Arès (Gironde)

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Arès
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Arès
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Arrondissement d'Arcachon
Canton Canton d'Audenge
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin d'Arcachon Nord Atlantique
Maire
Mandat
Jean-Guy Perrière
2014-2020
Code postal 33740
Code commune 33011
Démographie
Gentilé Arésiens
Population
municipale
5 724 hab. (2011)
Densité 119 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 45′ 54″ N 1° 08′ 22″ O / 44.76507, -1.139333 ()44° 45′ 54″ Nord 1° 08′ 22″ Ouest / 44.76507, -1.139333 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 37 m
Superficie 48,25 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-ares.fr

Arès est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Arès se situe au nord du pays de Buch, en bordure du bassin d'Arcachon à 47 km à l'ouest de Bordeaux, chef-lieu du département, à 38 km au nord d'Arcachon, chef-lieu d'arrondissement et à 15 km au nord-ouest d'Audenge, chef-lieu de canton.

Les communes limitrophes en sont Lège-Cap-Ferret à l'ouest et nord-ouest, Le Porge au nord-nord-ouest, Le Temple au nord, Lanton au nord-est et Andernos-les-Bains au sud-est.

Communes limitrophes d’Arès
        Le Porge Le Temple Lanton
Lège-Cap-Ferret Arès
         -----Bassin d'Arcachon----- Andernos-les-Bains

Toponymie[modifier | modifier le code]

Arès (en grec ancien ὁ Ἄρης, τοῦ Ἄρεως (au génitif) / Árês, Áreôs) est dans la mythologie grecque le nom du dieu de la Guerre et de la Destruction. Arès est l'un des trois (ou quatre, suivant la version) fils de Zeus et de Héra et est assimilé à Mars chez les Romains.
Cependant, le dieu grec n'a, a priori, aucun lien direct avec le nom de la commune qui fut, jusqu'au milieu du XIXe siècle, un hameau de celle voisine d'Andernos.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune a été créée en 1851 à partir de la portion nord-ouest du territoire communal d'Andernos-les-Bains[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes d'Arès se blasonnent ainsi :

d'azur à la pinasse d'argent portant en poupe un barreur aussi d'argent, voguant sur une mer ondée du même et du champ, au chef cousu de gueules chargé d'un soleil d'or non figuré accosté, à dextre, d'une pomme de pin du même renversée en barre et, à senestre, d'une huître d'argent en bande[2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]


Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Guy Perrière[3] UMP  
...        
av. 1976   Christian Raymond    
...        
1851   Pierre Pauilhac   1er maire de la commune
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1851, à sa création, la commune d'Arès, avec 850 habitants, est plus peuplée que celle d'Andernos dont elle émane et qui abrite 503 habitants.

En 2011, la commune comptait 5 724 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1851. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
850 843 833 882 1 032 1 209 1 549 1 648 1 673
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
1 786 1 810 1 855 1 856 1 784 1 779 1 918 2 031 2 001
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006
2 336 2 385 2 741 2 656 3 051 3 911 4 680 5 335 5 341
2010 2011 - - - - - - -
5 576 5 724 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Située au nord-est du bassin d'Arcachon, véritable mer intérieure de 155 km2 ouverte sur l'océan Atlantique, Arès a pour activité économique principale l'ostréiculture et possède son propre port ostréicole où travaillent plusieurs dizaines d'ostréiculteurs. En effet, le bassin d'Arcachon est un endroit idéal pour le captage et l'élevage des huîtres puisque son eau est sans cesse renouvelée par le flux et le reflux de l'océan Atlantique ainsi que par le delta de la Leyre qui lui apporte des quantités suffisantes d'eau douce.

Petite station balnéaire, Arès comporte plusieurs campings et hôtels, un club nautique ouvert toute l'année, le lac de Saint-Brice pour se baigner à marée basse, des terrains de tennis.

