Coupe du monde de rugby à XV 2011

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Nouvelle-Zélande 2011

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Généralités
Sport Rugby à XV
Organisateur(s) IRB et NZRU
Édition 7e
Lieu Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Date 9 septembre au 23 octobre 2011
Nations 20 (81 en phases
qualificatives
)
Matchs joués 48 rencontres
Site(s) 12 stades
Site web officiel
Palmarès
Vainqueur Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Finaliste Drapeau : France France
Troisième Drapeau : Australie Australie
Meilleur(s) marqueur(s) Drapeau : France Vincent Clerc (6 essais)
Drapeau : Angleterre Chris Ashton (6 essais)
Meilleur réalisateur Drapeau : Afrique du Sud Morné Steyn (62 pts)

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La Coupe du monde de rugby à XV 2011 est la septième édition de la Coupe du monde de rugby à XV, compétition sportive organisée tous les quatre ans depuis 1987. L'International Rugby Board a sélectionné la Nouvelle-Zélande pour accueillir la Coupe de préférence au Japon et à l'Afrique du Sud, au cours d'une réunion à Dublin (en Irlande le 17 novembre 2005). C'est le plus grand événement sportif jamais tenu en Nouvelle-Zélande[1] éclipsant ainsi la Coupe du monde de rugby à XV 1987, les Jeux du Commonwealth de 1990, la Coupe du monde de cricket de 1992 et la Coupe de l'America 2003[2]. Les organisateurs ont attendu environ 95 000 personnes outre-mer en voyage pour la Nouvelle-Zélande[3].

Cette Coupe du monde se déroule du 9 septembre jusqu'au dimanche 23 octobre 2011 en Nouvelle-Zélande. Il s’agit de la troisième phase finale de Coupe du monde se disputant sur le sol océanien. De 2008 à 2010, les sélections nationales de 81 pays participent à une phase de qualification, dans le but de désigner les équipes disputant le tournoi final. Cette édition constitue la deuxième édition la plus rentable de l'histoire de l'épreuve. Avec 1,35 millions de spectateurs, la billetterie a enregistré plus de 168 M€ de revenus, dépassant ainsi les objectifs[4]. Au total, un excédent net de plus de 108 M€ a été enregistré, soit 3 % de plus que l'édition 2007.

Préparation de l’événement[modifier | modifier le code]

Désignation du pays organisateur[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Zélande est retenue comme pays hôte lors d'une réunion de l'International Rugby Board qui se tient à Dublin le 17 novembre 2005. Le vote est effectué en deux tours, le projet concurrent proposé par l'Afrique du Sud est éliminé au 1er tour et celui présenté par le Japon, pourtant très solide et soutenu par le gouvernement japonais, est éliminé au second tour (13 votes pour la Nouvelle-Zélande et 8 pour le Japon)[5]. Cette décision est critiquée comme faisant la part belle à la dizaine de fédérations les plus puissantes, accusées de rester entre elles, au détriment du développement international du rugby.

Ballon officiel[modifier | modifier le code]

Ballon officiel de la Coupe du monde 2011

Le ballon officiel de la Coupe du monde de rugby à XV de 2011 est fabriqué par Gilbert. Surnommé « Virtuo[6] », il a été présenté officiellement par Gilbert à Auckland au mois de mai 2011. Ce ballon a été fabriqué spécialement pour l'évènement. Il a été lancé après une longue période d’essais et testé lors de nombreux matchs internationaux, notamment lors des tournées d’automne 2010 et pendant le Tournoi des Six Nations 2011. Le Ballon Virtuo a été conçu pour être plus performant notamment avec une valve différente et un nouvel ajustement de la vessie destinés à maintenir la forme du ballon et faciliter les vrilles. Lors des phases de poule de la Coupe du monde, la qualité du ballon est remise en cause en raison d'un taux d'échec élevé des buteurs de chaque nation[7] : après une vingtaine de matchs, le taux de réussite des buteurs dépasse tout juste les 60 %. Seules 56 % des pénalités sont converties, une moyenne bien inférieure aux précédentes éditions. L'équipementier Gilbert a réfuté les mises en accusations, imputant le manque de réussite aux conditions climatiques lors de cette Coupe du monde.

Après la compétition, Jonny Wilkinson, le demi d'ouverture du XV de la Rose dénonce les organisateurs de la Coupe du monde, les accusant de ne pas avoir délivré les mêmes types de ballons qui avaient été mis à disposition avant la compétition et avec lesquels les joueurs s'étaient entraînés[8].

