Sailor Moon

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Sailor Moon

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美少女戦士セーラームーン
(Bishōjo Senshi Sērā Mūn)
Type Shōjo
Genre Magical girl
Thèmes Amour, Combat, Magie
Manga
Auteur Naoko Takeuchi
Éditeur Drapeau du Japon Kōdansha
Drapeau de la France Glénat (première édition)
Drapeau de la France Pika Édition (réédition)
Prépublication Drapeau du Japon Nakayoshi
Sortie initiale Février 1992Avril 1997
Volumes 18 (première édition)
12 (deuxième édition)
10 (troisième édition)
Anime japonais : Sailor Moon[N 1]
Réalisateur
Studio d’animation Toei Animation
Licence Drapeau du Japon Toei Animation
AB Productions (1993-1997)
Kazé (2013)
Chaîne Drapeau du Japon TV Asahi
1re diffusion 7 mars 19928 février 1997
Épisodes 200
Anime japonais : Pretty Guardian Sailor Moon Crystal
Réalisateur
Munehisa Sakai
Scénariste
Yûji Kobayashi
Studio d’animation Toei Animation
Compositeur
Yasuharu Takahashi
Studio d’enregistrement King Records
Licence Drapeau du Japon Toei Animation
Chaîne Drapeau du Japon Nico Nico Douga
1re diffusion 5 juillet 2014 – en cours
Épisodes 26
Drama japonais : Pretty Guardian Sailor Moon
Chaîne Drapeau du Japon CBC,

TBS Channel 26

1re diffusion 4 octobre 200325 septembre 2004
Épisodes 49

Autre

Sailor Moon (セーラームーン, Sērā Mūn?), abréviation de « Bishōjo Senshi Sailor Moon » (美少女戦士セーラームーン, Bishōjo Senshi Sērā Mūn?, litt. « La Jolie Petite Guerrière Sailor Moon » en français) est une franchise de médias japonaise, incluant manga, anime, comédies musicales, drama, jeux vidéo et divers produits dérivés, créée par Naoko Takeuchi en 1992.

Chaque adaptation de la franchise reprend les aventures d’Usagi Tsukino, une adolescente banale et maladroite, qui est en réalité Sailor Moon, une héroïne aux pouvoirs magiques. Combattant le mal au nom de l’amour et la justice, elle est rejointe par de nombreuses alliées, toutes placées sous la protection d’une planète du Système solaire.

Bien qu'elle soit critiquée pour son scénario répétitif et inégal, Sailor Moon devient une série à succès à travers le monde et contribue au renouveau du genre magical girl. En 1993, le livre remporte le prix du manga Kōdansha dans la catégorie shōjo tandis que le dessin animé japonais remporte l’Anime Grand Prix en 1992. Ce dernier est diffusé en France dès décembre 1993 et le manga est édité deux ans plus tard chez Glénat. Dans le même temps, la série est adaptée en plusieurs comédies musicales dès 1993, puis est dérivée en drama japonais en 2003, avant d'être de nouveau déclinée en dessin animé, intitulé Pretty Guardian Sailor Moon Crystal, en juillet 2014.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Prologue[modifier | modifier le code]

Il y a plus de 10 000 ans, les continents de la Terre ne forment qu’un unique pays et la Lune est habitée par des Sélénites à la vie éternelle[1]. Les deux peuples, gouvernés par un système proche d'une monarchie, sont particulièrement évolués et semblent avoir atteint leur âge d’or. Depuis son royaume basé sur la Lune, le Silver Millenium, Queen Serenity, entourée de ses conseillers, les chats Luna et Artemis, veille sur la paix de la Terre[2]. Elle est entourée de sa fille, Princess Serenity, et de ses gardes du corps, les guerrières Sailors (セーラー戦士, Sērā Senshi?) Sailor Mercury, Sailor Mars, Sailor Jupiter, guidées par leur leader, Sailor Venus[1].

Aux confins du système solaire, les guerrières Sailors du système solaire externe, Sailor Uranus, Sailor Neptune, Sailor Pluto, seules dans leur palais respectif, veillent à toute intrusion extérieure[3]. Quant à Sailor Saturn, elle demeure endormie dans son palais, prête à intervenir pour assurer la renaissance de l'humanité[4]. Bien loin de toutes ces responsabilités, Princess Serenity tombe éperdument amoureuse d'Endymion, le prince de la Terre[1].

Mais un jour, le Soleil se met à émettre des rayonnements étranges[1]. Une entité maléfique, du nom de Metallia, s’empare de la Terre et prend possession de la sorcière Beryl. Convoitant les pouvoirs des Sélénites, Beryl manipule les Terriens et constitue une armée pour détruire le royaume de la Lune[1]. Dans la bataille, toutes les guerrières périssent et le Silver Millenium est réduit en cendres. Seule Queen Serenity survit et parvient à ramener le silence sur la Lune et sur Terre, en scellant Beryl et Metallia. Elle utilise alors ses dernières forces et le pouvoir du Cristal d’argent pour que les âmes des Sélénites se réincarnent dans la Terre du futur[1]. L’humanité est également anéantie et repart à zéro[4].

