Roumains et roumanophones

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Roumains/roumanophones

Populations significatives par région
Population totale 23 623 890
Autres
Langues

Roumain (nommé « moldave » en Moldavie)

Religions

Christianisme orthodoxe majoritaire

Parmi les "Valaques" du bas-Danube et des Balkans on distingue:
en gris = zone de rencontre inter-linguistique (tranhumance)
en blanc = Daco-Roumains
en vert = Istriens et Dalmates
en jaune = Aroumains
en orange = Megleno-Roumains.
Évolution des langues romanes orientales avec les trois phases de la formation, de la dispersion et de la différenciation.
Miklos Barabas : Famille roumaine descendant au marché, 1844.
Drapeau des Daco-roumains
Drapeau des Aroumains

Les Roumains sont un ensemble politique défini par le Droit du sol : les citoyens de la Roumanie, indépendamment de leurs origines, langues et particularités. Leur nombre est de 23,5 millions (en diminution). Pour obtenir de l'information sur l'ensemble politique roumain, voir l'article sur la Roumanie.
Les roumanophones sont un ensemble linguistique, culturel et historique de populations vivant en Europe de l’Est, de part et d'autre des Carpates, du Danube et du Prut, locuteurs de la langue roumaine : cette langue, de la famille indo-européenne, provient de l'évolution linguistique des Thraces et Daces romanisés, ayant vécu dans les Balkans et le bassin du bas-Danube, et appelés Valaques dans l'histoire, et Moldaves dans l'ex-URSS. Les roumanophones vivent principalement en Roumanie où ils sont 89,5 % de la population (recensement roumain de 2002), et en République de Moldavie où ils sont 71,2 % de la population (recensement moldave de 2004). On estime leur nombre total à 24 millions.

Définitions[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs définitions de ces deux ensembles, selon le référentiel utilisé.

En Roumanie, Roumain désigne à la fois le gentilé de la Roumanie et l'ethnonyme des roumanophones, et inclut non seulement les communautés roumanophones hors-frontières, mais souvent aussi les Aroumains, soit l'ensemble des locuteurs des langues romanes orientales au sens large. Qui plus est, Roumain, dans son acception courante en Roumanie, n'inclut pas les citoyens de la Roumanie appartenant à des communautés non-roumanophones : c'est la définition selon le Droit du sang.

La plupart des langues d'Europe occidentale, mais aussi la plupart des pays voisins de la Roumanie, distinguent quant à eux le gentilé de l'ethnonyme, et, selon le Droit du sol, réservent le terme Roumain à l'ensemble politique des citoyens roumains, pour désigner les roumanophones hors-frontières par d'autres noms comme Valaques ou Moldaves.

Valaques désignait non seulement les Roumains, mais aussi les Istriens ou Istro-Roumains, les Aroumains, les Mégléno-Roumains, et jadis les Diciens et les Dalmates (Morlaques ou Mavro-Valaques) issus des Thraco-illyriens antiques. Le nom de "Valachie" a la même origine.

Au sens le plus strict, en français un Roumain est un citoyen de la Roumanie, un Valaque est un habitant de la Valachie, un roumanophone est un locuteur de la langue Daco-Romane (quelle que soit sa citoyenneté, et quel que soit le nom politique donné à sa langue) et un Aroumain est un locuteur de la langue Aroumaine (quelle que soit sa citoyenneté).

Dénominations[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Noms des Roumains.

Outre Valaques, Moldaves et Moldo-Valaques (fréquent au XIXe siècle), les roumanophones et les Roumains apparaissent parfois sous des noms, régionaux comme Diciens en Dobrogée ou Timocènes en Serbie.

Beaucoup plus diverses sont les dénominations des locuteurs, partout minoritaires, d'autres langues romanes orientales que le roumain : Aromounes, Aromans, Aroumains, Ciciens, Istriotes, Istriens, Istro-romans, Istro-roumains, Moglénites, Mégléniotes, Mégléno-romans, Mégléno-roumains, Valaques, Vlaques, Vlachs, Vlachos, Vlakhos, Koutso-vlaques, Koutso-valaques, Tchipanes, Cipans, Farsherotes, Gramoshtènes, Zinzares et bien d'autres encore[1].

