Age of Empires II: The Age of Kings

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir AOK.
Age of Empires II
The Age of Kings
image

Éditeur Microsoft Game Studios (PC)
Konami (PS2)
Majesco (DS)
Développeur Ensemble Studios
Backbone Entertainment (DS)
Concepteur Greg Street
Karen Sparks
Sandy Petersen
Bruce Shelley
Musique Stephen Rippy
Kevin McMullan

Date de sortie PC
AN : 16 octobre 1999
EU : 10 novembre 1999
AUS : 16 novembre 1999

Playstation 2
FR : 30 octobre 2001
EU : 2 novembre 2001
JP : 14 février 2002

DS
AN : 14 février 2006
FR : 10 novembre 2006
EU : 29 septembre 2006
Licence Age of Empires
Genre Stratégie temps réel
Mode de jeu Un joueur, multijoueurs
Plate-forme Microsoft Windows
Macintosh
PlayStation 2
Nintendo DS
Média CD-ROM
Cartouche
Téléchargement
Contrôle Clavier, souris

Age of Empires II : The Age of Kings (souvent abrégé en AoK) est un jeu vidéo de stratégie en temps réel développé par Ensemble Studios et publié sur PC et MAC par Microsoft en 1999. Le jeu est le deuxième épisode de la série après Age of Empires, publié en 1997, et utilise le même moteur de jeu basé sur des sprites en 2D isométrique. L'action du jeu se déroule dans un contexte historique pendant le Moyen Âge, le joueur devant faire évoluer une civilisation à travers quatre âge - l’âge sombre, l’âge féodal, l’âge des châteaux et l’âge impérial - pour débloquer de nouvelles technologies et unités lui permettant de bâtir un empire. Treize civilisations sont disponibles dans le jeu, chacune d'elle s'inspirant de civilisations moyenâgeuses d’Europe de l’Ouest, d’Europe de l’Est, du Moyen-Orient et de l’Asie de l’Est. Comme son prédécesseur, le jeu est bien accueilli par la presse spécialisée et le public grâce notamment à son contexte historique et aux améliorations apportées au système de jeu du premier opus de la série. Plus de deux millions de copies du jeu sont ainsi mises en ventes trois mois après sa sortie et il se classe quatrième des meilleurs ventes de jeux vidéo en 1999.

En 2000, le jeu se voit doté d'une extension intitulée The Conquerors, elle aussi développée par Ensemble Studios, qui inclut cinq nouvelles civilisations - les Espagnols, les Huns, les Coréens, les Mayas et les Aztèques - ainsi que de nouvelles campagnes et de nouvelles unités. Le jeu a également été publié sur PlayStation 2 par Konami en 2002 puis sur Nintendo DS en 2006. The Age of Kings a aussi fait l'objet d'une suite, baptisée Age of Empires III et publié en 2005, dont l'action se déroule pendant l'époque coloniale dans le nouveau monde.

Trame[modifier | modifier le code]

L'action du jeu se déroule au Moyen Âge, le joueur devant faire évoluer une civilisation à travers quatre âge : l’âge sombre, l’âge féodal, l’âge des châteaux et l’âge impérial. Les campagnes du jeu retracent des événements de l'histoire de cinq civilisations : les Écossais, les Francs, les Mongols, les Sarrasins et les Teutons. Dans la première d'entre elle, qui tient également lieu de tutoriel, le joueur se voit confier le destin de l'Écosse pendant les guerres d'indépendance et retrace les batailles menées par William Wallace contre les Britanniques. La campagne des Francs retrace le parcours de Jeanne d'Arc dans sa mission pour délivrer la France de l'occupation anglaise. Le joueur suit également Gengis Khan lors de sa conquête de l'empire Perse, Saladin dans sa défense de la Terre sainte et l'empereur Frédéric Barberousse lors de la pacification du Saint-Empire romain germanique et des croisades[1].

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Age of Empires II est un jeu de stratégie en temps réel reprenant le système de jeu de son prédécesseur. Comme dans ce dernier, le joueur doit faire évoluer une civilisation à travers quatre âges — l’âge sombre, l’âge féodal, l’âge des châteaux et l’âge impérial — pour débloquer des nouvelles technologies, des armes et unités plus puissantes. Pour gagner, le joueur doit collecter des ressources lui permettant de construire des bases et de créer une armée capable de défaire l'adversaire. Son système de jeu se distingue néanmoins de celui de son prédécesseur grâce à un certain nombre de nouveautés, dont notamment une plus grande différenciation entre les civilisations, aussi bien dans le domaine économique que militaire. L'interface intègre également des améliorations comme la possibilité d'assigner des formations a un groupe d'unité ou l'introduction d'une commande permettant de localiser les villageois innocupés[1].

