Hervé Bourges

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Hervé Bourges

Description de cette image, également commentée ci-après

Hervé Bourges lors des fêtes du 80e anniversaire de l'ESJ, à Lille, en 2004.

Naissance 2 mai 1933 (81 ans)
Rennes, Ille-et-Vilaine
Nationalité Française (et algérienne)
Pays de résidence France
Profession Journaliste
Autres activités
Formation

Hervé Bourges, né le 2 mai 1933 à Rennes, est un journaliste et dirigeant de l'audiovisuel français ayant également la nationalité algérienne[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Sorti premier de l'école de journalisme de Lille en 1956, il refuse un poste au Figaro, préférant une place à l'hebdomadaire Témoignage chrétien qui militait contre la guerre d'Algérie. Deux ans plus tard, il est appelé à servir sous les drapeaux en Algérie. On lui confie l'organisation du théâtre aux armées et l'encadrement des jeunes d'Aïn Arnat, ville à proximité du camp. À son retour, il est membre du cabinet d'Edmond Michelet, assistant à la pacification de l'Algérie.[réf. nécessaire]

Il devient conseiller de Ben Bella dans l'Algérie indépendante; puis en 1970 il dirige l'école de journalisme de Yaoundé (Cameroun).

En 1976, il est nommé directeur de l'École supérieure de journalisme de Lille, à la suite de Robert Hennart. Il dirige ensuite Radio France internationale puis il est nommé à la tête de TF1 avant de devenir PDG de Radio Monte-Carlo. Le 19 décembre 1990, Hervé Bourges est nommé à la tête d'Antenne 2 et de FR3 à la place de Philippe Guilhaume. C'est sous sa présidence que furent rebaptisés les deux chaînes publiques sous les appellations de France 2 et France 3 le 7 septembre 1992 formant ainsi le groupe France Télévisions.

Ses qualités politiques et diplomatiques le font nommer ambassadeur de France auprès de l'Unesco en 1993. Deux ans plus tard, il dirige le CSA, imposant une certaine morale qui lui vaudra parfois d'être raillé par la profession. En 2001, Hervé Bourges devient président de l'Union internationale de la presse francophone.

Il a écrit des ouvrages autobiographiques dont De mémoire d'éléphant, sur l'Algérie, pays qui lui tient à cœur, dont L' Algérie à l'épreuve du pouvoir. Il participe à un documentaire sur ce pays Algérie : naissance d'une nation (1956-1962) en 2003. Il publie à nouveau une rétrospective sur ses années télé Sur la télé : mes 4 vérités en 2005. En 2012, il est l'auteur du film documentaire en deux parties L'Algérie à l'épreuve du pouvoir réalisé par Jérôme Sesquin.

En 2012, France Télévisions lui a consacré un documentaire, Hervé Bourges, les braises et la lumière, de Jérôme Sesquin, produit par Flach Film Production. Ce film a été diffusé dans le cadre de la collection Empreintes de France 5.

Études[modifier | modifier le code]

Carrière[modifier | modifier le code]

Il a beaucoup été brocardé par les Guignols de l'info avec sa caricature moraliste du paysage audiovisuel français. Il est l'auteur de la phrase : « J'aime pas que vous parliez de « cabanis ». ».

Distinction[modifier | modifier le code]

Il est officier de la Légion d'honneur depuis le 5 mai 1998. Il est promu au grade de commandeur de la Légion d'honneur le 14 juillet 2011[3].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Le club audiovisuel de Paris a attribué le « Laurier du meilleur Documentaire » au film L'Algérie à l'épreuve du pouvoir, dans le cadre des Lauriers de la radio et de la télévision 2013[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alors que les médias étrangers sont bannis : Bouteflika autorise l’implantation de la web-TV d’Hervé Bourges, Algérie-Focus
  2. Journal officiel de la République algérienne, 9 août 1963, p. 790
  3. Décret du 13 juillet 2011 portant promotion
  4. [1].

(en) Hervé Bourges sur l’Internet Movie Database