celui de la Gironde - reste largement ouvert sur l'océan, en face d'Eyrac sur la rive gauche Ignac est sur la rive droite un port vraisemblablement important dont on note l'existence au XVIIe siècle quand, en 1600, des officiers du Captal de Buch y ramènent un galion récupéré sur la plage de Lège, le mettant ainsi hors de portée du baron de Lège[2]. Les terres de cette baronnie sont alors limitées par celles de la paroisse d'Arés à l'est, par des terres appartenant au Captal de Buch au nord et par l'océan à l'ouest et au sud. Au fur et à mesure du temps avec la réunion au continent des bancs de sables qui s'y déposent, une péninsule se forme, allongeant le territoire de la baronnie vers le sud ; les seigneurs de Lège en profitent pour s'approprier ces lais de mer, « espaces de dunes blanches et trous d'eau (crohots) » constituant le Cap-Ferret (ou Cap-Herret), espace intéressant pour la capture au filet de quantité de gibiers d'eau.

À l'époque des premiers essais de fixation des dunes littorales, et désirant obtenir celles du lieu-dit Piquey pour y planter des pins, François Amanieu de Ruat le Captal de Buch du moment, en obtient la concession par arrêt du Conseil du Roi. Cet arrêt du 23 mars 1779 a pour effet de faire passer toute la péninsule sous la juridiction du Captal. Lors de la réorganisation territoriale de 1790, qui voit le remplacement des paroisses par les communes, ladite concession de 1779 est à l'origine du rattachement du Cap-Ferret et des hameaux qui s'y trouvent, à la commune de La Teste. C'est seulement le 23 mars 1807 que la limite séparant la commune de Lège et celle de La Teste est définie selon une ligne droite allant du « Truc vert » côté océan à la « Pointe aux chevaux » côté bassin d'Arcachon.

Le Cap-Ferret quartier éloigné de La Teste demeure un lieu sauvage et inhabité (Jacques Ragot). Dès la fin du XVIIIe siècle, des pêcheurs à la senne venant principalement du sud du bassin (de La Teste, de Mestras ou de Meyran) y aménagent chaque été des logis temporaires (huttes ou rudimentaires cabanes adossées aux dunes) pour être au plus près de leurs lieux de pêche.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Sous le Premier Empire, en 1807, pour prévenir un possible débarquement anglais, on fortifie la Pointe par une batterie de quatre canons et un mortier servis par 30 à 50 hommes. Un sémaphore est construit à la même époque. En 1810, sous le commandement d'un sergent, 50 soldats du 9e régiment polonais y tiennent garnison.

Se résumant jusque là par la cueillette à pied ou le dragage en eau profonde d'huîtres sauvages, l'ostréiculture s'organise avec méthode dés le milieu du XIXe siècle. L'adoption d'une technique innovante de captage du naissain d'huîtres mise au point par l'arcachonnais Jean Michelet et la création des premiers parcs d'huîtres plates (Ostrea edulis) sont à l'origine d'une activité promise à un brillant avenir. Vers 1880-1890, l'ostréiculture est en plein essor et les ostréiculteurs de La Teste, Gujan et Arès obtiennent de nouvelles concessions sur le rivage nord du bassin. Pour se rapprocher de leur lieu de travail et s'épargner de longs déplacements à la rame ou à la voile depuis leurs ports d'attache, ils amènent des pontons ou construisent des cabanes (souvent sans permission) sur les plages de L'Herbe, du Canon, de Pirailhan, de Claouey, des Jacquets ou de Piquey. Certains y séjournent de plus en plus longtemps jusqu'à constituer, au fil du temps, un habitat permanent.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Une ancienne piste (en fait un mauvais chemin de sable) permet de relier ces hameaux à la commune de Lège, avant l'aménagement d'une véritable route au début du XXe siècle, favorisant la venue des premiers touristes parmi lesquels Jean Cocteau et Raymond Radiguet ne sont pas les moins célèbres.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, comme toute la bande du littoral français allant de Belgique à l'Espagne, le Cap-Ferret se trouve en « zone interdite » et quelques blockhaus du mur de l'Atlantique y sont édifiés. Celui qui se trouve au plus près de l'entrée du Bassin est « maquillé » par les artistes de l'Organisation Todt pour ressembler à une villa : de fausses tuiles et des fenêtres factices sont peintes sur le béton. Au moment de leur retraite, fin août 1944, en plus que divers sabotages affectant les lignes électrique et téléphoniques, les occupants allemands font sauter le phare qui, depuis 1840, signale l'entrée du Bassin.