Autres polémiques[modifier | modifier le code]

En dehors du ballon déjà évoqué ci-dessus, des petits problèmes peuvent être cités : le fait que l'équipe américaine dispute son premier match de la Coupe le 11 septembre 2011, date particulièrement mal choisie pour cette nation ; l'autorisation donnée par l'IRB aux Anglais de jouer en noir, couleur traditionnelle des All Blacks, équipe du pays hôte.

Villes et stades[modifier | modifier le code]

Treize stades sont initialement retenus pour accueillir les rencontres, dont sept doivent être rénovés pour la compétition[9]. En raison d'un séisme survenu le 22 février 2011, le stade de Christchurch est considéré mi-mars comme non opérationnel[10].

Auckland Wellington Dunedin Auckland
Eden Park Wellington Regional Stadium Otago Stadium North Harbour Stadium
36° 52′ 30″ S 174° 44′ 41″ E / -36.875, 174.74472 (Eden Park) 41° 16′ 23″ S 174° 47′ 09″ E / -41.27306, 174.78583 (Wellington Regional Stadium) 45° 52′ 09″ S 170° 31′ 28″ E / -45.86917, 170.52444 (Otago Stadium) 36° 43′ 37″ S 174° 42′ 06″ E / -36.72694, 174.70167 (North Harbour Stadium)
Capacité : 60 000 Capacité : 36 000 Capacité : 30 748 Capacité : 25 000
Eden Park cropped.jpg Westpac Trust stadium viewed from Wadestown.jpg Dunedin Forsyth Barr Stadium.JPG North Harbour Stadium East Side.jpg
Hamilton Rotorua
Waikato Stadium Rotorua Int'l Stadium
Capacité : 26 000 Capacité : 26 000
37° 46′ 52″ S 175° 16′ 06″ E / -37.78111, 175.26833 (Waikato Stadium) 38° 09′ 21″ S 176° 13′ 27″ E / -38.15583, 176.22417 (Rotorua Int'l Stadium)
Hamilton 03.jpg Rotorua looking south from Mt Ngongotaha.JPG
New Plymouth Nelson
Yarrow Stadium Trafalgar Park
39° 04′ 13″ S 174° 03′ 54″ E / -39.07028, 174.065 (Yarrow Stadium) 41° 16′ 01″ S 173° 16′ 59″ E / -41.26694, 173.28306 (Trafalgar Park)
Capacité : 34 000 Capacité : 20 080
YarrowStadium20101002.jpg Trafalgar Park.jpg
Invercargill Whangarei Napier Palmerston North
Rugby Park Stadium Northland Events Centre McLean Park Arena Manawatu
Capacité : 18 000 Capacité : 30 000 Capacité : 22 000 Capacité : 18 000
46° 25′ 01″ S 168° 21′ 46″ E / -46.41694, 168.36278 (Rugby Park Stadium) 35° 43′ 56″ S 174° 19′ 44″ E / -35.73222, 174.32889 (ITM Stadium, Okara Park) 39° 30′ 07″ S 176° 54′ 46″ E / -39.50194, 176.91278 (McLean Park) 40° 21′ 24″ S 175° 36′ 04″ E / -40.35667, 175.60111 (Arena Manawatu)
Rugby Park Invercargill.jpg Whangarei view from parahki.JPG Napier and bay.jpg Fmgstadium.JPG

Qualifications[modifier | modifier le code]

Vingt équipes participent à la compétition. La Nouvelle-Zélande est qualifiée d'office en tant que pays organisateur. Les trois premiers de chaque groupe de l'édition précédente sont qualifiés d'office. Les huit autres équipes présentes à la Coupe du monde 2011 se qualifient en passant par une phase qualificative préliminaire. La Russie est la seule équipe qui participe pour la première fois à une phase finale de la Coupe du monde. Les 20 sélections présentes à la Coupe du monde 2011, classées par confédération d'origine, sont les suivantes :

Carte Europe (FIRA-AER)
9 places
Amérique du Sud (CONSUR)
1 place
Afrique (CAR)
2 places
Planisphère représentant les pays dont les équipes participent aux qualifications de la Coupe du monde 2011
Équipes participant aux qualifications pour
la Coupe du monde 2011
Océanie (FORU)
5 places
Amérique du Nord, Antilles, Caraïbes (NACRA)
2 places
Asie (ARFU)
1 place
  • Drapeau : Japon Japon : 7e phase finale

Participation des Fidji[modifier | modifier le code]

