Sailor Moon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Cet article parle de la série, pour le personnage, voir Sailor Moon (personnage).
Trois caractères japonais Cette page contient des caractères japonais. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.

Sailor Moon

Description de cette image, également commentée ci-après

Logo actuel de Sailor Moon pour l'Occident.

美少女戦士セーラームーン
(Bishōjo Senshi Sērā Mūn)
Type Shōjo
Genre Magical girl
Thèmes Amour, Combat, Magie
Manga
Auteur Naoko Takeuchi
Éditeur Drapeau du Japon Kōdansha
Drapeau de la France Glénat (première édition)
Drapeau de la France Pika Édition (réédition)
Prépublication Drapeau du Japon Nakayoshi
Sortie initiale
Volumes 18 (première édition)
12 (deuxième édition)
8 (troisième édition, en cours)
Anime japonais : Sailor Moon[N 1]
Réalisateur
Studio d’animation Tōei animation
Licence Drapeau du Japon Tōei animation
AB Productions (1993-1997)
Kazé (2013)
Chaîne Drapeau du Japon TV Asahi
1re diffusion
Épisodes 200
Anime japonais : Pretty Guardian Sailor Moon Crystal
Réalisateur
Munehisa Sakai
Scénariste
Yûji Kobayashi
Studio d’animation Tōei animation
Compositeur
Yasuharu Takahashi
Studio d’enregistrement King Records
Licence Drapeau du Japon Tōei animation
Chaîne Drapeau du Japon Nico Nico Douga
1re diffusion juillet 2014 – en cours
Drama japonais : Pretty Guardian Sailor Moon
Chaîne Drapeau du Japon CBC,

TBS Channel 26

1re diffusion
Épisodes 51

Autre

Sailor Moon (セーラームーン, Sērā Mūn?), abréviation de « Bishōjo Senshi Sailor Moon » (美少女戦士セーラームーン, Bishōjo Senshi Sērā Mūn?, litt. « La Jolie Petite Guerrière Sailor Moon » en français) est une franchise de médias japonaise, incluant anime, manga, comédies musicales, drama, jeux vidéo et divers produits dérivés, créée par Naoko Takeuchi en .

Chaque adaptation de la franchise reprend les aventures d’Usagi Tsukino, une adolescente banale et maladroite, qui est en réalité Sailor Moon, une héroïne aux pouvoirs magiques. Combattant le mal au nom de l’amour et la justice, elle est rejointe par de nombreuses alliées, toutes placées sous la protection d’une planète du Système solaire.

Bien qu'elle soit critiquée pour son scénario répétitif et inégal, Sailor Moon devient une série à succès à travers le monde et contribue au renouveau du genre magical girl. En 1993, le livre remporte le prix du manga Kōdansha dans la catégorie shōjo tandis que le dessin animé japonais remporte l’Anime Grand Prix en 1992. Ce dernier est diffusé en France dès et le manga est édité deux ans plus tard chez Glénat. Dans le même temps, la série est adaptée en plusieurs comédies musicales, jouées entre 1993 et au Japon, puis est dérivée en drama japonais en 2003.

Pour les 20 ans de la série, en , Kōdansha annonce un nouveau dessin animé adapté du manga. Intitulée Pretty Guardian Sailor Moon Crystal, la nouvelle série est prévue pour être diffusée en juillet 2014.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Prologue[modifier | modifier le code]

Photographie d’un jeune homme déguisé en personnage de Tuxedo Mask et d’une jeune fille déguisée en Sailor Moon.
Cosplay de Tuxedo Mask et Sailor Moon.

Il y a plus de 10 000 ans, les continents de la Terre ne forment qu’un unique pays et la Lune est habitée par des Sélénites à la vie éternelle[1]. Les deux peuples, gouvernés par un système proche d'une monarchie, sont particulièrement évolués et semblent avoir atteint leur âge d’or. Depuis son royaume basé sur la Lune, le Silver Millenium, Queen Serenity, entourée de ses conseillers, les chats Luna et Artemis, veille sur la paix de la Terre[2]. Elle est entourée de sa fille, Princess Serenity, et de ses gardes du corps, les guerrières Sailors (セーラー戦士, Sērā Senshi?) Sailor Mercury, Sailor Mars, Sailor Jupiter, guidées par leur leader, Sailor Venus[1].

Aux confins du système solaire, les guerrières Sailors du système solaire externe, Sailor Uranus, Sailor Neptune, Sailor Pluto, seules dans leur palais respectif, veillent à toute intrusion extérieure[3]. Quant à Sailor Saturn, elle demeure endormie dans son palais, prête à intervenir pour assurer la renaissance de l'humanité[4]. Bien loin de toutes ces responsabilités, Princess Serenity tombe éperdument amoureuse d'Endymion, le prince de la Terre[1].

Mais un jour, le Soleil se met à émettre des rayonnements étranges[1]. Une entité maléfique, du nom de Metallia, s’empare de la Terre et prend possession de la sorcière Queen Beryl. Convoitant les pouvoirs des Sélénites, Queen Beryl manipule les Terriens et constitue une armée pour détruire le royaume de la Lune[1]. Dans la bataille, toutes les guerrières périssent et le Silver Millenium est réduit en cendres. Seule Queen Serenity survit et parvient à ramener le silence sur la Lune et sur Terre, en scellant Beryl et Metallia. Elle utilise alors ses dernières forces et le pouvoir du Cristal d’argent pour que les âmes des Sélénites se réincarnent dans la Terre du futur[1]. L’humanité est également anéantie et repart à zéro[4].

Premier arc[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, dix mille ans après la destruction du Silver Millenium, le sceau qui enfermait Beryl s'est brisé[5]. Cet événement déclenche le réveil de Luna et Artemis, qui sommeillaient dans l'espace intersidéral, prêts à intervenir en cas de menace. Comprenant que la ville de Tokyo, au Japon, est le nouveau berceau des forces du mal, les petits chats se mettent alors en quête des descendantes des anciennes guerrières Sailors afin d’empêcher les sombres desseins de Beryl[6],[1]. C’est ainsi que Luna rencontre finalement Usagi Tsukino, une jeune collégienne de 14 ans du quartier Azabu de Tokyo[6]. Usagi est la réincarnation de Sailor Moon, la forme guerrière de Princess Serenity[1]. Artemis, de son côté, comprend que Minako Aino est la réincarnation de Sailor Venus[7]. Au fil du temps, les deux chats retrouvent les réincarnations de Sailor Mercury, Sailor Mars et Sailor Jupiter. Ensemble, elles doivent utiliser leurs différentes aptitudes et pouvoirs magiques pour combattre Beryl et son projet d’asservir les humains et de conquérir la Terre. Elles peuvent aussi compter sur Tuxedo Mask, la réincarnation du Prince Endymion, pour les aider. D’ailleurs, Usagi, reproduisant les mêmes attitudes que dans sa vie antérieure, ne tarde pas à tomber amoureuse de son sauveur[8].

Deuxième arc[modifier | modifier le code]

Peu de temps après avoir vaincu Queen Beryl, Usagi et ses amies voient débarquer Chibiusa, une mystérieuse petite fille venue du futur[9]. Les guerrières Sailors découvrent que Chibiusa a remonté le temps pour qu’elles viennent aider sa maman, prisonnière dans le Tokyo du futur[10]. Les guerrières font ainsi la connaissance de Sailor Pluto, gardienne de la porte du Temps et voyagent jusqu’au XXXe siècle[11]. Là, elles découvrent une Terre ravagée par la secte Black Moon, de nouveaux ennemis que Sailor Moon doit détruire[12].

Troisième arc[modifier | modifier le code]

Quelques semaines seulement après son intervention dans le futur, Sailor Moon doit faire face à un nouvel ennemi[13]. En effet, une entité maléfique du nom de Pharaoh 90 arrive d’une autre dimension pour installer le silence sur Terre[3]. Cette intrusion provoque le réveil des guerrières Sailors chargées de la protection du système de ses ennemis extérieurs, Sailor Uranus et Sailor Neptune[4]. Sailor Uranus et Sailor Neptune cherchent à tout prix à faire apparaître le Graal, une coupe aux pouvoirs surpuissants, car lui seul leur semble capable d’empêcher l’apocalypse de s’abattre sur la planète[4]. De son côté, Sailor Moon pense plutôt utiliser la force de l'amour pour vaincre son ennemi. Grâce à ses alliées, elle parvient à se transformer en Super Sailor Moon et décupler ses pouvoirs[4]. Mais Super Sailor Moon découvre que le corps de Hotaru, sa nouvelle amie, abrite à la fois un sbire de Pharaoh 90, Mistress Nine, et la guerrière de la destruction, Sailor Saturn[14].

Quatrième arc[modifier | modifier le code]

Dans le quatrième arc, Sailor Moon doit affronter Queen Nehelennia, la reine de la face cachée de la Lune. Jalouse de la suprématie du Silver Millenium, elle cherche à s’emparer des pouvoirs de Sailor Moon et du Golden Crystal pour devenir la reine de la Lune et de la Terre[15]. Super Sailor Moon et Sailor Chibi Moon rencontrent Helios, le gardien du Golden Crystal et du royaume de l'Elysion, dont est originaire Tuxedo Mask[16]. Pour faire face à ce redoutable ennemi, Super Sailor Moon atteint sa forme ultime et devient Eternal Sailor Moon[17].