Civilisations[modifier | modifier le code]

Treize civilisations sont disponibles dans le jeu. Celles-ci sont divisées en quatre groupes distincts dont le style architectural est basé sur celui des civilisations d’Europe de l’Ouest, d’Europe de l’Est, du Moyen-Orient et de l’Asie de l’Est. Ces treize civilisations sont les suivantes[2],[3].

Style Europe de l’Ouest Europe de l’Est Moyen-Orient Asie de l’Est
Civilisations

Britanniques
Celtes
Francs

Teutons
Goths
Vikings

Byzantins
Turcs
Sarrasins
Perses

Chinois
Japonais
Mongols

En plus d’être différenciées par leur style architectural, chaque civilisation possède des points forts et des points faibles dans les domaines économique, technologique et militaire que le joueur doit exploiter pour gagner. Chacune civilisation dispose notamment d’une (voire de deux pour les vikings) unité de combat spéciale disponible à partir de l'âge des châteaux et possédant des caractéristiques uniques[3],[4]. Les Celtes sont ainsi les seuls à pouvoir produire des « guerriers de guède » (l'unité d'infanterie la plus rapide du jeu) et leurs unités d'infanterie se déplacent plus rapidement que celles des autres civilisations. Leurs unités de siège sont également plus puissantes que les autres. En revanche, leurs archers, et leurs cavaliers sont moins efficaces, ce qui limite leur capacité à rivaliser avec certaines civilisations dans ces domaines[5],[6]. Ces différences ne se limitent pas toujours à l'aspect militaire. Ainsi, l'infanterie des Goths est moins coûteuse que celle des autres civilisations, ce qui leur permet de lancer des rush très rapidement mais ils n'ont en revanche pas accès aux différentes structures défensives du jeu comme les tours défensives et les murs[7]. De leur côté, les Vikings disposent dès le départ de deux technologies spéciales permettant à leurs villageois de collecter les ressources plus rapidement[8].

Économie[modifier | modifier le code]

Comme dans Age of Empires, l'économie du jeu est centrée autour de quatre ressources — le bois, la pierre, l'or et la nourriture — que le joueur doit collecter pour pouvoir se développer. Pour cela, le joueur dispose — dès le début d'une partie standard — d'un hôtel de ville, permettant de stocker les ressources, et de villageois pouvant collecter ces dernières[3],[9]. Si le système économique du jeu reste similaire à celui de son prédécesseur, il intègre néanmoins un certain nombre de nouveautés. Ainsi, il devient possible de faire sonner la cloche de l'hôtel de ville afin que les villageois se cachent dans les bâtiments, ces derniers devenant alors des structures défensives[3],[4]. Par l'intermédiaire du marché, il est également possible d'échanger des ressources et de commercer, aussi bien par voie terrestre que maritime[3]. Enfin, de nouvelles technologies destinées à améliorer la production de ressources font également leur apparition[10].

Interface[modifier | modifier le code]

L'interface du jeu est très proche de celle de Age of Empires. Comme dans celui-ci, l'écran est divisé en plusieurs parties, la plus grande étant la carte de commande dans laquelle le joueur opère pour donner des ordres à ses unités. En bas se trouvent la mini-map, la barre de statut et les boutons de commande des unités sélectionnées. En haut se trouvent les compteurs de ressources ainsi que la barre permettant d'accéder au menu du jeu[11]. L'interface de Age of Empires II intègre néanmoins un certain nombre d'améliorations. Ainsi, il devient possible d'enchainer la production de plusieurs unités et de définir un point de rassemblement pour chaque bâtiment. Des ordres plus précis peuvent être donnés aux unités — comme patrouiller, garder ou suivre — et il est possible d'assigner une formation à un groupe d'unité. Pour aider le joueur, des textes explicatifs ont été intégrés au jeu et un bouton permettant de sélectionner les villageois inactifs a été ajouté[3],[12].