La participation de droit des Fidji, et la tenue de la compétition en Nouvelle-Zélande, génère une certaine controverse. Suite au coup d'État militaire de décembre 2006, la Nouvelle-Zélande impose des sanctions aux Fidji. En particulier, elle ne délivre pas de visas aux Fidjiens ayant des liens de parenté avec des membres des forces armées. Cela a déjà posé problème lors du deuxième tour des éliminatoires de la Coupe du monde de football 2010 en zone Océanie, lorsque les autorités néo-zélandaises refusent d'accorder un visa au gardien de but fidjien Simione Tamanisau, son beau-père étant militaire[11]. La FIFA annule le match à la suite du refus de la Nouvelle-Zélande de permettre à tous les joueurs fidjiens de participer ; il a finalement lieu, un an plus tard, aux Fidji, et l'équipe fidjienne le remporte contre les All Whites 2-0[12].

Pour la Coupe du monde 2011, la Nouvelle-Zélande avertit qu'elle maintient sa politique de refuser un visa à tout parent d'un militaire fidjien, le gouvernement militaire étant toujours au pouvoir. En effet, Voreqe Bainimarama, auteur du coup d'État, affirme que le gouvernement précédent est raciste et corrompu, et que seule l'armée peut mener à bien des réformes d'assainissement. Il promet un retour à la démocratie pour 2014 — date jugée bien trop tardive par les Néo-Zélandais[13]. Les Fidji protestent, affirmant que cette politique ne leur permet pas de constituer la meilleure équipe possible. Le colonel Mosese Tikoitoga, président de la Fédération fidjienne de rugby à XV, déclare que cette politique de visas constitue une ingérence politique dans le processus de sélection des joueurs[14]. En effet, « cinq ou six des joueurs qui seraient probablement sélectionnés dans l’équipe fidjienne pour la Coupe du Monde » sont des militaires[15]. Murray McCully, ministre néo-zélandais des Affaires étrangères et de la Coupe du monde de Rugby, réaffirme la décision inflexible de son pays : « Je suis étonné que nous ayons à le redire encore plus clairement : interdit, ça veut dire interdit »[16]. La menace d'un boycott fidjien est évoquée, mais décrite comme peu probable. Toutefois, si les Fidji décident de ne pas participer à la Coupe, la International Rugby Board indique que l'Uruguay, éliminée dans son dernier match de qualification, prendrait leur place[15].

En juillet, ayant confirmé leur participation, les Fidji nomment Leone Nakarawa, un soldat, dans leur équipe[17]. Nakarawa démissionne de l'armée afin de pouvoir entrer en Nouvelle-Zélande. En août, Murray McCully annonce qu'il sera autorisé à participer à la Coupe du Monde[18], et Nakarawa est bien présent, portant le maillot numéro 4, pour le premier match des Fidji, le 10 septembre, contre la Namibie[19].

Acteurs de la Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Joueurs[modifier | modifier le code]

Effectifs des équipes participantes : Effectifs de la Coupe du monde de rugby à XV 2011.
Clubs ayant au moins dix joueurs représentés
Joueurs Clubs
14 Drapeau : Irlande Leinster Rugby, Drapeau : France Stade toulousain, Drapeau : Russie VVA Podmoskovye
13 Drapeau : France ASM Clermont Auvergne
12 Drapeau : Italie Benetton Trévise, Drapeau : Nouvelle-Zélande Crusaders, Drapeau : France Montpellier HR
11 Drapeau : Angleterre Leicester Tigers, Drapeau : Pays de Galles Ospreys
10 Drapeau : Italie Aironi, Drapeau : Australie Reds, Drapeau : Angleterre Sale Sharks, Drapeau : Pays de Galles Scarlets, Drapeau : France Stade français

L'International Rugby Board (IRB) a imposé aux sélectionneurs de dévoiler leurs listes de joueurs avant le 22 août, au plus tard[20]. Chaque équipe emmène un groupe de 30 joueurs en Nouvelle-Zélande, ce qui fait un total de 600 rugbymen. Le plus jeune d'entre eux est l'ailier canadien Taylor Paris, 18 ans au début de la compétition[21]. Le plus âgé est le troisième ligne centre russe Vyacheslav Grachev, 38 ans au début de la compétition[22].

Les clubs du Leinster Rugby, du Stade toulousain[Note 1] et du VVA Podmoskovye sont ceux qui comptent le plus de joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde avec quatorze joueurs devant l'ASM Clermont Auvergne avec treize joueurs. Dans les autres principaux championnats européens et mondiaux, ce sont les clubs du Benetton Trévise, des Crusaders et du Montpellier HR qui envoient le plus de joueurs au mondial 2011.