Premier arc[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, dix mille ans après la destruction du Silver Millenium, le sceau qui enfermait Beryl s'est brisé et son royaume maléfique, le Dark Kingdom, renaît[5]. Cet événement déclenche le réveil de Luna et Artemis, qui sommeillaient dans l'espace intersidéral, prêts à intervenir en cas de menace. Comprenant que la ville de Tokyo, au Japon, est le nouveau berceau des forces du mal, les petits chats se mettent alors en quête des descendantes des anciennes guerrières Sailors afin d’empêcher les sombres desseins de Beryl[6],[1]. C’est ainsi que Luna rencontre finalement Usagi Tsukino, une jeune collégienne de 14 ans du quartier Azabu de Tokyo[6]. Usagi est la réincarnation de Sailor Moon, la forme guerrière de Princess Serenity[1]. Artemis, de son côté, comprend que Minako Aino est la réincarnation de Sailor Venus[7]. Au fil du temps, les deux chats retrouvent les réincarnations de Sailor Mercury, Sailor Mars et Sailor Jupiter. Ensemble, elles doivent utiliser leurs différentes aptitudes et pouvoirs magiques pour combattre Beryl et son projet d’asservir les humains et de conquérir la Terre. Elles peuvent aussi compter sur Tuxedo Mask, la réincarnation du Prince Endymion, pour les aider. D’ailleurs, Usagi, reproduisant les mêmes attitudes que dans sa vie antérieure, ne tarde pas à tomber amoureuse de son sauveur[8].

Deuxième arc[modifier | modifier le code]

Peu de temps après avoir vaincu Queen Beryl, Usagi et ses amies voient débarquer Chibiusa, une mystérieuse petite fille venue du futur[9]. Les guerrières Sailors découvrent que Chibiusa a remonté le temps pour qu’elles viennent aider sa maman, prisonnière dans le Tokyo du futur[10]. Les guerrières font ainsi la connaissance de Sailor Pluto, gardienne de la porte du Temps et voyagent jusqu’au XXXe siècle[11]. Là, elles découvrent une Terre ravagée par la secte Black Moon, de nouveaux ennemis que Sailor Moon doit détruire[12].

Troisième arc[modifier | modifier le code]

Quelques semaines seulement après son intervention dans le futur, Sailor Moon doit faire face à un nouvel ennemi[13]. En effet, une entité maléfique du nom de Pharaoh 90 arrive d’une autre dimension pour installer le silence sur Terre[3]. Cette intrusion provoque le réveil des guerrières Sailors chargées de la protection du système de ses ennemis extérieurs, Sailor Uranus et Sailor Neptune[4]. Sailor Uranus et Sailor Neptune cherchent à tout prix à faire apparaître le Graal, une coupe aux pouvoirs surpuissants, car lui seul leur semble capable d’empêcher l’apocalypse de s’abattre sur la planète[4]. De son côté, Sailor Moon pense plutôt utiliser la force de l'amour pour vaincre son ennemi. Grâce à ses alliées, elle parvient à se transformer en Super Sailor Moon et décupler ses pouvoirs[4]. Mais Super Sailor Moon découvre que le corps de Hotaru, sa nouvelle amie, abrite à la fois un sbire de Pharaoh 90, Mistress Nine, et la guerrière de la destruction, Sailor Saturn[14].

Quatrième arc[modifier | modifier le code]

Dans le quatrième arc, Sailor Moon doit affronter Queen Nehelennia, la reine de la face cachée de la Lune. Jalouse de la suprématie du Silver Millenium, elle cherche à s’emparer des pouvoirs de Sailor Moon et du Golden Crystal pour devenir la reine de la Lune et de la Terre[15]. Super Sailor Moon et Sailor Chibi Moon rencontrent Helios, le gardien du Golden Crystal et du royaume de l'Elysion, dont est originaire Tuxedo Mask[16]. Pour faire face à ce redoutable ennemi, Super Sailor Moon atteint sa forme ultime et devient Eternal Sailor Moon[17].

Cinquième arc[modifier | modifier le code]

Enfin, dans le cinquième arc, Sailor Galaxia, qui rêve de conquérir toutes les planètes de la galaxie de la Voie lactée investit la Terre[18]. Eternal Sailor Moon est aidée par trois nouvelles guerrières Sailors venues d’une lointaine planète, Sailor Star Fighter, Sailor Star Maker et Sailor Star Healer[18]. Celles-ci sont également à la recherche de leur princesse, Kakyū, tandis qu’une mystérieuse petite fille, Chibi Chibi, emménage chez les Tsukino[19].

Correspondance entre adaptations[modifier | modifier le code]

Correspondance entre les différents médias
Arc Manga Anime
Sailor Moon
(1992)
Anime
Pretty Guardian Sailor Moon Crystal
(2014)
Drama Comédies musicales
Premier arc Chapitres 1 à 13 Saison 1 : Sailor Moon (épisodes 1 à 46) Épisodes 1 à 13 Épisodes 1 à 49
  • Sailor Moon - Gaiden Dark Kingdom Fukkatsu Hen
  • Sailor Moon - Gaiden Dark Kingdom Fukkatsu Hen (Kaiteiban)
  • Sailor Moon Super Spring Festival
  • La Reconquista
Deuxième arc Chapitres 14 à 26 Saison 2 : Sailor Moon R (épisodes 47 à 89) Épisodes 14 à 26 Non adapté
  • Tanjou! Ankoku no Princess Black Lady
  • Tanjou! Ankoku no Princess Black Lady (Kaiteiban) - Wakusei Nemesis no Nazo
  • Mugen Gakuen - Mistress Labyrinth
  • Mugen Gakuen - Mistress Labyrinth (Kaiteiban)
  • Petite étrangère
Troisième arc Chapitres 27 à 38 Saison 3 : Sailor Moon S (épisodes 90 à 127) Non adapté Non adapté
  • Sailor Moon S - Usagi Ai no Senshi e no Michi
  • Sailor Moon S - Henshin - Super Senshi e no Michi
  • Sailor Moon S - Henshin - Super Senshi e no Michi (Kaiteiban)
Quatrième arc Chapitres 39 à 49 Saison 4 : Sailor Moon SuperS (épisodes 128 à 166) Non adapté Non adapté
  • Sailor Moon SuperS - Yume Senshi - Ai - Eien ni…
  • Sailor Moon SuperS - (Kaiteiban) Yume Senshi - Ai - Eien ni… Saturn Fukkatsu Hen
  • Sailor Moon SuperS Special Musical Show
Cinquième arc Chapitres 50 à 60 Saison 5 : Sailor Stars (épisodes 167 à 200) Non adapté Non adapté
  • Sailor Moon Sailor Stars
  • Sailor Moon Sailor Stars (Kaiteiban)
  • Eien Densetsu
  • Eien Densetsu (Kaiteiban) - The Final First Stage
  • Shin Densetsu Kourin
  • Starlights - Ryuusei Densetsu
  • Kakyuu-Ouhi Kourin - The Second Stage Final

Personnages[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnages de Sailor Moon.

