Hayabusa 2

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Hayabusa 2

Caractéristiques
Organisation JAXA
Domaine Étude astéroïde (162173) 1999 JU3
Statut Développement
Masse ~600 kg (ergols 100 kg)
Lancement fin 2014
Lanceur H-IIA
Fin de mission 2020 (retour capsule sur Terre)
Site Site officiel
Principaux instruments
ONC Caméras
LIDAR Altimètre
NIRS / TIRS Spectromètres Infrarouge
MINERVA II (rover) thermomètre, caméras
MASCOT (atterrisseur) caméra, magnétomètre, radiomètre, microscope

Hayabusa 2 est une mission spatiale vers l'astéroïde (162173) 1999 JU3 que la JAXA, l'agence spatiale japonaise, étudie depuis 2006 pour un lancement fin 2014. La sonde spatiale prend la suite d'Hayabusa lancée en 2003 qui était parvenue à ramener malgré de nombreux déboires une petit quantité de sol d'un astéroïde. Les principales caractéristiques d'Hayabusa 2 sont identiques à celles de son prédécesseur mais il doit utiliser une méthode différente pour collecter les échantillons. Il dispose d'une petit atterrisseur fourni par les agences spatiales française (CNES) et allemande (DLR. L'astéroïde étudié est de type C c'est-à-dire susceptible de contenir des matériaux organiques. Le retour sur Terre de la capsule d'échantillons du sol est prévu vers 2020.

Historique du projet[modifier | modifier le code]

En 2006 la commission japonaise des activités spatiales accepte de donner une suite à la mission de retour d'échantillons Hayabusa qui était alors en cours. Initialement, la conception d'Hayabusa 2 devait être très proche de la première sonde spatiale mais en juillet 2009 les responsables du projet annoncent que la nouvelle sonde utilisera une nouvelle méthode pour collecter les échantillons reposant sur l'envoi d'un impacteur. En aout 2010 l'agence spatiale obtient le feu vert du gouvernement pour débuter les développements. Le cout du projet est estimé à 16,4 milliards de Yens. En janvier 2012 l'industriel NEC à Tokyo, qui avait déjà réalisé la première sonde, commence la construction de Hayabusa 2. Le projet rencontre des problèmes de financement et la JAXA recherche de partenaires. En juin 2013, les agences spatiales françaises (CNES) et allemande (DLR) annoncent qu'elle développeront ensemble le petit atterrisseur MASCOT (Mobile Asteroid surface SCOuT) qui doit être déposé à la surface de l'astéroïde pour analyser son sol[1].

Objectifs scientifiques[modifier | modifier le code]

La cible de Hayabusa 2 est (162173) 1999 JU3, un astéroïde de type C. Contrairement à Itokawa visité par la première sonde qui était de type S, le type C est susceptible de renfermer des matériaux organiques et constitue donc une cible de choix. 1999 JU3 circule sur une orbite similaire à celle de Itokawa et s'approche parfois relativement près de l'orbite terrestre L'astéroïde est de forme à peu près sphérique avec un diamètre d'environ 920 mètres. Sa période de rotation est de 7,6 heures. son albédo de 0,06 est faible[2].

Hayabusa 2 après s'être placé en orbite autour de l'astéroïde doit étudier à distance les caractéristiques de celle-ci, puis envoyer un atterrisseur chargé d'effectuer des analyses in situ avant d'effectuer un prélèvement d'échantillon qui est ramené sur Terre. La mission Hayabusa 2 remplit ainsi deux types d'objectif scientifiques  :

  • L'étude de l'astéroïde à l'échelle macroscopique pour toutes les caractéristiques à distance de l'astéroïde : caméras multispectrales, spectromètre proche infra-rouge, imageur thermique infra-rouge, altimètre laser
  • L'étude de l'astéroïde à l'échelle microscopique à partir des échantillons rapportés.

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

La sonde spatiale d'une masse de 600 kg dont 100 kg d'ergols. De forme parallélépipédique (1,0 m × 1,6 m × 1,2 m) il est alimenté en énergie par des panneaux solaires fixes déployés en orbite (envergure 6 mètres) fournissant 2,6 kW à 1 Unité astronomique. La propulsion principale utilise des moteurs ioniques (4 moteurs ayant une poussée de 28 mN) utilisant du xénon avec une impulsion spécifique de 2 080 s fournissant un delta-V total de 2 km/s. Les petites corrections de trajectoire et les manœuvres à proximité de la Terre et de l'astéroïde sont effectuées à l'aide de 12 petits propulseurs chimiques brulant de l'hydrazine et ayant ne poussée de 20 newtons. Le contrôle d'attitude est réalisé à l'aide de 4 roues de réaction, 2 viseurs d'étoile, 2 centrale à inertie, 4 accéléromètres et 4 senseurs solaires. Les télécommunications sont assurées via deux antennes fixes à grand gain (une en bande X l'autre en bande Ka) et une antenne moyen gain[3],[4].

Instrumentation scientifique[modifier | modifier le code]

La charge utile est composée en grande partie d'instruments déjà présents sur Hayabusa mais également de nouveaux instruments [3] :

  • Imageur multibande ONC
  • Spectromètre proche infrarouge NIRS3 (Near IR Spectrometer)
  • Imageur thermique infrarouge TIR (Thermal IR Imager)
  • Altimètre laser LIDAR
  • Rover Minerva II  : ce petit rover similaire à celui embarqué par Hayabusa devrait emporter des caméras et des thermomètres

Les instruments/équipements suivants sont nouveaux :

  • Un petit impacteur SCI (Small Carry-on Impactor) emporte une charge d'explosifs et doit créer un cratère de 2 mètres de diamètre permettant de recueillir des échantillons du sous-sol
  • L'atterrisseur MASCOT de 10 kg fournit par l'agence spatiale allemande avec une collaboration du CNES est un héritage de la sonde Rosetta. Fonctionnant sur batterie (220 Wh) MASCOT dispose de 12 heures d'autonomie et peut effectuer 3 déplacements grâce à un système de levier. Il emporte 3 kg de charge utile constituée :

Déroulement de la mission[modifier | modifier le code]

La sonde spatiale doit être lancée en décembre 2014. Son arrivée à proximité de l'astéroïde 1999 JU3 est prévu vers juin 2018. Après un séjour d'un an et demi près de l'astéroïde, la sonde repart fin 2019 et largue la capsule d'échantillons aux abords de la Terre en décembre 2020[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Rémy Decourt, « En bref : le Cnes et le DLR fourniront l'atterrisseur d'Hayabusa-2 », futurasciences,‎ 27 juin 2013
  2. (en) « Asteroid explorer "Hayabusa 2" », JAXA (consulté le 2 juillet 2013)
  3. a et b (en) « Asteroid explorer "Hayabusa 2" », JAXA (consulté le 2 juillet 2013)
  4. « La sonde Hayabusa 2 », CNES (consulté le 5 juillet 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]