Steria

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Steria

Description de l'image  Logo Steria.gif.
Création 1969, par Jean Carteron
Personnages clés François Énaud, gérant exécutif[1]
Forme juridique Société en commandite par actions
Action Euronext : RIA
Slogan L'excellence n'a pas de limites
Siège social Drapeau de France 12, rue Paul-Dautier – 78140 Vélizy-Villacoublay (France)
Actionnaires Institutionnels (57,7 %), salariés (21,0 %), individuels et non attribué (21,2 %) (au 31/12/11) [2]
Activité SSII
Produits Conseil, intégration de système, outsourcing
Effectif 20 000 (2011)
Site web (en) http://www.steria.com (fr) http://www.steria.com/fr/
Chiffre d’affaires en augmentation 1 747 millions d'€ (2011)[3]
Résultat net en augmentation 55 millions d'€ (2011)

Steria, créée en 1969, est une SSII française, la cinquième sur le marché français en 2011 et la sixième à l'échelle européenne, avec un chiffre d’affaires de 1,75 Mds d’euros en 2011 et 20 000 salarié(e)s réparti(e)s dans 16 pays. La société est cotée sur Euronext Paris.

Sommaire

Histoire [modifier]

1969 : Création [modifier]

Le 19 juin 1969, la SODERI (SOciété pour le DÉveloppement et la Recherche en Informatique), société civile à capital variable, est créée. Jean Carteron en détient alors 51 % du capital. Sept autres actionnaires se partagent chacun 7 % du capital :

  • Henri Cantegreil, ingénieur du génie maritime
  • Gérard Fourlinie, commercial
  • Marc Parenti
  • Michel Ritout, spécialiste des langages temps réel et des compilateurs
  • Éric Hayat
  • Philippe Hurtaut
  • Max de Ferran, ingénieur des Arts et Métiers.

Le 2 septembre 1969, la société Steria (Société Technique d'Étude et de Réalisation en Informatique et Automatique), société anonyme au capital de 400 000 F, est créée[4]. SODERI possède 51 % de ce capital, le groupe BNP 29,5 % (BNP 19,5 % ; Banexi 10 %) et le groupe Indochine 19,5 % (Banque de l'Indochine 8 % ; Locafrance 11,5 %). Ce découpage financier permet à Jean Carteron de conserver le contrôle des deux sociétés, grâce aux 26 % de capital total détenu (51 % de 51 %).

La société est alors domiciliée dans les bureaux de la BNP, 14 rue Bergère à Paris 9e (ancien siège du Comptoir national d'escompte de Paris).

1969–1975 : la mise sur orbite [modifier]

En 1969, le premier contrat est signé avec le ministère de l'économie et des finances français. L'année suivante, Steria déménage au Chesnay. En 1971, Steria crée sa première filiale à l'étranger (Belgique), Steriabel, en partenariat avec la Banque de Bruxelles actionnaire à 40 %. La même année, la première agence régionale est créée à Bordeaux pour accompagner un contrat avec la BNP. En 1973, Steria informatise l'AFP par la création d'un système de traitement de texte permettant une transmission de l'information en temps réel. L'année suivante, Steria achète un terrain avenue de l'Europe à Vélizy et y fait construire un immeuble de bureaux. En 1975, Steria rachète Sitintel, spécialiste de l'informatique miniaturisée.

1976–1983 : la montée en puissance [modifier]

En janvier 1976, Steria atteint l'effectif de 549 salariés. L'année suivante, l'entreprise crée un système innovant de gestion technique de bâtiment centralisé pour le Centre national d'art et de culture Georges Pompidou. En 1978, Steria poursuit son internationalisation en créant une filiale en Suisse. En 1979, Steria loue un immeuble de bureaux 149 rue de Courcelles à Paris pour y loger l'activité bancaire et la direction générale. Pour les Jeux Olympiques, Steria développe un système de fil de presse en temps réel. En 1981, Steria participe au développement du Minitel, en concevant l'architecture du système, du logiciel de sécurité et de certaines applications. L'année suivante, Steria développe un simulateur numérique pour la formation du personnel volant d'Air Inter.