En français et dans les autres langues, occidentales ou voisines de la Roumanie, le terme « Roumains » comme exonyme (ainsi que le terme « Roumanie » pour désigner les « Valachies ») est un néologisme du XIXe siècle. Il existait toutefois longtemps avant l'apparition de l'État roumain[2]. En français, le journal « Mercure de France » de Juillet 1742 emploie pour la première fois l'expression Valachie ou pays Roumain lorsqu'il présente le texte de la Constitution octroyée par le Prince Constantin Mavrocordato en 1746. Mais ce sont Émile Ollivier, Edgar Quinet et Élysée Reclus qui ont introduit dans le langage courant le nom de « Roumains » à la place de Valaques, de Moldaves et Moldo-Valaques.

En roumain même, il est attesté comme endonyme dès le XVIe siècle[3].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Aroumains et Daco-Roumains partagent des caractéristiques communes qui les rapprochent entre eux et les différencient des autres ethnies :

Certaines confusions sont fréquentes concernant les Roumains:

  • l'appellation Moldave ne désigne pas une ethnie mais l'appartenance à un territoire : celui de l'ancienne Moldavie, comprenant aujourd'hui la région roumaine de Moldavie, la République de Moldavie et quelques régions limitrophes de l'Ukraine. Tous les Moldaves ne sont pas des Roumains (il y en a qui sont Ukrainiens, Russes, Juifs) même si le Droit du sang adopté par la république de Moldavie réserve le nom de Moldaves aux seuls roumanophones... tout en leur déniant l'appartenance à cette langue.
  • l'appellation Roms (écrit avec deux r en Roumanie) est le nom politiquement correct des Gitans, Sintis, Manouches, Yéniches, Bohémiens, Romanichels ou Tsiganes qui parlaient initialement le romani ou "rômanès", langue indo-européenne de l'Inde du Nord. Il y a des Roms vivant en Roumanie, d'autres non.

Histoire ancienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Origine des roumanophones.

Le groupe ethnique Roumain-Aroumain s'est formé jusqu'au VIIIe siècle. Les Roumains ont laissé des traces toponymiques aussi bien au nord qu'au sud du Danube. Les Thraces du sud (entre le Danube et la ligne découverte au XIXe siècle par l'historien et archéologue Konstantin Jireček) ont été romanisés à partir de l'an 29. Ceux du nord (en Dacie) le furent après la conquête romaine de 106 de notre ère. Cette population a été influencée plus tard par les Slaves (des Slavons plus précisément), mais pas suffisamment pour adopter une langue slave comme langue véhiculaire.

La première mention de ces Thraces romanisés est faite en 579 par les chroniqueurs Théophane le Confesseur et Théophylacte Simocatta, dans la relation d'une bataille contre les Avars, les Thraces romanisés faisant partie de l'armée byzantine. La deuxième mention écrite est celle du chroniqueur Cédrène en 976 quand il raconte l'assassinat par des Valaques du frère du tsar bulgare Samuel. C'est la première mention des romanophones orientaux sous ce nom de « Valaques ». Les linguistes, eux, parlent de Proto-roumain pour désigner la langue en évolution parlée par ces populations, depuis l'étape des Thraces romanisés jusqu'aux « Valaques » de Cédrène au Xe siècle, puis d'aroumain et de daco-roumain pour désigner les langues parlées par les ancêtres des Aroumains et des Roumains à partir du XIe siècle. Pour le Proto-roumain, il existe aussi les dénominations de « roman oriental », « Thraco-roman » ou « proto-roman oriental » (PRO).

En 1186 apparaît sur le bas-Danube (actuelles Bulgarie, Macédoine et sud de la Roumanie) un état multiethnique fondé par la dynastie des Caloianu (Kalojan). Il ne s'agit plus cette fois de communautés romanophones ou de "romanies populaires" mais d'un véritable royaume médiéval, que les Bulgares appellent "Second empire (ou royaume ) bulgare ", mais où la population romanophone avait, au sud comme au nord du Danube, encore assez d'importance pour que son souverain soit qualifié de "Rex Bulgarorum et Vlachorum " par le par le pape Innocent III (1205) et par les chancelleries de l'époque. Mais, avec le temps, les communautés romanophones adoptent les langues slaves de leurs voisins, plus nombreux, au point qu'au Moyen Âge le mot Valaques (Vlasi) est utilisé aussi par les catholiques croates pour désigner leurs voisins orthodoxes, encore romanophones ou devenus slavophones (serbes).