Cinquième arc[modifier | modifier le code]

Enfin, dans le cinquième arc, Sailor Galaxia, qui rêve de conquérir toutes les planètes de la galaxie de la Voie lactée investit la Terre[18]. Eternal Sailor Moon est aidée par trois nouvelles guerrières Sailors venues d’une lointaine planète, Sailor Star Fighter, Sailor Star Maker et Sailor Star Healer[18]. Celles-ci sont également à la recherche de leur princesse, Princess Kakyuu, tandis qu’une mystérieuse petite fille, ChibiChibi, emménage chez les Tsukino[19].

Correspondance entre adaptations[modifier | modifier le code]

Correspondance entre les différents médias
Arc Manga Animé Drama Comédie musicale
Premier arc Chapitre 1 à 12 Saison 1 : Sailor Moon (épisode 1 à 46) Épisode 1 à 49
  • Sailor Moon - Gaiden Dark Kingdom Fukkatsu Hen
  • Sailor Moon - Gaiden Dark Kingdom Fukkatsu Hen (Kaiteiban)
  • Sailor Moon Super Spring Festival
  • La Reconquista
Deuxième arc Chapitre 13 à 23 Saison 2 : Sailor Moon R (épisode 47 à 89) Non adapté
  • Tanjou! Ankoku no Princess Black Lady
  • Tanjou! Ankoku no Princess Black Lady (Kaiteiban) - Wakusei Nemesis no Nazo
  • Mugen Gakuen - Mistress Labyrinth
  • Mugen Gakuen - Mistress Labyrinth (Kaiteiban)
Troisième arc Chapitre 24 à 33 Saison 3 : Sailor Moon S (épisode 90 à 127) Non adapté
  • Sailor Moon S - Usagi Ai no Senshi e no Michi
  • Sailor Moon S - Henshin - Super Senshi e no Michi
  • Sailor Moon S - Henshin - Super Senshi e no Michi (Kaiteiban)
Quatrième arc Chapitre 34 à 42 Saison 4 : Sailor Moon SuperS (épisode 128 à 166) Non adapté
  • Sailor Moon SuperS - Yume Senshi - Ai - Eien ni…
  • Sailor Moon SuperS - (Kaiteiban) Yume Senshi - Ai - Eien ni… Saturn Fukkatsu Hen
  • Sailor Moon SuperS Special Musical Show
Cinquième arc Chapitre 42 à 52 Saison 5 : Sailor Stars (épisode 167 à 200) Non adapté
  • Sailor Moon Sailor Stars
  • Sailor Moon Sailor Stars (Kaiteiban)
  • Eien Densetsu
  • Eien Densetsu (Kaiteiban) - The Final First Stage
  • Shin Densetsu Kourin
  • Starlights - Ryuusei Densetsu
  • Kakyuu-Ouhi Kourin - The Second Stage Final

Personnages[modifier | modifier le code]

Guerrières Sailors du système solaire interne[modifier | modifier le code]

Photographie de la Lune, avec en surbrillance jaune le lapin lunaire. Les Japonais voient dans les taches de la Lune un lapin mangeant du riz. Le lapin lunaire se dit Tsukino Usagi en Japonais, ce qui est le nom civil du personnage de Sailor Moon.
Le lapin lunaire, en japonais Tsukino Usagi (うさぎ 月野?) a donné son nom à l’identité civile de Sailor Moon.

Composées de Sailor Moon, Mercury, Mars, Jupiter et Venus, les Inner Senshis sont les guerrières Sailors du système solaire interne. Leur rôle est de préserver la paix sur la Terre[1].

  • Sailor Moon se reconnaît facilement par ses longs cheveux blonds séparés en deux nattes et surmontés de deux chignons en forme de boulettes[6]. Sailor Moon est en réalité la forme guerrière de Princess Serenity, l’héritière du trône du Silver Millenium[1]. Elle a pour amant le prince de la Terre, Endymion. Elle possède le Cristal d’argent, un fabuleux diamant aux pouvoirs démesurés, tout aussi capable de détruire la Terre que d’en assurer la protection. Sailor Moon tire ses pouvoirs de l’amour. À la suite de la destruction du royaume de la Lune, Sailor Moon s’est réincarnée au XXe siècle sous les traits de Usagi Tsukino, une collégienne pleurnicharde, maladroite et un peu naïve[1]. Son petit ami est Mamoru Chiba, qui n’est autre que Tuxedo Mask.
  • Sailor Mercury tire ses pouvoirs de l’eau, qu’elle utilise sous forme liquide ou vaporeuse. Son costume est en nuance de bleu. Au XXe siècle, Sailor Mercury est en civil Ami Mizuno[20]. Élève surdouée, elle passe son temps à étudier et est la stratège du groupe.
  • Sailor Mars est la guerrière des flammes et de la passion. Elle a des longs cheveux noirs et des airs de princesse. À notre époque, Sailor Mars s’est réincarnée en Rei Hino. Rei est une miko et prêtresse shinto du temple Hikawa à Moto-Azabu[21]. Rei possède naturellement des pouvoirs extralucides : elle peut lire l’avenir dans les flammes.
  • Sailor Jupiter est la guerrière qui possède la plus grande force physique. Ses éléments sont la foudre et la nature. Au XXe siècle, Sailor Jupiter est Makoto Kino, surnommée Mako-chan par ses amies. Elle est orpheline[22]. Très mature, elle excelle dans les arts ménagers et rêve de devenir fleuriste. Makoto est aussi fleur bleue et souhaite rencontrer le prince charmant.
  • Sailor Venus est la meneuse des guerrières Sailors[1]. Elle tire ses pouvoirs de la lumière et ressemble beaucoup à Sailor Moon. Sailor Venus est très féminine, elle est blonde et son costume est jaune et orange. Sailor Venus est devenue Minako Aino. Après sa rencontre avec son gardien Artemis, elle décide de devenir Sailor V, bien avant que les autres filles prennent conscience de leur destinée de guerrière[7]. Minako est gourmande, cœur d’artichaut et assez mauvaise élève. Elle est cependant très généreuse et consciencieuse quand il s’agit de se battre.

Guerrières Sailors du système solaire externe[modifier | modifier le code]

Photographie de quatre jeunes filles déguisées en Sailor Saturn, Jupiter, Venus et Mars.
Cosplay avec, de gauche à droite, Sailor Saturn, Jupiter, Venus et Mars.

Les guerrières Sailors du système solaire externe ont pour principale mission de protéger le système solaire de toute intrusion extérieure[3]. Elles sont plus fortes que les guerrières du système solaire interne et possèdent toutes un accessoire.

  • Sailor Pluto est une guerrière solitaire, responsable du monde spatio-temporel et la gardienne de la porte de la frontière du Temps[11]. Elle veille en permanence à son poste depuis la création du monde. Elle possède un sceptre en forme de clé, surmonté d’un grenat, qui est en fait son talisman[4]. Elle tire ses pouvoirs du temps et de l’espace. À cause des menaces apparues au cours du troisième arc, Sailor Pluto est contrainte de s’établir sur Terre et prend l’identité de Setsuna Meiō[23].
  • Sailor Uranus est une guerrière androgyne, qui possède les attributs des deux sexes. Elle possède une épée, incrustée d’ambre, qui est son talisman[4]. Sailor Uranus tire ses pouvoirs de l’air. Très grande, masculine, elle possède une grande force physique et un caractère bien trempé. Elle s’est réincarnée en Haruka Tennō, une élève de l’académie Infinie[24].
  • Sailor Neptune est la guerrière de la mer et des océans. Très élégante, ses cheveux turquoises rappellent les ondulations des vagues et son costume bleu foncé et bleu lagon évoquent les profondeurs de la mer. Elle tire sa puissance de l’océan et parvient à prédire l’avenir en écoutant le bruit des vagues. Son miroir doré est son talisman[4]. Au XXe siècle, Sailor Neptune est devenue Michiru Kaiō, une élève de l’académie Infinie et la petite amie de Haruka. C’est une violoniste renommée et une excellente nageuse[24].
  • Sailor Saturn est la guerrière du silence, de la destruction et de la renaissance. Très puissante, elle a le pouvoir de raser des planètes entières. Avec ses cheveux sombres aux reflets violets, Sailor Saturn possède des attributs inspirés de l’univers gothique. Elle possède une grande faux, surplombée d’une épée à double-tranchant, qui lui sert à lancer ses attaques et à se protéger[4]. Au XXe siècle, Sailor Saturn s’est réincarnée dans le corps d’Hotaru Tomoé, une jeune fille de 10 ans[23]. Habitée par un mal étrange, cette enfant d’un grand professeur est très frêle et solitaire.