Arbitres[modifier | modifier le code]

La liste a été révélée par le président du comité de sélection des officiels de match et membre du conseil de l’IRB, David Pickering au mois de mai 2011. Les arbitres retenus pour la compétition officieront lors de quatre matches de Poule. La sélection des arbitres perd deux représentants par rapport à la précédente Coupe du monde. Le Sud-Africain Jonathan Kaplan et l'Australien Steve Walsh arbitreront leur quatrième Coupe du monde de rugby. Aucun arbitre, ni juge de touche de la zone Asie et Amérique du Nord n'a été retenu pour la compétition. Seulement dix des 21 officiels de match seront retenus pour les phases finales.

Ci-dessous, la liste des dix arbitres retenus pour la Coupe du monde[23].

FIRA-AER FORU CAR

Cérémonie d'ouverture[modifier | modifier le code]

Danse Maori lors de la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde 2011

La cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde 2011 se déroule le 9 septembre, dans le stade de l'Eden Park d'Auckland juste avant le premier match qui oppose la Nouvelle-Zélande aux îles Tongas. Elle débute à 19 h 30, heure locale, et dure un peu moins de trente minutes. Elle met en scène plus de huit cents danseurs et chanteurs. Plusieurs tableaux se succèdent rappelant les fondamentaux du rugby et de la culture néo-zélandaise. Le premier tableau "la belle" met en scène la séparation du ciel et de la terre qui engendre l'émergence de la lumière. Une incantation maorie demande aux autres peuples du monde de traverser la terre pour rejoindre la Nouvelle-Zélande. Dans le second tableau, un plan est fait sur la connexion des deux îles néo-zélandaises formant un stade de quatre millions de personne. Une invitation est faite à rejoindre la culture néo-zélandaise. Dans le troisième tableau, "le voyage", les peuples rejoignent la Nouvelle-Zélande, symbolisés par huit petits bateaux. Le quatrième tableau rend hommage au requin qui symbolise la force. Deux requins s'affrontent dans une mêlée sous-marine. Il s'ensuit un Haka réalisé par une trentaine de Maoris sur un sol volcanique. Le cinquième tableau "le terrain" est symbole de vie et de défi. Un enfant portant un maillot rouge et noir (couleurs de l'équipe de Christchurch) affronte les obstacles ballon en main. L'enfant décolle dans le ciel pour rejoindre et toucher un énorme ballon de rugby qui illumine le stade. Sur le sol s'inscrivent les noms d'anciens grands joueurs ayant participé aux Coupes du monde depuis 1987. Une fumée remplit le stade d'où émerge la star du rugby Jonah Lomu. Ce dernier rejoint l'enfant et lui montre un énorme trophée aux formes de la Coupe Webb Ellis. Le stade se remplit des danseurs et musiciens, et la chanson de la Coupe du monde de rugby est interprétée. Elle est suivie d'un dernier Haka. John Key, premier ministre de la Nouvelle-Zélande, fait un discours d'inauguration, suivi de Bernard Lapasset, président de l'International Rugby Board, qui déclare la compétition ouverte. Un feu d'artifice illumine le stade et la baie d'Auckland.

Phase finale[modifier | modifier le code]

Déroulement[modifier | modifier le code]

La formule entérinée pour la précédente Coupe du monde voyait les équipes classées aux trois premières places des quatre poules du premier tour de la phase finale qualifiées directement pour la Coupe du monde suivante. Il y avait donc 12 qualifiés automatiques pour 2011[24]. Jusqu'à présent seuls les quarts de finalistes de la Coupe du monde étaient dispensés des qualifications. Cette réforme porte donc de 8 à 12 le nombre d'équipes directement qualifiées pour l'édition suivante. "Cela servira à réduire le nombre potentiel de matches internationaux qui devront être joués les années précédant un tournoi par ces équipes qui n'ont pas disputé les quarts de finale de la précédente Coupe du monde, réduisant ainsi l'engorgement des calendriers", explique le président de l'IRB, Syd Millar, dans un communiqué.

Les Néo-Zélandais insistent pour que seules seize équipes soient retenues au lieu de vingt en 2007 en raison de leurs infrastructures limitées. La fédération néo-zélandaise connaît des problèmes financiers qu’elle ne souhaite pas amplifier en organisant des rencontres entre les meilleures sélections et des équipes très inférieures n'ayant que peu d'intérêt sportif et qui ne rempliraient pas les stades.

