Euriware

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Euriware

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Logo d'Euriware

Création 1992
Forme juridique Société anonyme
Slogan L'énergie des solutions innovantes
Siège social Drapeau de France Guyancourt (Yvelines) (France)
Direction Christian Petit
Activité Entreprise du secteur numérique
Société mère Capgemini
Filiales OPEN CASCADE, EURINFO
Effectif + de 2000 collaborateurs en 2013
Site web euriware.com
Chiffre d’affaires 271 M€ en 2013

Euriware est une entreprise du secteur numérique française, filiale à 100 % de Capgemini France SAS, et donc du groupe Capgemini, fondée en 1991. En 2013, Euriware emploie 2 100[1] personnes en France, réparties sur onze sites[2]. Son siège est établi à Guyancourt, dans les Yvelines.

Pré-histoire[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, devant l’émergence de l’informatique et sa mise en œuvre dans les processus industriels, COGEMA et SGN (avec participation de Technip), mutualisent leurs compétences et leur ressources en informatique industrielle dans un GIE appelé ESIA.

  • Fondé en 1980, présidé à l'origine par Pierre Balança, le GIE ESIA n’emploie encore en 1982 qu’une soixantaine de personnes basée à Saint-Quentin-en-Yvelines. Les compétences de ces équipes d’ingénierie en informatique, en automatismes et SNCC sont alors totalement dédiées à la réalisation des systèmes de l’usine COGEMA de La Hague et pour une petite part au process de l'industrie du verre. Malgré quelques tentatives de diversification, cette orientation au service quasi exclusif de l’industrie nucléaire (Cogema, Technicatome, CEA, …) perdurera jusqu’aux années 2010.
  • À partir de 1985, ESIA est dirigée par Olivier Loubière et s’oriente vers l’infogérance.
  • En 1991, le groupe SGN décide de réorganiser par métier ses filiales et en particulier, souhaite regrouper ses participations dans le secteur des services informatiques.

Histoire [3][modifier | modifier le code]

En 1992, Euriware nait donc de la fusion d’ESIA (informatique industrielle) et de GRAPHAEL (Informatique de gestion), deux SSII dédiées à l’informatique des grands programmes COGEMA. L’entreprise détient également des participations dans EURILOR et INFOGI. La nouvelle entité est présidée par Bruno de Saint Chamas. Le groupe affiche alors un chiffre d'affaires de 354 millions de francs, emploie 500 personnes et s’intègre dans le "réseau Eurisys".

En 1994, Euriware signe son premier contrat d’infogérance client hors groupe COGEMA, avec l’Institut Français du Pétrole. Suite à quelques remous causés - dit-on alors - par son appartenance à la mouvance catholique intégriste (voir ICHTUS), de Saint Chamas est remplacé à la présidence du groupe Euriware par Philip Loeb. Celui-ci restera son PDG pendant 10 ans, un record de durée pour le groupe.

Sous cette nouvelle gouvernance, en 1996, Euriware intègre Infogérys pour renforcer de manière significative son pôle Infogérance.

  • En 1997, des tensions se font jour au sein du groupe Cogema. Elles opposent deux filiales; SGN et Assystem. Il est alors question de transférer Game et Euriware, du groupe SGN vers Assystem, projet sans suite.
  • En 1998, le chiffre d’affaires d'Euriware affiche une progression de 44 % sur trois ans (depuis 1995) et l’entreprise pointe à la 14e place des SSII françaises (Acquisitions ou prise de participations dans Axisse, Pragodata, Ifatec, Eurisys Consulting, …)
  • En 1999, Euriware entre au capital de PEA, spécialiste du supply chain management et du product data management.
  • De 2000 à 2003, après le boom dans l’informatique dû à l’effet « bug de l'an 2000 » et au passage à l’Euro, certains métiers de l’entreprise sont à la peine et en 2003, comme d’autres SSII, Euriware semble – un temps – devoir être lâché par sa maison mère Areva.
  • De 2003 à 2006 à défaut d'avoir trouvé un repreneur global la SSII met en œuvre un processus de cessions et de filialisations et maintient ainsi vaille que vaille sa progression en effectif et en CA les années suivantes.