Alliés[modifier | modifier le code]

  • Tuxedo Mask est le prince de la Terre. Il vivait il y a des centaines d’années sous l’identité du prince Endymion et est tombé amoureux de la princesse de la Lune, Princess Serenity[1]. Tuxedo Mask est toujours habillé en costume trois pièces : tuxedo signifie « smoking » en anglais. Au XXe siècle, il s’est réincarné en Mamoru Chiba[5]. Surnommé Mamo-chan, il est le petit ami d’Usagi. Grâce à sa rose, il est toujours présent pour aider les guerrières à se sortir d’une impasse[8].
  • Chibiusa Tsukino est la fille de Sailor Moon et Tuxedo Mask, qu’ils auront dans le futur, au XXXe siècle. Sa coiffure ressemble à celle de sa mère : deux nattes roses surmontées de deux chignons. Elle a environ huit ans et ne se sépare presque jamais de Luna P., son jouet[12]. Au cours du second arc, elle décide de voyager dans le temps et de retourner au XXe siècle, pour que Sailor Moon sauve le monde du futur en péril. Elle parvient finalement à se transformer en guerrière, Sailor Chibi Moon[25].
  • Luna est une petite chatte[N 2], gardienne des guerrières Sailors du système solaire interne[1]. Douée de la parole, c’est elle qui permet à Sailor Moon, Mercury, Mars et Jupiter de se transformer en leur donnant des bâtons magiques. Elle possède une cicatrice en forme de croissant de Lune sur son front. Elle a un rôle très important car elle est en quelque sorte l’informatrice des guerrières. Avec Sailor Mercury, elle fait des recherches et elle connaît les évènements du passé des personnages.
  • Artemis est un chat[N 2] blanc, qui, comme Luna, sait parler. C’est lui qui a entraîné Sailor V, avant qu’elle ne rejoigne les autres guerrières sous le nom de Sailor Venus[7]. Son rôle est de guider Luna dans la formation des guerrières Sailors puis, lorsqu’elles sont toutes réunies, à recouper les informations sur les ennemis.
  • Diana est un petit chaton femelle, en réalité la fille de Luna et d’Artemis. Elle arrive du futur pour guider Chibiusa[12].
  • Sailor Cosmos est une guerrière venant du futur apparaissant uniquement dans le manga. Son histoire n'est pas très développée mais il semble qu'elle soit revenue dans le passé pour éliminer Chaos avant qu'il ne puisse devenir corporel et qu'il détruise le monde de Sailor Cosmos ainsi que ses amies. Elle a pris l'apparence de Chibi-Chibi pour apporter son aide à Sailor Moon. Concernant son identité, certains pensent qu'elle serait la forme ultime de Sailor Moon (transformation après Eternelle Sailor Moon) où une vie future d'Usagi où elle serait devenue la plus puissante guerrière qui existe. L'auteur du manga, Naoko Takeuchi, avoue avoir laissé le doute sur l'identité de la guerrière et qu'elle même ne connait pas la réponse.

Production[modifier | modifier le code]

Dessin montrant un uniforme traditionnel d'écolière japonaise : robe, haut avec col marin et nœud sur le devant. Appelé Sailor Fuku, les personnages principaux, les guerrières Sailors, portent un costume inspiré de cet uniforme.
Les guerrières portent un costume inspiré du sailor fuku.

En , après la parution de sa série The Cherry Project, Naoko Takeuchi décide de créer une nouvelle héroïne qui serait dotée de pouvoirs magiques et qui combattrait au nom « de l’amour et de la justice[26]. » Fumio Osano, son éditeur chez Kōdansha, suggère de l’habiller en sailor fuku (セーラー服, sērā fuku?), l’uniforme traditionnel des écolières japonaises[27]. Ainsi naît Codename Sailor V (コードネームはセーラーV, Kōdōnēmu wa Sērā V?, litt. Nom de code : Sailor V), dont les histoires paraissent en feuilleton dès le dans un supplément du magazine Nakayoshi, Runrun.

Devant le succès rencontré par Codename Sailor V, la société de production Tōei animation contacte Naoko Takeuchi et lui demande de remanier le concept pour créer un manga et un dessin animé qui seraient diffusés simultanément[28],[26]. L’auteure, fan des séries Super sentai comme Himitsu Sentai Goranger[29], décide alors de créer une équipe de filles dirigées par un personnage du même nom, Sailor Moon[30]. Sailor V intègre l’équipe des guerrières, sous le nom de Sailor Venus. Pour son dessin, Naoko Takeuchi s’inspire des travaux de Leiji Matsumoto et de Kimiko Uehara[31]. Pour Sailor Moon Naoko Takeuchi créé un univers riche en références astrologiques[32], astronomiques[33], de mythologiques greco-romaines[34] et minéralogiques[33]. L’histoire de Sailor Moon se base également sur certains détails du conte populaire japonais Kaguya-hime[35].

La publication des premières aventures de Sailor Moon est prévue pour l’édition de du mensuel Nakayoshi, un des mois de l’année où les ventes du magazine sont statistiquement les plus importantes[36],[37]. La production du dessin animé commence aussitôt le premier chapitre du manga scénarisé par Naoko Takeuchi, avant même qu’il ne soit publié dans Nakayoshi. Le premier épisode est diffusé le sur TV Asahi. La série ne doit alors s’étendre que sur une saison : douze chapitres et une quarantaine d’épisodes animés[38]. Mais le succès est bien présent et l’auteure créé quatre nouveaux arcs narratifs, la série s’étirant finalement sur 52 chapitres et 200 épisodes.

Manga[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des chapitres de Sailor Moon.

Scénarisé et illustré par Naoko Takeuchi, le manga Sailor Moon s’étend sur 52 chapitres, appelés « Act » regroupés en 18 tankōbon. Chaque chapitre a d’abord été publié sous forme de feuilletons dans le magazine Nakayoshi, de jusqu’en . Le premier tome relié paraît chez Kōdansha le . Au plus fort de son succès Naoko Takeuchi dessinait entre 40-50 pages par mois, rassemblait ses chapitres dans les tankōbon de 135 pages et créait des ébauches pour le dessin animé[39]. Après un certain temps, un tel rythme était insoutenable pour la mangaka. Alors qu’elle menace de tout arrêter, Fumio Osano finit par la convaincre de continuer et terminer l’histoire, soutenant que les fans seraient très déçus si l’intrigue se terminait brusquement. Naoko Takeuchi accepte et finit par obtenir plus de temps de repos en échange[40]. Le dernier tome relié sort finalement le .

Illustration du nouveau logo japonais pour Sailor Moon pour la réédition du manga de 2003.
Le nouveau logo japonais pour la réédition de 2003.

En France, le manga Sailor Moon a d’abord été publié par Glénat. Le premier tome paraît en [41], le dernier en [42]. Le manga a été modifié pour sa publication française : les pages ont été retournées pour s’adapter au sens de lecture occidental, tandis que la plupart des noms anglais ont été traduits, y compris les attaques, transformations et noms des guerrières Sailors. Ainsi, Sailor Mercury, Venus, Pluto et Saturn deviennent Sailor Mercure, Vénus, Pluton et Saturne. Au terme du contrat qui lie Kōdansha et Glénat, Naoko Takeuchi récupère ses droits et le manga n’est alors plus commercialisé[43].

Presque dix ans après sa sortie initiale, le manga Sailor Moon est réédité dans une nouvelle formule en , pour coïncider avec la diffusion du drama. La collection reprend le titre anglais de la série télévisée, Pretty Guardian Sailor Moon. Cette deuxième édition est appelée shinsōban[44], « renouveau », en japonais. Les 18 volumes sont désormais condensés en 12 tomes avec des nouvelles couvertures. Naoko Takeuchi a redessiné certaines cases et apporté des modifications mineures au scénario[45]. En France, les droits de la nouvelle édition sont accordés à Pika Édition[46],[47]. Le premier tome paraît en , dans une version plus fidèle à la version originale.

Enfin, pour les vingt ans de la série, une troisième édition du manga, appelée kanzenban, « édition complète », en japonais, paraît dès le [48]. Vendue plus chère que les précédentes, cette édition est au format A5, imprimée sur du papier de meilleure qualité, contient de nombreuses pages colorisées et de nouvelles retouches apportées par l'auteur[49]. Les tomes ont également de nouvelles couvertures.

Anime[modifier | modifier le code]

Première série télévisée[modifier | modifier le code]

Produit par Tōei animation, le premier épisode du dessin animé Sailor Moon est diffusé au Japon sur TV Asahi le . Avec ses 200 épisodes, la série est l’un des plus longs magical girl de l’histoire de la télévision nippone. Le dernier épisode est diffusé le . Le dessin animé est divisé en cinq saisons, correspondant aux cinq arcs de la série, est et réalisé conjointement ou successivement par Junichi Satō, Kunihiko Ikuhara et Takuya Igarashi. Supervisée par Naoko Takeuchi, l’histoire du dessin animé est adaptée du manga, bien que la série comporte de nombreux fillers, notamment la première partie de la deuxième saison, qui est propre à la série télévisée. D’ailleurs, au fil des saisons, le dessin animé s’écarte peu à peu du manga et Naoko Takeuchi perd son contrôle sur la série[50]. L’auteure n’hésite pas à exprimer sa déception sur l’adaptation de l’arc Sailor Star, notamment sur le fait que les Sailor Starlights soient des hommes en civil, alors qu’elle a toujours considéré que les guerrières Sailors ne pouvaient être que des filles[50]. Elle note également que le dessin animé a un ton plus masculin, car l'équipe de production était composée essentiellement d'hommes[51]. La série est complétée par trois films d’animation et quatre épisodes spéciaux.