Puis arrivent les Turcs qui, pour les distinguer des Valaques du sud du Danube, appellent les Roumains du nord du Danube "kara-iflak", car chez les Turcs les points cardinaux avaient des couleurs, le noir ("kara") désignant le nord. C'est aussi l'origine du nom actuel de la mer Noire. Les Aroumains étaient les "ak-iflak", le blanc ("ak") désignant le sud. En turc, la Méditerranée se dit Ak-Deniz, la mer Blanche.

À l'époque moderne, les Grecs utilisent le mot "vlahos" avec un sens péjoratif ("montagnard", "naïf", "balourd") et il n'est pas rare d'entendre aujourd'hui en Grèce des blagues où le personnage du « vlahos » joue le rôle du dindon de la farce. Toutefois, en Grèce, c'est aussi un nom de famille répandu.

Les ouvrages historiques actuels tendent, en raison des controverses entre historiens, à occulter l'existence des langues romanes orientales entre la fin de l'Empire romain et l'émergence des principautés médiévales de Moldavie et Valachie (soit pendant plus d'un millénaire), ce qui est considéré comme absurde par l'historien Neagu Djuvara qui, dans une interview de 2008, disait avec humour : « Les arguments des thèses antagonistes peuvent tous être contestés, mais ils ont le mérite d'exister, tandis qu'aucun fait archéologique et aucune source écrite n'étayent l'hypothèse d'une disparition pure et simple des roumanophones pendant mille ans, qu'ils se soient envolés avec les hirondelles pour migrer en Afrique, ou qu'ils soient allés hiberner avec les ours dans les grottes des Carpates ou des Balkans... »[4]. A moins d'adopter la théorie d'un Vladimir Jirinovski (qui n'est pas historien) selon laquelle les locuteurs des langues romanes orientales proviendraient d'un « mélange de colons italiens venus sur les nefs génoises et de Tziganes danubiens, qui a envahi des terres appartenant légitimement à la Bulgarie, à la Hongrie et à la Russie »[5]...

Répartition[modifier | modifier le code]

Les Roumains dans l'espace danubien-pontique sont environ 22 230 000, dont:

Au sud du Danube, les Aroumains habitent dans le nord de la Grèce, le sud-est de l'Albanie, le sud-ouest de la Macédoine. Les Roumains qui vivent dans le nord de la Bulgarie et la vallée du Timok en Serbie ne sont pas des Aroumains, mais des Roumains comme ceux de Roumanie. Ils font l'objet d'une politique d'assimilation dans les pays où la situation politique est fortement influencée par les nationalismes (Serbie, Albanie, Macédoine). La Grèce ne publie pas de données (les dernières remontent à 1951) et ne reconnaît qu'une seule minorité, turque, les autres étant considérées comme des Grecs bilingues.

Les organisations des Aroumains estiment leur nombre à environ 350 000 dispersés dans les Balkans[7] et le Conseil de l'Europe fait mention en 1997 de 250 000 roumains[8].

L'émigration des Roumains a été (et est) importante, et se dirige majoritairement vers les pays suivants[9] :

  • États-Unis : 1 million. Les communautés se trouvent en Ohio, Indiana, Michigan, Illinois, Californie, Pennsylvanie et New York ;
  • Italie : plus de 1 016 000 (en 2008) ;
  • Espagne : 900 000 (en 2009) ;
  • Israël : 140 000 (en 1970), sans compter les juifs comptés comme russes ou ukrainiens originaires de Bucovine ou de Bessarabie (encore autant) ;
  • Canada : 110 000 ;
  • Allemagne : 90 000, sans compter les membres des minorités germanophones nés en Roumanie (500 000) : Saxons et Souabes ;
  • France : 70 000 (en 2006).