Modes de jeu[modifier | modifier le code]

Plusieurs modes de jeu sont disponibles dans Age of Empires II. Dans le mode campagne, le joueur doit compléter des missions aux objectifs distincts qui se succèdent de manière linéaire. Cinq campagnes sont disponibles dans le jeu, chacune se focalisant sur une des civilisations du jeu. Dans la première d'entre elle, qui tient également lieu de tutoriel, le joueur se voit confier le destin de l'Écosse pendant les guerres d'indépendance et retrace les batailles menées par William Wallace contre les Britanniques. Les quatre autres campagnes retracent des évènements important de l'histoire des Francs, des Mongols, des Sarrasins et des Teutons, chacune se focalisant sur un personnage historique[1].

De son côté, le mode escarmouche permet de jouer contre l'intelligence artificielle du jeu indépendamment de la campagne ou contre d'autres joueurs humains (jusqu'à huit joueurs) en réseau local, par modem ou sur Internet via des sites spécialisés comme MSN Games ou GOA[13]. Dans ce mode, les cartes sont générées aléatoirement et le joueur peut configurer — avant que la partie ne commence — les différentes manières de remporter celle-ci. Quatre options de victoire sont ainsi disponibles : la destruction totale des bâtiments et unités adverses ; le contrôle de tous les artéfacts disponibles sur la carte pendant un certain temps ou la construction d’une merveille que le joueur doit ensuite protéger ; la dernière option permettant de fixer une durée à la partie, le joueur ayant le plus haut score à la fin du décompte étant alors déclaré vainqueur. Il est également possible de jouer sur ces cartes aléatoires en mode deathmatch — dans lequel les joueurs commencent avec de grandes quantités de ressources — ou en mode régicide dans lequel chaque joueur commence avec un roi qu’il doit garder en vie pour ne pas perdre[14],[15].

Comme son prédécesseur, le jeu intègre un éditeur de scénario permettant au joueur de créer des scénarios ou des campagnes. Très simple à prendre en main, celui-ci permet notamment d'intégrer des déclencheurs d'évènements au cours d'un scénario et des scènes cinématiques entre les missions d'une campagne[16].

Développement[modifier | modifier le code]

Début du projet[modifier | modifier le code]

Avant même la fin du développement d’Age of Empires, Ensemble Studios s’est engagé par contrat avec Microsoft à développer une suite à celui-ci. Afin de garder une certaine continuité avec le premier opus de la série, l’équipe de développement décide que l’action d’Age of Empires II prendra place au Moyen Âge, cette solution permettant également à l’équipe de concepteurs de facilement différencier les deux jeux tout en gardant les aspects du système de jeu qui avaient fait le succès d’Age of Empires[17]. The Age of Kings doit à l’origine être développé en seulement un an, l'équipe de développement ayant prévu de réutiliser le moteur graphique d’Age of Empires[18]. Cependant, après plusieurs mois de développement, l’équipe se rend compte qu’ils ne pourront pas atteindre un niveau de qualité satisfaisant dans les délais. Ensemble Studios informe alors Microsoft de ce retard et propose comme solution alternative de développer une extension, baptisé The Rise of Rome, plus facile à mettre en œuvre et qui pourra donc être prête fin 1998, en échange d'un délai supplémentaire d'un an pour le développement d’Age of Empires II[17].

Équipe de développement[modifier | modifier le code]

  • Producteur : Chris Rippy, Tony Goodman, Harter Ryan, Brian Sullivan
  • Lead design : Greg Street
  • Game design : Karen Sparks, Sandy Petersen, Bruce Shelley
  • Lead Programmer : Angelo Laudon
  • Programmer : Paul Bettner, Tim Deen, Mario Grimani, Dave Pottinger, Matt Pritchard
  • Directeur artistique : Duncan McKissick
  • Artistes : Jeff Dotson, Herb Ellwood, Bryan Hehmann, Duane Santos, Chad Walker, Eric Walker, Scott Winsett
  • Effets sonores : Chris Rippy
  • Compositeurs : Stephen Rippy, Kevin McMullan
  • Testeurs : Kevin Holme, Michael Linderoth

Pour s’assurer que le délai supplémentaire d’un an soit respecté, de nouveaux programmeurs, designers et artistes sont recrutés[19]. Le premier Age of Empires ayant été critiqué pour son intelligence artificielle, Ensemble Studio recrute également un vétéran de l’industrie du jeu vidéo — Mario Grimani — pour diriger l’équipe de développement chargée de permettre aux civilisations contrôlées par l’ordinateur d’être plus difficiles à battre sans que celui-ci ne triche en s’attribuant des avantages[20].

