Mariage par enlèvement

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Le mariage par enlèvement est une forme de mariage forcé dans lequel la future conjointe est enlevée de force à sa famille. Cette coutume a lieu dans certains pays d'Asie centrale, dans la région du Caucase ainsi que dans certaines parties de l'Afrique.

Paradoxalement, cette forme d'enlèvement de femmes est parfois symbolique, et atteste au contraire de la liberté individuelle des femmes. Ainsi, chez les Bwas, un peuple vivant entre le Burkina Faso et le Mali, la femme s'échappe parfois du domicile conjugal pour se réfugier dans une famille alliée, qui fait semblant de la séquestrer pendant un mois tandis qu'elle feint de tenter de s'évader [1].

Mention biblique[modifier | modifier le code]

Dans le livre des Juges, l'on présente le rapt des filles de Silo : "Aller vous mettre en embuscade dans les vignes. Vous guetterez et, lorsque les filles de Silo sortiront pour danser en chœurs, vous sortirez des vignes, vous enlèverez pour vous chacun une femme parmi les filles de Silo et vous vous en irez au pays de Benjamin" (Juges 21.22).

Asie centrale[modifier | modifier le code]

Kirghizistan[modifier | modifier le code]

Au Kirghizistan, cette pratique porte le nom de Ala Kachuu[2]. Bien qu'interdite et passible d'une peine de trois à cinq ans d'emprisonnement, elle est pratiquée dans certaines tribus, le nombre de jeunes filles mariées de force étant estimé à 15 000 par an[2],[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cécile Leguy « Que disent les noms-messages ? », L'Homme, 1/2011 (n°197), p. 71-92.
  2. a et b Dalila Soltani, « Femmes-objets au Kirghizistan : Quand le mariage forcé se nourrit de la tradition », Le Mague, 3 décembre 2007.
  3. A.S., « Kirghizistan : la présidente dénonce les «vols de fiancées» », Elle, 28 novembre 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]