Avec ses bonnes audiences[52], Sailor Moon s’exporte aux États-Unis, en Océanie et dans la plupart des pays européens. En France, le dessin animé est diffusé dans le Club Dorothée dès le jusqu’en août 1997[53]. Seuls les 148 premiers épisodes ont été diffusés. Le doublage, supervisé par les studios SOFI[53], a par ailleurs été réalisé avec une équipe réduite d’acteurs. Le générique original a été remplacé par une chanson de Bernard Minet, intitulée Sailormoon. Avec l’arrêt de l’émission de Dorothée, la cinquième saison reste non doublée et inédite en France. Au Canada, Sailor Moon est diffusée sur le réseau TVA de 1997 à 1999 avec le doublage français et sur YTV de 2000 à 2003 en anglais.

En 2010, treize ans après la dernière diffusion d’un épisode de la série sur la télévision italienne, Tōei animation annonce la rediffusion de Sailor Moon, dans une version remasterisée, en Italie. Cette ressortie préfigure une relance de la franchise sur le plan international[54]. La même année, Tōei animation est présent au MIPTV, le marché international des contenus audiovisuels, et propose l’intégralité de la série Sailor Moon aux médias[55]. Le dessin animé est alors diffusé au Portugal à partir de [56] et en Allemagne en 2012[57].

Liste des épisodes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des épisodes de Sailor Moon.

Doublage[modifier | modifier le code]

Personnages Drapeau du Japon Voix japonaises[58] Drapeau de la France Voix françaises[N 3],[53]
Sailor Moon Kotono Mitsuishi Emmanuelle Pailly (saisons 1 à 3)
Sylvie Jacob (saison 4)
Sailor Mercury Aya Hisakawa Virginie Ogouz
Sailor Mars Michie Tomizawa Claude Chantal (saison 1-2)
Francine Lainé (saisons 2--4)
Sailor Jupiter Emi Shinohara Agnès Gribe
Sailor Venus Rika Fukami Amélie Morin
Tuxedo Mask Toru Furuya Philippe Ogouz
Chibiusa Kae Araki Amélie Morin
Sailor Pluto Chiyoko Kawashima Virginie Ogouz (saison 2)

Agnès Gribe (saison 3)

Sailor Uranus Megumi Ogata Francine Lainé
Sailor Neptune Masako Katsuki Agnès Gribe
Sailor Saturn Yuko Minaguchi Agnès Gribe
Luna Keiko Han Agnès Gribe
Artemis Yasuhiro Takato Claude Chantal (saisons 1-2)
Virginie Ogouz (saison 2-4)

Seconde série télévisée[modifier | modifier le code]

Le 6 juillet 2012, pour les 20 ans de la série, Tōei animation annonce la production d’un nouveau dessin animé Sailor Moon[59]. Intitulée Pretty Guardian Sailor Moon Crystal, la nouvelle série animée est réalisée par Munehisa Sakai et scénarisée par Yûji Kobayashi[60]. Le character design est confié à Yukie Sako. Le générique est interprété par le groupe d’idoles japonaises Momoiro Clover Z[59]. Une première affiche du dessin animé est mise en ligne sur le site officiel de Sailor Moon le 13 janvier 2014[61], tandis que sa diffusion est annoncée pour juillet 2014 en streaming sur le site Nico Nico Douga en version originale et sous-titrée en dix langues[62].

D’abord prévue pour l’été 2013, Pretty Guardian Sailor Moon Crystal est reportée à la fin de l’année 2013[63] avant d'être confirmée pour janvier 2014[62] et à nouveau repoussée pour juillet[64]. Selon le magazine Japan Lifestyle, de nombreux désaccords entre Naoko Takeuchi et Tōei Animation sont à l’origine de ces différents reports. Si l'auteur du manga exige une retranscription fidèle de son manga, Tōei Animation juge l’histoire originale trop sombre et souhaite produire une version plus édulcorée des aventures de Sailor Moon[65].

Films[modifier | modifier le code]

Grâce au succès du dessin animé, Sailor Moon a été adaptée en trois films d’animation. Réalisé par Kunihiko Ikuhara, Sailor Moon R - Le film (劇場版 美少女戦士セーラームーンR, Gekijōban Bishōjo Senshi Sērā Mūn Āru?) sort sur les écrans de cinéma nippons le . Le scénario original est écrit par Yasuhiro Yoshikawa et s’intéresse particulièrement au personnage de Fioré, un ancien ami de Mamoru Chiba, qui répand des fleurs maléfiques à la surface de la Terre. Le film a été adapté en français par AB Animation et sort au cinéma le sous le titre Sailor Moon : les Fleurs maléfiques[66].

Sailor Moon S, le film sort au Japon le . Réalisé par Hiroki Shibata et basé sur un scénario de Sukehiro Tomita, l’intrigue s’inspire du chapitre 41 du manga. Dans ce film, Princess Snow Kaguya, un extra-terrestre au cœur de glace, arrive sur Terre afin d’y construire un royaume gelé. Au même instant, Luna se fait renverser par une voiture et est recueillie par Kakeru Ōzora, un astronome au grand cœur. Luna finit par tomber amoureuse du jeune homme.

Enfin, le dernier film, Sailor Moon SuperS, les 9 guerrières unies ! Le miracle du Black Dream Hole sort le . Précédé du court-métrage Sailor Moon SuperS Plus: Ami-chan no Hatsukoi[67], le film est réalisé par Hiroki Shibata et scénarisé par Yasuhiro Yoshikawa. L’intrigue reprend des éléments de la légende du Joueur de flûte de Hamelin et comment Queen Badiane parvient à kidnapper les enfants de la Terre pour nourrir son Black Dream Hole afin d’avaler littéralement la planète.

Épisodes spéciaux[modifier | modifier le code]

Le monde merveilleux de Sailor Moon S est le premier épisode spécial de Sailor Moon à avoir été diffusé à la télévision, le . D'une durée de 30 min, il montre plusieurs extraits de la série, des premier et deuxième films de la série animée, le tout commenté par les doubleuses de Sailor Moon et Sailor Chibi Moon, Kotono Mitsuishi et Kae Araki.

Il est suivi par Sailor Moon SuperS Special, diffusé le sur TV Asahi[68], peu de temps après le début de la saison SuperS. D’une durée de 45 minutes, il est à ce jour inédit hors du Japon. Cet épisode regroupe en fait trois petites histoires :

  • Une élégante métamorphose ? Le journal intime de Usagi la pleurnicharde ( 華麗に変身?泣き虫うさぎの成長記録, Karei ni Henshin? Nakimushi Usagi no Seichokiroku?) ;
  • Le retour de Haruka et Michiru ! Le fantomatique spectacle de marionnettes (はるかみちる再び!亡霊人形劇, Haruka Michiru Futatabi! Bourei Ningyougeki?) ;
  • Les aventures de Chibiusa ! Le redoutable château du vampire (ちびうさの冒険!恐怖、吸血鬼の館, Chibiusa no Bouken! Kyoufu Kyuuketsuki no Yakata?).

Sailor Moon SuperS Special est ensuite sorti en VHS le 21 septembre 1996 au Japon[69].

Il existe également deux épisodes spéciaux qui ont précédé la projection du premier et du troisième films d'animation sortis au cinéma :

  • Make up! Sailor Senshi (メイク アップ!セーラー戦士?), sorti le .
  • Une petite histoire de Sailor Moon (美少女戦士セーラームーン外伝 亜美ちゃんの初恋?), sorti le

Accueil[modifier | modifier le code]

Dès la sortie du manga et du dessin animé, en 1992, la franchise rencontre un franc succès au Japon. Les aventures « papier » de Sailor Moon sont particulièrement plébiscitées par les lecteurs du magazine mensuel Nakayoshi, dont le tirage est alors estimé à plus d’un million de copies au milieu des années 1990, avec des pics à deux millions[36]. Le manga remporte en 1993 le prix du manga Kōdansha[70]. À la fin de l’année 1995, les treize premiers tankōbon du manga se sont vendus à plus d’un million d’exemplaires chacun[36]. En 2011, l’éditeur Kōdansha annonce avoir écoulé plus de 15 millions de copies des différentes éditions de Sailor Moon sur le territoire japonais[71].

Le dessin animé, diffusé chaque samedi à 19 h sur la chaîne nationale TV Asahi, n’est pas en reste, puisqu’il est suivi en moyenne par 11 % des téléspectateurs nippons[52]. La série d’animation est primée l’année de sa diffusion par la revue Animage[72]. Les aventures de Sailor Moon sont aussi adaptées en trois films d’animation, sortis entre 1993 et 1995. Lors de sondages réalisés par TV Asahi portant sur les meilleures séries d’animation, Sailor Moon se classe dix-huitième en 2005[73], puis trentième l’année suivante[74]. « Sailor Moon » est également le troisième terme le plus recherché sur Google en 2003, dans la catégorie « anime »[75].

La franchise s’exporte bien à l’étranger et le manga est traduit en dix-sept langues et est vendu dans plus de cinquante pays[76]. Le dessin animé, quant à lui, est diffusé dans trente-trois pays à la fin de l’année 1995, dont le Mexique, la Chine, le Brésil, les États-Unis et la plupart des pays d’Europe, dont la France et la Belgique. La franchise rapporte globalement plus d’un milliard et demi de chiffre d’affaires les deux premières années de son exploitation[77] et finalement, entre 1992 et 2012, plus de six milliards de dollars[76].