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Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Vincent-de-Paul, sur la place « aux cinq branches », a été construite entre 1868 et 1878 dans un style inspiré de l'art roman.
  • La « tour d'Arès », située sur l'avenue des Goélands, est un ancien moulin à vent construit en 1840 et désaffecté en 1882 puis transformé en pseudo-tour de défense, munie de créneaux ; elle abrite aujourd'hui un transformateur électrique[5].
  • Une stèle commémorative est présente près de l'office de tourisme sur l'esplanade G. Dartiguelongue et signale la présence de l'ovniport.
Sous la houlette du maire de l'époque, Christian Raymond, la municipalité a créé, le 15 août 1976, le premier « ovniport ». En effet, le créateur pensait que si les extraterrestres n'atterrissaient pas sur la Terre, c'est parce que les Terriens n'avaient prévu aucune structure pour les accueillir.
  • L'Aérium d'Arès a été construit au début du XXe siècle et inauguré en 1913[Note 3]. Il fut créé par sa bienfaitrice Sophie Javal Wallerstein, fille de Léopold Javal pour accueillir des jeunes enfants de condition modeste de la région bordelaise. La tuberculose faisait rage à cette époque, particulièrement dans les familles pauvres. Ses actions philanthropiques lui vaudront dans le pays le surnom de « Tante Sophie ».
L'Aérium est malheureusement à l'abandon depuis 1971, puis 1992[Note 4],[Note 5] et a été cependant inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques (ISMH) de la totalité des bâtiments, y compris la parcelle, sur la proposition unanime de la Commission Régionale du Patrimoine et des sites (CRPS) le 04 mai 2000[6] avec des fresques qui le décorent mettant en scène la vie sereine et en plein air des enfants de l’aérium dans le cadre des bords du bassin d’Arcachon œuvre du peintre Henri Marret[7],[8].
Aujourd'hui le centre médico-chirurgical Wallerstein, l'EHPAD Paul-Louis Weiller et l'Aérium Wallerstein[9] sont regroupés dans une association à but non lucratif, l'Association des Amis de l'Œuvre Wallerstein dont le conseil d'administration est toujours présidé par un descendant de Madame Wallerstein. À la mort de Madame Wallerstein, le 31 décembre 1947, c'est son neveu Paul-Louis Weiller qui lui succéda, puis en 1993 le fils de ce dernier, Paul-Annik Weiller, puis la sœur de celui-ci, Élisabeth Irisarri Weiller, et, depuis le 17 juillet 2006, Maria Pilar de la Béraudière, fille d'Élisabeth Irisarri Weiller. De nombreuses rues des villes du Nord-Bassin portent les noms de Wallerstein et de Javal.
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Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2012, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Émile Brunet, peintre né le 30 août 1871 à Bordeaux, mort le 20 septembre 1943 à Arès.
  • Famille Javal-Wallerstein[11] :
    • Léopold Javal, élu en 1851 conseiller général d'Audenge (Gironde), mandat qu'il abandonnera en 1859. Lui succédera quelques années plus tard Jacques Duvigneau dit Chéri (1833-1902). Il était un important propriétaire terrien et châtelain du hameau d'Arès, de la mouvance saint-simonienne, coopéra avec la nouvelle commune en participant activement à son essor, dans les domaines forestier, agricole et industriel[12].
    • Sa fille Sophie Javal, épouse de Paul Wallerstein[13] créé en 1894 une maison de santé pour soigner les indigents, premier élément de la Fondation Wallerstein, et, en 1913, un aérium pour accueillir les enfants tuberculeux, fondation qu'elle finança jusqu'à sa mort. De confession juive et se sentant menacée par l'avancée allemande, elle est obligée de confier ses biens personnels et le sort de sa fondation à la Croix-Rouge (don qu'elle confirmera par testament après la Libération, le 11 novembre 1945) et, bien qu'âgée de 89 ans, s’installe alors modestement, pour toute la durée de cette période trouble, dans une cabane du port d’Arès, protégée et aidée par la population locale ; elle en sort fin août 1944, à l’âge de 94 ans, et décède le 31 décembre 1947 après une longue vie consacrée au service des autres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. [PDF]Inauguration de l'Aérium
  4. Quel avenir pour l'Aérium d'Arès? "Radio France Bleu Gironde" du 6 août2013.
  5. L'Aérium d'Arès sortira un jour de son long sommeil, "Sud-Ouest" du 15 août 2013.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Blason reproduit d'après un Dessin sur une plaque de rue.
  3. Commune d'Arès sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 23 septembre 2011.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. Informations issues de la page Patrimoine du site internet de la commune, consulté le 2 septembre 2013.
  6. « Inscription de l'aérium », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 23 septembre 2011.
  7. Peinture à fresque d’Henri Marret
  8. Vidéo montrant l'immensité et la beauté du domaine de l'Aérium d'Arès
  9. L'aérium d'Arès - Villégiature en Gironde
  10. Site des Villes et Villages Fleuris, consulté le 21 février 2013.
  11. Les Javal-Wallerstein-Weiller ou la médecine de campagne Les Grandes Familles du Bassin Arcachon, L'Express du 21 mai 2009.
  12. Informations issues de la page Présentation de la commune du site internet de la commune, consulté le 2 septembre 2013.
  13. À propos de Sophie Javal-Wallerstein, voir Louise Weiss, Souvenirs d'une enfance républicaine : une grande dame au service du régime, p. 211-226