Dès les années 1950, de nombreux habitants de la péninsule, permanents ou estivants, réclament de plus en plus d'attention de la part de la commune de La Teste en ce qui concerne (entre autres) l'entretien de la voirie, la collecte des ordures ménagères, un assainissement adapté et une présence administrative correspondant à leurs besoins.

En 1976, la municipalité de La Teste consent à céder à la commune de Lège le territoire qu'elle détient sur la péninsule. C'est ainsi que la commune de Lège Cap-Ferret voit le jour, sans que pour autant - en matière d'accessibilité pour certains aux droits de la forêt usagère de La Teste - soient rompus les liens ancestraux établis avec les communes ayant succédé aux paroisses de l'ancien Captalat de Buch.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Lège-Cap-Ferret se blasonnent ainsi :

De gueules à la chèvre d'or surmontée en chef de trois besants du même rangés en face.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Michel Sammarcelli DVD Conseiller régional
         
1986 1996 Robert Cazalet RPR Député
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 907 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
271 300 320 324 375 357 370 410 423
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
465 472 499 504 548 636 690 741 783
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
825 903 1 110 997 1 196 1 253 1 309 1 182 1 735
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 605 4 232 4 318 4 981 5 564 6 307 7 193 7 321 7 907
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village ostréicole du Canon.

Les villages[modifier | modifier le code]

Villages de la presqu'île du Cap Ferret.

La presqu'île du Cap Ferret, située sur la commune de Lège-Cap-Ferret, s'étire sur 20 à 30 km et est composée d'une douzaine de villages :

Dans l'ordre, en partant de Lège-Cap-Ferret (bourg) et en allant vers le Cap Ferret :

  • Claouey
  • Le Four (port ostréicole)
  • Les Jacquets (port ostréicole)
  • Petit Piquey
  • Grand Piquey
  • Piraillan (port ostréicole, réservoirs naturels)
  • Le Canon (village de pêcheurs qui organise la Fête de la mer aux alentours du 15 août)
  • L'Herbe (village ostréicole)
  • La Vigne (port de plaisance)
  • Le Cap Ferret

Précisions[modifier | modifier le code]

Le port de La Vigne.
  • L'Herbe constitue un petit port d'ostréiculteurs où l'on peut admirer :
    • la chapelle de la villa algérienne, dernier vestige de la "Villa algérienne", grande demeure construite en style mauresque dans les années 1930 par Léon Lesca, une fois fortune faite en Afrique et malheureusement détruite dans les années 1960 pour faire place à une résidence quelconque.
    • une ancienne cantine itinérante qui suivait les forestiers sur leurs chantiers qui s'y est sédentarisée, devenant un petit hôtel restaurant charmant.
    • une des dernières cabanes de pêcheurs échouées avec la coque du bateau comme fondation.

Le Cap Ferret se situe à l'extrémité sud de la presqu'île, célèbre pour son phare.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Sandhausen (Allemagne) depuis 1980

Drapeau de l'Espagne Ubeda (Espagne) depuis 1989[5]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lège-Cap-Ferret sur Gasconha.com, consulté le 2 février 2010.
  2. Archives de la Gironde, tome XXX, page 464.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. Annuaire des villes jumelées

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

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