En France, le dessin animé Sailor Moon, racheté par AB Productions, devient l’une des séries emblématiques du Club Dorothée[78] et est particulièrement populaire auprès des filles[66]. Devant un tel succès, AB Productions tente de projeter au cinéma le film Les Fleurs Maléfiques en , mais la sortie est un échec commercial[79]. Aux États-Unis, en 1995, le dessin animé ne trouve pas son public[80], comme la plupart des autres séries d’animation japonaise de l’époque[81]. Rediffusée en 1998 sur Cartoon Network, la série connaît cette fois le succès. La réédition du manga, publiée treize ans plus tard, devient aussi populaire : le premier tome de Sailor Moon est le deuxième manga le plus vendu l’année de sa sortie, en 2011[82], tandis que le troisième tome de Sailor Moon est le manga le plus vendu l’année suivante[83]. Le , sur IMDB, le dessin animé a une note de 7/10, basée sur 6 100 votes.

Commentaires et critiques[modifier | modifier le code]

Deux jeunes filles grimées et déguisées en personnage de la série Sailor Moon. Sailor Uranus est à gauche de l'image, et a les cheveux blonds et courts, porte une robe bleue et un nœud jaune. Sailor Neptune est à droite, elle a les cheveux de couleur turquoise, ils sont longs et ondulés. Son costume est bleu turquoise également.
Cosplay de Sailor Uranus (à gauche) et Neptune (à droite).

La franchise Sailor Moon est créditée par les journalistes Fred Patten et Paul Gravett pour avoir renouvelé et popularisé le genre magical girl[84],[85]. En effet, si jusqu’à alors les magical girls n’utilisaient leurs pouvoirs que pour s’amuser, les filles de Sailor Moon les utilisent pour combattre le mal, ce qui est inédit à l’époque. De plus, les magical girls n’opéraient qu’isolément, alors que Sailor Moon propose un large panel d’héroïnes. Sailor Moon a influencé la création de nombreuses autres séries, comme Magic Knight Rayearth, Wedding Peach, Nurse Angel Ririka SOS, Revolutionary Girl Utena, ou encore Pretty Cure[86],[87]. Nicolas Penedo d’AnimeLand estime que la série est devenue particulièrement populaire grâce à l’intégration des codes du sentai dans l’univers des magical girls et un ton shônen qui attire un public masculin[88]. L’écrivain Jason Thompson, dans son livre Manga: The Complete Guide, reprend les mêmes arguments et attribue la note de 3/4 à la série, en comparant la série à une version moins sanglante de Saint Seiya[86].

Le journaliste Sylvain Durand du magazine Protoculture Addicts s’enthousiasme des dessins du manga qu’il juge « magnifiques », mais regrette que le scénario soit si inégal et compressé. Il note également que le manga a un ton plus tragique que le dessin animé et se focalise davantage sur la relation entre Usagi et Mamoru. Le dessin animé est, selon lui, plus cohérent et plus facile à comprendre. Il constate également que le dessin animé laisse plus de place au développement des personnages, avec un ton plus équilibré entre le tragique et le comique[89]. Les critiques saluent également la diversité des personnages[90], l’univers riche de références mythologiques[91] et les valeurs prônées par l’héroïne, que sont la force de l’amour et de l’amitié[92], l’égalité et la tolérance[91]. De son côté, Dolores Martinez reconnaît volontiers une certaine violence dans la série, mais elle constitue selon elle, un atout : grâce à leur comportement violent agressif et dominateur, les héroïnes de Sailor Moon parviennent à se détacher de l’image traditionnelle de la femme japonaise passive[93]. Le docteur en philosophie Timothy Perper rappelle que si ses dessins sont « sexy », voire « érotiques », Sailor Moon dépeint une certaine sexualité pleine de vie, vivante et profondément émouvante et sentimentale[94]. Sailor Moon est également associée au mouvement féministe girl power[95],[96].

La franchise, en particulier le dessin animé, est critiquée pour ses nombreux fillers et son scénario répétitif[97],[98],[99] et inégal[98]. Certains commentaires regrettent l’utilisation abusive de stock-shot, en particulier pour les transformations et les attaques[100],[101].

Controverses[modifier | modifier le code]

Dans la plupart des pays où Sailor Moon a été adaptée, le dessin animé a été jugé particulièrement violent[102]. De fait, la série a été censurée et de nombreuses scènes jugées choquantes ont été supprimées lors du montage pour les diffusions locales. Les scènes suggestives ou montrant de la nudité sont coupées au montage[102],[103].

L’homosexualité de certains personnages a été sujette à controverse. La relation entre Sailor Neptune et Sailor Uranus passe inaperçue dans la plupart des traductions du dessin animé. En France, Sailor Uranus est doublée par Philippe Ogouz et a donc une voix d’homme quand elle est en civile et devient une femme une fois transformée en guerrière[104]. Aux États-Unis, les deux femmes deviennent des cousines. Le personnage Fisheye de la quatrième saison est doublée par une femme alors que c’est un homme travesti[104],[102]. Au Mexique, un groupe de pression catholique accuse Sailor Moon de faire la promotion de l’homosexualité et du satanisme, entraînant alors pendant quelque temps le retrait du manga des librairies[105]. En Italie, la fin de la cinquième saison a dû être doublée à nouveau après que la psychologue Vera Slepoy indique que Sailor Moon « rend les petits garçons homosexuels »[103].

Comédies musicales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sera Myu.

La série Sailor Moon a été adaptée en une trentaine de comédies musicales et ce dès le succès du manga et du dessin animé en 1993. Appelées Sera Myu (セラミュ?), abréviation romanisée de Sailor Moon Musical (セーラームーン・ミュージカル?), les comédies musicales Sailor Moon sont au nombre de 30 et comptabilise plus de 800 représentations entre 1993 et 2005[106],[107]. Les adaptations sont mises en scènes par Bandai[108] et sont jouées généralement deux fois dans l'année : en été, au Sunshine Theatre du quartier Ikebukuro de Tokyo et en hiver en tournée dans les villes principales du Japon, dont Fukuoka, Osaka, Sendai ou Fukushima. La version hivernale de la comédie musicale est souvent revue : les promoteurs apposent alors le suffixe kaiteiban (改訂版?, litt. « édition révisée ») au nom de la production en cours.

La plupart des comédies musicales Sailor Moon sont pour la plupart des adaptations des arcs narratifs du manga et du dessin animé. D'autres proposent une histoire originale avec de nouveaux personnages et revisitent notamment le mythe de Dracula. Les comédies musicales sont jouées sans discontinuité de 1993 jusqu'en 2005, où la série est mise en suspens par Bandai. Elles ne reprennent que sept ans plus tard, avec la production de La Reconquista, jouée du 13 au 23 septembre 2013 au AiiA-Theater de Tokyo. Cette nouvelle comédie musicale est écrite et réalisée par Takuya Hiramitsu avec des musiques de Toshihiko Sahashi[109],[110].

Drama[modifier | modifier le code]

En 2003, Tōei animation annonce une adaptation en drama (tokusatsu) de la franchise Sailor Moon. Les premières auditions ont lieu en juin de la même année et attirent plus de 1 150 participants[111]. Naoko Takeuchi s’implique particulièrement dans le choix des acteurs[112]. La distribution finale est révélé le 31 juillet lors d’une conférence de presse à Yokohama[111]. La série est alors baptisée officiellement Pretty Guardian Sailor Moon (souvent abrégé en « PGSM » par les fans) et est produite par Tōei. Ce nom anglais est repris pour la réédition des mangas la même année. Le tournage commence le et le premier épisode est diffusé sur CBC/TBS le , à 7 h 30 du matin. La série se termine le .

Le drama reprend des éléments du premier arc du manga, puis s’en écarte sensiblement. Les principaux changements concernent Sailor Venus, qui, en civil, est Minako Aino, une célèbre chanteuse japonaise et qui ne s’intègre pas au groupe de Sailor Moon, mais aussi la création de nouveaux personnages comme Sailor Luna et Dark Sailor Mercury. Pretty Guardian Sailor Moon a bénéficié de nombreux effets spéciaux, en particulier pour les transformations et les attaques des personnages. Le scénario et la création des personnages propres à la version live sont supervisés par Naoko Takeuchi[113]. Finalement, la série compte 49 épisodes, dénommés, comme le manga, en « actes ». Deux épisodes spéciaux, Special Act et Act Zero sont sortis en direct-to-video après la diffusion de la série.