Au total, environ 50 personnes ont travaillé sur le développement de The Age of Kings[21].

Conception[modifier | modifier le code]

D'après Bruce Shelley, les concepteurs ont notamment été influencés par StarCraft dont ils s'inspirent pour introduire une plus grande différenciation entre les civilisations. Il note également qu'une grande partie du contenu ajouté dans ce nouvel opus provient en fait d'une longue liste d'idée initialement prévues pour Age of Empires mais n'ayant pas pu être mises en place[22].

Développement[modifier | modifier le code]

Pour pallier des critiques sur l'intelligence artificielle, le système de recherche de chemin du jeu est également complètement réécrit[19]. L’équipe de développement n’a en revanche pas la même réussite sur la résolution de tous les problèmes identifiés dans le jeu original. Ainsi, le programmeur Matt Pritchard regrette que, malgré la promesse de Microsoft de mettre à disposition du studio un outil permettant de corriger les bugs par l'intermédiaire de patchs, celui-ci n'est pas encore disponible à la sortie du jeu. Malgré les nombreux bugs du jeu, le premier patch est ainsi mis à dispositions des joueurs plus de onze mois après la sortie du jeu[23],[24]. Matt Pritchard regrette également l’absence d’outils spécifiques destinés à faciliter le travail de l’équipe chargée des graphismes, notant que les autres équipes travaillant sur le jeu disposent d’outils et de procédures automatisées pour les assister dans le développement et les tests[19],[23]. Il remarque néanmoins que, malgré ce problème, l’équipe chargée des graphismes a fait d’importants progrès avec notamment un nouveau système de rendu du terrain plus puissant que celui de Age of Empires[19]. L’éditeur de scénario est également amélioré avec l’introduction d’un système de programmation événementielle permettant de déclencher une action suite à un événement particulier[25]. L’éditeur bénéficie également des améliorations du système d’intelligence artificielle. Celui-ci et le système de programmation événementielle étant souvent utilisés dans la campagne du jeu[26].

Au total, Age of Empires II est constitué de 40 000 assets, incluant les images matricielles, les textures, les modèles 3D, les sons, les musiques et le code source. En dehors du code source, la gestion de ces assets par Ensemble Studios est basée sur une arborescence de répertoires, centralisée sur un serveur et pouvant être dupliquée sur les stations de travail si besoin. Ces assets sont ainsi édités localement par les développeurs, avant d'être partagés, ou directement modifiés sur le serveur. Si ce système a l'avantage d'être très simple à mettre en place et à utiliser, il se révèle parfois problématique, les développeurs perdant régulièrement du temps pour recréer des assets corrompus ou accidentellement perdus[27].

De son côté, le code source est géré par l'intermédiaire du logiciel Microsoft SourceSafe 6[27].

Musique[modifier | modifier le code]

La bande originale de The Age of Kings est composée par Stephen Rippy, qui reprendra ce rôle sur tous les épisodes de la série. Les musiques écrites pour le jeu sont séparées en deux catégories. Les musiques précédant une partie sont ainsi spécifiques à la civilisation choisie, alors que les musiques jouées pendant une partie sont issues d’un mélange d’éléments musicaux provenant des différentes cultures apparaissant dans le jeu. Des thèmes spécifiques sont également écrits pour les campagnes historiques afin de faire correspondre au mieux la musique au personnage joué[28].

Versions et extensions[modifier | modifier le code]

Version de démonstration[modifier | modifier le code]

Une version de démonstration de Age of Empires II est publiée le 16 octobre 1999[30]. Celle-ci contient la campagne de tutoriel ainsi qu’un échantillon de cartes aléatoires et permet de jouer sur Internet via MSN Gaming Zone[24]. De nombreuses versions incomplètes du jeu sont également mises à disposition de manière illégale[23].