1984–1995 : consolidation et mutations [modifier]

  • 1986 : Premier gros contrat en dehors de la France avec le développement du système informatique de la Banque Centrale Saoudienne.
  • 1989 : Mise en place de l'infrastructure d'interconnexion des distributeurs automatiques de billets des différentes banques françaises.
  • 1990 : Création de filiales et de bureaux en Allemagne, en Espagne, en Arabie saoudite.
  • 1992 : Jean Carteron, âgé de 66 ans, annonce au conseil de Steria sa décision de quitter la présidence le 31 décembre, et lui propose de désigner Michel Gautier comme président, ce qu'il fait à l'unanimité.
  • 1993 : Élaboration du système d’information de l’aéroport de Djakarta.
  • 1993 : La crise du secteur informatique entraîne pour Steria sa première année de pertes et l'arrêt de la croissance.
  • 1994 : Steria revient à des bénéfices et à une croissance modeste.

1996–1999 : le nouvel élan [modifier]

  • 1997 : Rachat de la société indienne IIS Infotech basée à New Delhi (Inde).
  • 1997 : Le 1er puis le 2e trimestre montrent une dégradation des résultats financiers.
  • Le 18 septembre, François Énaud est nommé président directeur général du Groupe.
  • 1998 : Développement du simulateur de conduite centralisé de la ligne de métro parisienne sans conducteur Meteor.
  • 1999 : Introduction à la Bourse de Paris.

2000–2001 : croissance externe [modifier]

En 2000, Steria rachète trois sociétés françaises de taille moyenne.

En 2001, le rachat des activités de services du Groupe Bull dans 9 pays européens développe fortement le chiffre d'affaires du Groupe à l'international.

  • 2000 : Rachat de l'activité d'infogérance d'Experian France (ex-SG2)[5].
  • 2000 : Rachat de Tecsi[6]. Tecsi apporte d'importants contrats avec France Télécom, ainsi qu'une expertise dans le domaine des logiciels embarqués. Montant de la transaction, par échange d'actions : environ 560 millions de francs ; soit plus de deux fois le chiffre d'affaires 1999 de Tecsi (257 millions de francs).
  • 2000 : Rachat d'Equip, société spécialisé dans gestion de parc micro-informatiques[7].
  • 2001 : Création de la Fondation Steria[8], qui soutient des projets informatiques au bénéfice de publics en difficultés.
  • 2001 : Rachat des activités de services d'Integris du Groupe Bull dans 9 pays européens (Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Norvège, Danemark, Suède, Belgique, Luxembourg et Suisse)[9]. Le nouveau P-DG de Bull, obtient de retirer l'Italie de la vente d'Integris Europe à Steria[10].
  • 2001 : Développement de la carte d'identité électronique belge.

2001–2003 : crises économiques et baisse d'activité [modifier]

Début 2001, plusieurs crises successives déstabilisent l'économie mondiale et fragilisent l'activité des entreprises. Steria n'est pas épargnée et voit son action chuter de 100 euros (son plus haut niveau) à 4,80 euros (son plus bas niveau en 2002).

  • 2001 : En octobre, François Énaud, PDG de Steria, prudent[non neutre], déclare "Difficile, vraiment, de se prononcer aujourd'hui sur l'impact global et à moyen terme de la catastrophe. Nous manquons de recul et notre champ de vision est trop restreint pour être pertinent. Ce que je peux dire, c'est que ce champ d'activité là est moins sensible en temps réel aux accidents de la conjoncture que d'autres métiers plus dépendants de la consommation." [11].
  • 2002 : Gestion des transactions comptables et financières de British Telecom à travers un contrat d'externalisation des processus métiers (BPO)[12].
  • 2002 : Steria cède son activité web agency Net and B[13].
  • 2003 : Ouverture du plan d'épargne entreprise aux salariés européens du Groupe.

2004–2007 : croissance externe [modifier]

L'amélioration du climat des affaires permet la reprise de la stratégie de croissance externe. Steria envisage notamment de prendre le contrôle de la SSII allemande Mummert Consulting[14].

  • 2004 : Steria regroupe à Sophia Antipolis sept de ses centres de traitement européens[15].
  • 2005 : La cour d'appel de Toulouse condamne Steria pour discrimination syndicale[16].
  • 2005 : Rachat de Mummert Consulting[17].
  • 2005 : Les salariés revendiquent leur participation aux bénéfices du Groupe[18].
  • 2006 : Mise en œuvre de la biométrie mobile pour la sécurité des stades de la coupe du monde.
  • 2006 : Supervision en temps réel du trafic routier de Singapour par l'analyse de la position des 20 000 taxis. Entrée du 10.000ième collaborateur du Groupe. Trophées de l’Innovation Orange Business Services – Syntec Informatique : Steria remporte le prix « Solutions de Mobilité, Solutions Nouvelles Technologies ». Steria récompensé meilleur employeur du secteur des NTIC en Scandinavie.
  • 2007 : Évolution des statuts pour mise en oeuvre d’une « gouvernance participative » impliquant les salariés actionnaires. Signature avec le ministère des Finances français du contrat « Chorus », le plus important projet SAP en France. Ouverture de deux centres nearshore en Pologne et au Maroc.