Euriware change de nouveau de PDG en 2007, avec la nomination à ce poste de Khaled Draz. Il remplace Stéphane Senkowski, qui avait pris cette fonction en novembre 2005. Ce dernier succédait lui-même à Benoît Tiers arrivé deux ans plus tôt. Devant cette valse des dirigeants, à l’époque le quotidien économique Les Échos se demandait déjà si Areva « arrivera enfin à décider s'il doit développer ou céder son activité de services informatiques »…

  • En 2008, discrète pendant les années 2000 à 2007, la SSII décide d'abandonner son organisation par régions, en place depuis l'origine, pour adopter une structure par types de prestations. Entité minuscule perdue au sein d'un ensemble de 11 milliards d'euros, Euriware a été sur la sellette pendant plusieurs années, avant de bénéficier à son tour de l'essor du nucléaire. La répartition du chiffre d'affaires (40 % des revenus proviennent d'Areva) est alors jugée satisfaisante.
  • De 2009 à 2013, l’entreprise réalise près de la moitié de son chiffre d'affaires - en croissance modeste - avec sa maison mère Areva (et l'autre moitié avec de grands groupes tels EDF, Renault, Safran, GDF Suez ou Technip).
  • En mai 2014, le groupe Euriware est racheté par Capgemini France SAS, filiale de Capgemini SA.

Actualité[modifier | modifier le code]

En 2013, Areva annonce qu'elle va céder Euriware, et que seul le contrôle-commande nucléaire serait conservé au sein du groupe, afin de mettre fin à son modèle intégré[4]. Les salariés de l'entreprise s'opposent à cette sortie du groupe, et ont notamment manifesté en juillet devant le siège d'Areva, à l'appel de l'intersyndicale unitaire d'Euriware[5]. Selon le délégué central CFDT d'Euriware, Jean-Pierre Bachmann, « ce projet est incompréhensible au regard de la sûreté : l'informatique des sites nucléaires ne peut être confiée à une entreprise externe »[6]. Le 11 juillet, à l'issue d'une réunion du comité central d'entreprise, l'intersyndicale de l'entreprise annonce que les représentants du personnel ont levé un droit d'alerte[7]. Le nom du repreneur sera décidé à la mi-septembre 2013[7].

Jusque-là apparemment satisfaits par la répartition des activités d'Euriware, les dirigeants d'Areva utilisent pourtant cet argument pour envisager de vendre la filiale. Le PDG d'AREVA déclarant notamment à cette occasion« Euriware travaille à 60 % pour des clients extérieurs et à 40 % pour Areva. Ces dernières années, la situation s'est compliquée. Euriware connaissait des difficultés croissantes, dues à la perte de contrats, non renouvelés, et à une concurrence très vive sur le marché des services informatiques. Dans ce contexte, Euriware avait tendance à se marginaliser. Il fallait faire quelque chose rapidement, redonner un projet industriel et des perspectives de développement à Euriware. Si nous n'avions pas réagi, on pouvait craindre pour l'emploi[8]. ».

Après plusieurs mois de suspens, le nom du repreneur est finalement annoncé mi-septembre 2013: Euriware est cédé à Capgemini au 31 décembre 2013, pour un prix non rendu public. Le premier ministre signe le décret de privatisation [9] en mai 2014.

Sur recommandation de l'ASN, pour des raisons de sûreté, seule l'activité "contrôle-commande des processus industriels" d'Areva - dont les ressources sont dédiées à l'usine de La Hague et implantées pour l'essentiel à Equeurdreville (Manche) à proximité et sur le site de l'usine de La Hague - reste dans le giron de la société mère.

Métiers[modifier | modifier le code]

Ses métiers sont :

Données économiques[modifier | modifier le code]

Données financières[réf. nécessaire] en millions d'euros
Années 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Effectif 2000 2250 2300 2300 2220 2200
Chiffre d'affaires (en millions d'euros) 228,0 237,0 254,0 275,0 286,0 290,0 296,0 294,0[1]

En 2012, les effectifs sont de 1936 personnes pour un CA de 276.134.000 €.

En 2013, les effectifs sont de 2100 personnes pour un CA de 271.000.000 €.

Sources

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]