Jérôme Fillol

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Jérôme Fillol

Description de l'image  ST vs SF - Jerome Fillol 1 bis.jpg.
Fiche d'identité
Naissance 10 février 1978 (36 ans)
à Agen (France)
Taille 1,72 m (5 8)
Position Demi de mêlée
Carrière en senior
Période Équipe M (Pts)a
1998-2002
2002-2003
2003-2004
2004-2008
2008-2011
2011-
Stade toulousain
Stade français
USA Perpignan
Stade français
Racing Métro 92
Stade français
30 (25)[1]
16 (5)[1]
17 (5)[1]
108 (234)[1]
68 (48)[1]
47 (66)[1]


a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
Dernière mise à jour le 27 avril 2013.

Jérôme Fillol (dit Belette), né le 10 février 1978 à Agen (Lot-et-Garonne), est un joueur de rugby à XV français qui évolue au poste de demi de mêlée au sein de l'effectif du Stade français Paris (1,72 m pour 75 kg). Il a, auparavant, joué pour le Stade toulousain de 1998 à 2002, puis au Stade français Paris pendant la saison 2002-2003. En 2003-2004 il joue sous les couleurs de l'USAP avant de rejoindre le Stade français Paris pour 4 ans de 2004 à 2008. En 2008, il part au Racing Métro 92. En 2011 il revient au Stade français Paris.

Il est le petit-fils de Guy Basquet.

Carrière[modifier | modifier le code]

À son retour au Stade français Paris en 2004, il se voit placé par Fabien Galthié en position de « joker de luxe », Agustín Pichot étant alors le titulaire indiscutable à la mêlée parisienne (il aura tout de même été titulaire 14 fois sur 32 matchs, championnat et coupe d'Europe cumulés, lors de la saison 2004-05). Mais la fin de saison va le catapulter sur le devant de la scène.

Le 23 avril 2005, pour la demi-finale de coupe d'Europe contre le Biarritz olympique au Parc des Princes, Gonzalo Quesada et David Skrela sont forfaits. Fabien Galthié se retrouve sans ouvreur. Il fait alors le pari osé de le titulariser à l'ouverture, poste qu'il n'a que brièvement occupé dans les catégories jeunes. Chahutés et dominés par les Biarrots, les parisiens lui devront d'être restés dans le match jusqu'au fameux essai de Christophe Dominici au bout des arrêts de jeu. Pour une première à l'ouverture et dévolu au rôle de buteur, il aura marqué 15 des 20 points de son équipe (1 essai, 2 transformations, 2 pénalités).

Le 3 juin 2005, c'est une autre demi-finale qui attend le Stade français Paris, et c'est le Stade toulousain qui lui barre la route de la finale. Comme souvent, il entre en jeu à la 70e minute, alors que le Stade toulousain vient de recoller au score 23 à 18. À la 77e minute, le public frémit : sur une combinaison des 3/4 toulousains, Florian Fritz vient de déchirer le premier rideau parisien, et le deuxième est en retard. Un boulevard s'ouvre devant lui pour un essai entre les perches, qui laisse présager un K.O. à 25-23 au score. Il se jette et d'un geste désespéré accroche la jambe gauche de Fritz d'une « cuillère ». Le centre toulousain tombe, et commet un en-avant. Paris dos au mur est sauvé in-extremis, et tiendra son avantage jusqu'à la sirène de fin.

Ces deux matchs vont marquer la montée en puissance du demi de mêlée au sein de l'équipe parisienne. S'il reste toujours un joueur de « money time » capable de faire basculer un match sur une action, les pépins physiques répétés d'Agustín Pichot vont faire de lui l'un des joueurs les plus utilisés de la saison 2005-2006 (titulaire 23 fois sur 27 matchs, championnat et coupe d'Europe cumulés). Ses performances auront été régulières tout au long de la saison, plébiscitées à la fois par Fabien Galthié et par les supporters parisiens.

Avec l'arrivée du castrais Alexandre Albouy, il a fait part de sa volonté de s'imposer comme titulaire à la mêlée parisienne, ainsi que d'être capable d'endosser le rôle de buteur, ce qu'il a déjà fait occasionnellement (lors de la demi-finale de Top 14 contre le Stade toulousain au stade de Gerland lors de la saison 2005-2006 par exemple). Il est probable que c'est cette ambition, couplée à un soutien renouvelé de son entraîneur, qui l'ont poussé à rester à Paris malgré une proposition en or de son club de cœur, le SU Agen.

Lors de la 26e et dernière journée du championnat de la saison 2006-2007, le Stade français affronte Agen, alors en position de relégable. Plusieurs journaux, dont l'Équipe ou la Dépêche du Midi[2] se font l'écho de sa volonté de ne pas jouer le match, pour ne pas être en position de provoquer la descente en deuxième division de son club de cœur. Le joueur y opposera un démenti[3], annonçant sa ferme volonté de jouer quelles qu'en soient les conséquences.

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

  • Champion de France : 2001 (il ne dispute pas la finale), 2003, 2007 (sur la feuille de match, il n'entre pas en jeu lors de la finale)
  • Finaliste de la coupe d'Europe : 2005
  • Champion de France Crabos : 1997
  • 10 essais marqués dont 2 en H Cup, 34 pénalités, 36 transformations avec le Stade français

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

  • Équipe de France A (dernière sélection le 24 février 2006 contre l'Italie A)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f « Jérôme Fillol », sur www.itsrugby.fr (consulté le 27 avril 2013)
  2. Ladepeche.fr : actualité information annonces emploi sport économie...
  3. Stade.fr - Fillol répond à L'Equipe