Musique[modifier | modifier le code]

Avec près de cinquante albums enregistrés pour toutes les adaptations de la franchise[114], sans compter les nombreuses comédies musicales, la musique a incontestablement un rôle de choix dans Sailor Moon. La composition de la plupart des musiques du dessin animé a été confiée à Takanori Arisawa[115]. Riche en instrument en cordes, comme les violons, violoncelles, la musique de Sailor Moon est plutôt romantique et accentue le côté shōjo de la série[116]. Les pistes qui accompagnent les transformations ont particulièrement été travaillées. Si les thèmes créés pour les transformations des premières guerrières Sailors sont légers et agrémentés d’un chœur de femmes, les musiques des guerrières du système solaire externe se distinguent par un violon particulièrement proéminent, accompagné d’une mélodie empressée au piano et d’un synthétiseur plutôt imposant[116]. La musique des troisième et quatrième saisons se distingue par leur côté jazz et baroque et une influence latino[117]. Enfin, la dernière saison, Sailor Stars fait la part belle à la musique, puisque les nouveaux personnages centraux, les Three Lights, forment un groupe pop particulièrement apprécié par les adolescentes. Takanori Arisawa dispose d’un orchestre plus important et réenregistre la plupart des musiques avec un univers plus riche[116]. Le ton des transformations est plus techno et veut coller avec la musique du milieu des années 1990, pour rendre les chansons des Three Lights plus réelles. Guitares électriques, batteries et synthétiseurs sont omniprésents dans les musiques de la saison. En 1993, Takanori Arisawa reçoit un prix de Columbia Records pour son travail sur la première saison de Sailor Moon[118].

Le premier générique de la série animée, Moonlight Densetsu (ムーンライト伝説?, litt. « La légende du clair de Lune »), est composé par Tetsuya Komoro et les paroles sont écrites par Kanako Oda. Il a été interprété pour les deux premières saisons par DALI, puis, pour la troisième et quatrième saison, par Moon Lips[119]. Le titre est primé en 1993 et 1994 par la revue Animage[120],[121]. La chanson a été reprise depuis par de nombreux artistes, dont Nana Kitade et Nozomi Tsuji. Les Momoiro Clover Z, qui interprètent le générique du nouveau dessin animé de 2013, reprennent régulièrement le titre pendant leurs concerts. Pour la dernière saison, le générique Moonlight Densetsu est remplacé par le titre Sailor Stars Song, dont les paroles ont été écrites par Naoko Takeuchi. Le morceau est composé par Shouki Araki et interprété par la chanteuse Kae Hanazawa[122].

La musique a également un rôle prépondérant dans le drama Pretty Guardian Sailor Moon, où de nouveaux thèmes ont été composés pour la série. La direction musicale a été cette fois confiée à Michiru Oshima[123]. Minako Aino devient une idole dans cette adaptation ; son interprète, Ayaka Komatsu, chante donc de nombreux titres, dont C’est la Vie, thème récurrent de la série. Le générique de Pretty Guardian Sailor Moon, Kirari☆Sailor Dream! a été écrit par Naoko Takeuchi et interprété par Sae[124]. Les autres actrices ont chacune enregistré deux titres qui sont sortis en CD single[114]. Un concert spécial a été enregistré le au Yomiuri Hall de Tokyo, puis distribué en DVD en août de la même année[125].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des jeux vidéo Sailor Moon.

La franchise Sailor Moon a été adaptée en jeux vidéo. La plupart des jeux sont commercialisés dans les années 1990 sur système Super Famicom et n’ont pas dépassé les frontières nippones, à l’exception du jeu Sailor Moon, sorti en 1994 en France sur Super Nintendo[126]. La plupart des adaptations sont des jeux de combat (beat them all) proches de Street Fighter ou Streets of Rage. Basé sur un scénario inédit, Sailor Moon : Another Story, développé par Angel en 1995, est le seul jeu de rôle de la série[127]. Enfin, Sailor Moon : La Luna Splende, dernier jeu de la licence, est distribué en 2011 seulement en Italie sur Nintendo DS[128].

Publications[modifier | modifier le code]

Pour promouvoir le travail de Naoko Takeuchi, l’éditeur Kōdansha décide de publier sept artbooks, entre 1994 et 1999. Enfin, pour compléter sa série, la mangaka a créé quatre histoires courtes hors-série qui viennent s’ajouter aux 52 chapitres qui composent l’histoire originale.

Artbooks[modifier | modifier le code]

En marge des cinq arcs du manga, Kōdansha publie cinq artbooks, tous appelés Original Picture Collection, regroupant les différents travaux de Naoko Takeuchi sur Sailor Moon. La plupart des dessins sont accompagnés d’un commentaire de l’auteure, où elle explique le processus de création de chaque personnage, les idées qu’elle a souhaité développer dans le manga et donne son avis sur le dessin animé. Un nouvel artbook avec un tirage limité est publié au Japon lors de la convention Comiket en 1997, après la fin du dessin animé. Appelé Volume Infinity, il regroupe de nouveaux dessins de Naoko Takeuchi mais aussi des fan art de l’équipe technique du dessin animé. Enfin, le dernier artbook, Materials Collection, est publié en 1999, toujours chez Kōdansha. C’est le livre le plus personnel de Naoko Takeuchi, où elle décrit ses sentiments vis-à-vis des personnages et de l’histoire, mais aussi toute leur personnalité. Le livre est conclu par une histoire courte, Parallel Sailor Moon, pour fêter l’année du lapin.

  • Bishoujo Senshi Sailor Moon Original Picture Collection Vol. I, sorti le au Japon[129] et paru chez Glénat en août 1999 sous le titre Le Grand Livre de Sailor Moon[130] ;
  • Bishoujo Senshi Sailor Moon Original Picture Collection Vol. II, sorti le au Japon[131] ;
  • Bishoujo Senshi Sailor Moon Original Picture Collection Vol. III, sorti le au Japon[132] ;
  • Bishoujo Senshi Sailor Moon Original Picture Collection Vol. IV, sorti le au Japon[133] ;
  • Bishoujo Senshi Sailor Moon Original Picture Collection Vol. V, sorti le au Japon[134] ;
  • Bishoujo Senshi Original Picture Collection: Volume Infinity, sorti le au Japon[135] ;
  • Bishoujo Senshi Sailor Moon Materials Collection, sorti le au Japon[136].

Histoires courtes[modifier | modifier le code]

Naoko Takeuchi a écrit quatre histoires en parallèle de la série principale. Dans la première édition de 1992, ces hors-séries ont été intégrés dans les volumes 11, 13, 15 et 17, tandis qu’ils sont publiés dans deux tomes à part pour la nouvelle édition de 2003.

Anime comics[modifier | modifier le code]

Des anime comics reprenant les histoires de la première série télévisée ont également été publiés. En France, seuls les deux premiers ont été édités par les éditions Montjoie[137]. Des livres de poche, reprenant l'histoire des trois films d'animation, ont également été publiés[N 4].

DVD[modifier | modifier le code]

Au Japon, l’intégrale de la série animée a été publiée sur support DVD en 2002. Chaque saison est séparée en six à huit volumes, avec une moyenne de 6 épisodes par coffret. En 2009, Toei Animation propose à nouveau la série DVD, mais cette fois-ci en deux coffrets par saison[138]. En France, les épisodes 149 à 166 sont sortis en DVD en 2004 et distribués par AB Distribution[139]. Ces épisodes, qui correspondent à la fin de la saison 4, n’ont jamais pu être diffusés à la suite de l'arrêt du Club Dorothée. Les DVD contiennent seulement la piste audio française et le montage censuré. Plus tard, en septembre 2013, Kazé publie la première saison de Sailor Moon en version non censurée avec la piste audio japonaise originale et la version française[140]. La parution de la deuxième saison est prévue pour juin 2014, tandis que la troisième saison devrait sortir à la fin de cette même année[141].

CD-ROM[modifier | modifier le code]

Des CD-ROM ont été édités au Japon. Ils contiennent des illustrations numérisées présentes sur les différents artbooks. Le premier est sorti le [142], et deux autres sont sortis le [143],[144]. Ils ont été compilés en un CD-ROM le [145].

Autres[modifier | modifier le code]

Depuis la création de Sailor Moon et son succès populaire auprès des enfants et des adolescents, certains fabricants de jouets, dont Bandai et Banpresto, se sont emparés du phénomène et ont produit plus de 5 000 produits dérivés de la franchise[146]. Des poupées aux figurines, en passant par les serviettes et le parfum, les nombreux objets sur Sailor Moon et ses amies sont collectionnés par de nombreux fans à travers le monde. Plus récemment, une ligne de cosmétiques, inspirée par la phrase de transformation « Make Up! »[N 5] des guerrières Sailors, a été éditée par Bandai[147].