Les quatre autres places auraient été attribuées à l'issue de matches de qualification. Si elle a le mérite de simplifier les choses pour les meilleurs, cette formule complique considérablement la tâche des autres en multipliant les rencontres de qualification. 86 sélections nationales (115 fédérations reconnues) s'étant engagées pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2007, cela reviendrait (si le nombre d'engagés n'augmentait pas) à choisir 4 équipes parmi 82 candidats. Interrogé sur le sujet pendant la Coupe du monde en France, l’entraîneur des All Blacks, Graham Henry, a assuré préférer une phase finale à 20 équipes, tout comme son homologue australien John Connolly[25].

Une autre piste aurait consisté à organiser un Mondial B parallèle au Mondial A avec 16 équipes, mais elle est également très onéreuse. La décision finale fut prise en octobre 2007, lors d'un congrès spécial de l'IRB à Paris : le format de la compétition reste inchangé par rapport à celui de 2003 et 2007: phase finale à 20 équipes en quatre groupes de cinq.

La finale a lieu le dimanche 23 octobre 2011 à l'Eden Park d'Auckland. Le choix de la date a été dicté par le fait que ce jour tombe au milieu d'un week-end prolongé en Nouvelle-Zélande, et à la veille du Labour Day (Fête du Travail).

Le comité d’organisation, Rugby New Zealand 2011 Ltd, est dirigé par l’ancien directeur général de la Fédération néo-zélandaise de cricket, Martin Snedden. Ancien international de cricket dans les années 1980 devenu avocat, Snedden a pris ses fonctions en mai 2007. À l'instar de l'édition précédente, les trois premiers de chaque poule seront directement qualifiés pour l'édition suivante en 2015.

Premier tour[modifier | modifier le code]

Une victoire en phase de poules rapporte 4 points, un nul 2 points et une défaite 0 point. Une équipe qui marque au moins 4 essais est gratifiée d'un bonus offensif de 1 point, une équipe perdant par 7 points ou moins reçoit un bonus défensif de 1 point[26]. À l'issue de la première phase, seuls les deux premiers de chaque poule sont qualifiés pour les quarts de finale. En cas d'égalité entre deux équipes, elles sont départagées en considérant le vainqueur du match les ayant opposées. Si l'égalité persiste, elles sont départagées en considérant successivement la différence de points, la différence d'essais, le nombre de points marqués, le nombre d'essais marqués et en dernier lieu le rang au classement IRB à la date du 3 octobre 2011[26].

Tirage au sort[modifier | modifier le code]

Le tirage au sort a été effectué le 1er décembre 2008 à Londres. Les vingt qualifiés sont placés dans quatre poules de cinq équipes. Pour la première fois, le tirage au sort des poules du premier tour s’est effectué sur la base du classement de l’IRB arrêté au 1er décembre 2008, et non sur celle des résultats de la Coupe du monde précédente.

Poule A

Poule B

Poule C

Poule D

Poule A[modifier | modifier le code]

No  Pays Joués V N D EM EE BO BD PM PE Diff Pts
1 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 4 4 0 0 36 6 4 0 240 49 191 20
2 Drapeau : France France 4 2 0 2 13 9 2 1 124 96 28 11
3 Drapeau : Tonga Tonga 4 2 0 2 7 13 0 1 80 98 -18 9
4 Drapeau : Canada Canada 4 1 1 2 9 20 0 0 82 168 -86 6
5 Drapeau : Japon Japon 4 0 1 3 8 25 0 0 69 184 -115 2

Poule B[modifier | modifier le code]

No  Pays Joués V N D EM EE BO BD PM PE Diff Pts
1 Drapeau : Angleterre Angleterre 4 4 0 0 18 1 2 0 137 34 103 18
2 Drapeau : Argentine Argentine 4 3 0 1 10 3 1 1 90 40 50 14
3 Drapeau : Écosse Écosse 4 2 0 2 4 4 1 2 73 59 14 11
4 Drapeau : Géorgie Géorgie 4 1 0 3 3 9 0 0 48 90 -42 4
5 Drapeau : Roumanie Roumanie 4 0 0 4 3 21 0 0 44 169 -125 0

Poule C[modifier | modifier le code]