En 2007, le rachat de la SSII britannique Xansa permet à Steria de développer considérablement ses parts de marché dans le secteur public au Royaume-Uni, ainsi que ses capacités de production offshore en Inde.

2008 à aujourd'hui : consolidation de l'activité du groupe et politique RSE [modifier]

Quelques dates clés :

  • 2008 : Steria est reconnu pour sa politique innovante en matière d'actionnariat salarié et remporte le "Grand Prix 2008 de l'Actionnariat Salarié dans la catégorie SBF 250" ainsi que le "Prix Spécial de la Meilleure Progression" pour ces actions menées depuis deux ans pour le développement de l'actionnariat salarié auprès de ses collaborateurs. Steria se voit récompensé par le "Social and Corporate Governance Awards" décerné à la Bourse de Mumbay pour son programme éducatif envers les populations défavorisées en Inde.
  • 2008 : Création d'un centre nearshore à Katowice en Pologne pour les activités d'externalisation en Europe[19].
  • 2008 : Création d'un centre nearshore à Casablanca au Maroc[20]. Steria Medshore fournit aux marchés européens et méditerranéens des services d'intégration de système et d'infogérance applicative.
  • 2008 : François Mazon, directeur général France, est limogé fin octobre suite à un avertissement sur résultats[21]. François Enaud assume temporairement l'intérim, puis Olivier Vallet est nommé directeur général France et définit une nouvelle organisation[22].
  • 2008 : Suite à l'action intentée par le Comité d'Établissement de la Région Parisienne, la Société Steria est condamnée pour délit d'entrave par la 17ème chambre Correctionnelle de Nanterre [23]. La CGT s'est porté partie civile dans cette action.
  • 2009 : Développement d'un logiciel unique de gestion interarmées de la solde (LOUVOIS) du Ministère de la Défense français[24]. Après sa mise en place le 1er octobre 2011, des dysfonctionnements entraînent des retards de paiements des soldes et des primes[25] ainsi que des trop-perçus[26].
  • 2009 : Steria annonce pour le 3e trimestre une baisse du chiffre d'affaires de 9,1 % sur un an[27].
  • 2009 : Le CHSCT d'Issy les Moulineaux gagne en appel le procès intenté par la direction [28] pour l'empêcher de mener une expertise indépendante. Après plusieurs tentatives de suicide et un suicide avéré en 2008, et après enquête le CHSCT estime être en présence d'un risque grave pour la santé des salarié-e-s. Ce que contestait Steria. Le cabinet Technologia mènera une expertise au cours de l'année 2010[29].
  • 2010 : Le Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail (CHSCT) de Toulouse lance une démarche sur la prévention des Risques Psycho-Sociaux (RPS) avec l'aide d'un expert. La direction n'est pas en accord avec la démarche proposée et intente un procès au CHSCT[30].
  • 2010 : Le 19 octobre, le cours de l'action Steria plonge en Bourse (-9 %) après un avertissement sur les bénéfices lié à la situation dans le secteur public britannique[31].
  • 2011 : Les syndicats FO, CGC et SUD obligent Steria à appliquer la loi TEPA en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat qui prévoit une exonération de charges sociales sur les heures supplémentaires ainsi que leur défiscalisation[32] [33].
  • 2011 : Déménagement du site d'Issy-les-Moulineaux : Steria France vers l'immeuble Green Office de Meudon[34] ; Steria Group vers l'immeuble EOS à Issy-les-Moulineaux[35]. Le déménagement vers l'immeuble Green Office de Meudon permet à Steria de réaliser d'importantes économies sur les loyers et l'énergie, l'immeuble étant "à énergie positive", à savoir qu’il produit plus d’énergie qu’il n’en consomme. De nombreux salariés déplorent la faiblesse de la desserte en transports en commun (bus uniquement)[36] ; prévu initialement fin 2012, le tramway T6 n’arrivera qu’en 2014[37].
  • 2011 : La prime de partage des profits (ou prime dividendes) distribuée par les entreprises ayant augmenté leurs dividendes en 2011, s'élève à 420 euros en moyenne par salarié, selon le ministère du travail[38]. La direction de Steria accorde une prime de 80 euros[39], qui vient s'ajouter au dispositif d'intéressement et de participation.
  • 2012 : En janvier, la direction décide de suspendre les Négociations Annuelles Obligatoires sur les salaires pendant le premier trimestre[40]. Elles reprennent finalement au deuxième trimestre. Les augmentations restent individuelles et non collectives.
  • 2012 : La fondation Steria reçoit le Golden Peacok Award pour ses activités dans l'éducation en Inde [41].