Production[modifier | modifier le code]

Dessin montrant un uniforme traditionnel d'écolière japonaise : robe, haut avec col marin et nœud sur le devant. Appelé Sailor Fuku, les personnages principaux, les guerrières Sailors, portent un costume inspiré de cet uniforme.
Les guerrières portent un costume inspiré du sailor fuku.

En 1990, après la parution de sa série The Cherry Project, Naoko Takeuchi décide de créer une nouvelle héroïne qui serait dotée de pouvoirs magiques et qui combattrait au nom « de l’amour et de la justice[20]. » Fumio Osano, son éditeur chez Kōdansha, suggère de l’habiller en sailor fuku (セーラー服, sērā fuku?), l’uniforme traditionnel des écolières japonaises[21]. Ainsi naît Codename Sailor V (コードネームはセーラーV, Kōdōnēmu wa Sērā V?, litt. Nom de code : Sailor V), dont les histoires paraissent en feuilleton dès le 18 juillet 1991 dans un supplément du magazine Nakayoshi, Runrun.

Devant le succès rencontré par Codename Sailor V, la société de production Toei Animation contacte Naoko Takeuchi et lui demande de remanier le concept pour créer un manga et un dessin animé qui seraient diffusés simultanément[22],[20]. L’auteure, fan des séries Super sentai comme Himitsu Sentai Goranger[23], décide alors de créer une équipe de filles dirigées par un personnage du même nom, Sailor Moon[24]. Sailor V intègre l’équipe des guerrières, sous le nom de Sailor Venus. Pour son dessin, Naoko Takeuchi s’inspire des travaux de Leiji Matsumoto et de Kimiko Uehara[25]. Pour Sailor Moon Naoko Takeuchi créé un univers riche en références astrologiques[26], astronomiques[27], de mythologiques greco-romaines[28] et minéralogiques[27]. L’histoire de Sailor Moon se base également sur certains détails du conte populaire japonais Kaguya-hime[29].

La publication des premières aventures de Sailor Moon est prévue pour l’édition de février 1992 du mensuel Nakayoshi, un des mois de l’année où les ventes du magazine sont statistiquement les plus importantes[30],[31]. La production du dessin animé commence aussitôt le premier chapitre du manga scénarisé par Naoko Takeuchi, avant même qu’il ne soit publié dans Nakayoshi. Le premier épisode est diffusé le 7 mars 1992 sur TV Asahi. La série ne doit alors s’étendre que sur une saison : douze chapitres et une quarantaine d’épisodes animés[32]. Mais le succès est bien présent et l’auteure créé quatre nouveaux arcs narratifs, la série s’étirant finalement sur 52 chapitres et 200 épisodes.

Manga[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des chapitres de Sailor Moon.
Photographie de la Lune, avec en surbrillance jaune le lapin lunaire. Les Japonais voient dans les taches de la Lune un lapin mangeant du riz. Le lapin lunaire se dit Tsukino Usagi en Japonais, ce qui est le nom civil du personnage de Sailor Moon.
Le lapin lunaire, en japonais Tsukino Usagi (うさぎ 月野?) a donné son nom à l’identité civile de Sailor Moon.

Scénarisé et illustré par Naoko Takeuchi, le manga Sailor Moon s’étend sur 52 chapitres, appelés « Act » regroupés en 18 tankōbon. Chaque chapitre a d’abord été publié sous forme de feuilletons dans le magazine Nakayoshi, de février 1992 jusqu’en 1995. Le premier tome relié paraît chez Kōdansha le 6 juillet 1992. Au plus fort de son succès Naoko Takeuchi dessinait entre 40-50 pages par mois, rassemblait ses chapitres dans les tankōbon de 135 pages et créait des ébauches pour le dessin animé[33]. Après un certain temps, un tel rythme était insoutenable pour la mangaka. Alors qu’elle menace de tout arrêter, Fumio Osano finit par la convaincre de continuer et terminer l’histoire, soutenant que les fans seraient très déçus si l’intrigue se terminait brusquement. Naoko Takeuchi accepte et finit par obtenir plus de temps de repos en échange[34]. Le dernier tome relié sort finalement le 4 avril 1997.

En France, le manga Sailor Moon a d’abord été publié par Glénat. Le premier tome paraît en février 1995[35], le dernier en juin 1998[36]. Le manga a été modifié pour sa publication française : les pages ont été retournées pour s’adapter au sens de lecture occidental, tandis que la plupart des noms anglais ont été traduits, y compris les attaques, transformations et noms des guerrières Sailors. Ainsi, Sailor Mercury, Venus, Pluto et Saturn deviennent Sailor Mercure, Vénus, Pluton et Saturne. Au terme du contrat qui lie Kōdansha et Glénat, Naoko Takeuchi récupère ses droits et le manga n’est alors plus commercialisé[37].