Ces chiffres ne tiennent compte que des personnes déclarant pratiquer encore la langue, de nombreuses autres l'ayant perdue au profit des langues des pays d'accueil. Fait remarquable, alors que la plupart des exilés roumains se fondent rapidement dans leurs nouveaux pays (le taux de changements de patronyme en témoigne), une partie des germanophones de Roumanie zurückgekommte en Allemagne, des Grecs partis en Grèce et des juifs ayant fait aliya en Israël maintiennent vivant le souvenir de leurs origines roumaines, ont des restaurants et des journaux roumains, écoutent de la musique roumaine.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Gilles De Rapper, Pierre Sintès et Kira Kaurinkoski, Nommer et classer dans les Balkans : les Valaques, E.F.A. [www.efa.gr] et De Boccard, Paris, (ISBN 978-2-86958-202-6) ; Karl-Markus Gauss, La Nation disparue. Chez les Aroumains de Macédoine, in Voyages au bout de l'Europe, L'Esprit des péninsules, 2003 (trad. Valérie de Daran) (ISBN 2-84636-048-0) ; Gheorghe Zbuchea, Cezar Dobre, "Românii timoceni", Bucarest, 2005 ISBN 973-86782-2-6.
  2. Parmi les premières références explicites à un « territoire ethnolinguistique roumain » comprenant la Valachie, la Moldavie et la Transylvanie on trouve l’ouvrage « De la nation des Moldaves » du chroniqueur Miron Costin au XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, le prince érudit Dimitrie Cantemir désigne d’une manière systématique les trois principautés habitées par les roumanophones (la Moldavie, la Transylvanie et la Valachie) sous le nom de « Pays Roumain » (Țara Românească). Le nom « Roumanie » dans son acception moderne est attesté pour la première fois dans un ouvrage datant de 1816 dans un ouvrage, publié à Leipzig, de l'érudit grec Demetrios Daniel Philippidès, mais ce nom était déjà entré dans le langage courant au début du XIXe siècle, puisqu'on peut le lire sur la pierre tombale de Gheorghe Lazăr à Avrig en 1823
  3. Bien qu'Ernest Gellner ait écrit que "ce sont les états qui créent les nations", la notion de Roumain ou Aroumain n'apparaît pas avec la Roumanie moderne (comme l'affirment les historiens occidentaux, soviétiques et grecs) mais la précède. Les premières attestations des Valaques se désignant eux-mêmes avec le nom de “romain” datent du XVIe siècle, alors que des humanistes italiens commencent à rendre des récits écrits sur leurs voyages dans les zones habitées par des Valaques. Ainsi:
    • Tranquillo Andronico écrit en 1534 que les roumains ("Valachi") "s’appellent eux-mêmes romains" ("nunc se Romanos vocant" in: A. Verress, Acta et Epistolae, I, p. 243).
    • En 1532 Francesco della Valle accompagnant le gouverneur Aloisio Gritti note que les roumains ont préservé leur nom de romains et qu' "ils s’appellent eux-mêmes roumains (Romei) dans leur langue". Il cite même une phrase : "Sti rominest ?" ("sais-tu roumain ?", roum. :"știi românește ?"): "...si dimandano in lingua loro Romei...se alcuno dimanda se sano parlare in la lingua valacca, dicono a questo in questo modo: Sti Rominest ? Che vol dire: Sai tu Romano,..." (in: Cl. Isopescu, Notizie intorno ai romeni nella letteratura geografica italiana del Cinquecento, in Bulletin de la Section Historique, XVI, 1929, p. 1- 90).
    • Ferrante Capeci écrit vers 1575 que les habitants des "provinces valaques de Transsylvanie, Moldavie, Hongro-valaquie et Mésie" s’appellent eux-mêmes roumains (romanesci) (“Anzi essi si chiamano romanesci, e vogliono molti che erano mandati quì quei che erano dannati a cavar metalli...” in Maria Holban, Călători străini despre Țările Române, vol. II,p.158 – 161).
    • Pierre Lescalopier remarque en 1574 que "Tout ce pays la Wallachie et Moldavie et la plus part de la Transilvanie a esté peuplé des colonies romaines du temps de Trajan l’empereur…Ceux du pays se disent vrais successeurs des Romains et nomment leur parler romanechte, c'est-à-dire romain …" (Voyage fait par moy, Pierre Lescalopier l’an 1574 de Venise a Constantinople, fol 48 in Paul Cernovodeanu, Studii și materiale de istorie medievală, IV, 1960, p. 444).