No  Pays Joués V N D EM EE BO BD PM PE Diff Pts
1 Drapeau : Irlande Irlande 4 4 0 0 15 3 1 0 135 34 101 17
2 Drapeau : Australie Australie 4 3 0 1 25 4 3 0 173 48 125 15
3 Drapeau : Italie Italie 4 2 0 2 13 11 2 0 92 95 -3 10
4 Drapeau : États-Unis États-Unis 4 1 0 3 4 18 0 0 38 122 -84 4
5 Drapeau : Russie Russie 4 0 0 4 8 29 0 1 57 196 -139 1

Poule D[modifier | modifier le code]

No  Pays Joués V N D EM EE BO BD PM PE Diff Pts
1 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 4 4 0 0 21 2 2 0 166 24 142 18
2 Drapeau : Pays de Galles Galles 4 3 0 1 23 4 2 1 180 34 146 15
3 Drapeau : Samoa Samoa 4 2 0 2 10 5 1 1 91 49 42 10
4 Drapeau : Fidji Fidji 4 1 0 3 7 19 1 0 59 167 -108 5
5 Drapeau : Namibie Namibie 4 0 0 4 5 36 0 0 44 266 -222 0

Phase à élimination directe[modifier | modifier le code]

Quarts de finale Demi-finales Finale
 le 8 octobre au Westpac Stadium, Wellington      le 15 octobre à l'Eden Park, Auckland      le 23 octobre à l'Eden Park, Auckland
 Drapeau : Irlande Irlande  10
 Drapeau : Pays de Galles Galles  22  
 Drapeau : Pays de Galles Galles  8
 le 8 octobre à l'Eden Park, Auckland
   Drapeau : France France  9  
 Drapeau : Angleterre Angleterre  12
 Drapeau : France France  19  
 Drapeau : France France  7
 le 9 octobre au Westpac Stadium, Wellington
   Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande  8
 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud  9
 le 16 octobre à l'Eden Park, Auckland
 Drapeau : Australie Australie  11  
 Drapeau : Australie Australie  6
 le 9 octobre à l'Eden Park, Auckland Troisième place
   Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande  20  
 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande  33  le 21 octobre à l'Eden Park, Auckland
 Drapeau : Argentine Argentine  10    Drapeau : Pays de Galles Galles  18
 Drapeau : Australie Australie  21

Quarts de finale[modifier | modifier le code]

8 octobre
18 h 00 UTC+13
Irlande Drapeau : Irlande 10 – 22
(3 – 10)
Drapeau : Pays de Galles Galles Westpac Stadium, Wellington
35 787 spectateurs
Arbitre : Craig Joubert Drapeau de l'Afrique du Sud
Essai(s) : Earls (45e)
Transformation(s) : O'Gara (46e)
Pénalité(s) : O'Gara (24e)
Essai(s) : S. Williams (3e), Phillips (51e), J. Davies (64e)
Transformation(s) : Priestland 2 (4e, 65e)
Pénalité(s) : Halfpenny (28e)

8 octobre
20 h 30 UTC+13
Angleterre Drapeau : Angleterre 12 – 19
(0 – 16)
Drapeau : France France Eden Park, Auckland
49 105 spectateurs
Arbitre : Steve Walsh Drapeau de la Nouvelle-Zélande
Essai(s) : Foden (55e), Cueto (76e)
Transformation(s) : Wilkinson (56e)
Essai(s) : Clerc (22e), Médard (31e)
Pénalité(s) : Yachvili 2 (11e, 16e)
Drop(s) : Trinh-Duc (73e)

9 octobre
18 h 00 UTC+13
Afrique du Sud Drapeau d'Afrique du Sud 9 – 11
(3 – 8)
Drapeau : Australie Australie Westpac Stadium, Wellington
34 914 spectateurs
Arbitre : Bryce Lawrence Drapeau de la Nouvelle-Zélande
Pénalité(s) : M.Steyn 2 (39e, 56e)
Drop(s) : M.Steyn (60e)
Essai(s) : Horwill (11e)
Pénalité(s) : O'Connor 2 (17e, 72e)

9 octobre
20 h 30 UTC+13
Nouvelle-Zélande Drapeau : Nouvelle-Zélande 33 – 10
(12 – 7)
Drapeau : Argentine Argentine Eden Park, Auckland
57 192 spectateurs
Arbitre : Nigel Owens Drapeau du Pays de Galles
Essai(s) : Read (67e), Thorn (78e)
Transformation(s) : Cruden (79e)
Pénalité(s) : Weepu 7 (12e, 25e, 36e, 39e, 49e, 59e, 73e)
Essai(s) : Farías Cabello (31e)
Transformation(s) : Contepomi (32e)
Pénalité(s) : Bosch (46e)