Presque dix ans après sa sortie initiale, le manga Sailor Moon est réédité dans une nouvelle formule en 2003, pour coïncider avec la diffusion du drama. La collection reprend le titre anglais de la série télévisée, Pretty Guardian Sailor Moon. Cette deuxième édition est appelée shinsōban[38], « renouveau », en japonais. Les 18 volumes sont désormais condensés en 12 tomes avec des nouvelles couvertures. Naoko Takeuchi a redessiné certaines cases et apporté des modifications mineures au scénario[39]. En France, les droits de la nouvelle édition sont accordés à Pika Édition[40],[41]. Le premier tome paraît en juillet 2012, dans une version plus fidèle à la version originale.

Enfin, pour les vingt ans de la série, une troisième édition du manga, appelée kanzenban, « édition complète », en japonais, paraît dès le 29 novembre 2013[42]. Vendue plus chère que les précédentes, cette édition est au format A5, imprimée sur du papier de meilleure qualité, contient de nombreuses pages colorisées et de nouvelles retouches apportées par l'auteur[43]. Les tomes ont également de nouvelles couvertures.

Anime[modifier | modifier le code]

Sailor Moon[modifier | modifier le code]

Photographie d’un jeune homme déguisé en personnage de Tuxedo Mask et d’une jeune fille déguisée en Sailor Moon.
Cosplay de Tuxedo Mask et Sailor Moon.

Produit par Toei Animation, le premier épisode du dessin animé Sailor Moon est diffusé au Japon sur TV Asahi le 7 mars 1992. Avec ses 200 épisodes, la série est l’un des plus longs magical girl de l’histoire de la télévision nippone. Le dernier épisode est diffusé le 8 février 1997. Le dessin animé est divisé en cinq saisons, correspondant aux cinq arcs de la série, est et réalisé conjointement ou successivement par Junichi Satō, Kunihiko Ikuhara et Takuya Igarashi. Supervisée par Naoko Takeuchi, l’histoire du dessin animé est adaptée du manga, bien que la série comporte de nombreux fillers, notamment la première partie de la deuxième saison, qui est propre à la série télévisée. D’ailleurs, au fil des saisons, le dessin animé s’écarte peu à peu du manga et Naoko Takeuchi perd son contrôle sur la série[44]. L’auteure n’hésite pas à exprimer sa déception sur l’adaptation de l’arc Sailor Star, notamment sur le fait que les Sailor Starlights soient des hommes en civil, alors qu’elle a toujours considéré que les guerrières Sailors ne pouvaient être que des filles[44]. Elle note également que le dessin animé a un ton plus masculin, car l'équipe de production était composée essentiellement d'hommes[45]. La série est complétée par trois films d’animation et quatre épisodes spéciaux.

Avec ses bonnes audiences[46], Sailor Moon s’exporte aux États-Unis, en Océanie et dans la plupart des pays européens. En France, le dessin animé est diffusé dans le Club Dorothée dès le 23 décembre 1993 jusqu’en août 1997[47]. Seuls les 148 premiers épisodes ont été diffusés. Le doublage, supervisé par les studios SOFI[47], a par ailleurs été réalisé avec une équipe réduite d’acteurs. Le générique original a été remplacé par une chanson de Bernard Minet, intitulée Sailormoon. Avec l’arrêt de l’émission de Dorothée, la cinquième saison reste non doublée et inédite en France. Au Canada, Sailor Moon est diffusée sur le réseau TVA de 1997 à 1999 avec le doublage français et sur YTV de 2000 à 2003 en anglais.

En 2010, treize ans après la dernière diffusion d’un épisode de la série sur la télévision italienne, Toei Animation annonce la rediffusion de Sailor Moon, dans une version remasterisée, en Italie. Cette ressortie préfigure une relance de la franchise sur le plan international[48]. La même année, Toei Animation est présent au MIPTV, le marché international des contenus audiovisuels, et propose l’intégralité de la série Sailor Moon aux médias[49]. Le dessin animé est alors diffusé au Portugal à partir de mars 2011[50] et en Allemagne en 2012[51].

Liste des épisodes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des épisodes de Sailor Moon.

Doublage[modifier | modifier le code]

Personnages Drapeau du Japon Voix japonaises[52] Drapeau de la France Voix françaises[N 2],[47]
Sailor Moon Kotono Mitsuishi Emmanuelle Pailly (saisons 1 à 3)
Sylvie Jacob (saison 4)
Sailor Mercury Aya Hisakawa Virginie Ogouz
Sailor Mars Michie Tomizawa Claude Chantal (saison 1-2)
Francine Lainé (saisons 2--4)
Sailor Jupiter Emi Shinohara Agnès Gribe
Sailor Venus Rika Fukami Amélie Morin
Tuxedo Mask Toru Furuya Philippe Ogouz
Chibiusa Kae Araki Amélie Morin
Sailor Pluto Chiyoko Kawashima Virginie Ogouz (saison 2)

Agnès Gribe (saison 3)

Sailor Uranus Megumi Ogata Francine Lainé
Sailor Neptune Masako Katsuki Agnès Gribe
Sailor Saturn Yuko Minaguchi Agnès Gribe
Luna Keiko Han Agnès Gribe
Artemis Yasuhiro Takato Claude Chantal (saisons 1-2)
Virginie Ogouz (saison 2-4)

Pretty Guardian Sailor Moon Crystal[modifier | modifier le code]

Pour fêter les 20 ans de la franchise, Toei Animation annonce la production d'un nouveau dessin animé basé sur l’histoire originale du manga. Intitulée Pretty Guardian Sailor Moon Crystal, la série est diffusée à partir de juillet 2014 en streaming, sur le site Nico Nico Douga.

Films[modifier | modifier le code]

Photographie de quatre jeunes filles déguisées en Sailor Saturn, Jupiter, Venus et Mars.
Cosplay avec, de gauche à droite, Sailor Saturn, Jupiter, Venus et Mars.