    • Le saxon transylvain Johann Lebel note en 1542 que les Valaques se désignent eux-mêmes sous le nom de « Romuini“: "Ex Vlachi Valachi, Romanenses Italiani,/Quorum reliquae Romanensi lingua utuntur.../Solo Romanos nomine, sine re, repraesentantes./Ideirco vulgariter Romuini sunt appelanti" (Ioannes Lebelius, De opido Thalmus, Carmen Istoricum, Cibinii, 1779, p. 11 – 12).
    • Le chroniqueur polonais Orichovius (Stanislaw Orzechowski) observe en 1554 qu’ «en leur langue ils s’appellent romin, selon les romains et valaques en polonais, d’après les italiens» ("qui eorum lingua Romini ab Romanis, nostra Walachi, ab Italis appellantur" in: St. Orichovius, Annales polonici ab excessu Sigismundi, in I. Dlugossus, Historiae polonicae libri XII, col 1555).
    • Le croate Anton Verancsics remarque vers 1570 que les Valaques se nomment eux-mêmes romains (roumains): „...Valacchi, qui se Romanos nominant...„ “Gens quae ear terras (Transsylvaniam, Moldaviam et Transalpinam) nostra aetate incolit, Valacchi sunt, eaque a Romania ducit originem, tametsi nomine longe alieno...“ (in: De situ Transsylvaniae, Moldaviae et Transaplinae, in Monumenta Hungariae Historica, Scriptores; II, Pesta, 1857, p. 120).
    • Le hongrois transylvain Martinus Szent-Ivany cite en 1699 les expressions : "Sie noi sentem Rumeni" ("nous aussi, nous sommes roumains", pour le roum. : "Și noi suntem români") et "Noi sentem di sange Rumena" ("nous sommes de sang roumain", pour le roum.: "Noi suntem de sânge român"): Martinus Szent-Ivany, Dissertatio Paralimpomenica rerum memorabilium Hungariae, Tyrnaviae, 1699, p. 39.
    • A la même époque, Grigore Ureche (Letopisețul Țării Moldovei, p. 133-134) écrit : "În Țara Ardealului nu lăcuiesc numai unguri, ce și sași peste seamă de mulți și români peste tot locul...".
    • Enfin, dans son testament littéraire, Ienăchiță Văcărescu écrit: "Urmașilor mei Văcărești!/Las vouă moștenire:/Creșterea limbei românești/Ș-a patriei cinstire." Enfin dans une "Istoria faptelor lui Mavroghene-Vodă și a răzmeriței din timpul lui pe la 1790" un Pitar Hristache versifie: "Încep după-a mea ideie/Cu vreo câteva condeie/Povestea mavroghenească/Dela Țara Românească".
  4. Neagu Djuvara sur [1]
  5. Vladimir Jirinovski cité sur : [2] et [3]
  6. Presque toutes les cartes de l'Europe du Sud-Est sont ainsi erronées, comme on peut le voir sur [4] qui occulte complètement l'existence des populations romanophones orientales et des roumanophones avant l'apparition des principautés de Moldavie et Valachie, et souvent celle de ces principautés elles-mêmes avant le XIXe siècle.
  7. Selon les sites d'associations aroumaines : [5] ou [6]
  8. [7] Council of Europe Parliamentary Recommendation 1333(1997)
  9. Les chiffres de la diaspora sont des estimations du MAE (ministère des affaires étrangères) roumain : voir site de la présidence sur [8]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mihnea Berindei et Gilles Veinstein : L'empire ottoman et les pays roumains. EHESS, Paris, 1987
  • Dimitrie Cantemir : Chronique de l'ancienneté des Romano-Moldo-Valaques (1708, réédité Bucarest 1901)
  • Georges Castellan : Histoire des Roumains. P.U.F., Paris (plusieurs rééditions)
  • Neagu Djuvara : Les pays roumains entre orient et Occident. P.U.F., Paris, 1989
  • Catherine Durandin : Histoire des Roumains. Fayard, Paris. ISBN 2-213-59425-2
  • Nicolae Iorga : Histoire des Roumains et de la romanité orientale. Université de Bucarest, 1945
  • Claude Karnoouh: L'Invention du peuple, chroniques de la Roumanie. Arcantère, Paris, 1990; seconde édition revue, corrigée et augmentée d'une longue postface consacrée aux années 1989-2007, L'Harmattan, Paris, 2008.
  • Alexandre Xenopol : Histoire des roumains de la Dacie Trajane. Cartea Româneasca, Bucarest 1925
  • Nicolas Trifon : Les Aroumains, un peuple qui s'en va. Acratie, Paris, 2005

Liens externes[modifier | modifier le code]

Atlas[modifier | modifier le code]