Demi-finales[modifier | modifier le code]

15 octobre
21 h 00 UTC+13
Galles Drapeau : Pays de Galles 8 – 9
(3 – 6)
Drapeau : France France Eden Park, Auckland
58 629 spectateurs
Arbitre : Alain Rolland Drapeau : Irlande
Essai(s) : Phillips (59e)
Pénalité(s) : Hook (8e)

Carton(s) rouge(s) : Warburton (19e)

Pénalité(s) : Parra 3 (22e, 35e, 51e)

16 octobre
21 h 00 UTC+13
Australie Drapeau : Australie 6 – 20
(6 – 14)
Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Eden Park, Auckland
60 087 spectateurs
Arbitre : Craig Joubert Drapeau : Afrique du Sud
Pénalité(s) : O'Connor (16e)
Drop(s) : Cooper (32e)
Essai(s) : Nonu (6e)
Pénalité(s) : Weepu 4 (13e, 38e, 43e, 73e)
Drop(s) : Cruden (22e)
Carton(s) jaune(s) : S.B. Williams (76e)

Match pour la 3e place[modifier | modifier le code]

21 octobre
20 h 30 UTC+13
Galles Drapeau : Pays de Galles 18 – 21
(3 – 7)
Drapeau : Australie Australie Eden Park, Auckland
53 014 spectateurs
Arbitre : Wayne Barnes Drapeau : Angleterre
Essai(s) : S. Williams (49e), Halfpenny (80e)
Transformation(s) : S. Jones (80e)
Pénalité(s) : Hook (19e), S. Jones (71e)
Essai(s) : Barnes (12e), McCalman 76e)
Transformation(s) : Cooper (12e)
Pénalité(s) : O'Connor 2 (55e, 58e)
Drop(s) : Barnes (67e)

Finale[modifier | modifier le code]

23 octobre
21 h 00 UTC+13
France Drapeau : France 7 – 8 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande Eden Park, Auckland
61 079 spectateurs
Arbitre : Craig Joubert Drapeau : Afrique du Sud
Essai(s) : Dusautoir (47e)
Transformation(s) : Trinh-Duc (49e)
Essai(s) : Woodcock (15e)
Pénalité(s) : Donald (46e)

Statistiques[modifier | modifier le code]

Les statistiques sont mises à jour au 19 octobre 2011[27]

Meilleurs marqueurs d'essais[modifier | modifier le code]

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Rang Joueur Pays Essais
1 Vincent Clerc Drapeau : France France 6
- Chris Ashton Drapeau : Angleterre Angleterre 6
3 Adam Ashley-Cooper Drapeau : Australie Australie 5
- Israel Dagg Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 5
- Keith Earls Drapeau : Irlande Irlande 5
6 Mark Cueto Drapeau : Angleterre Angleterre 4
- Vereniki Goneva Drapeau : Fidji Fidji 4
- Zac Guildford Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 4
- Richard Kahui Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 4
- Jerome Kaino Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 4
- Sonny Bill Williams Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 4
- Scott Williams Drapeau : Pays de Galles Galles 4

Meilleurs réalisateurs[modifier | modifier le code]

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Rang Joueur Pays Points Essais Transf. Pén. Drops
1 Morné Steyn Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 62 2 14 7 1
2 James O'Connor Drapeau : Australie Australie 52 1 13 7 0
3 Kurt Morath Drapeau : Tonga Tonga 45 0 6 11 0
4 Ronan O'Gara Drapeau : Irlande Irlande 44 0 10 8 0
5 Piri Weepu Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 41 0 4 11 0
6 Dimitri Yachvili Drapeau : France France 39 0 6 9 0
7 Morgan Parra Drapeau : France France 37 1 4 8 0
8 Colin Slade Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 36 1 14 1 0
9 James Arlidge Drapeau : Japon Japon 34 2 3 6 0
10 Vincent Clerc Drapeau : France France 30 6 0 0 0
- Chris Ashton Drapeau : Angleterre Angleterre 30 6 0 0 0

Meilleurs marqueurs de drops[modifier | modifier le code]

Rang Joueur Pays Drops
1 Theuns Kotze Drapeau : Namibie Namibie 3
- Dan Parks Drapeau : Écosse Écosse 3
3 François Trinh-Duc Drapeau : France France 2
- Ander Monro Drapeau : Canada Canada 2
5 Morné Steyn Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 1
- Quade Cooper Drapeau : Australie Australie 1
- Daniel Carter Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1
- Jonny Wilkinson Drapeau : Angleterre Angleterre 1
- Tusi Pisi Drapeau : Samoa Samoa 1
- Aaron Cruden Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 1
- Jonathan Sexton Drapeau : Irlande Irlande 1
- Konstantin Rachkov Drapeau : Russie Russie 1
- Ruaridh Jackson Drapeau : Écosse Écosse 1
- Berrick Barnes Drapeau : Australie Australie 1