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Chaque saison porte un nom différent, chronologiquement : Sailor Moon, Sailor Moon : R, Sailor Moon : S, Sailor Moon : SuperS, Sailor Moon : Sailor Stars.
  2. a et b Dans le manga et le dessin animé, les chats sont de vrais animaux. Dans le drama les chats sont en peluche.
  3. Les doublages français sont généralement exploités en France, au Benelux (union entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg) et en Suisse, voire dans les autres pays francophones (ex : Canada, etc.).
  4. Ces livres de poche ont été publiés sous les références suivantes :
  5. « Make Up! » peut être traduit par « maquillage ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Sailor Moon tome 2, 2012., acte 9 Serenity - Princess (pages 96 à 142).
  2. Sailor Moon tome 2, 2012., acte 10 Moon - Lune (pages 143 à 189).
  3. a, b et c Sailor Moon tome 7, 2013., acte 32 Infini 6 Trois guerrières (pages 57 à 106)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i Sailor Moon tome 7, 2013., acte 33 Infini 7 Transformation - Super Sailor Moon (pages 107 à 158).
  5. a et b Sailor Moon tome 2, 2012., acte 7 Mamoru Chiba - Tuxedo Mask (pages 5 à 50)
  6. a, b et c Sailor Moon tome 1, 2012., acte 1 Usagi - Sailor Moon (pages 5 à 47).
  7. a, b et c Sailor V tome 1, 2012., La naissance de Sailor V
  8. a et b Sailor Moon tome 1, 2012., acte 6 L’homme masqué - Tuxedo Mask (pages 198 à 240).
  9. Sailor Moon tome 3, 2012., acte 14 Fin puis commencement - Petite étrangère (pages 97 à 146).
  10. Sailor Moon tome 4, 2013, acte 18 Invasion - Sailor Venus (pages 50 à 94).
  11. a et b Sailor Moon tome 4, 2013, acte 19 Time warp - Sailor Pluto (pages 95 à 144).
  12. a, b et c Sailor Moon tome 4, 2013, acte 20 Crystal Tokyo - King Endymion (pages 145 à 191).
  13. Sailor Moon tome 6, 2013, acte 27 Infini 1 - Prémonition (pages 4 à 72).
  14. Sailor Moon tome 7, 2013, acte 34 Le labyrinthe infini 1 (pages 158 à 204).
  15. Sailor Moon tome 8, 2013, acte 39 Songe 1 (pages 159 à 230).
  16. Sailor Moon volume 14, 1997, Chapitre 40 : Rêve septième : Le rêve de Mercure.
  17. Sailor Moon volume 15, 1997, Chapitre 42 : Rêve neuvième : De la Terre à la Lune.
  18. a et b Sailor Moon volume 16, 1997, Chapitre 43 : Stars 1.
  19. Sailor Moon volume 16, 1997, Chapitre 44 : Stars 2.
  20. Sailor Moon tome 2, 2012., acte 2 Ami - Sailor Mercury (pages 48 à 80).
  21. Sailor Moon tome 2, 2012., acte 3 Rei - Sailor Mars (pages 81 à 123).
  22. Sailor Moon tome 2, 2012., acte 5 Makoto - Sailor Jupiter (pages 166 à 197).
  23. a et b Sailor Moon tome 7, 2013., acte 31 Infini 5 Sailor Pluto - Setsuna Meiō (pages 5 à 56).
  24. a et b Sailor Moon tome 6, 2013, acte 29 Infini 3 - Deux guerrières - Two soldiers (pages 128 à 81).
  25. Sailor Moon tome 5, 2013., acte 25 Confrontation - Death Phantom (pages 140 à 188).
  26. a et b Navok & Rudranath 2005., page 19
  27. (en) « Sailor Moon Season 1 Laserdisc », sur The Oracle (consulté le 5 août 2013)
  28. (en) « Kappa Magazine #62 », sur The Oracle (consulté le 5 août 2013)
  29. (en) « Interview Translations: ROLa Magazine and God of Backstage Show », sur Missdream.org (consulté le 15 août 2013)
  30. (ja) « Intervista Naoko Takeuchi », sur youtube.com (consulté le 5 août 2013)
  31. (en) « Naoko Takeuchi - Animax Interview », sur The Oracle (consulté le 5 août 2013)
  32. (en) « Sailor Moon - Astrology », sur UBLAFS anime (consulté le 15 août 2013)
  33. a et b « Les magical girls indispensables à avoir dans ta bibliothèque », sur Club-shojo.com (consulté le 15 août 2013)
  34. « L’Antiquité dans le manga : l’exception Thermae Romae ? », sur Actuabd.com (consulté le 15 août 2013)
  35. « Les mangas et la mythologie », sur Portailjeunes.banq.qc.ca (consulté le 15 août 2013).
  36. a, b et c (en) Frederik Schodt, Dreamland Japan: Writings on Modern Manga, Stone Bridge Press, Inc.,‎ 2011, 375 p. (ISBN 9781933330952), p. 95
  37. (en) « Bishoujo Senshi Sailor Moon Original Picture Collection Vol. I », sur Manga Style (consulté le 4 août 2013)
  38. (ja) Naoko Takeuchi, Materials Collection, Kodansha,‎ octobre 1999 (ISBN 4-06-324521-7)
  39. Navok & Rudranath 2005., page 20.
  40. Navok & Rudranath 2005., page 21.
  41. « Glénat - Sailor Moon #01 », sur web-archive.org (consulté le 5 août 2013)
  42. « Glénat - Sailor Moon #18 », sur web-archive.org (consulté le 5 août 2013)
  43. « Forum Manga - Licenses Sailor Moon/Ranma », sur Glenatmanga.com (consulté le 5 août 2013)
  44. (en) « Bishoujo Senshi Sailormoon: New Cover Edition », sur Mangastyle.net (consulté le 5 août 2013)
  45. « Refonte graphique des planches de Sailor Moon pour la nouvelle édition du manga (Shinzōban) », sur Morganmagnin (consulté le 5 août 2013)
  46. « Sailor Moon de retour chez Pika !! », sur Manga News (consulté le 18 août 2013)
  47. « Les histoires courtes de Sailor Moon bientôt chez Pika », sur Manga News (consulté le 18 août 2013)
  48. (ja) « 美少女戦士セーラームーン 完全版 », sur Kōdansha (consulté le 3 décembre 2013)
  49. (en) « Sailor Moon Kanzenban セーラームーン完全版 Vol. 1 Review », sur Sailormooncollectibles.com (consulté le 3 décembre 2013)
  50. a et b (en) « The creator of BISHOUJO SENSHI SAILORMOON speaks at the 1998 San Diego International Comics Convention », sur theblackmoon.com (consulté le 5 août 2013)
  51. (en) « Sailor Moon 101: Pretty, Powerful, And Pure Of Heart », sur MTV Geek (consulté le 26 août 2013)
  52. a et b (en) « Bishoujo Senshi Sailor Moon TV episode guide », sur Usagi.org (consulté le 25 juillet 2013)
  53. a, b et c « Planète Jeunesse - Sailor Moon », sur Planète Jeuensse (consulté le 4 septembre 2013)
  54. (en) « The International “relaunch” of SAILORMOON will take off from Italy », sur Toei-animation.com (consulté le 6 août 2013)
  55. (en) « Toei Shopping Sailor Moon Anime », sur Toei-animation.com (consulté le 8 août 2013)
  56. (pt) « Março de 2011 marca o regresso de Sailor Moon a Portugal! », sur smpt.hostei.com (consulté le 6 août 2013)
  57. « Sailor Moon diffusé en Allemagne », sur Toei-animation.com (consulté le 6 août 2013)
  58. (en) « Sailor Moon Stars (TV) », sur Anime News Network (consulté le 4 août 2013)
  59. a et b « Un nouvel anime Sailor Moon annoncé à Japan Expo ! », sur Wakanim.tv (consulté le 6 août 2013)
  60. « Une date de sortie pour la nouvelle adaptation de Sailor Moon », sur Animeland.com (consulté le 14 janvier 2014)
  61. (ja) « アニメ:美少女戦士セーラームーン20周年プロジェクト公式サイト », sur Sailormoon-official.com (consulté le 14 janvier 2014)
  62. a et b (en) « Here is our Sailor Moon anime and art book news », sur Tumblr (consulté le 15 octobre 2013)
  63. « Des détails sur le nouvel anime Sailor Moon pour l’hiver », sur Wakanim.tv (consulté le 6 août 2013)
  64. (en) « 1/10 - New Sailor Moon Anime Hits Niconico Douga in July! », sur Nicovideo.jp (consulté le 10 janvier 2014)
  65. (en) « Sailor Moon voice actress talks dub rumors », sur Crunchyroll.com (consulté le 15 octobre 2013)
  66. a et b Pierre Faviez, La Télé : un destin animé, Société des écrivains,‎ 2010 (ISBN 9782748047264)
  67. (ja) « 美少女戦士セーラームーンSuperS外伝 スペシャルプレゼント 亜美ちゃんの初恋 (1995) », sur Allcinema.net (consulté le 31 août 2013)
  68. « Sailor Moon SuperS : Special », sur Nautiljon (consulté le 31 août 2013)
  69. (ja) « 美少女戦士セーラームーンSuperS~スペシャル! [VHS »], sur Amazon (consulté le 31 août 2013)
  70. a et b « Kodansha Manga Award », sur Archive.org (consulté le 25 juillet 2013)
  71. (en) « Kōdansha USA announces the return of Sailor Moon », sur Kodansha Comics (consulté le 18 août 2013)
  72. a et b « L’Anime Grand Prix », sur Animint.com (consulté le 25 juillet 2013)