Implantations géographiques [modifier]

En France [modifier]

55 % des effectifs se trouvent en région parisienne. La plus importante agence de province est située à Toulouse.

  • Vélizy — 2811 salarié(e)s (juillet 2012)
  • Meudon — 581 salarié(e)s (juillet 2012)
  • Toulouse — 809 salarié(e)s (juillet 2012)
  • Nantes — 476 salarié(e)s (juillet 2012)
  • Lyon — 268 salarié(e)s (juillet 2012)
  • Aix-en-Provence — 159 salarié(e)s (juillet 2012)
  • Rennes — 198 salarié(e)s (juillet 2012)
  • Sophia Antipolis — 146 salarié(e)s (juillet 2012)
  • Bordeaux — 121 salarié(e)s (juillet 2012)
  • Lille — 110 salarié(e)s (juillet 2012)
  • Roanne — 233 salarié(e)s (juillet 2012)
  • Strasbourg — 100 salarié(e)s (juillet 2012)
  • Grenoble — 76 salarié(e)s (juillet 2012)
  • Montpellier — 62 salarié(e)s (juillet 2012)
  • Orléans — 50 salarié(e)s (juillet 2012)
  • Pau — 38 salarié(e)s (juillet 2012)

En Europe [modifier]

Présence en Europe de l'ouest et en Pologne.

En Asie [modifier]

En Afrique du Nord [modifier]

Métiers [modifier]

Steria conçoit des solutions métier à forte valeur ajoutée dans ses domaines d’expertise - secteur public et santé, banque et assurance, télécommunications, énergie-transport-industrie - ainsi que des solutions technologiques innovantes.

CA par métier [modifier]

Le chiffre d'affaires (2011) se ventile par métier :

  • 42 % Conseil/Intégration de système
  • 30 % Gestion des Infrastructures Informatiques
  • 19 % Gestion applicative
  • 9 % Business Process Outsourcing.

CA par pays [modifier]

Le chiffre d'affaires (2011) se ventile par pays :

  • 37 % Royaume-Uni
  • 32 % France
  • 14 % Allemagne
  • 17 % Autre Europe.

CA par secteur d’activité [modifier]

Le chiffre d'affaires (2011) se ventile par secteur d’activité :

  • 39 % Secteur public
  • 26 % Utilities (Énergie, Télécommunications, Transport)
  • 24 % Finance
  • 3 % Grande distribution
  • 8 % Industrie et autres.

Données financières et boursières [modifier]

Chiffre d'affaires et Résultat Net (part du groupe) [modifier]

Données financières en milliers d'euros
Années 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Chiffre d'affaires 509 400 1 071 000 970 300 983 500 1 174 900 1 262 000 1 416 200 1 765 700 en diminution 1 630 000 en augmentation 1 692 700 en augmentation 1 747 677
Résultat Net (part du groupe) 19 110 10 900 21 515 29 994 38 286 54 332 50 018 51 601 en diminution48 189 en diminution42 900 en augmentation55 009

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Le chiffre d'affaires bondit en 2007/2008 par croissance externe : acquisition de Xansa. Maximal en 2008, il subit ensuite les conséquences de la crise économique mondiale. L'acquisition de Xansa devait permettre à Steria d'atteindre son objectif de porter son chiffre d'affaires à 2 milliards d'euros à l'horizon 2008[42]. À ce jour cet objectif n'est pas atteint.

Le résultat net (part du groupe) est maximal en 2011, quoiqu'à peine supérieur à celui de 2006. L'acquisition de Xansa, présentée en 2007 comme porteuse de synergies, n'a donc pas eu les effets escomptés sur la rentabilité.