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Initialement, le Stade toulousain comptait 13 joueurs appelés, mais le forfait sur blessure de David Skrela (joueur de Clermont) lors de la phase de poules a conduit Marc Lièvremont à annoncer son remplacement par Jean-Marc Doussain, portant à quatorze le nombre de joueurs du club sélectionnés en Coupe du monde.
  2. a et b Jérôme Garcès et Chris Pollock sont réservistes en cas de défaillance d'un des dix arbitres de champ.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. (en) « Rugby World Cup 2011 », sur www.mfat.govt.nz, New Zealand Ministry of Foreign Affairs and Trade (consulté le 1er septembre 2011)
  3. (en) Owen Hembry, « Here come the Cup fans », sur www.nzherald.co.nz, The New Zealand Herald,‎ 20 août 2011 (consulté le 1er septembre 2011)
  4. « Carton plein pour la Coupe du monde 2011 », sur www.lequipe.fr, L'Équipe,‎ 22 mars 2012 (consulté le 22 mars 2012)
  5. Jean-François Paturaud, « La Nouvelle-Zélande préférée au Japon », sur www.sport365.fr,‎ 17 novembre 2005 (consulté le 8 juillet 2011)
  6. rugbyworldcup.com, « Lancer du ballon officiel de la CM 2011 », sur fr.rugbyworldcup.com,‎ 24 mai 2011 (consulté le 3 août 2011)
  7. Simon Carraud pour le service français, édité par Gilles Trequesser, « Rugby: les buteurs maladroits ou le ballon de la polémique », sur http://fr.reuters.com,‎ 24 mai 2011 (consulté le 22 septembre 2011)
  8. Maxime Rouquié, « Jonny Wilkinson furieux après les ballons de la Coupe du Monde », sur www.lerugbynistere.fr,‎ 7 novembre 2011 (consulté le 7 novembre 2011)
  9. Clément Daniez, « Coupe du monde de rugby 2011 : J-365 », sur www.lexpress.fr, L'Express,‎ 9 septembre 2010 (consulté le 8 juillet 2011)
  10. « Christchurch : fin des espoirs », sur www.lequipe.fr, L'Équipe,‎ 16 mars 2011 (consulté le 8 juillet 2011)
  11. (en) « Fiji match pulled over visa row », sur news.bbc.co.uk, BBC,‎ 12 octobre 2007 (consulté le 8 juillet 2011)
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  13. (en) « PM Bainimarama - A Strategic Framework for Change », sur sfcco.gov.fj,‎ 1er juillet 2009 (consulté le 8 juillet 2011)
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  18. (en) « New Zealand suspends travel ban for Fiji rugby player », sur www.rnzi.com, Radio New Zealand International,‎ 20 août 2011 (consulté le 12 septembre 2011)
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  20. IRB.COM, « Le Canada dévoile sa liste des 30 », sur fr.rugbyworldcup.com, IRB,‎ 9 juillet 2011 (consulté le 3 août 2011)
  21. irb.com, « Un ado canadien fait ses débuts en CdM », sur fr.rugbyworldcup.com, IRB,‎ 5 septembre 2011 (consulté le 17 septembre 2011)
  22. (en) Associated Press, « Grizzled Bear: Vyacheslav Grachev to start for Russia against U.S. », sur universalsports.com,‎ 13 septembre 2011 (consulté le 17 septembre 2011)
  23. « Les arbitres retenus pour la CM 2011 », sur fr.rugbyworldcup.com, IRB,‎ 24 mai 2011 (consulté le 13 décembre 2011)
  24. « L’IRB réforme les qualifications pour 2011 », sur www.sport.fr,‎ 10 mai 2007 (consulté le 8 juillet 2011)
  25. « La planète rugby veut continuer à jouer à vingt », sur www.laprovence.fr, La Provence,‎ 18 septembre 2007 (consulté le 8 juillet 2011)
  26. a et b (en) « Tournament rules », sur www.rugbyworldcup.com, IRB (consulté le 9 septembre 2011)
  27. « Stats joueurs », sur fr.rugbyworldcup.com, IRB (consulté le 9 octobre 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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