Grâce au succès du dessin animé, Sailor Moon a été adaptée en trois films d’animation. Réalisé par Kunihiko Ikuhara, Sailor Moon R - Le film (劇場版 美少女戦士セーラームーンR, Gekijōban Bishōjo Senshi Sērā Mūn Āru?) sort sur les écrans de cinéma nippons le 5 décembre 1993. Le scénario original est écrit par Yasuhiro Yoshikawa et s’intéresse particulièrement au personnage de Fioré, un ancien ami de Mamoru Chiba, qui répand des fleurs maléfiques à la surface de la Terre. Le film a été adapté en français par AB Animation et sort au cinéma le 15 mai 1996 sous le titre Sailor Moon : les Fleurs maléfiques[53].

Sailor Moon S, le film sort au Japon le 4 décembre 1994. Réalisé par Hiroki Shibata et basé sur un scénario de Sukehiro Tomita, l’intrigue s’inspire du chapitre 41 du manga. Dans ce film, Princess Snow Kaguya, un extra-terrestre au cœur de glace, arrive sur Terre afin d’y construire un royaume gelé. Au même instant, Luna se fait renverser par une voiture et est recueillie par Kakeru Ōzora, un astronome au grand cœur. Luna finit par tomber amoureuse du jeune homme.

Enfin, le dernier film, Sailor Moon SuperS, les 9 guerrières unies ! Le miracle du Black Dream Hole sort le 23 décembre 1995. Précédé du court-métrage Sailor Moon SuperS Plus: Ami-chan no Hatsukoi[54], le film est réalisé par Hiroki Shibata et scénarisé par Yasuhiro Yoshikawa. L’intrigue reprend des éléments de la légende du Joueur de flûte de Hamelin et comment Queen Badiane parvient à kidnapper les enfants de la Terre pour nourrir son Black Dream Hole afin d’avaler littéralement la planète.

Épisodes spéciaux[modifier | modifier le code]

Le monde merveilleux de Sailor Moon S est le premier épisode spécial de Sailor Moon à avoir été diffusé à la télévision, le 22 décembre 1994. D'une durée de 30 min, il montre plusieurs extraits de la série, des premier et deuxième films de la série animée, le tout commenté par les doubleuses de Sailor Moon et Sailor Chibi Moon, Kotono Mitsuishi et Kae Araki.

Il est suivi par Sailor Moon SuperS Special, diffusé le 8 avril 1995 sur TV Asahi[55], peu de temps après le début de la saison SuperS. D’une durée de 45 minutes, il est à ce jour inédit hors du Japon. Cet épisode regroupe en fait trois petites histoires :

  • Une élégante métamorphose ? Le journal intime de Usagi la pleurnicharde ( 華麗に変身?泣き虫うさぎの成長記録, Karei ni Henshin? Nakimushi Usagi no Seichokiroku?) ;
  • Le retour de Haruka et Michiru ! Le fantomatique spectacle de marionnettes (はるかみちる再び!亡霊人形劇, Haruka Michiru Futatabi! Bourei Ningyougeki?) ;
  • Les aventures de Chibiusa ! Le redoutable château du vampire (ちびうさの冒険!恐怖、吸血鬼の館, Chibiusa no Bouken! Kyoufu Kyuuketsuki no Yakata?).

Sailor Moon SuperS Special est ensuite sorti en VHS le 21 septembre 1996 au Japon[56].

Il existe également deux épisodes spéciaux qui ont précédé la projection du premier et du troisième films d'animation sortis au cinéma :

  • Make up! Sailor Senshi (メイク アップ!セーラー戦士?), sorti le 5 décembre 1993.
  • Une petite histoire de Sailor Moon (美少女戦士セーラームーン外伝 亜美ちゃんの初恋?), sorti le 23 décembre 1995

Accueil[modifier | modifier le code]

Dès la sortie du manga et du dessin animé, en 1992, la franchise rencontre un franc succès au Japon. Les aventures « papier » de Sailor Moon sont particulièrement plébiscitées par les lecteurs du magazine mensuel Nakayoshi, dont le tirage est alors estimé à plus d’un million de copies au milieu des années 1990, avec des pics à deux millions[30]. Le manga remporte en 1993 le prix du manga Kōdansha[57]. À la fin de l’année 1995, les treize premiers tankōbon du manga se sont vendus à plus d’un million d’exemplaires chacun[30]. En 2011, l’éditeur Kōdansha annonce avoir écoulé plus de 15 millions de copies des différentes éditions de Sailor Moon sur le territoire japonais[58].

Le dessin animé, diffusé chaque samedi à 19 h sur la chaîne nationale TV Asahi, n’est pas en reste, puisqu’il est suivi en moyenne par 11 % des téléspectateurs nippons[46]. La série d’animation est primée l’année de sa diffusion par la revue Animage[59]. Les aventures de Sailor Moon sont aussi adaptées en trois films d’animation, sortis entre 1993 et 1995. Lors de sondages réalisés par TV Asahi portant sur les meilleures séries d’animation, Sailor Moon se classe dix-huitième en 2005[60], puis trentième l’année suivante[61]. « Sailor Moon » est également le troisième terme le plus recherché sur Google en 2003, dans la catégorie « anime »[62].

La franchise s’exporte bien à l’étranger et le manga est traduit en dix-sept langues et est vendu dans plus de cinquante pays[63]. Le dessin animé, quant à lui, est diffusé dans trente-trois pays à la fin de l’année 1995, dont le Mexique, la Chine, le Brésil, les États-Unis et la plupart des pays d’Europe, dont la France et la Belgique. La franchise rapporte globalement plus d’un milliard et demi de chiffre d’affaires les deux premières années de son exploitation[64] et finalement, entre 1992 et 2012, plus de six milliards de dollars[63].