  73. (en) « TV Asahi Top 100 Anime », sur Anime News Network (consulté le 7 août 2013)
  74. (en) « Japan's Favorite TV Anime », sur Anime News Network (consulté le 7 août 2013)
  75. (en) « 2003 Year-End Google Zeitgeist », sur Google.com (consulté le 8 août 2013)
  76. a et b (en) « Happy 20th Anniversary to Sailor Moon! Special Live Event at Nico Nico on July 6th! », sur Kodansha Comics (consulté le 6 juillet 2013)
  77. (en) Mediaweek, Volume 4, A/S/M Communications,‎ 1994
  78. « Il y a 15 ans, le Club Dorothée s’arrêtait », sur Directmatin.fr (consulté le 8 août 2013)
  79. Alain Kahn et Olivier Richard, Les Chroniques de Player One, Pika,‎ 2010 (ISBN 9782811605926)
  80. (en) Frenchy Lunning, Emerging Worlds of Anime and Manga, Volume 1, Minnesota Press,‎ 2006 (ISBN 9780816649457), p. 36
  81. (en) Fred Ladd, Astro Boy and Anime Come to the Americas: An Insider's View of the Birth of a Pop Culture Phenomenon, Minnesota Press,‎ 2009 (ISBN 9780786452576), p. 120
  82. (en) « Naruto and Sailor Moon Top List of 2011's Top 100 Best Selling Manga », sur Crunchyroll.com (consulté le 8 août 2013)
  83. (en) « North America's 100 Best Selling Manga of 2012 », sur Genzai.fr (consulté le 8 août 2013)
  84. (en) Fred Patten, Watching Anime, Reading Manga: 25 Years of Essays and Reviews, Stone Bridge Press,‎ août 2004 (ISBN 9781880656921), p. 50
  85. (en) Paul Gravett, Manga: 60 Years of Japanese Comics, Harper Design,‎ août 2004 (ISBN 9781856693912), p. 78
  86. a et b (en) Jason Thompson, Manga: The Complete Guide, Ballantine Books et Del Rey,‎ 2007 (ISBN 9780345485908), p. 199 et 309
  87. (en) Gilles Poitras, Anime Essentials: Every Thing a Fan Needs to Know, Stone Bridge Press,‎ 2010 (ISBN 1880656531), p. 31
  88. Nicolas Penedo, Dico Manga: Le dictionnaire encyclopédique de la bande dessinée japonaise, Fleurus,‎ 2008 (ISBN 9782215079316), p. 464
  89. Sylvain Durand, Protocultures Addicts numéro 39, Protoculture, inc.,‎ Mars, avril 1996
  90. Millennial Monsters: Japanese Toys and the Global Imagination, University of California Press,‎ 2006 (ISBN 9780520245655)
  91. a et b « La magie de l’amour et de l’amitié », sur Librariemonet.com (consulté le 11 août 2013)
  92. (en) Japan Pop!: Inside the World of Japanese Popular Culture, M. E. Sharpe,‎ 2000 (ISBN 978-0-7656-0561-0), p. 259–278
  93. (en) Dolores Martinez, The Worlds of Japanese Popular Culture: Gender, Shifting Boundaries and Global Cultures, Cambridge University Press,‎ 1998 (ISBN 9780521637299), p. 104
  94. (en) Non-Western Sexuality Comes to the U.S.: A Crash Course in Manga and Anime for Sexologists,‎ 2005
  95. (en) « Young Females as Super Heroes: Superheroines in the Animated Sailor Moon », sur Femspec.org (consulté le 8 août 2013)
  96. (en) Feminism and Pop Culture: Seal Studies, Seal Press,‎ 2008, p. 97
  97. « Sailor Moon », sur Cyberses.free.fr (consulté le 8 août 2013)
  98. a et b « Fiche de lecture Sailor Moon par Tompopo », sur Mangagate.com (consulté le 8 août 2013)
  99. (en) « Reviews: Sailor Moon », sur Tvtropes.org (consulté le 8 août 2013)
  100. (en) « Review Sailor Moon SuperS », sur Finnclarck.thiswaydown.org (consulté le 8 août 2013)
  101. (en) « Usagi's Sailor Moon Tribute Page », sur Maison-otaku.net (consulté le 8 août 2013)
  102. a, b et c « La censure dans Sailor Moon », sur Waterysilence.free.fr (consulté le 8 août 2013)
  103. a et b (en) « Cuts & Changes - Sailor Moon in Italy », sur The Oracle (consulté le 8 août 2013)
  104. a et b « Sailor Moon est le dessin animé le plus gay qui ait jamais existé », sur Dailygeekshow.com (consulté le 11 août 2013)
  105. (en) « Yaoi: Redrawing Male Love », sur Archive.org (consulté le 11 août 2013)
  106. (en) « All Musicals », sur Myu Corner (consulté le 26 août 2013)
  107. « Le casting de la nouvelle comédie musicale Sailor Moon dévoilé », sur Côté Japon,‎ 9 juin 2013 (consulté le 25 juillet 2013)
  108. (en) « SeraMyu Information », sur Sera Myu Second Stage Shrine (consulté le 26 août 2013)
  109. « Insolite : Sailor Moon en comédie musicale à Tokyo à partir du 13 septembre », sur Musicalavenue (consulté le 30 août 2013)
  110. (en) « New SAILOR MOON Musical Cast Performs Live », sur Broadwayworld (consulté le 30 août 2013)
  111. a et b (en) « Make-up! Pretty Guardian Sailormoon », sur Sailordream.com (consulté le 5 août 2013)
  112. (en) « Sailor Moon Live Action Serie », sur Japaneseanime.uk (consulté le 5 août 2013)
  113. (en) « Live action information: history & origin », sur Sailorwar.net (consulté le 5 août 2013)
  114. a et b (en) « Sailor Music », sur Sailor Music (consulté le 18 août 2013)
  115. (en) « Takanori Arisawai », sur Giant Bomb (consulté le 18 août 2013)
  116. a, b et c (en) « The Music of Arisawa Takanori », sur Sailor Music (consulté le 18 août 2013)
  117. (en) « Interview with Arisawa Takanori », sur Kurozuki (consulté le 18 août 2013)
  118. (en) « Music: Takanori Arisawa », sur TV Tropes (consulté le 18 août 2013)
  119. « Paroles et Traduction Moonlight Densetsu », sur Anime Kaillou (consulté le 18 août 2013)
  120. (ja) « >>第16回アニメグランプリ[1994年5月号) », sur Animage (consulté le 18 août 2013)
  121. (ja) « >>第15回アニメグランプリ[1993年5月号) », sur Animage (consulté le 18 août 2013)
  122. « Paroles et Traduction Sailor Stars Song », sur Anime Kaillou (consulté le 18 août 2013)
  123. (en) « Michiru OSHIMA », sur Anime News Network (consulté le 18 août 2013)
  124. (en) « Kirari* Sailor Dream! », sur Sailor Music (consulté le 18 août 2013)
  125. (en) « Buying Guide: PGSM DVD Kirari Super Live Special », sur Sailor Dream (consulté le 18 août 2013)
  126. « Fiche du jeu Sailor Moon », sur Gamekult (consulté le 31 août 2013)
  127. « Fiche technique de Sailor Moon : Another Story », sur Jeuxvidéo.com (consulté le 30 août 2013)
  128. (en) « New Sailor Moon DS Game to Ship in Spring in Italy », sur Anime News Network (consulté le 30 août 2013)
  129. (ja) « 美少女戦士セーラームーン 原画集(1) », sur Kōdansha (consulté le 19 août 2013)
  130. « Sailor Moon Grand Livre », sur Manga-news.com (consulté le 19 août 2013)
  131. (ja) « 美少女戦士セーラームーン 原画集(2) », sur Kōdansha (consulté le 19 août 2013)
  132. (ja) « 美少女戦士セーラームーン 原画集(3) », sur Kōdansha (consulté le 19 août 2013)
  133. (ja) « 美少女戦士セーラームーン 原画集(4) », sur Kōdansha (consulté le 19 août 2013)
  134. (ja) « 美少女戦士セーラームーン 原画集(5) », sur Kōdansha (consulté le 19 août 2013)
  135. (en) « Bishoujo Senshi Original Picture Collection: Vol. Infinity », sur Manga Style (consulté le 20 août 2013)
  136. (ja) « 『美少女戦士セーラームーン』設定資料集 », sur Kōdansha (consulté le 19 août 2013)
  137. « Sailor Moon - Anime Comics », sur Manga-news.com (consulté le 19 août 2013)
  138. « DVD box set », sur Moon Kitty (consulté le 2 septembre 2013)
  139. « DVD Sailor Moon », sur Sailor Moon TV (consulté le 2 septembre 2013)
  140. « Sailor Moon en DVD en septembre », sur AnimeLand (consulté le 6 août 2013)
  141. « Sailor Moon de retour en Juin 2014 », sur Manga-news.com (consulté le 10 janvier 2014)
  142. (ja) « 美少女戦士セーラームーン Macintosh版CD-ROM原画集 », sur Kōdansha (consulté le 19 août 2013)
  143. (ja) « 美少女戦士セーラームーン PHOTO-CD原画集 », sur Kōdansha (consulté le 19 août 2013)
  144. (ja) « 美少女戦士セーラームーン PHOTO-CD原画集(2) », sur Kōdansha (consulté le 19 août 2013)
  145. (ja) « 美少女戦士セーラームーン Windows版CD-ROM原画集 », sur Kōdansha (consulté le 19 août 2013)
  146. (en) « Asia Says Japan Is Top of the Pops », sur Cnn.com (consulté le 25 juillet 2013)
  147. (en) « Official Sailor Moon make up products! », sur Moon Kitty (consulté le 18 août 2013)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 21 septembre 2013 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.