Versions PC[modifier | modifier le code]

Age of Empires II est publié par Microsoft le 30 septembre 1999 en Amérique du Nord et en Europe. Le 2 novembre 2000, Microsoft publie Age of Empires Collector's Edition qui regroupe Age of Empires , Age of Empires II et leurs extensions[31]. Le 24 août 2001, Microsoft publie Age of Empires II Gold Edition qui regroupe le jeu original et son extension[32]. Le 9 avril 2013, une version haute définition du jeu, baptisé Age of Empires II: HD Edition et développée par Hidden Path Entertainment, est publiée sur Steam. Celle-ci inclut le jeu original et son extension[33],[34].

Extensions[modifier | modifier le code]

En 2000, Microsoft publie une première extension de Age of Empires II qui est baptisée The Conquerors. Celle-ci introduit cinq nouvelles civilisations dont deux — les Aztèques et les Mayas — disposent d’un nouveau style architectural correspondant aux civilisations précolombiennes d’Amérique, les trois autres — les Espagnols, les Huns et les Coréens — étant basées sur des styles du jeu original. De nouvelles unités spécifiques à ces nouvelles civilisations font leur apparition, comme les « archers à plumes » Mayas, et des modifications sont apportées à des unités existantes, certaines bénéficiant de nouvelles améliorations comme les « piquiers » qui peuvent être transformés en « hallebardiers ». De nouvelles technologies spécifiques à chaque civilisation font également leur apparition[35],[36]. Trois nouvelles campagnes basées sur le même principe que celles du jeu original sont également disponibles, ainsi qu’une campagne spéciale retraçant de grandes batailles comme celles d’Azincourt ou d’Hastings. De nouveaux types d’environnement sont également introduits, incluant des environnements hivernaux ou tropicaux[35],[36].

Une nouvelle extension baptisée The Forgotten est publiée par Microsoft le 7 novembre 2013 sur Steam. Initialement conçue par Forgotten Empires LLC comme une modification non-officielle du jeu, celle-ci inclut quatre nouvelles campagnes, de nouveaux modes de jeu ainsi que cinq nouvelles civilisations : les Italiens, les Indiens, les Slaves, les Hongrois et les Incas. Cette extension est uniquement compatible avec la version haute définition du jeu publiée en avril 2013[37].

Version Nintendo DS[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Age of Empires: The Age of Kings.

Une version Nintendo DS du jeu, intitulée Age of Empires: The Age of Kings et développée par Backbone Entertainment, est publiée le 14 février 2006 par Majesco Entertainment. Contrairement au jeu original, l'action du jeu se déroule au tour par tour et seules cinq civilisation sont disponibles : Les Britanniques, les Francs, les Mongols, les Japonais et les Sarrasins[38],[39].

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes obtenues
Age of Empire II: Age of Kings
Média Pays Notes
Allgame US 4.5/5[40]
Computer and Video Games US 90 %[41]
Computer Gaming World US 5/5[42]
Cyber Stratège FR 5/5[1]
Edge US 80 %[43]
EuroGamer US 90 %[44]
Gamekult FR 80 %[45]
GamePro US 5/5[46]
Game Revolution US A-[46]
GameSpot US 91 %[47]
GameSpy US 89 %[48]
Gen4 FR 6/6[11]
IGN US 88 %[5]
Jeuxvideo.com FR 85 %[10]
Joystick FR 90 %[16]
PC Zone UK 90 %[49]
Compilations de notes
Metacritic US 92 %[50]
Game Rankings US 92 %[51]

Ventes[modifier | modifier le code]

En octobre 1999, Age of Empires II: The Age of Kings est numéro un des ventes[52]. En janvier 2000, soit trois mois après sa sortie, Microsoft annonce avoir mis en vente deux millions de copies du jeu. Celui-ci est alors numéro un des ventes aux États-Unis, au Japon, au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Australie et en Corée du Sud[53]. Le jeu se classe ainsi quatrième des meilleurs ventes de l’année 1999 et reste ensuite pendant deux ans et demi dans les vingt premiers du classement des meilleures ventes[54],[55].