En France, le dessin animé Sailor Moon, racheté par AB Productions, devient l’une des séries emblématiques du Club Dorothée[65] et est particulièrement populaire auprès des filles[53]. Devant un tel succès, AB Productions tente de projeter au cinéma le film Les Fleurs Maléfiques en mai 1996, mais la sortie est un échec commercial[66]. Aux États-Unis, en 1995, le dessin animé ne trouve pas son public[67], comme la plupart des autres séries d’animation japonaise de l’époque[68]. Rediffusée en 1998 sur Cartoon Network, la série connaît cette fois le succès. La réédition du manga, publiée treize ans plus tard, devient aussi populaire : le premier tome de Sailor Moon est le deuxième manga le plus vendu l’année de sa sortie, en 2011[69], tandis que le troisième tome de Sailor Moon est le manga le plus vendu l’année suivante[70]. Le 9 août 2013, sur IMDB, le dessin animé a une note de 7/10, basée sur 6 100 votes.

Commentaires et critiques[modifier | modifier le code]

Deux jeunes filles grimées et déguisées en personnage de la série Sailor Moon. Sailor Uranus est à gauche de l'image, et a les cheveux blonds et courts, porte une robe bleue et un nœud jaune. Sailor Neptune est à droite, elle a les cheveux de couleur turquoise, ils sont longs et ondulés. Son costume est bleu turquoise également.
Cosplay de Sailor Uranus (à gauche) et Neptune (à droite).

La franchise Sailor Moon est créditée par les journalistes Fred Patten et Paul Gravett pour avoir renouvelé et popularisé le genre magical girl[71],[72]. En effet, si jusqu’à alors les magical girls n’utilisaient leurs pouvoirs que pour s’amuser, les filles de Sailor Moon les utilisent pour combattre le mal, ce qui est inédit à l’époque. De plus, les magical girls n’opéraient qu’isolément, alors que Sailor Moon propose un large panel d’héroïnes. Sailor Moon a influencé la création de nombreuses autres séries, comme Magic Knight Rayearth, Wedding Peach, Nurse Angel Ririka SOS, Revolutionary Girl Utena, ou encore Pretty Cure[73],[74]. Nicolas Penedo d’AnimeLand estime que la série est devenue particulièrement populaire grâce à l’intégration des codes du sentai dans l’univers des magical girls et un ton shônen qui attire un public masculin[75]. L’écrivain Jason Thompson, dans son livre Manga: The Complete Guide, reprend les mêmes arguments et attribue la note de 3/4 à la série, en comparant la série à une version moins sanglante de Saint Seiya[73].

Le journaliste Sylvain Durand, du magazine Protoculture Addicts, s’enthousiasme des dessins du manga qu’il juge « magnifiques », mais regrette que le scénario soit si inégal et compressé. Il note également que le manga a un ton plus tragique que le dessin animé et se focalise davantage sur la relation entre Usagi et Mamoru. Le dessin animé est, selon lui, plus cohérent et plus facile à comprendre. Il constate également que le dessin animé laisse plus de place au développement des personnages, avec un ton plus équilibré entre le tragique et le comique[76]. Les critiques saluent également la diversité des personnages[77], l’univers riche de références mythologiques[78] et les valeurs prônées par l’héroïne, que sont la force de l’amour et de l’amitié[79], l’égalité et la tolérance[78]. De son côté, Dolores Martinez reconnaît volontiers une certaine violence dans la série, mais elle constitue selon elle, un atout : grâce à leur comportement violent agressif et dominateur, les héroïnes de Sailor Moon parviennent à se détacher de l’image traditionnelle de la femme japonaise passive[80]. Le docteur en philosophie Timothy Perper rappelle que si ses dessins sont « sexy », voire « érotiques », Sailor Moon dépeint une certaine sexualité pleine de vie, vivante et profondément émouvante et sentimentale[81]. Sailor Moon est également associée au mouvement féministe girl power[82],[83].

La franchise, en particulier le dessin animé, est critiquée pour ses nombreux fillers et son scénario répétitif[84],[85],[86] et inégal[85]. Certains commentaires regrettent l’utilisation abusive de stock-shot, en particulier pour les transformations et les attaques[87],[88].

Controverses[modifier | modifier le code]

Dans la plupart des pays où Sailor Moon a été adaptée, le dessin animé a été jugé particulièrement violent[89]. De fait, la série a été censurée et de nombreuses scènes jugées choquantes ont été supprimées lors du montage pour les diffusions locales. Les scènes suggestives ou montrant de la nudité sont coupées au montage[89],[90].

L’homosexualité de certains personnages a été sujette à controverse. La relation entre Sailor Neptune et Sailor Uranus, représentant le couple homosexuel le plus emblématique de la série, a volontairement été estompée et transformée pour passer inaperçue dans la plupart des traductions du dessin animé. En France, Sailor Uranus devient un homme en civil, nommé Frédéric : le personnage est alors doublé par Philippe Ogouz. Sailor Uranus devient seulement une femme une fois transformée en guerrière[91]. Aux États-Unis, les deux femmes deviennent des cousines. Il existe d'autres personnages lesbiens ou homosexuels eux aussi transformés pour les besoins de la censure. Le personnage Fisheye de la quatrième saison est doublé par une femme alors que c’est un homme travesti[91],[89]. Il sera assimilé à une identité féminine. Au Mexique, un groupe de pression catholique accuse Sailor Moon de faire la promotion de l’homosexualité et du satanisme, entraînant alors pendant quelque temps le retrait du manga des librairies[92]. En Italie, la fin de la cinquième saison a dû être doublée à nouveau après que la psychologue Vera Slepoy indique que Sailor Moon « rend les petits garçons homosexuels »[90].

Comédies musicales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sera Myu.