Les analystes financiers s'interrogent sur la pertinence stratégique de cette acquisition, la diffusion du modèle offshore Inde/UK en Europe Continentale n’étant pas encore une réalité[43] et l'activité dans le secteur public étant touchée par les efforts de rigueur budgétaire (en particulier au Royaume-Uni)[44].

Action [modifier]

Caractéristiques [modifier]

  • Actions cotées à la bourse de Paris
  • Code Sicovam = 007291
  • Code ISIN = FR0000072910
  • Mnémonique = RIA
  • Introduction en bourse (04/06/1999) : 13,36 € (40,09 € avant division par 3 du nominal en 2001)[45]
  • Nombre d'actions = 30 829 031
  • Steria fait partie de l'indice SBF120 ; son poids dans l'indice est de 0,04 %

Données historiques [modifier]

Au 01/06/2012 :

  • Cours de l'action = 12,20 €
  • Plus haut 10 ans (19/02/2007) = 52,15 €
  • Plus bas 5 ans (15/01/2009) = 7,30 €
  • Plus bas 10 ans (25/09/2002) = 4,80 €
  • Variation sur 1 semaine : en diminution -6,76 %
  • Variation sur 1 mois : en diminution -17,82 %
  • Variation sur 3 mois : en diminution -23,75 %
  • Variation sur 6 mois : en diminution -11,24 %
  • Variation sur 1 an  : en diminution -41,08 %
  • Variation sur 3 ans : en diminution -18,12 %
  • Variation sur 5 ans : en diminution -74,50 %

Analyse du parcours boursier [modifier]

Le parcours boursier de l'action Steria est très médiocre. Le cours actuel est inférieur au cours d'introduction, il y a 13 ans en 1999. À tous les horizons de placement (de 1 semaine à 5 ans), la variation est négative. Ce parcours est plus mauvais que celui des indices de marché (Steria fait partie du SBF120) et que celui de ses grands concurrents côtés (Cap Gemini et Atos).

La bulle internet a permis d'enregistrer un plus haut de 100 euros en 2000.

Le Krach boursier de 2001-2002 a provoqué un plus bas de 4,80 euros en 2002.

Entre 2005 et 2007, l'action s'est stabilisée vers 40 euros.

Puis le marché a sévèrement sanctionné l'acquisition de Xansa, l'action perdant jusqu'à 80 % de sa valeur. La capitalisation boursière actuelle de Steria (environ 376 millions d'euros) est très inférieure au prix d'achat de Xansa en 2007 (environ 700 millions d'euros), il y a donc eu une importante destruction de valeur.

Les facteurs pouvant expliquer ce parcours boursier très médiocre peuvent être :

  • le statut de Société en Commandite par Actions : le gérant est inamovible, quelle que soient les performances de l'action ; une Offre publique d'achat n'a pas de sens
  • une politique de croissance privilégiant la croissance externe : les acquisitions peuvent être surpayées (Tecsi en 2000 et surtout Xansa en 2007) et/ou faites au plus mauvais moment au début d'une crise (Intégris en 2001, Xansa en 2007)
  • une rentabilité généralement inférieure à la moyenne du secteur, quoique Steria a fait preuve d'une bonne résistance lors de la dernière crise
  • un dividende faible, quoiqu'en augmentation depuis 2009 (0,12 € en 2009 ; 0,24 € en 2010 ; 0,35 € en 2011 correspondant à un rendement de 2,66 %)
  • une dilution provoquée chaque année par le plan d'actionnariat pour les salariés et l'attribution d'actions gratuites pour les managers
  • après une période de 5 ans de baisse de l'action, qui est aussi la durée de blocage des actions sur les plans d'épargne salariale, la démotivation des salariés actionnaires et dans une moindre mesure des managers (attribution d'actions gratuites).

Comparaison avec Sopra Group [modifier]

Sopra Group est une SSII de taille sensiblement inférieure à celle de Steria. En 2011, après séparation d’Axway, Sopra Group a un effectif de 12 600 personnes et réalise un chiffre d'affaires de 1 050 millions d'euros, à 82 % en France.

Sopra Group obtient un résultat net (part du groupe) de 63 millions d'euros. Sopra Group est donc plus rentable que Steria. De plus, l'action Sopra Group offre un rendement supérieur (4,2 %).

Sopra Group a une capitalisation boursière d'environ 540 millions d'euros, nettement supérieure à celle de Steria.