Critiques[modifier | modifier le code]

À sa sortie, la presse spécialisée salue les améliorations apportées au moteur graphique de son prédécesseur et met notamment en avant le niveau de détail des unités, des bâtiments et des décors ainsi que les corrections apportées à leurs proportions[16],[45]. Les critiques notent qu’il devient ainsi plus facile de distinguer les unités, chacune d’elle possédant une identité visuelle propre, même si certains journalistes jugent qu’il est toujours difficile de différencier certaines des unités disponibles en début de partie[44],[40]. De leur côté, les évolutions des bâtiments à travers les âges sont jugées « renversantes » et les animations « impeccables » et « fluides » malgré quelques ralentissements lors de certains gros affrontements[45],[40]. Les effets sonores du jeu sont décrits comme une des grandes réussites du jeu, les critiques jugeant qu’ils gardent ce côté réaliste qui caractérisait Age of Empires et qu’ils améliorent réellement l’expérience de jeu[44],[45]. De son côté, la bande originale du jeu est jugée « agréable » mais comme n’apportant rien de significatif au jeu[40],[10]. Le doublage des personnages est en revanche décrit comme complètement raté[5].

Au niveau du gameplay du jeu, la presse spécialisée note que Age of Empire II ne révolutionne pas le concept du jeu original mais qu’il apporte suffisamment de nouveautés pour intéresser les joueurs[44]. Les critiques mettent notamment en avant les améliorations apportées à l’intelligence artificielle du jeu par rapport au premier opus de la série et notent que la prise en main est toujours aussi aisée grâce à une interface claire et concise[5],[45]. En revanche, l’équilibrage du jeu est parfois mis en doute, la critique du site IGN jugeant par exemple que le jeu se résume trop souvent à produire un maximum de troupes et à les envoyer au combat[5]. Les campagnes du jeu sont décrites comme étant « assez bien conçues » même si certains journalistes les jugent moins inspirées que celles de Dark Reign ou de StarCraft[16],[5]. Les critiques regrettent également l’absence de scènes cinématiques entre les missions[16]. De son côté, le mode multijoueurs est très bien reçu par les critiques qui saluent notamment la diversité des modes de jeu disponibles et la possibilité de créer ses propres scénarios grâce à l’éditeur de niveaux[5],[44].

Récompenses[modifier | modifier le code]

Age of Empires II a été récompensé à de nombreuses reprises incluant le prix de « meilleur jeu de stratégie de l’année » attribué par le site GameSpot en 1999 et les prix de « meilleur jeu de stratégie de l’année » et de « meilleur jeu de l’année » attribué lors de l’Academy of Interactive Arts and Sciences de 2000[56],[57]. Le site IGN le classe 53e de son classement des « 100 meilleurs jeux de tous les temps » de 2005 puis 10e du son classement des « 25 meilleurs jeux PC de tous les temps » en 2007[58], [59].

Postérité[modifier | modifier le code]

Influence[modifier | modifier le code]

Age of Empires II a eu une certaine influence sur le genre des jeux de stratégie en temps réel. Publié en 2001 par LucasArts, Star Wars: Galactic Battlegrounds utilise le même moteur graphique et son système de jeu est inspiré de celui des Age of Empire[60]. Le système de jeu de Empire Earth est également très proche de celui des Ages of Empires dont il reprend, d’après la critique du site GameSpot, l’interface et certains raccourcis clavier[61]. Rick Goodman, le concepteur de celui-ci, était d’ailleurs responsable du design de Age of Empires et de son extension[62]. Toujours d’après le site internet GameSpot, le système de jeu de Cossacks: European Wars est lui aussi basé sur celui de The Age of Kings[63].

Suites[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Age of Mythology et Age of Empires III.