La série Sailor Moon a été adaptée en une trentaine de comédies musicales et ce dès le succès du manga et du dessin animé. Appelées Sera Myu, abréviation romanisée de Sailor Moon Musical, les comédies musicales Sailor Moon sont au nombre de 31[93],[94].

Drama[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pretty Guardian Sailor Moon.

En 2003, Toei Animation et Naoko Takeuchi annoncent conjointement une adaptation en drama (tokusatsu) de la franchise Sailor Moon. Intitulé Pretty Guardian Sailor Moon, l’historie reprend les intrigues du premier arc du manga, avant de s’en écarter sensiblement. Le drama compte finalement 49 épisodes, un film télévisé et un épisode spécial[95]. Le premier épisode est diffusé sur CBC/TBS le 4 octobre 2003 et la série se termine le 25 septembre 2004.

Musique[modifier | modifier le code]

Avec près de cinquante albums enregistrés pour toutes les adaptations de la franchise[96], sans compter les nombreuses comédies musicales, la musique a incontestablement un rôle de choix dans Sailor Moon. La composition de la plupart des musiques du dessin animé a été confiée à Takanori Arisawa[97]. Riche en instrument en cordes, comme les violons, violoncelles, la musique de Sailor Moon est plutôt romantique et accentue le côté shōjo de la série[98]. Les pistes qui accompagnent les transformations ont particulièrement été travaillées. Si les thèmes créés pour les transformations des premières guerrières Sailors sont légers et agrémentés d’un chœur de femmes, les musiques des guerrières du système solaire externe se distinguent par un violon particulièrement proéminent, accompagné d’une mélodie empressée au piano et d’un synthétiseur plutôt imposant[98]. La musique des troisième et quatrième saisons se distingue par leur côté jazz et baroque et une influence latino[99]. Enfin, la dernière saison, Sailor Stars fait la part belle à la musique, puisque les nouveaux personnages centraux, les Three Lights, forment un groupe pop particulièrement apprécié par les adolescentes. Takanori Arisawa dispose d’un orchestre plus important et réenregistre la plupart des musiques avec un univers plus riche[98]. Le ton des transformations est plus techno et veut coller avec la musique du milieu des années 1990, pour rendre les chansons des Three Lights plus réelles. Guitares électriques, batteries et synthétiseurs sont omniprésents dans les musiques de la saison. En 1993, Takanori Arisawa reçoit un prix de Columbia Records pour son travail sur la première saison de Sailor Moon[100].

Le premier générique de la série animée, Moonlight Densetsu (ムーンライト伝説?, litt. « La légende du clair de Lune »), est composé par Tetsuya Komoro et les paroles sont écrites par Kanako Oda. Il a été interprété pour les deux premières saisons par DALI, puis, pour la troisième et quatrième saison, par Moon Lips[101]. Le titre est primé en 1993 et 1994 par la revue Animage[102],[103]. La chanson a été reprise depuis par de nombreux artistes, dont Nana Kitade et Nozomi Tsuji. Les Momoiro Clover Z, qui interprètent le générique du nouveau dessin animé de 2014, Pretty Guardian Sailor Moon Crystal, reprennent régulièrement le titre pendant leurs concerts. Pour la dernière saison, le générique Moonlight Densetsu est remplacé par le titre Sailor Stars Song, dont les paroles ont été écrites par Naoko Takeuchi. Le morceau est composé par Shouki Araki et interprété par la chanteuse Kae Hanazawa[104].

La musique a également un rôle prépondérant dans le drama Pretty Guardian Sailor Moon, où de nouveaux thèmes ont été composés pour la série. La direction musicale a été cette fois confiée à Michiru Oshima[105]. Minako Aino devient une idole dans cette adaptation ; son interprète, Ayaka Komatsu, chante donc de nombreux titres, dont C’est la Vie, thème récurrent de la série. Le générique de Pretty Guardian Sailor Moon, Kirari☆Sailor Dream! a été écrit par Naoko Takeuchi et interprété par Sae[106]. Les autres actrices ont chacune enregistré deux titres qui sont sortis en CD single[96]. Un concert spécial a été enregistré le 2 mai 2004 au Yomiuri Hall de Tokyo, puis distribué en DVD en août de la même année[107].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des jeux vidéo Sailor Moon.

La franchise Sailor Moon a été adaptée en jeux vidéo. La plupart des jeux sont commercialisés dans les années 1990 sur système Super Famicom et n’ont pas dépassé les frontières nippones, à l’exception du jeu Sailor Moon, sorti en 1994 en France sur Super Nintendo[108]. La plupart des adaptations sont des jeux de combat (beat them all) proches de Street Fighter ou Streets of Rage. Basé sur un scénario inédit, Sailor Moon : Another Story, développé par Angel en 1995, est le seul jeu de rôle de la série[109]. Enfin, Sailor Moon : La Luna Splende, dernier jeu de la licence, est distribué en 2011 seulement en Italie sur Nintendo DS[110].

Publications[modifier | modifier le code]

Pour promouvoir le travail de Naoko Takeuchi, l’éditeur Kōdansha décide de publier sept artbooks, entre 1994 et 1999. Enfin, pour compléter sa série, la mangaka a créé quatre histoires courtes hors-série qui viennent s’ajouter aux 52 chapitres qui composent l’histoire originale.

