Global Precipitation Measurement

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Global Precipitation Measurement

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Vue d'artiste de GPM core et de la flotte GPM

Caractéristiques
Organisation NASA, JAXA
Domaine Étude du climat de la Terre
Statut en développement
Masse 3300 kg
Lancement février 2014 (prévu)
Lanceur H-IIA
Durée de vie 5 ans
Satellite de Terre
Altitude 407 km
Inclinaison 65°
Programme Earth Systematic Missions (NASA)
Principaux instruments
DPR Radar en bande Ka et Ku
GMI Radiomètre

Global Precipitation Measurement (en français Mesure des précipitations globales) ou GPM est un programme de plusieurs agences spatiales piloté par l'agence spatiale américaine NASA dont l'objectif est d'effectuer des mesures périodiques rapprochées des précipitations au niveau de l'ensemble de la planète. Ce programme prend la suite de la mission Tropical Rainfall Measuring Mission avec des objectifs plus étendus. Plusieurs satellites doivent collecter des données dont la cohérence sera assurée par le satellite GPM Core Observatory développé par la NASA avec une participation importante de l'agence spatiale japonaise JAXA. Les données collectées par la flotte de satellites GPM doivent permettre d'améliorer au quotidien les prévisions météorologiques, mieux prévenir les catastrophes naturelles liées aux inondations ou aux périodes de sécheresse et, pour le long terme, contribuer à l'amélioration de la modélisation du changement climatique. GPM Core Observatory est un satellite de 3,2 tonnes qui emporte deux instruments particulièrement élaborés : un radar bi-fréquence et un radiomètre.

Contexte[modifier | modifier le code]

Le satellite Tropical Rainfall Measuring Mission (TRMM) développé par les agences spatiales japonaise JAXA et américaine NASA et lancé en 1997 utilise des instruments micro-ondes à la fois actif et passif pour mesurer les précipitations au niveau des Tropiques. Dans le cadre de sa mission il mit en évidence les avantages d'une coopération avec les autres satellites pour l'étude des précipitations et a démontré l'importance de disposer d'un satellite placé sur une orbite qui ne soit pas héliosynchrone pour venir compléter les informations fournies par des satellites faisant leur observation systématiquement à la même heure du jour (caractéristique d'un satellite héliosynchrone). Le satellite GPM Core Observatory est une version évoluée de TRMM dont les instruments mesuraient de manière prioritaire les précipitations fortes et moyenne au-dessus des océans tropicaux et subtropicaux. GPM étend ce périmètre d'observations aux précipitations de faible intensité (jusqu'à 0,5 mm par heure) ainsi qu'à la neige, qui prédominent aux latitudes moyennes et hautes. Cette capacité a nécessité la misse au point d'instruments adaptés[1]

Le programme Global Precipitation Measurement a pour objectif de mesurer les précipitations de manière globale l met en œuvre plusieurs satellites. Il repose sur la mise en oeuvre d'un satellite central (GPM Core Observatory) porteur d'un radiomètre et d'un radar pour mesurer les précipitations depuis l'espace et servir de référence pour unifier les mesures effectuées par les autres engins spatiaux rattachés au programme. GPM Core Observatory doit être lancé en février 2014. Il n'est pas placé en orbite héliosynchrone mais sur une orbite faiblement inclinée (65°) à une altitude de 407 km. GPM Core fait partie du programme Earth Systematic Missions de la NASA. Les autres satellites sont fournies par les différents participants au programme mais n'ont généralement pas été développées dans le cadre de ce programme. Les satellites participant au programme GPM sont[2] :

  • Les satellites météorologiques militaires américains DMSP qui fournissent les données de leur sondeur/imageur micro-ondes
  • le satellite franco-indien Megha-Tropiques qui fournit les données de son radiomètre MADRAS et de son sondeur microondes SAPHIR
  • le satellite de l'organisation météorologique américaine NOAA NOAA-19.
  • Les satellites MetOp de l'organisation météorologique européenne Eumetsat
  • Le satellite météorologique expérmimental de la NASA NPOESS
  • Les futurs satellites météorologiques polaires communs NASA-NOAA JPSS
  • Le futur satellite météorologique militaire américain DWSS

Objectifs[modifier | modifier le code]

Le programme a trois objectifs[3] :

  • Contribuer à améliorer les prévisions de changement climatique en fournissant des mesures des précipitations sur l'ensemble de la planète, leur distribution et les processus physique à l’œuvre
  • Améliorer la précision des prévisions météorologiques et des précipitations par une mesure précise des taux de précipitations et de la chaleur latente.
  • Fournir un échantillonnage plus fréquent et plus complet des précipitations pour permettre une meilleurs prévision des inondations et une meilleure gestion des événements menaçant les ressources en eau potable.
Le satellite GPM core est inspecté dans la salle blanche de l'agence spatiale japonaise.

Caractéristiques techniques de GPM Core Observatory[modifier | modifier le code]

GPM Core Observatory est un satellite de 3,2 tonnes dérivé de Tropical Rainfall Measuring Mission qui embarque deux instruments :

  • Le radar bifréquence DPR (Dual-frequency Precipitation Radar) fourni par la JAXA. Il s'agit du premier instrument de ce type lancé dans l'espace fonctionnant à fois en bande Ku (13,6 Ghz) et en bande Ka (35,5 Ghz). L'instrument permet de construire d'effectuer des mesures tridimensionnelles de la structure des précipitations sur une largeur de 125 (bande Ka) et 250 km (bande Ku). Ce radar est plus sensible que celui embarqué à bord de TRMM en ce qui concerne les précipitations modérées et son fonctionnement en double fréquence lui permet d'obtenir des informations nouvelles sur la distribution de la taille des gouttes d'eau. De plus ses mesures des phénomènes physiques à l'échelle du micron lui permet de fournir de nouveaux éclairages sur la manière dont les processus amenant les précipitations peuvent être affectés par les activités humaines[4] .
  • Le radiomètre micro-ondes GMI (GPM Microwave Imager) développé par la NASA est un instrument multi-canaux avec une fauchée de 885 km de large qui utilise 13 canaux s'étageant entre 10 et 183 GHz. Ces canaux ont été choisis car ils permettent de déterminer les caractéristiques des précipitations, quelle que soit leur intensité, en utilisant les différences de polarisation de chaque canal pour déterminer l'épaisseur optique et le contenu en eau[5] .
Schéma du satellite GPM Core Observatory.

Déroulement de la mission[modifier | modifier le code]

Le satellite a été lancé le 28 février 2014 par une fusée japonaise H-IIA depuis la base de lancement de Tanegashima au sud du Japon[6]. L'exploitation des données est à la charge du centre de vols spatiaux Goddard de la NASA

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « GPM mission overview », NASA (consulté le 15/12/2013)
  2. (en) « GPM science objectives », NASA (consulté le 15/12/2013)
  3. (en) « Science Missions », NASA
  4. (en) « Dual-frequency Precipitation Radar (DPR) », NASA (consulté le 16 décembre 2013)
  5. (en) « GPM Microwave Imager (GMI) », NASA (consulté le 16 décembre 2013)
  6. (en) « NASA and JAXA Launch New Satellite to Measure Global Rain and Snow », NASA

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]