En 2000 est publié l’extension de Age of Empires II baptisée The Conquerors. Celle-ci introduit un certain nombre de nouveautés incluant cinq nouvelles civilisations dont deux — les Aztèques et les Mayas — représentent les civilisations précolombiennes d’Amérique. Trois nouvelles campagnes basées sur les mêmes principes que celles du jeu original sont également disponibles ainsi qu’une campagne spéciale retraçant de grandes batailles comme celles d’Azincourt ou d’Hastings[35],[36]. Ensemble Studios s’éloigne ensuite du genre historique et développe Age of Mythology qui partage des éléments de gameplay avec ses prédécesseurs mais se concentre sur les mythologies et les légendes de la Grèce, de l’Égypte et des pays nordiques en incorporant de nouveaux types d’unités, comme des héros et des créatures fantastiques[64],[65]. Le troisième épisode historique de la série, baptisé Age of Empires III, est publié en 2005 et couvre la période de colonisation de l’Amérique du Nord. En dehors d’une nouvelle caractéristique — l’ajout des métropoles — son système de jeu est très similaire à celui des autres épisodes de la série[66].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (fr) Jean-Cyrille Waag, « Age of Kings : L'empereur est mort, vive le roi ! », Cyber Stratège, no 16,‎ janvier 2000, p. 34-37.
  2. (fr) Wanda, « Age of Empires II », Joystick, no 105,‎ juin 1999, p. 50-53.
  3. a, b, c, d, e et f Hebert 1999, Quoi de neuf ?, p. 4-9.
  4. a et b Hebert 1999, Conseils tactiques, p. 10-15.
  5. a, b, c, d, e, f et g (en) « Age of Empire II: The Age of Kings », sur IGN.com,‎ 8 octobre 1999.
  6. Hebert 1999, Les Celtes, p. 20.
  7. Hebert 1999, Les Goths, p. 22.
  8. Hebert 1999, Les Vikings, p. 30.
  9. Hebert 1999, Les 15 premières minutes, p. 16-17.
  10. a, b et c (en) Kornifex, « Test de Age of Empire II: The Age of Kings », sur Jeuxvideo.com,‎ 29 octobre 1999.
  11. a et b (fr) Pierrick Bellon, « La galette des rois: Age of Empires II: The Age of Kings », Gen4, no 128,‎ novembre 1999, p. 128-139.
  12. (fr) Sylvain Ferreira, « Age of Empires II: The Age of Kings », Cyber Stratège, no 17,‎ mars 2000, p. 28-33.
  13. Bell 1999, Chapitre II: Configuration d’une Partie – Parties multijoueurs, p. 21-25.
  14. Bell 1999, Chapitre II: Configuration d’une Partie – Types de partie, p. 15-17.
  15. (en) Elliott Chin, « The First Age, and How to Get Started », sur GameSpot.com.
  16. a, b, c, d et e (fr) Bob Arctor, « Age of Empires II », Joystick, no 109,‎ novembre 1999, p. 72-78.
  17. a et b Grossman 2003, Age of Empires II: Age of Kings – Designing a Sequel.
  18. (en) « The Art of Empires », sur Gamasutra.com.
  19. a, b, c et d Grossman 2003, Age of Empires II: Age of Kings – What Went Right.
  20. (en) « Dave Pottinger », sur Microsoft.com.
  21. (fr) Luc-Santiago Rodriguez, « The Age of Kings : Vive le Roy ! », Gen4, no 127,‎ octobre 1999, p. 30-32.
  22. (en) Rene Sickel, Leigh Alexander, « GCDC: Age Of Empires: The Retrospective », sur Gamasutra.com,‎ 23 août 2007.
  23. a, b et c Grossman 2003, Age of Empires II: Age of Kings – What Went Wrong.
  24. a et b (en) « Age of Empires II: The Age of Kings Downloads », sur Microsoft.com.
  25. (en) Greg Street, « Age of Empires II: The Barbarossa Campaign », sur IGN.com,‎ 27 août 1999.
  26. (en) Greg Street, « Age of Empires II: The Genghis Khan Campaign », sur IGN.com,‎ 10 septembre 1999.
  27. a et b (en) « Whered it go it was just here », sur Gamasutra.com.
  28. (en) Peter Suciu, « Soundtracks on CD-ROM: Stirring Music That Accompanies the Interactive », sur Film Score Monthly,‎ 1er mai 2001.
  29. Les noms des pistes sont issus des CD audio Music From The Ages et More Music From The Ages contenant des pistes issues de Age of Empires II et de son extension.
  30. (en) « Age of Empires II: The Age of Kings (demo edition) », sur IGN.com.
  31. (en) « Age of Empires Collector's Editions », sur IGN.com.
  32. (en) « Age of Empires II: Gold Editions », sur IGN.com.
  33. (en) « Age of Empires II: HD Editions », sur IGN.com.