Obligation convertible [modifier]

Dans le cadre du financement de l'acquisition de Xansa en 2007, Steria a émis un emprunt d'un montant d'environ 152 millions d'€ représenté par des obligations subordonnées à durée indéterminée et à option de conversion et/ou d'échange en actions nouvelles ou existantes jusqu'au 31 décembre 2012[46].

  • Code Valeur ISIN = FR0010544734 - YRIA
  • Valeur nominale = 3 736 € [47]
  • Taux d'intérêt du 20/11/2007 au 31/12/2012 = 5,7 %
  • Coupon net = 213 € payable à terme échu le 1er janvier de chaque année, ou le 1er jour ouvré suivant si cette date n'est pas un jour ouvré

Compte tenu de l'évolution du cours de bourse de l'action, il est très peu probable que l'obligation soit convertie en action avant le 31/12/2012.

Actionnaires institutionnels [modifier]

Les principaux actionnaires institutionnels sont :

  • FMR LLC (Fidelity Management and Research) qui déclare détenir le 24 novembre 2010 : 1 978 991 actions représentant autant de droits de vote, soit 6,71 % du capital[48]
  • Financière de l’Échiquier qui déclare détenir le 31 janvier 2011 : 1 801 785 actions représentant autant de droits de vote, soit 5,90 % du capital[49].

Ces actionnaires institutionnels ont augmenté leur participation, au 31/12/2001 :

  • FMR LLC (Fidelity Management and Research) : 2 807 577 actions, 9,11 % du capital, 7,67 % des droits de vote
  • Financière de l’Echiquier : 2 447 784 actions, 7,94 % du capital, 6,69 % des droits de vote.

Un autre actionnaire institutionnel important est la société Nobel (contrôlée par HSBC). Elle déclare avoir franchi en hausse le seuil de 5 % du capital, le 3 juin 2009[50]. Puis déclare avoir franchi en baisse le seuil de 5 % du capital le 23 avril 2010[51]. Au 31/12/2011, elle détient 1 025 343 actions, 3,33 % du capital, 5,60 % des droits de vote. Pendant la vente de ses actions, HSBC recommande au marché d'acheter l'action, en relevant sa recommandation de 'neutre' à 'surpondérer'[52].

Actionnaires salariés [modifier]

Dès sa création en 1969, Steria met en place l'actionnariat salarié : Jean Carteron détient 51 % du capital donc contrôle la société, sept salariés possèdent chacun 7 % du capital. Les principes fondateurs sont donc définis : d'une part contrôle de la société par son dirigeant (initialement fondateur), d'autre part participation des salariés.

L'actionnariat salarié prend diverses formes au cours de l'histoire de Steria, passant d'une gouvernance paternaliste à une gouvernance dite participative[53]. Sous sa forme actuelle, la SCA permet d'accueillir des actionnaires institutionnels et individuels, en assurant une excellente protection contre une Offre publique d'achat.

L'actionnariat salarié (y compris trusts en droit anglais) constitue une participation, au 31 décembre 2011, de 21,05 % du capital, soit un des niveaux les plus élevés observés dans les sociétés cotées françaises. Steria remporte le Grand Prix de l'Actionnariat Salarié dans la catégorie SBF 250, organisé par la Fédération française des associations d'actionnaires salariés et anciens salariés (FAS), en 2008 et en 2010[54].

6 000 salariés sont actionnaires, soit 30 % de l'effectif. A contrario, 14 000 salariés, soit 70 % de l'effectif, ne sont pas actionnaires, soit par choix, soit par impossibilité (Steria propose un plan d’actionnariat dans 11 pays sur 16[55]).

Le nombre d'actions possédées par chaque salarié-e actionnaire est très variable, notamment via les plans d'actionnariat salarié et l'attribution d'actions gratuites de performance (110 550 en 2008, 35 761 en 2009, 139 250 en 2010, 157 600 en 2011) :

  • beaucoup des salariés possèdent exactement six actions, attribuées gratuitement sans condition en 2008 ; ces six actions valent aujourd'hui[Quand ?] environ 90 € ;
  • chaque année les salariés peuvent souscrire un plan d'actionnariat (décote à 20 % et abondement) ;
  • les 100 premiers managers bénéficient d'actions gratuites de performance (103 100 en 2011) ;
  • les 10 premiers dirigeants bénéficient d'actions gratuites de performance (42 500 en 2011) ;
  • François Énaud bénéficie d'actions gratuites de performance (12 000 en 2011).