Artbooks[modifier | modifier le code]

En marge des cinq arcs du manga, Kōdansha publie cinq artbooks, tous appelés Original Picture Collection, regroupant les différents travaux de Naoko Takeuchi sur Sailor Moon. La plupart des dessins sont accompagnés d’un commentaire de l’auteure, où elle explique le processus de création de chaque personnage, les idées qu’elle a souhaité développer dans le manga et donne son avis sur le dessin animé. Un nouvel artbook avec un tirage limité est publié au Japon lors de la convention Comiket en 1997, après la fin du dessin animé. Appelé Volume Infinity, il regroupe de nouveaux dessins de Naoko Takeuchi mais aussi des fan art de l’équipe technique du dessin animé. Enfin, le dernier artbook, Materials Collection, est publié en 1999, toujours chez Kōdansha. C’est le livre le plus personnel de Naoko Takeuchi, où elle décrit ses sentiments vis-à-vis des personnages et de l’histoire, mais aussi toute leur personnalité. Le livre est conclu par une histoire courte, Parallel Sailor Moon, pour fêter l’année du lapin.

  • Bishoujo Senshi Sailor Moon Original Picture Collection Vol. I, sorti le 5 octobre 1994 au Japon[111] et paru chez Glénat en août 1999 sous le titre Le Grand Livre de Sailor Moon[112] ;
  • Bishoujo Senshi Sailor Moon Original Picture Collection Vol. II, sorti le 5 octobre 1994 au Japon[113] ;
  • Bishoujo Senshi Sailor Moon Original Picture Collection Vol. III, sorti le 5 octobre 1996 au Japon[114] ;
  • Bishoujo Senshi Sailor Moon Original Picture Collection Vol. IV, sorti le 5 octobre 1997 au Japon[115] ;
  • Bishoujo Senshi Sailor Moon Original Picture Collection Vol. V, sorti le 25 septembre 1997 au Japon[116] ;
  • Bishoujo Senshi Original Picture Collection: Volume Infinity, sorti le 30 juin 1997 au Japon[117] ;
  • Bishoujo Senshi Sailor Moon Materials Collection, sorti le 1er octobre 1999 au Japon[118].

Histoires courtes[modifier | modifier le code]

Naoko Takeuchi a écrit quatre histoires en parallèle de la série principale. Dans la première édition de 1992, ces hors-séries ont été intégrés dans les volumes 11, 13, 15 et 17, tandis qu’ils sont publiés dans deux tomes à part pour la nouvelle édition de 2003.

Anime comics[modifier | modifier le code]

Des anime comics reprenant les histoires de la première série télévisée ont également été publiés. En France, seuls les deux premiers ont été édités par les éditions Montjoie[119]. Des livres de poche, reprenant l'histoire des trois films d'animation, ont également été publiés[N 3].

DVD[modifier | modifier le code]

Au Japon, l’intégrale de la série animée a été publiée sur support DVD en 2002. Chaque saison est séparée en six à huit volumes, avec une moyenne de 6 épisodes par coffret. En 2009, Toei Animation propose à nouveau la série DVD, mais cette fois-ci en deux coffrets par saison[120]. En France, les épisodes 149 à 166 sont sortis en DVD en 2004 et distribués par AB Distribution[121]. Ces épisodes, qui correspondent à la fin de la saison 4, n’ont jamais pu être diffusés à la suite de l'arrêt du Club Dorothée. Les DVD contiennent seulement la piste audio française et le montage censuré. Plus tard, en septembre 2013, Kazé publie la première saison de Sailor Moon en version non censurée avec la piste audio japonaise originale et la version française[122]. La deuxième saison sort en DVD en juin 2014, tandis que la troisième saison paraît à la fin de cette même année[123].

CD-ROM[modifier | modifier le code]

Des CD-ROM ont été édités au Japon. Ils contiennent des illustrations numérisées présentes sur les différents artbooks. Le premier est sorti le 23 août 1994[124], et deux autres sont sortis le 14 décembre 1994[125],[126]. Ils ont été compilés en un CD-ROM le 16 novembre 1995[127].

Autres[modifier | modifier le code]

Depuis la création de Sailor Moon et son succès populaire auprès des enfants et des adolescents, certains fabricants de jouets, dont Bandai et Banpresto, se sont emparés du phénomène et ont produit plus de 5 000 produits dérivés de la franchise[128]. Des poupées aux figurines, en passant par les serviettes et le parfum, les nombreux objets sur Sailor Moon et ses amies sont collectionnés par de nombreux fans à travers le monde. Plus récemment, une ligne de cosmétiques, inspirée par la phrase de transformation « Make Up! »[N 4] des guerrières Sailors, a été éditée par Bandai[129].

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Chaque saison porte un nom différent, chronologiquement : Sailor Moon, Sailor Moon : R, Sailor Moon : S, Sailor Moon : SuperS, Sailor Moon : Sailor Stars.
  2. Les doublages français sont généralement exploités en France, au Benelux (union entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg) et en Suisse, voire dans les autres pays francophones (ex : Canada, etc.).
  3. Ces livres de poche ont été publiés sous les références suivantes :
  4. « Make Up! » peut être traduit par « maquillage ».

Références[modifier | modifier le code]

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  7. Sailor V tome 1, 2012., La naissance de Sailor V
  8. Sailor Moon tome 1, 2012., acte 6 L’homme masqué - Tuxedo Mask (pages 198 à 240).
  9. Sailor Moon tome 3, 2012., acte 14 Fin puis commencement - Petite étrangère (pages 97 à 146).
  10. Sailor Moon tome 4, 2013, acte 18 Invasion - Sailor Venus (pages 50 à 94).
  11. Sailor Moon tome 4, 2013, acte 19 Time warp - Sailor Pluto (pages 95 à 144).
  12. Sailor Moon tome 4, 2013, acte 20 Crystal Tokyo - King Endymion (pages 145 à 191).
  13. Sailor Moon tome 6, 2013, acte 27 Infini 1 - Prémonition (pages 4 à 72).
  14. Sailor Moon tome 7, 2013, acte 34 Le labyrinthe infini 1 (pages 158 à 204).
  15. Sailor Moon tome 8, 2013, acte 39 Songe 1 (pages 159 à 230).
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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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