Traite des Blanches

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La traite des Blanches est un trafic de femmes concernant les femmes d'origine européenne ou autres (femmes « blanches »). Il correspond à un esclavage sexuel.

Dans la Rome antique[modifier | modifier le code]

Vente dans un marché aux esclaves dans le monde romain, telle que représentée par le peintre néoclassique Jean-Léon Gérôme dans Vente d'esclaves à Rome (XIXe siècle)

La traite des blanches dans la Rome antique n'est ainsi pas distincte de l'esclavage sous la Rome des Empereurs.

Dans la civilisation islamique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Traite orientale.

La traite des esclaves blanches est essentiellement liée à la culture du harem, celle de l'ère ottomane en particulier.

Les esclaves européens proviennent de rafles lors d'expéditions en Europe, essentiellement des pays bordant la Méditerranée, des territoires sous domination ottomane et des pays voisins de ces territoires, mais aussi du Royaume-Uni et parfois d'Europe du Sud. Ils étaient ensuite exposés sur des marchés, excisés[réf. nécessaire], puis achetés par les trafiquants dans de lointains pays, même très loin des terres d'islam. La plupart de temps, c'étaient des sultans qui approvisionnaient leurs harems en esclaves. Sinon, les esclaves finissaient dans les mines de sel ou dans les champs de canne à sucre.[réf. nécessaire]

Au Xe siècle, le Perse Ibn al-Faqih écrit : « De la mer occidentale, arrivent en Orient les esclaves hommes, Romains, Francs, Lombards et les femmes romaines et andalouses ».

Esclave nouvellement arrivée au harem (Giulio Rosati)

Du temps de l'Empire ottoman, les femmes très blanches, principalement des Circassiennes, étaient très appréciées.[réf. nécessaire]

Le mouvement orientaliste a repris ce thème en peinture au XIXe siècle en portraitisant des femmes circassiennes au harem.

Dans les réseaux de proxénétisme contemporains[modifier | modifier le code]

Avant 1950 l'expression « traite des Blanches » désigne l'envoi régulier et organisé de prostituées européennes vers les maisons closes d'Amérique latine. Ce phénomène est transatlantique mais comparable à la « remonte » limitée à la France. Au-delà des femmes françaises étaient concernées des Espagnoles, des Polonaises, des Russes etc.

La rumeur d'Orléans[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Rumeur d'Orléans.

Le thème de la traite des blanches est analysé dans l'ouvrage sociologique La Rumeur d'Orléans d'Edgar Morin. Il apparaît en effet au cœur de la rumeur qu'il a étudiée selon laquelle des jeunes filles utilisant les cabines d'essayage des magasins du centre-ville orléanais tenus par des Juifs étaient enlevées dans le but d'être revendues comme esclaves quelque part hors du territoire français, après avoir été droguées et transportées en sous-marin dans la Loire.

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages anciens
  • René Cassellari, La Traite des blanches et le vice, étude sociale et révélations, avec une préface du détective René Cassellari, Détective Magazine, Paris, 1914, 32 p.
  • L. Layrac, La traite des blanches et l'excitation à la débauche, V. Girard et F. Brière, Paris, 1904
  • Vittorio Levi, La prostitution chez la femme et la traite des blanches, Imp. Castiglione, Naples, 1912, 128 p.
  • Albert Londres, La Traite des blanches ; suivi de La Traite des noires, Union générale d'éditions, Paris, 1984, 438 p. (ISBN 2-264-00640-4)
  • F. Tacussel, La traite des blanches, J. Bonhoure, Paris, 1877, 36 p.
  • Clotilde Dissard, « La traite des blanches », in La Fronde, n° du 16 août 1899.
Ouvrages contemporains
  • Marie Paoleschi, Marie La Jolie - De Marseille et de Pigalle à Buenos Aires, Rio, Caracas, Saïgon, Biskra ... Sur les Chemins de la Traite des Blanches, Robert Laffont, 1979, 351 p.
  • (en) Claudia Aradau, Rethinking trafficking in women : politics out of security, Palgrave Macmillan, Basingstoke, 2008, 225 p. (ISBN 978-0-230-57331-4)
  • Jean-Michel Chaumont, Le mythe de la traite des blanches. Enquête sur la fabrication d'un fléau, La Découverte, Paris, 2009, 324 p. (ISBN 978-2-7071-5809-3)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]