  34. (en) Paul Dean, « Age of Empires 2 HD Review », sur Eurogamer.net,‎ 12 avril 2013.
  35. a, b et c (fr) Noël Chanat, « Batailles dérangées : The Conquerors », Gen4, no 138,‎ octobre 2000, p. 114-115.
  36. a, b et c (fr) Bob Arctor, « Age of Empires II : The Conquerors Expansion », Joystick, no 119,‎ octobre 2000, p. 96-97.
  37. (en) Steve Bogos, « Age of Empires II Receives First Official Expansion in 14 Years », sur The Escapist,‎ 16 août 2013.
  38. (en) Mark Bozon, « Age of Empires DS », sur IGN.com,‎ 10 février 2006.
  39. (en) Greg Kasavin, « Age of Empires: The Age of Kings Review », sur Gamespot.com.
  40. a, b, c et d (en) Michael L. House, « Age of Empire II: The Age of Kings Review », sur Allgame.com.
  41. (en) Alex Constantides, « Age of Empire II: The Age of Kings Review », sur Computer and Video Games.com.
  42. (en) Chris Lombardi, « Aged to Perfection », Computer Gaming World, no 185,‎ décembre 1999, p. 92-95 (lire en ligne).
  43. (en) « Age of Empire II: The Age of Kings Review », Edge, no 79,‎ décembre 1999.
  44. a, b, c, d et e (en) Geoff Richards, « Age of Empire II: The Age of Kings Review », sur EuroGamer.net,‎ 11 septembre 1999.
  45. a, b, c, d et e (en) MournBlade, « Test de Age of Empire II: The Age of Kings », sur Gamekult.com,‎ 2 septembre 2000.
  46. a et b (en) Nash Werner, « Age of Empire II: The Age of Kings Review », sur GamePro.com,‎ 24 novembre 2000.
  47. (en) Greg Kasavin, « Age of Empire II: The Age of Kings Review », sur GameSpot.com,‎ 12 octobre 1999.
  48. (en) Carlos Salgado, « Age of Empire II: The Age of Kings - A Game Fit for Kings », sur GameSpy.com,‎ 18 octobre 1999.
  49. (en) Richie Shoemaker, « Age of Empire II: The Age of Kings Review », PC Zone.
  50. (en) « Age of Empire II: The Age of Kings », sur Metacritic.com.
  51. (en) « Age of Empire II: The Age of Kings », sur Games Rankings.com.
  52. (en) « The October Hit List », sur IGN.com.
  53. (en) « Age of Empires II: The Age of King Crowned No. 1 On Holiday Sales Charts Around the World », sur Microsoft.com,‎ 27 janvier 2000.
  54. (en) Amer Ajami, « 1999's Best-Selling Game », sur GameSpot.com,‎ 25 janvier 2000.
  55. Walker 2003, Chapter 19: Age of Empires II: Good, Semi-Historical Fun, p. 175–188.
  56. (en) « Strategy Game of the Year », sur GameSpot.com.
  57. (en) « 3rd Annual Interactive Achievement Awards », Academy of Interactive Arts and Sciences.
  58. (en) « IGN's Top 100 Games - 51-60 », sur IGN.com.
  59. (en) Dan Adams, Steve Butts, Charles Onyett, « Top 25 PC Games of All Time », sur IGN.com,‎ 16 mars 2007.
  60. (en) Tom Chick, « Star Wars: Galactic Battlegrounds Review », sur GameSpot.com,‎ 21 novembre 2001.
  61. (en) Greg Kasavin, « Empire Earth Review », sur GameSpot.com,‎ 14 novembre 2001.
  62. (en) Steve Butts, « Empire Earth », sur IGN.com,‎ 29 novembre 2001.
  63. (en) Scott Osborne, « Cossacks: European Wars Review », sur GameSpot.com,‎ 12 avril 2001.
  64. (en) Greg Kasavin, « Age of Mythology Review », sur GameSpot.com,‎ 2 novembre 2002.
  65. (en) Steve Butts, « Age of Mythology », sur IGN.com,‎ 4 novembre 2002.
  66. (en) Joe Dodson, « Age of Empires III Review », sur GameRevolution.com,‎ 1er novembre 2005.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Kelly Bell, Age of Empires II: The Age of Kings : Manuel, Microsoft Game Studios,‎ 1999, 142 p. (lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Stéphane Hebert, Joystick n°109 : Supplément Age of Empires II, HDP,‎ novembre 1999, 31 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Bruce Shelley, Official Strategies and Secrets to Microsoft Age of Empires II: The Age of Kings, Sybex,‎ 1999, 369 p. (ISBN 9780782126334)
  • (en) Mark Walker, Games that Sell!, Wordware Publishing,‎ 2003, 550 p. (ISBN 9781556229503) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • (en) Austin Grossman, Postmortems from Game Developer, Taylor & Francis,‎ 2003, 328 p. (ISBN 9781578202140) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article