L'association française de la gestion financière, organisation professionnelle de la gestion pour compte de tiers, a alerté sur l'attribution d'actions gratuites de performance, estimant souhaitable que l’octroi d’actions gratuites soit lié à la réalisation de conditions de performance sur une longue durée[56]. Les actions gratuites de Steria sont conditionnées à des objectifs de chiffre d'affaires et de marge opérationnelle sur 3 ans.

Direction de l'entreprise [modifier]

  • François Énaud : general manager, group chief executive officer
  • Laurent Lemaire : senior executive vice president, group chief financial officer and group transformation director
  • John Torrie : senior executive vice president, general manager UK & India
  • Olivier Vallet : senior executive vice president, general manager France

Communication [modifier]

  • 2008 : Steria est fournisseur officiel de l'équipe ING-Renault de Formule 1.

Bibliographie [modifier]

Liens externes [modifier]

Sources et références [modifier]

  1. Biographie François Enaud, Dirigeants-entreprise.com
  2. Euronext
  3. Document de référence 2011
  4. 1969, création de Steria, Steria.com
  5. Experian France vend son infogérance à Steria, faute de taille critique
  6. Steria achète Tecsi : une vieille dame en absorbe une autre
  7. Infogérance: Steria s'empare d'Equip
  8. Naissance d'une Fondation
  9. dessous-de-ses-esperances-2094294.htm Bull vend Integris à Steria en dessous de ses espérances
  10. Bull se sépare bien d'Integris Europe mais conserve l'Italie
  11. François Enaud, PDG de Steria : ' Je ne vois, dans les services, aucun signe de ralentissement '
  12. [1]
  13. Steria cède son activité web agency
  14. [2]
  15. Un centre d'infogérance de Steria sous haute sécurité
  16. Discrimination en cause chez Steria
  17. Steria se rapproche de Mummert
  18. Les informaticiens dans la rue
  19. Steria a ouvert un centre de services en Pologne
  20. Steria ouvre une entité nearshore au Maroc
  21. François Enaud prend temporairement les rênes de Steria France
  22. Steria France change d'organisation
  23. [ http://rp.cgtsteria.info/2011/02/15/stress-et-souffrance-au-travail/]
  24. Steria gère la paye des militaires
  25. , Un bug dans le système Louvois et des soldats ne sont plus payés
  26. Michel Cabirol, in La Tribune du 25/04/2013 : "Défense : 100 millions d'euros de solde versés en trop aux militaires"
  27. Steria victime d’un coup de fatigue au troisième trimestre
  28. TGI NANTERRE 13 juillet 2009
  29. [3]
  30. Steria : la direction assigne le CHSCT de Toulouse devant le TGI
  31. Steria plonge en Bourse
  32. Steria doit appliquer le régime d’exonération des heures supplémentaires
  33. LE COUP PIED DE FO DANS LA FOURMILIÈRE DE LA LOI TEPA
  34. GREEN OFFICE® Meudon
  35. EOS
  36. Steria met 1 250 employés au vert
  37. Tramway Châtillon-Viroflay
  38. Prime dividendes : 420 euros en moyenne
  39. Déprime des 80 € à Steria
  40. Les négociations sur les salaires patinent dans les SSII et chez les fournisseurs
  41. http://www.goldenpeacockawards.com/past-winners/corporate-social-responsibility-gpacsr.html
  42. Steria lance une offre sur le britannique Xansa
  43. Un newsflow peu encourageant
  44. L'avertissement sur les résultats déçoit, évitez
  45. BULLETIN MENSUEL D’INFORMATION DE LA COMMISSION DES OPÉRATIONS DE BOURSE N° 336 JUIN 1999
  46. CORPORATE EVENT NOTICE
  47. STERIA OSICE
  48. Déclaration de franchissement de seuil
  49. Déclaration de franchissement de seuil
  50. Groupe Steria : HSBC contrôle 5,01 % du capital
  51. Steria : Nobel détient moins de 5 % du capital
  52. Steria: HSBC passe à 'surpondérer'
  53. SODERI Assemblée générale des actionnaires 19 mai 2011
  54. Steria reçoit le Grand Prix 2010 de l'actionnariat salarié
  55. Steria GESP 2011 QUESTIONS – REPONSES
  56. Programme de veille 2012 de gouvernement d'entreprise sur les sociétés du SBF 120