Edmond Leburton
| Edmond Leburton | |
| Fonctions | |
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| 29e Premier ministre belge (57e chef du gouvernement) |
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| 26 janvier 1973 – 25 avril 1974 | |
| Monarque | Baudouin |
| Gouvernement | Leburton I, II |
| Coalition | PSC - CVP - PVV - PLP - PSB |
| Prédécesseur | Gaston Eyskens |
| Successeur | Leo Tindemans |
| Biographie | |
| Date de naissance | 18 avril 1915 |
| Lieu de naissance | Lantremange, (Belgique) |
| Date de décès | 15 juin 1997 |
| Lieu de décès | Waremme, (Belgique) |
| Nationalité | belge |
| Parti politique | Parti socialiste (PS) |
| Résidence | 16, rue de la Loi |
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| Premiers ministres belges | |
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Edmond Leburton est un homme politique belge, né à Lantremange, près de Waremme (province de Liège), le 18 avril 1915 et mort à Waremme le 18 juin 1997. Il était licencié en sciences politiques et sociales de l'Université de Liège.
Sommaire |
Biographie [modifier]
En 1946, il devient député socialiste à la Chambre des représentants pour l'arrondissement de Huy-Waremme. Il fut ministre de la Santé publique et de la Famille de 1954 à 1958, ministre de la Prévoyance sociale de 1961 à 1965, puis ministre-vice-président du conseil chargé de la coordination de la politique de l'infrastructure de 1965 à 1966. Après le décès de Joseph Merlot, en 1969, il lui succéde en tant que ministre des Affaires Economiques.
Parcours [modifier]
Edmond Leburton était présent au Congrès national wallon de 1945 et se rangea dans le camp des défenseurs du fédéralisme au congrès des socialistes wallons de 1959, puis son soutien au Mouvement wallon devient discret et il devient un adversaire du Mouvement populaire wallon puis du fédéralisme.[réf. nécessaire]
Edmond Leburton fut nommé ministre d'État en 1971. Edmond Leburton démissionne en tant que ministre lorsqu'il est élu président du Parti socialiste belge (1971-1973).
Le 26 janvier 1973, Edmond Leburton est appelé au poste de Premier ministre suite à la chute du gouvernement Eyskens-Cools causée par la crise des Fourons. Son gouvernement tripartite (PSB-PSC-CVP-PVV-PLP) comptait 22 ministres et 14 secrétaires d'État. Il fut surnommé par la presse « les trente-six chandelles ». Il ambitionnait de finaliser la réforme de la Constitution (la formation des régions), mais il ne put aboutir, car son action fut contrariée par la grève des dockers anversois et gantois, celle des écoliers, l'opposition à la réforme de l'armée, les manifestations contre l'avortement, la réforme du pacte scolaire, la crise pétrolière, l'affaire RTT (un secrétaire d'État PS dut démissionner) et enfin, l'affaire Ibramco. Celle-ci fut décisive dans la chute du gouvernement : une société belgo-iranienne envisageait de créer une raffinerie dans la région de Liège, mais finit par abandonner ce projet suite aux tergiversations du gouvernement (due à l'opposition entre le PS et le CVP).
En outre, Leburton fut vivement critiqué par certains Flamands pour son absence de connaissance du néerlandais[1].
Le 25 avril 1974 il abandonna le poste de Premier ministre. Edmond Leburton fut le dernier Wallon à exercer le mandat de Premier ministre et fut le seul Premier ministre socialiste wallon, jusqu'à l'occupation du poste par Elio Di Rupo en 2011.
Le 7 juin 1977, il fut élu président de la Chambre des représentants, fonction qu'il assuma jusqu'en 1981.
Il est inhumé à Waremme.
Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
Notes et références [modifier]
- D'après Rik Van Cauwelaert, rédacteur en chef du magazine Knack (interview à Matin Première, lundi 5 décembre 2011, lors de la rubrique Questions publiques), Edmond Leburton lisait phonétiquement ses discours en néerlandais, sans les comprendre.
Bibliographie [modifier]
- Pol Vandromme, Le Socialisme moderne et Edmond Leburton, Éditions Labor, Bruxelles, 1970
- Encyclopédie du Mouvement wallon, tome III, pp. 927-929
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