Organisation internationale pour les migrations

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Carte des membres de l'OIM
En bleu, États membres de l'OIM, en vert, États observateurs, et en rouge, États non membres

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), est une agence intergouvernementale basée à Genève mais qui se situe en dehors du système des Nations unies. Elle est issue du Comité intergouvernemental pour les migrations européennes, créée en 1951 pour aider la réinstallation des personnes exilées de la Seconde Guerre mondiale.

Mission[modifier | modifier le code]

L'OIM « croit fermement que les migrations organisées, s’effectuant dans des conditions décentes, profitent à la fois aux migrants et à la société tout entière ». Sa mission est d'agir avec ses partenaires de la communauté internationale en vue de :

  • contribuer à relever concrètement les défis croissants que pose la gestion des flux migratoires,
  • favoriser la compréhension des questions de migration,
  • promouvoir le développement économique et social à travers les migrations, et
  • œuvrer au respect de la dignité humaine et au bien-être des migrants.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fin 2007, l'OIM comptait 120 États membres et 91 observateurs (20 États et 71 organisations internationales et ONG), plus de 340 représentations, plus de 5 500 membres du personnel opérant dans le cadre de plus de 1 600 projets. Depuis le 18 juin 2008, l'OIM compte 125 États membres, à l'issue de la 95e session spéciale du conseil de l'OIM qui s'est tenue au Palais des Nations à Genève en Suisse. Trois nouveaux États (l'Inde, la Somalie et la Mongolie) sont désormais intégrés comme États membres.

À cette occasion, le nouveau directeur général de l'OIM a été nommé à la majorité par les deux tiers de l'assemblée. Il s'agit de l'ancien représentant spécial des Nations unies en République Démocratique du Congo, William Lacy Swing, en remplacement de l'actuel directeur général, Brunson Mckinley, qui se représentait pour un éventuel 3e mandat.

Dans le cadre d'une politique plus générale d'externalisation de l'asile, le Maroc a signé en février 2005 un accord de siège avec l'OIM, lui autorisant à instaurer une représentation dans le pays et qui vise à « apporter une contribution efficace à la gestion des questions migratoires au royaume du Maroc » [1].

L'OIM a dépensé, en 2006, 733,3 millions USD.

En juin 2009, l'OIM a publié un rapport qui affirme que les bouleversements climatiques vécus au XXIe siècle amèneront des centaines de millions de personnes à se déplacer vers des lieux plus sécuritaires, occasionnant des problèmes massifs dans les régions « hôtes »[2]

Critiques[modifier | modifier le code]

L'OIM fait l'objet d'une campagne de surveillance de la part du réseau No Border, qui l'accuse de « recommander des politiques hostiles aux migrations », de vendre les « dernières technologies de contrôle », « d'entraîner les officiers de police et les patrouilles douanières à combattre les migrations », et de « construire des camps de détention ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. VALLUY, Jérôme, « Algérie, Libye, Maroc: des camps européens au Maghreb », in Olivier Le Cour Grandmaison, Gilles Lhuillier et Jérôme Valluy, Le retour des camps? Sangatte, Lampedusa, Guantanamo..., éd. Autrement, 2007, p.139-152
  2. AFP, « En bref - Bientôt des millions de migrants climatiques », Le Devoir,‎ 11 juin 2009 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]